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Envoûtant Rufus!
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On m'avait vanté l'ineffable Rufus Wainwright. Des amis branchés ayant pour objectif de vous faire acheter le dernier « must in town » et, d'autres, profondément touchés par cet artiste éclectique. Ces derniers avaient pourtant bien peu de mots pour m'expliquer leur nouvelle découverte. Écoute et tu verras! Ils avaient raison.
On pénètre dans le monde de Rufus Wainwright avec l'impression d'y avoir déjà séjourné, mais dans une autre vie. Force est d'admettre qu'on est attiré dans son univers; il perturbe, dérange, bref, il ne laisse personne indifférent. Le rythme est langoureux, suave et les longues mélodies se marient parfaitement avec la voix singulière de Rufus Wainwright. Ce second disque est accompagné d'un DVD qui présente l'essentiel de son spectacle au Fillmore de San Francisco.
Personnellement, c'est à ce moment que j'ai vraiment pris contact avec cet artiste particulier. Son air prétentieux et insolent, son petit côté bon chic bon genre flirtant joyeusement avec une touche de condescendance s'évaporent lors des premières notes de son piano; on se sent subjuguer, on se laisse porter, on le laisse nous dominer. Parce que c'est essentiellement ce qu'il sait faire de mieux, nous envelopper de ce qu'il est pour nous faire apprécier l'univers dans lequel il s'est réfugié.
Et quel univers!
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Un rayon de soleil!
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Je suis enseignant avec des élèves ayant des problèmes de comportement (TC2
dans le jargon scolaire).
Les Choristes m'ont fait du bien, beaucoup de bien.
Je suis entré dans ma classe ce matin avec une énergie renouvelée, une énergie qui
m'a fait chaud au coeur.
J'ai été charmé par ce film. Aujourd'hui, le cinéma ne nous suggère plus, il
nous impose. Il ne nous laisse plus interpréter, il nous dit quoi penser. Il
ne laisse pas l'émotion se déposer, il nous dit quand pleurer. Après un mois
de novembre où mon jeûne cinématographique m'a fait plus d'une fois
blasphémer, je me suis laissé porter par ce charmant petit film qui n'a pas
la prétention des grandes productions, mais qui a certes l'ambition de
ranimer l'idée que l'épanouissement de tous et chacun est possible. Les
personnages sont grands comme nature et nous proposent de l'humanisme véridique et
sans détour. Gérard Jugnot est à la hauteur, à sa hauteur. Il joue avec
justesse et candeur en nous présentant un homme à la fois attachant et passionné
teinté d'une belle humilité.
Mais plus que tout, ce film m'a simplement rappelé pourquoi je suis ici et
en quoi je crois. Non pas que je l'avais oublié, simplement que la
quotidienneté aveuglante altère parfois mes sens. Les Choristes
m'ont simplement apporté ce petit rayon de soleil qui me fait comprendre un peu mieux le sens de ma vie.
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Siri Hustvedt, une grande auteure!
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Il est de ces moments où la nostalgie nous envahi avant même d'avoir terminé un voyage aussi riche et enivrant soit-il. Cette curieuse impression de vivre un va et vient entre le bonheur et l'appréhension de la perte de celui-ci. Ce fut le cas lors de la lecture du roman de Siri Hustvetd, Tout ce que j'aimais. Tel un long fleuve tranquille, il a coulé en moi et s'est installé dans ma vie en comblant un espace dont je ne soupçonnais guère l'existence. Un espace qui m'apparaît bien vide maintenant, mais qui est source de bonheur lorsque je me remémore qu'il était occupé par le monde d'une grande auteure. Quoi qu'il en soit, c'est la qualité du roman et la façon avec laquelle Siri Husvedt nous fait pénétrer dans des univers à la fois connus, mais jamais explicités avec une telle justesse en fait un très grand roman.. On se sent à la fois interpellé, séduit et souvent bien perplexe quant au talent de l'écrivaine. Comme si l'éloquence prenait un nouveau sens, comme si la justesse se redéfinissait. Tout ce que j'aimais nous plonge dans la tourmente des années 70 où le monde des arts new-yorkais est en pleine effervescence. La quête de deux couples s'entrechoque au destin qui, parfois sans pitié, vient assombrir leurs plus beaux rêves. Que ce soit la mort subite d'un enfant, la brisure d'un amour profond, la toxicomanie d'un adolescent bientôt mêlée à un meurtre sordide, l'auteure nous fait voyager dans les profondeurs de l'âme et on y prend goût. Tellement, que le retour à la surface nous insuffle une mélancolie encore inconnue. Et l'inconnu est parfois tellement riche. Tout ce que j'aimais est un grand roman, un très grand roman.
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Bon à s'en lécher les doigts!
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Délicieux ce petit film! Et plus le temps se consume et plus il se dépose dans ma mémoire comme le ferait une brise d'automne; à la fois frais, doux, le tout teinté d'une lointaine mélancolie. Jordan Roberts nous fait plonger dans son monde, le vrai monde de la douleur familiale et de la souffrance qui en découle pour la descendance. Quatre belles générations qui vacillent ensemble à leur façon, quatre mondes qui semblent bien loin les uns des autres, mais qui somme toute se retrouve au fond du même abysse. Le début du film donne le ton et bien qu'ayant eu quelques problèmes d'adaptation, j'ai été charmé par le rythme. En effet, la progression de l'intrigue se fait lentement, à la manière d'un long testament qui met en relief le désir profond d'un homme de léguer à sa mort un héritage des plus inusités; transmettre à ces descendants les valeurs qui lui sont chères et par lesquelles l'unité familiale se verra galvanisée. Au trépas, vous deviendrez tribu! Cette prise de conscience se fera lentement et ce rythme, qu'a su soutenir tout au long du film le réalisateur Jordan Roberts, permet de bien cerner l'environnement psychologique des trois protagonistes. Leur position face à ce lègue incongru, leur réflexion quant aux valeurs familiales et le pardon permettant d'enterrer (sans jeux de mots) les erreurs du passé leur permettront de faire naître, malgré la mort, de nouvelles réponses face aux problèmes qui ont hanté leur famille depuis de trop nombreuses années. Un film à voir. Et si vous entretenez un passé houleux avec votre famille, vous en serez quitte pour quelques larmes.
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Du grand propagandisme...
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Impossible de rester insensible face au message que Michael Moore tente de nous faire avaler. La digestion de ce film-documentaire a été pour le moins difficile et l'impression qu'un goût de fastfood m'est resté dans la bouche me fait penser que sa propagande n'est peut-être pas comestible.
C'est une véritable charge en règle contre l'ennemi, George W. Bush. Une charge où les armes sont les images, si bien ficelées qu'on n'en perd par instant tout sens critique. On se demande ce que cet homme fait à la tête du plus puissant pays du monde. On se dit que les américains sont carrément aliénés. Dans la première partie du documentaire, la stratégie de Michael Moore est bonne, trop bonne; succession de preuves difficilement constatable pour le spectateur, le tout entremêlé d'images chocs rehaussant l'engagement émotif et de déclarations démagogiques qui vont toutes dans le même sens.
La deuxième partie est à mon avis beaucoup plus faible et c'est ce qui nous permet de regagner un certain équilibre après un bombardement où la nuance est absente. Le ton y est beaucoup plus condescendant, l'objectif encore plus clair (réussir à ne pas faire réélire George W. Bush) et on réalise que dernière les desseins fort louables du scénariste (faut-il en douter?), il reste qu'on assiste à un pamphlet où la médisance et de dénigrement font de Bush un homme à abattre. Et bien que nous en soyons convaincu, Michael Moore aurait-il pu nous donner la chance de nous en faire notre propre opinion?
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Merci Guylaine Côté!
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Je lève mon chapeau à Guylaine Côté pour son très beau film. Je me suis laissé porter par le scénario et la beauté des tableaux. Parfois, ces derniers m'ont apporté colère et tristesse et c'est tout à l'honneur de la réalisatrice qui s'est surpassée pour ce très beau long métrage. Les comédiennes jouent avec subtilité, candeur et souplesse, le tout avec de belles notes de profondeur. Jacinthe Laguë est exceptionnelle dans son rôle; elle nous présente la fragilité de la victime tout en demeurant stoïque et hargneuse dans son désir de s'émanciper de son bourreau. Le passé et le présent s'entrecoupent avec efficacité, laissant à certains moments précis les épisodes du viol au passage d'un présent tourmenté. On comprend bien la quête de la victime (on peut dire des victimes) lorsque les souvenirs d'une profonde cruauté vient éclabousser l'écran. Mais bien plus que la réalisation, c'est toute la subtilité du jeu des comédiens qui permet au film de se soulever au rang des très bons longs métrages. Chaque personnage propose une vision personnelle de la vie et on peut à chaque moment établir des liens entre les femmes qu'elles sont devenues et les marques indélébiles que cette expérience douloureuse a laissées dans leur vie. Elles ont toutes une relation pour le moins problématique avec l'autre sexe et l'émancipation de la principale victime encore en vie, Manon, arrive comme un baume sur leur blessure. On comprend, à la fin du film, qu'elles retrouveront un calme relatif même si l'expérience de ce retour en arrière s'est avérée difficile à priori. Un très beau film. Et c'est bizarre comme sentiment, mais je me sens fier d'être québécois et d'avoir l'opportunité d'assister à des petits bijoux comme celui-ci. Merci Guylaine!
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Une histoire qui vous illumine l'âme!
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Il est de ces critiques qui nous laissent parfois pantois. D'autant plus quand elle est pour le moins négative au sujet d'un livre qui nous a jeté parterre. Je dois admettre que les bouquins qui ont suivi Et si c'était vrai, premier roman de Levy, avaient sonné le glas; j'avais épuisé toutes les ressources qui étaient à ma disposition pour continuer d'apprécier un genre qui, somme toute, était banal et sans profondeur. Le premier m'avait séduit et les deux derniers avaient confirmé que Marc Levy ne pourrait se permettre de nous passer la même rengaine bien longtemps sans prendre le risque de perdre pied dans l'aventure. Ceci étant dit, j'ai péché et allongé 26 beaux dollars lors d'un week-end au chalet afin de « reconfirmer » ce qui l'était déjà. Viens dans mes bras mon beau Marc que je te largue aux oubliettes pour le reste de ma vie, me suis-je dit avec une pointe de persiflage. Et bien, c'est lui qui m'a eu! Je me suis laissé bercer par ce roman au cours d'une trop brève journée où je l'ai dévoré. La prochaine fois est un roman savoureux qui aborde une fois de plus le thème de l'amour sur une trame de surréalisme. Un jeune expert du nom de Jonathan voit sa vie basculer quand une série d'événements lui suggèrent l'existence d'un autre monde où il aurait développé un amour intemporel avec Clara. De fil en aiguille, il élucidera le mystère de sa vie et de son attachement ineffable pour le grand peintre russe Vladimir Radskin (qui, soit dit en passant, n'existe pas et ce à ma grande déception). Enfin bref, un livre comme Marc Levy peut en écrire; malgré une plume un tantinet juvénile laissant au passage des descriptions un peu douteuses et l'utilisation de métaphores simples et parfois agaçantes, il nous projette dans un monde où l'amour triomphe sur la vie. Pour le bien que ça nous fait dans un monde où tout semble éphémère et superficiel, le livre de Marc Levy en vaut la chandelle. Son incandescence vous éclairera l'âme pour quelques jours, je vous le promets!
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Des artistes et... des lecteurs (trices) de Voir!
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Très intéressant... et très apprécié...
C'est très enrichissant de présenter les coups de coeur des artistes... Ça me porte vers des trucs que je n'aurais pas nécessairement été tenté de découvrir. Ceci dit, bien que mon petit côté groupie me porte à apprécier cette brève incursion la vie des artistes québécois, je crois qu'en faire de même avec les lecteurs et lectrices de Voir serait une belle initiative.... Chaque semaine, quelques personnalités et un(e) lecteur(trice) de voir (avec sa personnalité :-) qui nous présenterait leur "J'aime"....
Qui me seconde?
:-)
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Un artiste à découvrir!
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C'est curieux de constater à quel point l'incursion musicale de Damien Rice en terre québécoise n'ait pas suscitée plus d'enthousiasme. Il s'est glissé dans ma vie comme peut y entrer l'amour; passionnément avec une intensité encore mal contenue, il m'a surpris et depuis, il occupe quotidiennement mon univers musical. C'est donc en quête d'artistes oeuvrant dans le même créneau que je me suis présenté chez mon disquaire préféré. Avec les conseils d'un spécialiste du genre, je me suis rabattu sur Ron Sexsmith et le dernier de mon petit nouveau. Damien Rice. Un album rassemblant des faces B des singles parus de l'album O et quelques démos de qualité discutable qui nous permettent de mettre les pieds dans grande aventure de l'auteur-compositeur-interprète. Fort de mon expérience planante avec l'Album O (et du spectacle magique présenté au théâtre d'Outremont), je suis resté un peu sur ma faim avec l'album B-Sides. En écoutant ce dernier, j'ai appris à connaître davantage l'homme que l'ouvre. J'avais entendu la pièce The professor et la fille qui danse (qui vaut le prix du disque à elle seule) et je me suis gavé l'ouïe en réécoutant ce bijou. Par contre, je me questionne sur la pertinence de présenter les démos originaux. La pièce Volcano s'étant tellement bien déposé dans mon salon, j'ai eu quelques réticences à l'écoute du démo. Peut-être que mon désir de préserver l'ouvre si bien présenté sur O m'a amené à douter de la pertinence de B-Sides? Quoi qu'il en soit, ce disque fera très certainement le bonheur des fans de Damien Rice. C'est un pas de plus dans son univers, une façon de se l'approprier de façon plus personnelle.
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L'homme... dans toute sa splendeur
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Je dois d'abord avouer que j'ai dévoré plusieurs livres du genre. Les Bourguignon, Vigneault pour ne nommer que ceux-là, m'ont fait voyager d'une façon dont je ne peux plus me passer aujourd'hui. Il faut reconnaître que la littérature contemporaine abordant la réalité des hommes, fin vingtaine début trentaine, ne court pas les librairies. Vite, vite, Stéphane Dompierre et l'éternelle questionnement masculin.
J'ai eu du mal à m'installer dans le style de Dompierre que je qualifierais de cynique-juvénille-assumé. Tant de vérité, de lucidité, nous contraint à tout d'abord à tenter de réfuter sa perception du monde pour ensuite nous remettre en question et, finalement, avouer qu'il y peu de nous là-dedans (sinon beaucoup). Cette lucidité totalement masculine (ma blonde a détesté le roman) dépasse presque l'entendement. Il est sarcastique et incisif à propos de lui-même et ce avec un ton détaché comme s'il acceptait son sort comme une étape à franchir. Il prend un malin plaisir à nous rappeler qui nous sommes; des primates dégénérés qui doivent tenir leurs rôles dans cette société où l'homme est appelé à ne pas trop exprimer ses sentiments. On ne peut que pousser des soupirs béats aux images que Dompierre propose. Chaque couleur de sa toile nous rappelle notre propre lâcheté à reconnaître notre condition et à nous explorer les moindres recoins. Enfin bref, un bon sujet, un très bon livre pour ceux qui veulent apprendre à se connaître, à se reconnaître. Et pour celles qui voudraient nous connaître! :-)
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Good bye Lenin! Un grand film....
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Avant de me lancer dans cette incroyable aventure cinématographique (un peu tardivement, je l'admets), je m'étais laissé tenter par les critiques dithyrambiques et les commentaires élogieux de mes amis. Devant l'unanimité, je suis toujours un peu sur mes gardes. Je tente généralement de comprendre pourquoi ce dernier a retenu l'attention et je ne me laisse alors guère porter par le voyage cinématographique. Cependant, le film de Wolfgang Becker a réussi, ce qui est assez rare, a me faire pénétrer dans toute sa beauté et sa profondeur malgré mes attentes et mon oil analytique incrédule. Sa beauté par la qualité des images et sa profondeur par un scénario fort bien ficelé et par la psychologie des personnages qui m'a laissé plus d'une fois pantois. Les personnages s'installent sur une trame politique complexe avec comme point tournant la chute du mur de Berlin et l'arrivée du capitaliste en Allemagne. Afin de ne pas perturber la santé de sa mère qui sort tout juste d'un coma de huit mois (pendant lequel le mur est tombé), Alex, un jeune Berlinois de l'est, tente par tous les moyens de cacher l'étonnante transformation social et politique que vient de subir son pays. Occidentalisation accélérée, ouverture des marchés et envahissement publicitaire, changement culturel (on ne chante plus les mêmes chansons), tout y passe et Wolfgang Becker nous le transpose avec la plus grande des précisions. Précis et surtout réaliste. Il aurait pu tomber dans le piège de la facilité en nous gavant de scènes surréalistes, mais il est resté fidèle à la trame historique, aux faits et il a confié le reste à l'intelligence des cinéphiles, pour notre plus grand bonheur. Et c'est là que réside la grande force du film. Devant ce petit chef-d'ouvre, il est impossible de ne pas se sentir interpellé par la qualité des textes. « À l'heure où certains se prenaient brillamment pour les maîtres de demain, les chants d'hier raisonnaient dans la chambre de ma mère » Oui, un grand film! Un réel délice!
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Du Vallières à son meilleur!
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J'ai eu la chance de voir Vincent Vallières aux Francofolies de Montréal et je dois avouer que j'ai été agréablement surpris de sa prestation.
L'aplomb avec lequel il nous présente son spectacle est somme toute impressionnant. Le rythme ne laisse aucune trace de longueur et les guitares électriques, présentes à souhait pour un concert en plein air, s'ajoutent efficacement aux tranches de vie Vallières. De plus, ce dernier a acquis au fils des années (déjà trois albums à son actif) une confiance qui lui permet de nous contaminer de son aisance; en occultant les dizaines de milliers de personnes venu l'acclamer, on se sent comme s'il nous faisait un tour de chant dans notre salon.
Un tour de chant fort bien ficelé. À ce chapitre, Vincent Vallières entrecoupe ses chansons d'histoires fort intéressantes qui nous obligent à s'introduire un peu plus dans son monde et en savourer les moindres subtilités. L'histoire de la coupe Longueuil valait à elle seule le déplacement. Enfin bref, un très ce fut un très bon spectacle, un bon moment passé en compagnie de quelqu'un de fort sympathique et mérite assurément une invitation dans votre salon.
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Le coeur à la fête...
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Je suis allé voir Antoine Gratton en spectacle au Cabaret Music Hall et je dois dire que j'ai été enchanté. Il a un petit air frivole et propose des ambiances joyeuses et festives. Par son dynamisme et sa joie d'être sur scène, Antoine Gratton est contagieux et c'est pour le mieux!!! Le single Montréal-Motel était ma seule référence et force est d'admettre que l'ensemble de son spectacle est l'instar de cette chanson. Et ce serait mon seul commentaire négatif; le spectacle manque de relief et les arrangements suivent tous la même orientation. Malgré tout, c'est un très bon spectacle et on en resort le coeur léger, l'esprit à la fête et avec la tête d'un...enchanteur.
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Tout en s'éteignant le cerveau.
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J'ai vraiment apprécié le film Spider-man 2. Je crois que mon évaluation est en partie tributaire de mon état d'esprit qui habitait ma tête de cinéphile avant la représentation. En effet, j'avais le goût de m'éteindre le cerveau pour 120 minutes et de me laisser valser les émotions au gré des péripéties de Peter Parker. J'allais être charmé car Sam Raimi nous les pousse au maximum. De longues scènes où l'amour, la trahison, la fidélité, le sens devoir et j'en passe, sont mis en relief pour créer un sentiment de vulnérabilité chez le spectateur; le déchirant choix de Peter Parker est pratiquement le nôte, l'amour pour Mary Jane qui fait du héros un feu ardent nous brûle dans la poitrine. On en ressort insufflé de bonne humeur et nourri d'un sentiment que ce divertissement en valait la chandelle. Un bon film, un très bon film.lorsqu'on peut se laisser aller un peu!
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Je veux être Damien Rice!
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C'est vraiment ce que je me disais après le spectacle. Comme un ado qui idolâtre son chanteur préféré. Je ne suis pas vraiment revenu du voyage que celui-ci m'a fait vivre au Théâtre Outremont. Et pour ajouter à mon exil, en levée de rideau, le groupe The Frames m'a complètement renversé. Méconnu qu'ils étaient aux yeux du néophyte que je suis encore, ils m'ont subjugué. Par les thèmes abordés, la qualité des textes et surtout la présence du chanteur Glen Hansard qui nous force à entrer dans son univers. Maîtrisant l'art des variations et de la progression, il crée au sein de la même pièce des paysages où l'émotion est à son comble. Bien secondé par Colm MacConIomaire au violon, The Frames fait plus que mettre la table; il vous offre une entrée qui vous donne le goût d'en faire votre plat principal. Quarante-cinq petites minutes auront suffi à Hansard pour paver le chemin vers Damien Rice qui, au retour de la pause, nous offre une scène minimaliste (qui s'apparente d'ailleurs très bien à son dernier album « O ») où chaque membre du groupe est assis sur une chaise, le tout disposé en forme de demi-lune. Après avoir été frappé par la fougue de Hansard, nous sommes conviés dans un monde à part. Certes conviés, mais surtout attirés. Parce que Damien Rice ne quémande pas notre attention, il nous attire tout simplement vers lui. Accompagné par sa choriste qui le complète fort habilement, il parcourt l'essentiel de l'album « O » en prenant soin de nous bercer sur les fabuleuses pièces « The professor et la fille qui danse » et « Connonball ». Bref, un spectacle qui restera marqué dans ma mémoire pour le reste de mes jours pour l'essence même de la musique, de ce qu'elle peut nous procurer. Je crois sincèrement que l'essence se trouve au coeur de l'artiste que lorsque celui-ci nous le propose avec autant de générosité que l'ont fait hier Glen Hansard et Damien Rice, on ne peut qu'admettre que la vrai nourriture de l'âme est la musique...
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