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Anne Marie Bélanger
Anne Marie Bélanger
18 septembre 2003, 10:59
Qui ne dit mot consent
Je suis loin d'avoir un diplôme en sciences politiques. Probablement que ces exils, ces extraditions jamais acceptées, et même ces dictatures et ces tyrannies ont des raisons d'être. Moi, je ne les connais pas, je ne peux non plus les concevoir. Ce qui me frappe, dans tout cela, c'est l'attitude des pays qui acceptent ces hommes et ces femmes, criminels contre l'humanité. Parce que ces gens-là ont décidé que le simple droit d'être en vie n'existait pas pour tout le monde, nous ne nous en cacherons pas! Ça, tout le monde le sait. Mais les pays qui acceptent de garder chez eux ces criminels en exil? Qui refusent de les livrer à la Justice? Et ceux qui, fait encore plus incompréhensible pour moi, conservent à ces hommes le droit de vivre dans un pays qu'ils ont détruit, violé en quelque sorte? Ce que je vois, c'est que politiquement (et pas seulement sous les régimes oppressifs), la violence est acceptée dans la mesure où elle est accompagnée de théories fumistes: ils sont menaçants pour notre avenir, mettons-les au pas; ils parlent trop fort, coupons-leur la langue. Ce que je vois, et qui me désespère d'autant plus, c'est qu'en plus de ces coupables-là, qui ont commis des crimes atroces contre l'humanité, il y a ces coupables-ci, qui encouragent, par leur laisser-faire, la perpétuation d'autres horreurs, qui ne peuvent, selon moi, aller qu'en empirant.
15 septembre 2003, 11:44
Pas les moins chers, les plus chers!
J'ai travaillé dans une papeterie cet été. Une boutique qui fournit toutes les écoles du voisinage. Les listes scolaires... Louis Garneau, colle Pritt à 1.69 plutôt que l'autre à 1.39... On m'avait dit de les suivres les listes... Je les suivais. Pour un enfant qui entre en maternelle, en moyenne, 100 à 120 dollars. Parce que les crayons Crayola, ça marche pas. Ça prend des Prismacolor. Et les étuis à crayons (un pour les crayons feutres, un autre pour les crayons bois...) c'est pas à une, mais à deux fermeture éclairs! Et je cite «style Louis Garneau». Toutes les marques «suggérées» par les écoles étaient les plus chères. Je ne savais pas que les profs recevaient une commission sur les ventes de staedler! Quand je pense aux parents du quartier, qui ne sont pas riches, loin s'en faut! Et qui s'endettent jusqu'à Noël parce que les enfants sont refusés en classe s'ils n'ont pas le matériel (marque et couleur) choisis par le titulaire... Mais que font les parents à accepter cela? Bougez, dites quelque chose, obstinez-vous à acheter des crayolas! Allez en classe avec vos enfants s'il le faut!
15 septembre 2003, 11:11
Un homme et rien d'autre
Landry est un des seuls hommes politiques, qui reste relativement transparent dans toutes ses sorties médiatiques. C'est pourquoi je n'ai pas été surprise outre-mesure de le voir réagir parfois violement, parfois de façon touchante. Je crois que cet homme mérite s'être reconnu à sa juste valeur. D'ailleurs, le titre «À hauteur d'homme» est selon moi parfait, car ce qui a été montré dans ce film, c'est l'homme derrière la machine politique, et rien d'autre que l'homme. Je comprends mieux maintenant, la pression à laquelle font face les hommes politiques. Qu'ils soient libéraux, péquistes, ou rhincéros, ils doivent tous composer avec des journalistes, certains idéalistes, d'autres baveux, d'autres... et quoi encore! Moi, Landry, je le respecte, maintenant. Pas parce qu'il a fait un film, ni parce que c'est une star. Je le respecte, parce que c'est un homme à la hauteur de ses convictions, et la société québécoise a gagné, hier, à le connaître.
1 novembre 2002, 11:23
Rire... de la bonne façon
Yvon Deschamps... J'avais cinq ou six ans, il était déjà un des grands. Grands quoi, je ne savais pas. Grand point. J'avais cinq ou six ans, je l'écoutait parler à l'écran, devant son micro, mais surtout devant son public. Soudain, un tonnerre de rire. La foule en délire. Et le Grand, là, sur sa scène, à les regarder. Et la Grand, là, qui s'est mis à rire. Rire. Depuis, tous ses monologues, au Grand (je sais maintenant Grand quoi), je les écoute pour l'entendre rire. Juste parce qu'il rit de la bonne façon. En souriant.
19 octobre 2002, 1:00
Jazz comme dans musique
Le jazz, c'est relativement nouveau, pour moi. Je suis ce que les puristes appeleraient une profane. Et pourtant, je tente par tous les moyens d'améliorer mes connaissances dans le domaine. Et plus j'apprends, plus j'ai de questions, plus j'ai de plaisir à me poser des questions. Quand j'ai lu la description de ce spectacle, j'ai compris que ce serait l'occasion id'ale pour me questionner. Un show qui rallie toutes sortes de jazz, pour en faire un jazz nouveau, une musique nouvelle... L'occasion en même temps de connaître un nouveau jazzman, pour ajouter à mes connaissances, et ainsi devenir une profane un peu moins profane...
Anne Marie Bélanger
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