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Zappa, un autre qui est parti trop tôt
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Tout d'abord, Frank Zappa n'est-il pas décédé d'un cancer au foie plutôt qu'à la prostate?
Il sera intéressant de voir le film que produira sa famille à l'aide d'archives. Cet homme était tout un personnage, tout un phénomène et tout un musicien.
Dans une biographie, Zappa on Zappa, il affirmait n'avoir jamais abusé de drogues; tout au plus, le pot, mais surtout parce qu'il aimait l'action, le geste de fumer. Sa `folie", son imagination n'avait pas besoin de ça pour créer. D'ailleurs, il disait détester quand des musiciens arrivaient en studio ou sur scène un peu trop "altérés". On peut croire ou ne pas croire le monsieur quand il dit tout cela, mais c'est la la limite obligée entre un lecteur de biographie qui n'a pas côtoyé l'individu et les gens qui écrivent des biographies. Dans ce cas-ci, Zappa était le rédacteur de cette bio qui touchait plein de sujets et de moments de sa vie de façon non linéaire.
Le bonhomme pouvait être très sérieux et très drôle; j'espère que les différentes facettes de sa personnalité et de son talent seront brillamment illustrées dans ce documentaire à venir.
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Inventifs et pas craintifs
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Quand on est né dans les années 50, les chances sont qu'on fasse la rencontra de créateurs tels que White Stripes plutôt par la bande (i.e. mes fils) que directement.
Des échos de Elephant m'avaient touché plutôt plaisamment; quand j'ai lu que Jack White s'était fait le maître d'oeuvre du plus récent CD de Loretta Lynn (une icône du country US) et que ce disque recevait un bon accueil de la critique en général, j'ai acheté et j'ai beaucoup apprécié.
La "touche White" se voit dès l'examen de la pochette et de son verso et saute aux oreilles dès les premières mesures de la première toune. Energie, rythme, fougue, cassure d'élans, reprises et tout ça se mariant à merveille à la voix et à la vigueur de madame Lynn. Que Jack puisse visiter un univers différents du sien et y créer un bijou est révélateur de son talent.
L'écoute de "Get behind me Satan" est déséquilibrante. Le frère et la soeur ne craignent pas de briser des rythmes, de revenir sur autre chose, de nous surprendre avec des sonorités inattendues, bref de se montrer inventifs. Ils ne réinventent peut-être pas la roue, mais ils osent se barbouiller pour notre plaisir.
J'espère pouvoir emprunter "Get behind me Satan" de temps en temps.
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Lanois: univers riche et foisonnant
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"Under a stormy sky" du CD Acadie vue en clip m'a fait découvrir Lanois; aussitôt conquis!
Et "Acadie", éclectique, à la fois lumineux et sombre, rock, country, mystérieux, devint pour moi un CD à emporter sur une île déserte pourvue d'électricité, bien sûr. Milieu des années 90, sur un site d'un journaliste étudiant d'une université de Chicago, je lis que celui-ci considère aussi "Acadie" comme CD à emporter "on a desert island".
Grâce à lui, j'apprends les collaborations de Daniel Lanois, entre autres avec Emmylou Harris, une chanteuse country américaine. Il recommande "Wrecking ball". J'achète donc "Wrecking ball" à l'aveugle. Wow! Quiconque apprécie le talent et le travail de Lanois doit écouter au moins une fois cet album.
Le travail de Lanois avec cette chanteuse sur des compositions de lui-même, de Steve Earle, Neil Young, Anna McGarrigle, Bob Dylan, Jimi Hendrix et Lucinda Williams est tout simplement émouvant et envoûtant.
Lanois ajoute, ajuste, transforme sans trahir les oeuvres originales et utilise le talent de la chanteuse pour ainsi créer des "originaux". Ce CD, "Wrecking ball" est un complément indispensable pour apprécier pleinement l'univers musical de Lanois puisque ses disques à lui ont été rares jusqu'ici. Le Grammy remporté pour ce disque est d'ailleurs cent fois mérité.
Et que dire de l'homme. Il semble sympathique et généreux même à côtoyer les "grands" et à leur faire gagner des Grammys (Dylan, Harris, U2, Nelson, Gabriel, etc...) en fabriquant avec eux des disques à saveur spéciale; il y a un son Lanois. Mais ce n'est pas un "trademark" prévisible et prêt-à-porter. Lanois peut aller dans tellement de directions différentes d'une toune à l'autre et d'un artiste à l'autre. Il apporte son bagage, ses outils, mais respecte la personnalité artistique de l'autre.
Jorane ne l'a-t-elle pas décrit ainsi après leur collaboration dans "Pour ton sourire": simple et généreux? Elle a raison.
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Ridicule dans la forme
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Promouvoir les déplacements à vélo est louable, mais le faire tout nu en y collant maintes justifications pseudo-socio-esthético-philosophiques m'apparaît tout simplement superflu, inutile.
Il y a quelque temps, les humoristes-animateurs d'une station de radio de Montréal avaient organisé un genre de déculottage en gang un midi en face de l'édifice où a lieu la commission Gomery pour montrer aux menteurs et aux voleurs ce qu'on pensait d'eux. Dans pratiquement tous les médias cela a été tourné en ridicule. Et cette balade à vélo, il faudrait la trouver géniale, branchée et profonde de sens ?
Il ne s'agit même pas d'être offensé; si cela a lieu, ce sera juste drôlement inutile et sûrement inconfortable. Je veux bien croire que l'être humain est un "singe nu", qu'il naît nu, mais il faut convenir que la vie urbaine ne convient guère à la nudité (climat, hygiène, confort, dangers de blessures, etc...); la Nature n'est pas plus coopérative avec ses cailloux, ses racines, ses branches, ses moustiques et autres bestioles, ses brusques changements de température; et que dire de l'absence de poches pour ranger toutes sortes d'affaires utiles en plein air.
Je pense que tout le monde sait qu'il possède un corps nu quand il enlève ses vêtements; la démonstration de cet état de fait est superflue.
Soyez quand même prudents au cours de votre sortie. On suggère toujours aux cyclistes de porter des vêtements voyants pour être plus visibles... Je pense que ce petit conseil de prudence est inutile, vous serez très visibles ainsi.
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En passant devant un poste d'écoute
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En chemin pour m'approprier le dernier CD de Bruce Springsteen, Devils and Dust, j'aperçu celui de Sue Foley sur un poste d'écoute.
J'arrêtai pour regarder l'objet et écouter quelques extraits; je ne la connaissais pas et j'ai aimé ce que j'ai entendu. Une voix qui interpelle, une voix "rude" (?) et une musique avec du remous, de l'émotion. La tentation fut forte, mais puisque l'élastique du budget "achat de CD" était déjà assez étiré...
Dommage qu'elle ne fasse pas partie de la programmation de cet été à Tremblant.
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Voix humaines magiques
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Je ne les ai jamais vus en spectacle, mais leur CD Wô joue régulièrement à la maison et dans l'auto.
La puissance de ces voix qui foncent ensemble comme un attelage pour ensuite surfer les unes sur les autres! Quelles images elles créent! Elles sont musique malgré l'absence de l'objet-instrument-musical (mises à part leurs semelles de souliers ou de bottines).
A leur écoute, je peux comprendre aisément le sens des commentaires de Faubert; le plaisir qu'ils ressentent est communicatif. Il incite à bouger, danser, taper du pied et parfois même à chanter en choeur avec eux même dans notre salon: " mon père, y me marie-e, mon père, y me marie-e... Au diable la richesse, les avocats avecque..." Ouf! Je n'aurais pas dû placer Wô dans mon lecteur pendant que j'écris; "Diguediguediguedin..." c'est pour le moins un peu distrayant...
Je serais curieux de connaître la réaction des publics louisiannais, californien, allemand aux voix et aux chansons des Charbonniers. Au-delà des applaudissements, ces publics ont sûrement "tripé" chacun de façon différente.
En attendant le DVD, j'espère qu'ils produiront ensuite d'autres disques.
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Du très bon polar
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Mon premier rendez-vous avec Henning Mankell fut "Les chiens de Riga". Du mystère, une enquête intelligente et réaliste (donc, pas trop arrangée avec le gars des... scénarios). Quand Wallander entre secrètement, donc illégalement, en Lettonie, c'est fascinant et énervant. Henning réussissait à nous faire sentir ce que cela peut signifier comme embûches, dangers, hasards et contraintes que de pénétrer frauduleusement sur un territoire étranger (spécialement un espace comme celui de la Lettonie, pas encore tout à fait "libre et démocratique"). Ce n'était vraiment pas aussi simplet que l'arrivée de James Bond sur une plage étrangère, en tuxedo dans son habit d'homme-grenouille, prêt à virer la cabane de bord.
Je fus tellement conquis par la lecture des "Chiens de Riga" que j'en ai ensuite lu trois ou quatre Mankell et ce, en alternance avec tous les romans de Dennis Lehanne. Ce furent de bons moments de lecture en dépit de la différence de style de ces deux écrivains.
Dommage que la chronologie des parutions en français ne respecte pas la parution originale. Cela nous ouvre le passé du personnage principal (et de tout son entourage de travail ainsi que familial), mais quand on en est rendu à un point X du cheminement d'un "héros", il peut être temporairement difficile de retourner en arrière et de faire abstraction des différents plateaux atteints par les protagonistes de ce coin de planète.
Les non-initiés n'y verront aucun inconvénient et les autres, parions que le malaise sera de courte durée.
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Comme j'aimerais donc aimer lire Marie-Claire Blais!
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J'aime lire; j'ai toujours aimé lire.
Je possède toujours l'exemplaire d'Une saison dans la vie d'Emmanuel acheté pour fin d'étude au cegep (Editions du Jour, achevé d'imprimer le 29 août 1969). Il m'avait fallu défaire les bords de pages au coupe-papier avant de pouvoir le lire et le décortiquer (cours de littérature). Le prof s'était accroché dès le premier paragraphe: "Les pieds de grand-mère Antoinette dominaient la chambre." Quelle image! Et ensuite, quelle description de ces mêmes pieds! Et le prof de nous entraîner dans cette lecture avec enthousiasme et délectation.
Nous qui aimions le sport partout, même dans les ruelles, qui venions de connaître expo 67, sous le ciel (bleu la plupart du temps) de nos jeunes vies; Bang! L'univers sombre et pesant d'Une saison... nous tombait dessus comme une tonne de mélasse. Honnêtement, (et aidés par le prof) ce fut une Révélation. Quelle facilité apparente avec les mots, les phrases, les images. Mais cette "noirceur" nous était si ... étrangère. Personnellement, je ne suis pas retourné à M-C Blais avant de nombreuses années. Ce fut comme si malgré son talent indéniable,(et accessoirement, son look qui m'a toujours plu) j'avais eu peur de son univers littéraire.
Dans les années 80, j'ose un deuxième essai: Visions d'Anna. Encore une fois, quelle écriture (qui semble couler de source), mais je résiste toujours à un troisième essai. La partie n'est pas terminée, il y aura peut-être un troisième essai. Marie-Claire Blais vends moins et est forcément moins lue que beaucoup d'autres (hommes et femmes) moins doués. C'est dommage. Sans doute une question de sujets, d'univers. On ne peut, bien sûr, inviter M-C Blais à écrire sur autre chose que ce qui la remue, la nourrit, la hante au plus profond de son être.
Qu'aucun lien ne s'établisse pas entre sa littérature et mon état de lecteur me frustre; quel paradoxe! Je la classe parmi les meilleures (avec Gabrielle Roy) et je ne la lis pas. Docteur, aidez-moi!
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Bravo à Bob Walsh
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Bob Walsh n'est pas mon bluesman favori, mais je suis bien content du succès qu'il connaît présentement. Il a fait preuve d'endurance et il mérite qu'un plus large public s'intéresse à lui (spectacles, disques, musique de film).
Quant à tout le "tataouinage" autour de: et s'il était noir, oui mais il est blanc et quel genre de succès aurait-il s'il était noir (mais noir comment? Comme Hendrix ou comme Miles Davis?), c'est nul. Comme il est nul d'aduler n'importe quel bluesman dès qu'il est noir. Johnny Winter, John Mayall, Stevie Ray Vaughan... La liste de bons bluesmans blanc pourrait s'étirer; la liste de ceux qui n'en étaient pas (bluesman), mais qui ont pondu et interprété des morceaux mémorables aussi: J. Joplin, Rolling Stones, Led Zep, Van Morrison...
Je souhaiterais que Bob Walsh serve d'exemple au Québec et entraîne de jeunes musiciens au blues pour assurer une relève.
Dans son dernier CD sorti en 2002, John Mayall y signe une toune "Kids got the blues" dans laquelle il fait état d'une résurgence de jeunes musiciens voués au blues. Au Québec, c'est plutôt le punk et tous ses dérivés qui attirent les jeunes musiciens.
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Cet homme sait sourire!
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Je ne suis pas du tout un fan de ce genre de musique, mais ayant déjà vu à plusieurs reprises la sympathique physionomie de 50 cents dans les journaux et ailleurs, cela m'enchante d'apprendre que cet individu sait sourire. Malheureusement , beaucoup de ses admirateurs n'ont pas le même talent; on peut les voir sur la rue, dans les bus ou dans le métro et ailleurs avec un air bête étudié, une démarche tout aussi étudiée et des regards assassins pour l'humanité entière. Même quand ils se rencontrent par hasard, ils ne se sourient pas (ils regardent même ailleurs, au-delà de leur épaule ou de celle de leur copain). Toujours en pleine représentation, jamais eux-mêmes. J'espère que tous ces fans purs et durs de 50 cents liront et sauront que leur idole est capable de sourire et que sourire parfois peut apporter un peu plus d'humanité.
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Corde de bois à bûcher
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On a beaucoup vu les peintures de Cynthia Girard dans les médias écrits ces derniers temps. Il s'agit d'une critique sur la déforestation? Ah!
Dans un autre genre (plus figuratif), il existe une peinture de Robert Bateman (peintre canadien) qui a un impact beaucoup plus percutant sur le même sujet; une oeuvre grand format où il s'est peint lui-même de dos, contemplant le résultat d'une coupe à blanc. Une section de cette oeuvre montre un camion transportant des géants abattus (pins, séquoias) avançant droit vers nous à travers un nuage de poussière.
On peut regarder, scruter cette peinture pendant de longue minutes et recommencer le lendemain sans se lasser.
Ce qui n'est pas le cas avec cette corde de bois sur fond bleu ressemblant à une couverture de cartable scolaire; on regarde cela deux minutes et rien ne nous y retient. Je ressens le même ennui devant la bûche pendue et le hibou qu'on a pu voir dans un autre journal. Bien sûr, on pourra nous dire l'importance du trait orange dans la balance, la symbolique de l'agencement des bûches sur elles-mêmes, la rosace atomique (?) en haut à droite pleine de sens, il reste que ce n'est guère passionnant à regarder.
Un seul regard sur le Cri de E. Munch nous fait vivre cent fois plus d'émotions et suscite plus de curiosité.
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Montréal "all the way" mais j'adore marcher en forêt
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Né à Rosemont, élevé à St-Michel (quartier), toujours montréalais et content de l'être. Et ce, malgré les gangs de rue de plus en plus nuisibles et les dangereux nids de poule dont la saison s'étire d'année en année.
Ca me désole toujours d'entendre cette complainte: "je serais pas capable (ou une variante) d'élever des enfants (une famille) en ville"; pourtant, les médias nous racontent pleins de drames qui surviennent "en campagne": délits de fuite avec victime au bord de la route, drames conjugaux, aînés attaqués chex eux, cultivateurs plus maîtres de leur terre à cause des businessmen du pot, incestes, etc...
Malgré ma montréalitude d'une cinquantaine d'années, je ne suis jamais devenu bandit, ni drogué, ni prostitué. Jusqu'à maintenant, mes enfants non plus.
Enfance riche de souvenirs, de jeux de ruelles, de cour d'école, de loisirs organisés, de promenades sans fins dans tous les quartiers pour faire de la photo (l'époque des fans d'Antoine Désilets), pour connaître et aimer la ville sous toutes ses facettes. Un jour dans les rues de NDG, le lendemain dans une rue et une ruelle du Centre-Sud; après-midi d'hiver à pied sur le pont Jacques-Cartier par simple curiosité. Et que dire d'Expo 67!
D'autre part, quand je suis à la maison après le travail et que j'entends à la radio ou à la télé les présentateurs dire quotidiennement que des milliers d'automobilistes sont pris dans des embouteillages qui s'éternisent, je ne peux que me féliciter. Naturellement en choisissant d'habiter loin de leur lieu de travail, ces gens polluent cette ville et ensuite ils lui reprochent cette pollution comme s'ils n'y étaient pour rien.
J'aime aussi me retrouver en pleine nature (camping, randonnée pédestre, ski de fond, canot) et ce, de plus en plus.
La jeunesse déserte les régions par manque d'opportunités de travail et cette désertion accentue la problématique. Cercle vicieux. Tant mieux si les régions comblent peu à peu leur déficit démographique et économique.
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Quelle bouffée d'air frais!
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Les succès répétés du Festival de Jazz de Montréal ont fini par m'y attirer il y a quelques années: soirées estivales agréables, ambiance de vacances, découvertes musicales, foule bigarée. L'écoute musicale, la lecture d'articles et de certains guides pour néophyte aidant, quelques achats de CD ont suivi; certains décevants, d'autres réjouissants. Le prix des CD étant ce qu'il est, le droit à l'erreur est "dramatique".
Enfin une radio jazz! Il était plus que temps surtout pour une ville hôtesse d'un festival si réputé. Opinion égoïste, je suis bien content qu'ils "ratissent large" car je ne suis pas un "connaisseur" et ne le serai probablement jamais au sens pointu du terme. Je ne saurai jamais dire si tel artiste, conçu dans le hard bop a évolué vers le funk au mitan de sa carrière, etc... Alors l'arrivée de cette station est perçue comme un cadeau. Je n'ai plus à m'en tenir à mes seuls et uniques CD, je peux entendre de cette musique multiforme et multicolore à la radio, à la maison ou dans la voiture. Dans la voiture, justement, quel bonheur! Je n'écoutais plus la radio dans l'auto (que des CD). Zapper à chaque pub ou à chaque toune plate répétée aux heures signifie zapper tout le temps, donc ne rien écouter.
Donc, bravo aux protagonistes de Couleur Jazz de ne pas s'adresser uniquement aux "Connaisseurs" de cette musique; ainsi, je suis convaincu qu'ils attireront et garderont un auditoire fidèle comme réussit à le faire le FIJM année après année. S'ils avaient opté pour une présentation plus, disons spécialisée ou pointue, cela aurait sans doute rebuté plusieurs auditeurs curieux et avides de progresser à leur propre rythme.
Côté pratico-pratique, quand vient le temps d'identifier les artistes ayant joué dans les minutes précédentes, il est ardu de jumeler le nom et le morceau nous ayant plu particulièrement, à moins d'avoir crayon et papier en main et de se remémorer le rang précis du morceau. Mais ce n'est qu'un détail n'est-ce-pas?
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Tout sera toujours à recommencer, semble-t-il
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J'ai lu "Au nom de tous les miens" il y a longtemps. J'en avais été assommé. Martin Gray, c'était Job; Job qui a tout et qui perd tout sur les insistances du diable pour le tester auprès de Dieu.
Martin Gray a relevé ce défi avec force, courage et espérance.
La lecture de ce livre force l'admiration, une admiration humble et discrète (pas le genre d'admiration tonitruante éprouvée pour un haut fait sportif ou un exploit aventurier).
"Au nom de tous les miens" a eu son heure de gloire et il était sans doute peu lu par les nouvelles générations de lecteurs. C'est dommage qu'un tel témoignage soit presque tombé dans l'oubli. Il aura fallu une démonstration haineuse' "Mort aux juifs!", pour qu'un rappel soit lancé: "Au nom de tous les hommes".
Sera-ce un cri lâché en plein désert? Et qui l'entendra à travers le tumulte planétaire qui est le nôtre.
Comme il doit être agréable parfois d'être dans un de ces monastères de Grèce au sommet d'un pic rocheux (silence, quiétude, paix, réflexion, apaisement, élévation de l'esprit), plutôt que sur un coin de rue de Baghdad, casque bleu au Congo ou défenseur des sans-terre au Brésil.
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En suivant Constantine, on tourne les coins ronds, mais c'est pas mauvais
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Ce film comporte tout pour réussir: le thème du Bien et du Mal, ses protagonistes, les "incidents" de parcours, les effets spéciaux admirables et le noeud de l'histoire. Ce qui en fait un bon divertissement, une "bonne vue" mais pas un grand film. On dirait que le réalisateur a voulu y incorporer tellement d'ingrédients qu'il s'est vu obligé à survoler sa matière plutôt que de l'approfondir. Trop de personnages présentés en surface, trops d'incidents aussitôt arrivés, aussitôt évacués (l'attaque d'un démon multi-insecte sur Constantine en pleine rue, par exemple). C'est regrettable, parce que la matière première de cette oeuvre est très riche de symboles et de possibilités mais ceux-ci semblent avoir été dilapidés.
Bien sûr, on aurait aimé voir un peu plus d'angoisse dans le jeu de Keanu Reeves, mais que voulez-vous, avec tout ce qu'il a enduré dans sa jeunesse (visions et chocs électriques) et tout ce qu'il a affronté dans sa carrière de chasseur de démons (exorcisme et visions d'enfer), il est normal qu'il sache un peu à quoi s'attendre, le gars.
Ceci étant dit, ce film est distrayant; juste un peu frustrant qu'il ne soit pas un peu plus fouillé et plus pris au sérieux par ceux-là même qui avaient à le fabriquer.
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