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Anne-Marie St-Amant
Anne-Marie St-Amant
18 juin 2007, 11:31
Décevant
Ma visite dans ce restaurant a été précédée de hautes attentes, principalement dues à des commentaires positifs que j'avais eu d'amis qui ont vraiment apprécié l'endroit. Possible que le fait que je me soit faite une image idéalisée de l'endroit n'ait pas aidé à ce que je passe une bonne soirée, mais je n'ai vraiment pas apprécié le moment passée dans ce restaurant que je qualifierait de bien, sans plus. Tout d'abord, je n'ai pas été impressionnée par l'accueil, que j'ai trouvé froid et impersonnel. Nous avions presque l'impression de déranger avec nos goûts sur l'emplacement de la table. Par la suite, nous avons trouvé la serveuse sympatique et nous estimons avoir eu droit à un service de qualité. Cependant, la qualité des mets que nous avons goûté nous ne nous a pas semblée à la hauteur des prix demandés. Il est certain que la formule pour le vin est appréciable, mais je ne crois pas que cela compense pour le reste qui n'est que très moyen.... Il y a tellement de bons endroits à Montréal, évitez celui-ci!
7 novembre 2005, 9:41
Oeuvre de destruction massive
Ce film est bourré d'inexactitudes et utilise des moyens détournés pour faire croire à une réalité déformée. Les cinéphiles devraient aller voir ce film bien armés de leur bouclier critique et surtout, se renseigner sur la réalité des jeunes protégés par la loi de la protection de la jeunesse. Avec tous les moyens dont disposait Arcand, ainsi que le temps qu'il a mis sur la réalisation de son film, je trouve que le résultat est très décevant. Le terme documentaire est très au-dessus de ce que ce pamphlet réussit à faire. Ce film est une insulte à l'intelligence de la population québécoise et une entreprise de salissage qui ne propose aucune solution et qui se limite à créer un plus grand vide autour des enfants qui vivent des situations insoutenables dans leur famille. J'espère vivement que les gens qui iront voir ce film n'hésiteront pas à appeler pour signaler une situation, en se disant que la DPJ ne fait rien. Ce n'est pas vrai, les intervenants se démènent chaque jour pour aider des familles et des jeunes à sortir de leurs difficultés. Certaines situations sont très complexes et des erreurs peuvent arriver, mais il faut garder en tête qu'il s'agit d'exceptions et que c'est un sujet très grave sur lequel on ne peut se permettre de généraliser.
10 décembre 2004, 4:44
Une arme banalisée
Le danger avec ce type d'armes est que certains croient qu'elles n'en sont pas. On perçoit ces engins comme une technologie permettant d'arrêter des suspects alors que c'est un outil d'attaque qui fait violence à la personne sur qui on l'utilise. Tout comme l'impact d'une balle, l'énergie électrique dégagée par le Taser fait mal et peut entraîner la mort. Je crois qu'il peut être utile dans des cas extrêmes, tout comme les pistolets que portent les policiers. Ce qui m'inquiète, par contre, c'est que les agents dégainent plus facilement le Taser. Ils ont l'impression qu'ils ont moins besoin de se poser de questions avant de survolter une cible. Je ne suis jamais en accord avec la banalisation de la violence et c'est justement le grand danger de ce type d'équipement. Quand les risques de mort sont infimes, la croyance populaire est souvent de croire que c'est acceptable. Je ne suis pas de cet avis et je mets quiconque pensant de cette façon, au défi de vivre le contact avec le Taser...
8 décembre 2004, 11:00
Pour ceux qui veulent voir l'art autrement
J'aime l'art qui propose une analyse de notre société. Certains diront qu'on s'éloigne de la raison d'être des expositions, moi je crois qu'on va au-delà du rôle traditionnel qu'on donne généralement aux productions artistiques. Les artistes vont bien plus loin que de simplement créer du beau. La valeur esthétique des objets exposés n'est qu'une facette de ce qui importe dans le contact avec l'oeuvre. Personnellement, j'aime bien mieux me sentir interpellée par quelque chose de laid, que de simplement admirer un travail qui n'a aucun sens pour moi. L'expo offerte à la Galerie Leonard & Bina Ellen m'a complètement renversée. J'ai énormément apprécié le recul de l'artiste et sa critique presque philosophique. Les images présentées sont porteuses d'idées et c'est ce qui m'a charmée.
8 décembre 2004, 10:46
Amour imprévu, impossible vécu...
Je n'étais même pas née lors de la sortie de ce film, mais je l'ai tout de même vu à plusieurs reprises. Je crois que cela témoigne bien de l'intemporalité de ce film merveilleux. Je crois que c'est un classique que tout le monde devrait voir au moins une fois, car il représente l'amour dans ce qu'il a de plus beau. L'histoire de ce couple que la société condamne est merveilleuse. Elle démontre toute la force de l'amour, qui s'impose à nous, mais qu'il faut tout de même accueillir. Cette histoire m'a appris que les limites de notre liberté, nous nous les fixions souvent nous-mêmes. Lorsqu'on croit que tout est possible, l'impossible se produit. Ruth Gordon et Bud Cort interprètent les rôles de leur carrière dans cette production et ils ont donné vie à des personnages qui ne vont jamais mourir. Ce Harold et cette Maude font maintenant partie de l'imaginaire collectif et ils ne sont pas près de s'effacer. Ils sont devenus l'exemple par excellence pour les couples un peu marginaux et c'est très bien! Un film à voir et revoir, pour les romantiques et les amateurs de classiques
8 décembre 2004, 10:33
Seulement pour jeunes ados
Il faut se l'avouer, "I Still Know What You Did Last Summer" est un navet de la pire espèce. Le premier film était déjà mauvais, mais celui-ci dépasse les limites de la bassesse. Les acteurs sont insipides et les situations dans lesquelles on met les personnages n'ont aucun sens. Je n'ose même pas parler de l'histoire, quand il est presque impossible de croire une minute à son existence tant l'ensemble est irréel. Par contre, je désire faire une nuance importante. Je crois que le film a à la base été conçu pour plaire aux adolescents et il remplit son mandat. Après tout, nous n'oserions jamais comparer "Pimpon: le film" (pour enfants) à "Ladder 49". Je crois que la même distinction s'applique à ce film qui a été créé selon un schéma qui prévoit que les jeunes ados s'amusent. Cela m'amène à dire qu'il s'agit d'un bon film d'ados. Donc, ma cote prend en considération qu'il faut tenir compte du public cible avant de porter un jugement sur une production.
8 décembre 2004, 10:24
Quand la famille est en crise...
Même six ans plus tard, ce film reste toujours d'actualité. N'hésitez pas à le ressortir des boules à mites, il plaît toujours aux enfants, car il est très bien fait. L'animation de "Jack Frost" était au sommet de ce qui se faisait en 1998. Aujourd'hui, elle a pris un peu de vieux, car on constate des imperfections minimes. Par contre, les enfants n'y voient que du feu et l'effet demeure saisissant. Le sympathique bonhomme de neige reste toujours aussi drôle et attachant. Pour ce qui est de l'histoire, je crois qu'il est toujours bon de parler du thème de la famille. Le temps des fêtes encourage les rapprochements et permet de traiter des disputes familiales. De nos jours, la famille est sujette à de nombreuses modifications et des conflits émergent régulièrement. Le stress quotidien des parents crée des frictions qui ont des impacts importants sur la vie des enfants. Il est important de prendre le temps de partager des moments en famille et d'aborder les vraies questions. Ce film est l'occasion idéale de passer une soirée agréable en famille. Pour les enfants, ce sera l'occasion de s'amuser avec les parents. Pour les adultes, le film suscitera peut-être une réflexion sur les priorités que l'on se met dans la vie.
8 décembre 2004, 10:14
Le sexe dans toute sa splendeur
Nous avons tous entendu parler du Kama Sutra. Le nom nous dit quelque chose, mais la moyenne des gens ne connaît rien à ce rite ancien qui est en fait une forme d'art. Je trouve qu'il est très poétique de percevoir le corps comme un outil à donner et prendre de plaisir, qu'il faut développer. Apprendre le Kama Sutra, c'est comme apprendre la musique. L'instrument que l'on tente de maîtriser est notre corps, mais les fondements sont les mêmes. Ce film de Mira Nair est vraiment très inspirant. Il démontre que faire l'amour doit être enseigné et qu'on peut devenir maître dans cette activité. Je déplore le fait qu'on montre principalement cet apprentissage comme étant une responsabilité de la femme pour satisfaire son mari, mais ça demeure une très belle idée. Les acteurs indiens qui jouent dans ce film parviennent à faire ressentir le monde de mystère qui entoure la sexualité. Ils mettent la beauté de l'avant et ne sont jamais vulgaires. On les sent profondément en accord avec le thème du film et c'est ce qui rend leur jeu si riche. Je recommande fortement ce film aux amateurs de belles images sensuelles.
8 décembre 2004, 7:15
Hommage d'un enfant, à sa mère
C'était la deuxième fois hier que je voyais cette pièce merveilleuse. J'ai redécouvert avec plaisir les "personnages" de Michel Tremblay interprétés par de nouveaux comédiens, avec un décor complètement différent et une mise en scène qui nous amène ailleurs que ce qui était proposé au Théâtre du Rideau vert en 1998. Avec ce texte, Michel Tremblay nous fait l'inestimable cadeau de nous ouvrir les portes de son univers. Cette pièce ressemble à un hommage à sa mère, avec qui il entretenait une relation privilégiée. On peut les voir à cinq moments de la vie de Tremblay (10,13,16,18 et 20 ans), échanger sur les sujets qui le feront devenir l'écrivain hors pair qu'il est aujourd'hui. On sent le chagrin de cet homme, qui fut jadis un petit garçon qui aimait beaucoup sa mère. Celui-ci semble regretter amèrement que sa mère ne soit pas témoin de son succès et ne puisse pas en profiter. Cette incursion dans l'enfance de Michel Tremblay se fait très simplement. Le personnage de Nana (la mère) dialogue avec son fils et le spectateur est témoin de scènes de la vie quotidienne. On rit énormément, car les propos sont très comiques, mais on prend aussi conscience du lien serré qui unit les personnages. La pièce débouche tout naturellement sur une scène lourde en émotion, qui m'a fait pleurée. On s'attache pendant deux heures à cette femme spectaculaire et, dans ce contexte, la scène finale ne peut laisser indifférent. J'ai adoré Louson Danis dans ce rôle et elle m'a semblé faire un meilleur travail que Rita Lafontaine, qui était pourtant excellente. Danis est parvenue à donner vie à une Nana plus grande que nature, mais collée à la réalité des Québécois de l'époque. Elle était complètement renversante dans les scènes humoristiques et elle m'a impressionnée par sa capacité de jouer le drame avec justesse. Pour ce qui est de Daniel simard, je l'ai trouvé très décevant. Il semblait faire une mauvaise imitation de Tremblay en copiant certains de ces gestes.
8 décembre 2004, 7:27
Du pareil au même...
Pour un cinquième album, je crois que Les Cowboys fringants ne sont pas parvenus à développer leur couleur. Il semble qu'ils se sont dit "pourquoi changer une formule gagnante?" et ils offrent aux fans un disque collé sur leurs productions précédentes, ou on reconnaît même certaines mélodies. J'aurais aimé que les Cowboys innovent un peu et sortent des sentiers battus, comme je suis certaine qu'ils peuvent le faire. Sur le plan musical, l'album est vraiment sans failles. Les chansons sont solides et s'appuient sur des textes percutants. La qualité sonore est excellente et les arrangements musicaux font plaisir aux oreilles. On reconnaît le souci du travail bien fait, mais il semble que cela ne va pas au-delà de cet aspect. J'aurais aimé être renversée, impressionnée. Graphiquement, la pochette fait beaucoup penser à celle du disque "Amour Oral" de Loco Locass. Je trouve qu'il est dommage que deux disques sortis à si peu d'intervalles se ressemblent tellement de l'extérieur. L'utilisation d'un boîtier en carton et de dessins épurés aurait pu être remise en question, compte tenu du fait qu'un autre groupe avait déjà eu la même idée. Finalement, je suis d'avis que le cinquième album de ce groupe que j'adore, manque d'originalité. Je regrette terriblement de devoir en arriver à ce constat, mais il manque quelque chose pour que la recette ait de la saveur.
7 décembre 2004, 4:29
Un rôle important
Cet article est franchement rafraîchissant! C'est rassurant de voir que les gens qui jouent le rôle de lutin dans les centres d'achats sont capables de parler de leur travail avec plaisir. On voit qu'Étincelle s'est donné la peine de se situer dans l'histoire du père Noël et qu'elle ne fait pas que se présenter à son travail pour exécuter sans grand entrain la tâche qui lui est désignée. Je suis consciente que plusieurs personnes occupent ce genre de travail pour payer leurs études ou se faire un petit fond pour payer les cadeaux. Ça ne doit pas être très payant et les heures doivent sembler très longues si on ne s'amuse pas un peu. Il semble que la magie de Noël parvienne à réveiller le coeur des travailleurs saisonniers qui animent les villages du Père Noël et je m'en réjouis! Les enfants sentent quand on joue un rôle qui ne nous plaît pas réellement et il est important qu'ils soient en contact avec des gens positifs. Croire au Père Noël est très important dans la vie d'un jeune enfant et il serait dommage qu'on se rende compte de la supercherie à cause d'employés démotivés.
7 décembre 2004, 3:57
De nouveaux rapports en développement
Je crois que ce qui est arrivé en Haïti était terrible, mais cela a eu des impacts positifs au Québec. Nous sommes une province qui accueille de nombreux immigrants haïtiens. Cet état de fait entraîne que nos villes sont remplies de Québécois qui ont des racines haïtiennes. Nous côtoyions donc ces gens et plusieurs ne savent rien de leur réalité. Cela peut amener au racisme, car ces gens constituent une minorité visible qu'on affuble de plusieurs caractéristiques basées sur des préjugés. Les événements de cet automne, en Haïti, ont amené le peuple québécois à se solidariser pour venir en aide aux personnes vivant encore dans ce pays divisé par la guerre. Finalement, beaucoup de Québécois de souche ont développé un lien avec les Haïtiens qu'ils fréquentaient à distance depuis longtemps. Je suis d'avis que l'album de Luck Mervill permet d'aller encore plus loin dans cette nouvelle relation qui s'installe. L'utilisation du créole permet à cette langue de se faire entendre partout et la rend familière aux oreilles des Québécois. Aussi, il aborde des thèmes chers au coeur des Haïtiens qui méritent d'être entendus par la population qui les accueille dans leur pays. Finalement, je pense que l'artiste est un bon porte-parole pour les Haïtiens, car il est bien intégré à la culture québécoise et qu'il est parvenu à se faire apprécier de la population en général. On comprend son attachement pour son pays et il nous le fait découvrir dans toute sa splendeur. J'aime beaucoup l'album et j'espère que les radios passeront au-delà la barrière de la langue, afin de faire profiter le plus de gens possible de cette musique merveilleuse qui éloigne la grisaille de l'hiver.
7 décembre 2004, 3:41
S'ouvrir à l'inconnu, difficile, mais riche!
K-Pax est un film que j'ai vu à sa sortie en 2001, mais dont le souvenir reste frais à ma mémoire. J'attribue cela au fait qu'il aborde un thème lié à la science-fiction, mais en donnant une explication rationnelle qui touche aux sentiments du spectateur. Le personnage interprété par Kevin Spacey est très poétique. L'acteur parvient à semer le doute dans notre esprit en jouant son rôle avec une étonnante sincérité. J'ai cru à cet être fantastique qui m'a charmée par son caractère unique. L'histoire racontée est très simple, mais suffisante comme fil conducteur pour nous amener à réfléchir sur la place de chaque être vivant dans notre société. Les gens marginaux ont tendance à être catégorisés et exclus, car la différence fait peur. Il est intéressant d'aborder ce phénomène par la voie cinématographique et avec un personnage aussi attachant que K-Pax. J'encourage les gens à voir ou revoir ce film en famille. Il permet de rêver, tout en se posant des questions sur l'accueil que nous réservons aux personnes ayant des différences.
7 décembre 2004, 3:31
Mauvais!
J'ai loué ce film sans savoir qu'il avait quoi que ce soit à voir avec Saturday Night Live et je crois que le personnage n'a vraiment pas été avantagé dans son passage au grand écran. Il semble que Leon Phelps soit uniquement supportable sous forme de petites capsules et que le fait de le voir plus longuement le rend insipide. Dans cette production, il y a très peu d'éléments qui vaillent le détour. Les comédiens font un travail très approximatif et ne donnent aucune saveur aux personnages. Karyn Parsons interprète une Julie Simmons sans relief et même Tim Meadows ne parvient pas à maintenir la couleur unique de ce cher Leon! Pour ce qui est de l'histoire, on peut presque dire qu'elle est inexistante. En fait, elle donne l'impression d'être uniquement un vague prétexte pour présenter le plus de farces grasses possible. En somme, je suis d'avis qu'on peut mettre "The ladies man" dans la catégorie des flops monumentaux à éviter à tout prix.
7 décembre 2004, 8:13
Du bon humour de chez nous!
J'apprécie l'humour québécois et le film "La vie après l'amour" est un exemple de cet art à son meilleur. L'histoire de cet homme complètement déprimé par le départ de sa femme est à la fois touchante et hilarante. Michel Côté réussit à jouer des scènes cocasses, tout en restant dans les limites logiques de son personnage. Malgré que certaines situations étaient complètement loufoques, j'ai cru à chaque moment, car le comédien l'amenait habilement. Il semblait suffisamment désespéré pour entrer dans l'incroyable manège qu'il crée afin de retrouver l'amour de sa femme. J'ai ri à gorge déployée à plusieurs reprises, les deux fois que j'ai visionné ce film. La scène où l'homme attaque l'amant de sa femme à coup d'érection est tellement ridicule qu'on ne peut s'empêcher de s'esclaffer. "La vie après l'amour" est un film qui fait du bien, car on s'y reconnaît. On peut rire de nos petits travers et réaliser que notre vie n'est pas si mal finalement. On aime les personnages, car ils ressemblent à des gens que l'on côtoie dans notre quotidien.
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