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La réponse était déjà dans la question : « Pourquoi lutter pour l'indépendance s'il s'agit de reproduire ici un Canada en miniature avec son multiculturalisme et sa vision post-historique de la communauté politique? »
MB-C ne va pas assez loin : si le multiculturalisme de Trudeau était un piège politique, celui débattu actuellement en est un de la mondialisation, i.e. un piège de l' « argent », de l' « économisme », du « scientisme technocrate » qui détruisent les mondes vivants, intériorisés, symboliques, libres, rêveurs des peuples et des sociétés. Au nom de la circulation de plus en plus effrénée, de plus en plus insensée du nouveau « dieu », le « capital » et sa relique, la marchandise.
Le multiculturalisme n'est plus, n'est pas même une option : c'est déjà la réalité. La réalité « elle-même ».
Et nous sommes depuis si longtemps en retard sur elle.
Si, d'autre part, la question du « voile », par exemple, mais peut-être aussi au-delà, est si médiatisée, est si symbolisée comme signe d'une inégalité réelle, sexuelle, comme un nouveau combat disons post-référendaire dans notre société où pourtant la femme n'a pas été autant un « objet » que maintenant, et depuis si longtemps; si cette question du voile, sur laquelle tout un chacun se jette comme sur « la » question-phare des accommodements, comme « la » question-clef de la « laïcité », comme sur, finalement, une bouée de signifiance et qu'il s'y replie tel un nouveau libérateur exilé des temps postmodernes, ce n'est pas tant, ce n'est pas plus en libérateur que Bush l'a été, avec l'Irak, c'est même au surplus par symptôme, car ce « voile », il est sur nos yeux, à chacun de nous tous qui avons ouvert la porte à l'oppression structurelle de la « croissance » et la prêche moralisante de la « publicité » qui se jouent égoïstement de l'identité, notion tout au plus « statistique ». .
Un mouvement à droite ne conservera rien.
Il est déjà nostalgie.
Le Québec n'existe pas. Il n'a jamais existé.
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