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Une guitare rafraîchissante!
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Je n'ai pas vu Sheryl Crow en spectacle, mais je l'ai dans la tête depuis quelques jours et c'est tout aussi bien!
On connaît tous les succès radiophoniques "Soak up the Sun", on connaît "All I wanna do", on aime la reprise de "The first cut is the deepest", on aime le charmant duo "Picture" avec Kid Rock, mais on ne connaît pas assez.... le plaisir de ce cd qui joue par une jolie journée d'été!
Acoustique, joyeux et doux à ses heures, le disque s'écoute avec un grand plaisir, une certaine insouciance, un petit bien-être nous gagne sans raison, on a envie de danser en faisant son ménage en chantant "all I wanna dooooo, is have so fuuuuuun!", on se dandine tout seul et on rit de nous-même. Ou alors on branche tout ça dans le tapis, le matin, en se brossant les dents, et on est crinqués pour une journée ensoleillée!
J'ai chez moi le best of de Crow qui est, à mon avis, l'équilibre parfait entre ses chansons connues, celles qui gagneraient à l'être, les balades et les chansons joyeuses.
Que l'on se le tienne pour dit: c'est rien de nouveau, tout ça... Sheryl Crow ne révolutionne pas le monde de la musique, mais ce qu'elle fait, elle le fait très bien!! On aime si on est pas trop difficiles. J'aime toutes sortes de musique, je n'accroche pas à un seul et unique style qui guidera mes moindres choix musicaux, j'aime donner dans la légèreté par moments et Sheryl Crow y convient parfaitement!
On retrouvé aussi, un peu partout au fil du cd, un petit son country jamais quétaine (pour les non-amateurs) qui n'est pas à dédaigner.
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Un beau petit monde.
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L'île d'Orléans, loin d'être attachée à mes plus lointains souvenirs, est un petit paradis terrestre découvert tout récemment, lors d'un voyage en famille.
Nous avons fait le tour de l'île par le chemin principal, nous arrêtant ici et là pour fureter dans les boutiques, voir du paysage.
L'île d'Orléans, c'est tout d'abord un charme typique d'autrefois. De petites maisons au cachet authentique, des perrons fleuris. De grands terrains. Des champs de framboises, de fraises, de bleuets. Des marchands qui poussent comme des champignons le long de la route pour vendre leur récolte. On s'arrête au passage, on se régale de framboises dans tout en continuant notre route.
C'est aussi la grève. La grève où l'on marche jusqu'à arriver au fleuve. On marche sur les galets mouillés, sur les grosses roches gluantes, recouvertes de résidus d'algues. Ça sent le fleuve. Ça sent l'eau, ça sent l'air frais. Mains dans les poches, on contemple la rive opposée, on ignore le nom des villes, des villages qu'on aperçoit mais on ne dit mot, on est submergés par la beauté du fleuve embrumé.
C'est La Vieille Maison Fradet. Un gîte du passant sympa, mignon comme tout, au centre du petit village, avec un proprio franchement sympathique. À qui l'ont dit assurément "À la prochaine!".
De petites galeries d'art. Des boutiques. Du pain chaud, des beignets maisons. Un antiquaire.
C'est manger une patate frite dans un stand le long de la route, avec une vue superbe sur le fleuve et la rive opposée.
C'est aussi, quelque part dans le vent, un air de petit bonheur. Inconsciemment, on cherche des yeux un fou qui marcherait, sur le bord de la route, comme dans l'histoire. On arrête aussi faire un tour près de la tombe du grand poète, du musicien, de l'auteur remarquable. La pierre est ornée de souliers abandonnés: petit hommage à Félix.
Puis on revient d'où on est venus. Déjà. C'est trop vite. On repart en se promettant de revenir. À vélo, peut-être.
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Léger... partout
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Maman Last Call, c'est un film léger qui a réussi à me faire sourire, mais c'est bien parce qu'il me prend régulièrement une envie folle de voir des films simples et un brin comiques... même s'ils sont loin d'être de grands chefs d'oeuvres.
N'ayant pas lu le livre qui est à l'origine du film, je ne peux me prononcer sur ce point. Je suppose que, comme dans toute adaptation cinématographique, le roman est plus complet, les protagonistes y sont plus développés, etc... Je n'en sais rien dans ce cas-ci.
J'aime bien le jeu de Sophie Lorain. Je trouve que le personnage de la jeune femme aux penchants carriéristes, occupée, sympa, tourmentée par des tas de trucs, bref la jeune trentenaire contemporaine lui colle bien à la peau. Je suis moins friande de Patrick Huard, mais bon il se débrouille pas trop mal. Leur couple est attachant, malgré tout. J'aime bien la scène du sapin de Noël balancé par la fenêtre. Un peu caricatural, mais comique.
Les réflexions sur la maternité sont intéressantes... pas nouvelles, pas originales, mais intéressantes. À tout le moins, elles sont bien de notre temps.
Je pourrais donc conclure en disant qu'à défaut d'être un grand film bourré de réflexions philosophiques intenses, c'est un bon petit film, qui fait sourire (et qui arrache une larme ou deux, je le confesse). Je l'ai regardé une soirée d'hiver où j'avais rien de mieux à faire, je vous conseille de faire de même.
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Mon favori.
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De tous les romans que j'ai lus, "Tout ce que j'aimais" est celui qui m'a le plus marqué. Et pourtant, pas de morale grosse comme le bras, pas d'histoire qui vient chambouler le monde littéraire dans son ensemble.
Juste... un roman qui laisse, longtemps après et encore aujourd'hui, une drôle d'impression dans la tête. L'impression d'avoir connu tellement intimement ces personnages, ces endroits, l'atelier et les lofts, la chambre d'hôtel...
Cette impression est dûe aux longues descriptions que Siri nous fait don. Une grande partie du roman est, en effet, consacrée aux lieux, aux anecdotes d'autrefois. On connaît les personnages sur le bout des doigts, Bill est notre ami à nous aussi tant on le connaît.
La longueur de la première partie, à prime abord moins pertinente, prend toute son importance lorsqu'on termine le roman. Lorsqu'on réalise que, loin d'être immédiatement plongés dans l'action, on a plutôt découver cet univers petit à petit, à travers toute une vie, à travers des tas de références au passé. À travers leur quotidien. Le tout pour former un univers très complet, et c'est quelque chose que j'aime beaucoup dans les romans, lorsqu'ils forment à eux-seuls un univers clos, réaliste, et sympathique.
Le roman est long à démarrer. J'avoue avoir dû m'y prendre à deux reprises pour le terminer, la première fois j'ai abandonné... La deuxième, je m'y suis davantage concentrée. Quelque chose rendait la lecture de ce bouquin obligatoire, ne serait-ce que l'intriguante image du dessus. La quatrième de couverture, une vague impression qu'un univers intéressant est contenu dans ces pages, et que je l'adorerais. Comme ce fut le cas. La rythme, d'abord très lent, se met à accéler puis à débouler follement, on a tout le bagage des personnages dans la tête déjà, on les connaît tellement qu'on ne peut plus lâcher le roman. Même chose pour un copain, qui a finalement adoré, tout comme moi.
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Une bulle dans son salon
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Jorane possède quelque chose de bien particulier: un univers à elle. N'ayant pas vu la demoiselle sur scène, je ne me prononce bien entendu que sur le contenu de son oeuvre, qui à elle-seule nous emmène quelque part loin d'ici.
Pour ceux qui ne connaissent pas Jorane du tout, ses albums sont un petit nid douillet, remplis de cordes, de violons et de violoncelles, de guitare, et bien plus. Une voix petite et puissante la seconde d'après, une voix comme on ne l'entend pas souvent. Des mots inventés, qui veulent dire quelque chose, à vous d'interpréter. Par moments, une poésie douce, agréable.
"Vent fou" est un bon compromis entre les chansons aux "vrais mots" et les chansons plutôt instrumentales et aux sons divers. Cet album comprend également quelques chansons plus rythmées, dans le sens où on y retrouve aussi de la guitare électrique, de la batterie, de la basse, et que certaines chansons prennent à l'occasion une sonorité plus rock. Le tout en alternance, bien entendu, puisque de longs intermèdes doux succèdent facilement aux passes plus "rock". On garde toutefois la couleur typique à Jorane, celle du violoncelle qui se lamente d'une jolie façon.
"16 mm", de son côté, est un album que j'adore. Plus instrumental, Jorane y fait vibrer sa voix dans toute sa splendeur avec ses mots imaginaires, on y fait un voyage à travers un univers propre à l'artiste. Je dirais qu'au premier abord certaines chansons ont une sonorité peu accessible, qui donne parfois dans le franchement bizarre, mais après quelques écoutes, l'ensemble du disque forme un tout qui se laisse écouter en trame de fond. En fait, je crois que cet album serait celui à conseiller pour quelqu'un qui désire découvrir Jorane.
Je crois qu'il ne me reste plus, pour compléter l'expérience "Jorane", qu'à aller voir cette artiste originale et authentique sur scène.
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C'est facile un peu.
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Ma réaction suite au visionnement de Click a été plutôt mitigée.
Certaines scènes ont réussi à me faire pleurer, ce qui n'est pas un exploit en soi puisque j'ai l'habitude de pleurer facilement au cinéma. Mentions aux scènes émouvantes: lorsqu'il visualise la dernière fois qu'il a vu son père et la scène sous la pluie à la fin lorsque Michael sort de l'hôpital
J'ai trouvé le film comique, sans plus, à vrai dire un peu comme tous les films d'Adam Sandler. Jamais de grands chefs-d'oeuvres de la comédie, toujours un peu cocasse.
J'ai trouvé que la morale, grosse comme le bras, était si peu subtile que c'en devenait agaçant. Quoique ce soit une excellente morale et qu'on ressent tous cette urgence de vivre aussitôt le film terminé.
Après visionnement, j'ai eu cette impression que j'aurais mieux fait d'attendre de le voir en DVD.
Un bon point sur lequel je ne peux passer: les acteurs sont tous très crédibles dans leurs rôles respectifs. Je ne suis pas une grande fan de Sandler, je l'ai toujours trouvé trop "acteur", trop "comique", pour que ses personnages soient franchement crédibles. Je crois qu'il a ici réussi un coup de maître au niveau de l'interprétation même si c'est dans un film, à mon avis, qui ne passera assurément pas à l'histoire.
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De joyeux lurons!
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Les Frères Goyettes sont de sympathiques personnages, heureux mais pas imbéciles pour deux sous.
Leur plume, un peu folle et parfois franchement absurde, est parfois comparée (comme ici-bas) aux fameux Trois Accords. Au niveau des textes, peut-être. Au niveau du band, pas deux minutes.
Les Trois Accords ont connu un énorme, mais là un énorme et innattendu succès. Je les ai vu quelques fois en show, dont 2 dans des festivals, et 2 autres fois en salle. Chaque fois, le même spectacle, à la blague près (et je n'exagère absolument pas). Même setlist, mêmes chansons "inédites", mêmes mots entre les chansons. De plus, leur succès leur est visiblement monté à la tête, et leur publique est dorénavant composé de kids de 11 ans.
Les Frères Goyettes sont à l'antipode de tout ça. Authentiques, comiques mais tout de même matures et intelligents, savent s'amuser et savent amuser un publique.
Leur site web donne une bonne idée du band.
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Donne la patte, pitou!
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Grande fan des Chiens, depuis deux ou trois ans, je les ai connus avec leur album Debout qu'une amie m'a prêté (et jamais repris, à mon grand plaisir).
J'aime tout de cet album: la musique autant que les paroles, j'aime tout.
Je ne les ai pas vus encore en show, mais je suis consciente que c'est quelque chose à faire éventuellement.
Mon bémol, pour les Chiens: leur dernier cd, Rösk. Toute une "drop", si vous voulez mon avis. Musicalement parlant, d'abord, c'est pas trop mal. Au niveau des textes, alors là ça se corse sérieusement, au point où l'écoute l'album se fait plutôt mal, et ce n'est sûrement pas faute d'avoir essayé, je les aimais tellement!
La plume sensible, accrocheuse d'Éric Goulet a cédé sa place à du déjà-vu qui frôle la pure quétainerie. Je vais être honnête: j'aime bien "La vie est ailleurs". Encore là, c'est discutable. Pour le reste, alors là c'est autre chose. J'accroche pas. Ça me désole un peu, j'aurais aimé prolonger l'admiration que je vouais, en fait que je voue encore, aux Chiens.
Je terminerais en disant: ça c'est chien.
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Un charme peu commun
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La Chango Family, c'est un monde à part. C'est un univers à eux-seuls. Leur sonorité festive et surtout, diversifiée, nous amène vers des contrées exotiques, nous inonde de soleil et de bonne humeur. Parce que La Chango, ça bouge!!
Tout d'abord: une énorme famille sur scène! L'effet est tout de même impressionnant, c'est très chaleureux! Nombreux musiciens (une douzaine environ, ça varie de spectacle en spectacle), petits enfants qui se baladent nonchalament sur la scène et partout en fait, instruments plus que diversifiés (quand on est 12, c'est normal en fait...), on adopte!
Ensuite, leur fête est contagieuse: ils nous communiquent, de par leurs beaus sourires et leurs petits pas de danse, tout leur amour de la musique, tout leur plaisir de jouer.
La Chango Family, c'est aussi des idées bien senties. Un message qui va droit au but, qui le fait avec une touche d'humour et des avec mots originaux.
Des militants qui aiment faire la fête, faut croire!
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Karkwa fait la loi!
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J'ai vu Karkwa lors d'un petit spectacle au printemps 2006, au cégep Saint-Laurent. Intime comme tout, je n'ai bien entendu pas pu palper l'ambiance probablement frénésique d'un public conquis par le band, toutefois j'ai eu l'occasion moi-même de les découvrir pour de bon.
Personne n'a pas entendu le nom du groupe. Loin d'être un coup de marketing, la lancée du band se fait progressivement, mais très sûrement. Leur prestation de près d'une heure au cégep m'a fait découvrir tout d'abord des musiciens heureux: complices et énergiques. Surtout le claviériste et le chanteur, qui ont semblé s'éclater comme des petits fous, seuls dans leur bulle commune.
Ensuite, un rock doux, presque planant à ses heures, mais surtout: efficace comme pas un. Quelque chose qui, d'une seconde à l'autre, se lance dans un intermède instrumental long et savoureux, ça bouge et on aime ça.
Les paroles valent réellement le coup d'oeil: s'attarder aux textes, dans la pochette du disque, est un pur délice pour le cerveau. C'est pesé, ça a l'effet escompté, c'est ni trop lourd mais c'est jamais du "léger". Ces gars-là sont de vrais poètes. À leur façon, bien entendu, parce que Karkwa, c'est pas des petits oiseaux, de petites fleurs et le ciel bleu. C'est encore mieux que ça.
J'adore quand un band qui le mérite vraiment se fait découvrir doucement, et sincèrement. Pas une montée fulgurante au top des palmarès, pas un succès éphémère. Parce que Karkwa sont là pour rester. Un peu dans l'ombre, peut-être, mais pas trop et ce sera pour longtemps.
De toutes façons, les gens gagnent à connaître Karkwa. Ils font la loi, avec leur musique qui, sans ré-inventer la roue, ne tombe jamais dans le commun.
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Kaïn, quoi?
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J'ai vu Kaïn lors d'un petit spectacle de quartier il y a deux ou trois ans de cela, alors que leur seule chanson "connue" était "Parle moi d'toi". J'étais de ceux qui n'avaient entendu d'eux que cette chanson sympa, à la radio. Trois ans plus tard, j'ai leurs deux cds, et sans être leur plus grande fan, je les aime bien.
C'est léger, ça se prend bien. Les paroles contiennent des images, des idées parfois intéressantes. Pas de la grande poésie, mais si on s'efforce de ne pas trop chercher les "bibittes", on aime bien.
Loin d'être un band totalement engagé, Kaïn a tout de même des opinions arrêtées, sans que ça en soit lassant. À vrai dire, on ressent davantage une urgence de vivre, un besoin de dépassement et de défi, de changement, plutôt que des idées trop politisées (bien que les chansons imprégnées de militantisme ne soient pas mal en soi).
Ils ont également de l'énergie à revendre. Vrai que le spectacle auquel j'ai assité date de près de trois ans, mais je me souviens pertinemment les avoir trouvé courageux et débrouillards devant une foule dispersée, peu nombreuse et qui ne connaissait que le hit radio, donc par le fait même, peut-être plus ou mois intéressée. Ils ont su, par leur énergie contagieuse et sincère, faire passer un bon moment à tous à cette Fête de la Famille de quartier.
Je préfère personellement leur premier cd, Pop Culture, je crois que c'est davantage par attachement à certaines chansons en particulier, considérant le fait que les deux disques sonnent pratiquement pareil. Plus travaillées peut-être, mais les chansons ont gardé le même cachet acoustique, ce qui n'est pas une mauvaise chose puisque c'est visiblement une formule gagnante.
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Simples mais efficaces.
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Dorothée est une salope, c'est un peu dans la veine des Trois Accords, André, et autres loufoques de ce monde.
Mais en moins fou-fou, c'est pas pour les kids de 11 ans.
C'est pas absurde, c'est pas du sérieux non plus. C'est cocasse. C'est pas folk, c'est rock un brin, c'est pas punk.
C'est léger, le band est sympa, sur disque et en personne.
À voir, pour une petite soirée agréable et pas trop sérieuse.
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Doux et rythmé
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L'album Soley de Dobacaracol se laisse écouter, un après-midi d'été, et on y passe par une foule d'émotions.
Certaines chansons, douces et évocatrices, nous font apprécier les harmonies de voix sublimes des deux filles de Dobaracacol. Je pense ici à "Fièvre", entres autres, qui se déguste tranquillement, qui nous porte dans un univers intime et exotique.
Il y a aussi "Amazone", qui elle nous fait danser sur un habile rythme de tam-tams et de djembes.
Car les deux filles manient les percussions d'une façon impressionnantes. Coordonnées, le tout donne un excellent show! Elles n'hésitent pas non plus à danser passionnément, et à nous faire danser!
Je ne les manquerai assurément pas à ce festival!
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Excellent, mais là très excellent show.
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Caïman Fu, je ne les connaissais que de nom avant d'aller les voir au Va-et-Vient, cet hiver. Je connaissais Isabelle Blais, surtout de par son rôle dans le film Les Aimants. Je trouve qu'il est toujours intéressant de découvrir des bands en show: ce fut une excellente surprise ce soir-là!
Tout d'abord, une arrivée cocasse qui annonce un show haut en couleurs: les musiciens et Isabelle arrivent, tous vêtus de chics vestons blancs. Isabelle, toute belle et toute petite dans son grand veston immaculé, nous adresse quelques mots, elle semble heureuse d'être là. Puis ça commence.
Quelle énergie sur scène! Les musiciens, complices, ont un plaisir presque palpable de jouer ensemble sur le petit stage. On reconnaît le côté actrice d'Isabelle qui enchaîne un tas de mimiques, de gestes théâtraux, et qui utilise aussi plusieurs accessoires originaux.
Ainsi on voit la chanteuse chanter doucement en faisant tourner une petite boule disco au bout d'une main, tout en l'éclairant d'une lampe de poche... le tout pour créer un effet plutôt joli, une scène sombre parsemée de gouttes de lumières. On la voit aussi parsmer la scène de brillants, elle en déverse tout un tas en les laissant couler doucement de sa main. Elle chatouille ses musiciens du bout d'une plume et finalement, elle danse sans arrêt.
Les membres, très attentifs entre eux, se lancent à deux ou trois reprises dans de longs jams où Isabelle rigole de voir ses musiciens s'amuser comme ça.
À la fin du show, on a aussi eu droit à une chanson inédite (enfin... inédite pour les connaisseurs, puisque pour moi, tout était nouveau ou presque!) qui a elle aussi dégénéré, à notre plus grand plaisir, en jam interminable.
Cette soirée déjà extraordinaire l'était encore plus dûe à la charmante salle du Va-et-Vient: j'adore ce bistro culturel! C'est intime, et tous les shows que j'y ai vus m'ont plu d'abird pour le rapprochement avec l'artiste.
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Ça bouge, de la tête aux pieds!!
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Polémil Bazar, ça fait bouger des pieds à la tête!!!
Leurs mélodies rythmées, entraînantes, festives nous font gigoter un peu... beaucoup! En effet, dur de résister aux airs diversifiés et bien vivants de ce groupe multi-instrumentiste.... car voir Polémil Bazar, c'est voir tout un tas d'instruments défiler entre leurs mains expertes.
Au niveau de la tête, on réfléchit, on pense et on re-pense, on réalise, on décide. Polémil Bazar nous atteint au cerveau, nous arrête entre deux pas de danse à observer ce monde parfois détraqué dans lequel on vit.
Textes intelligents, révélateurs et dénonciateurs, on s'attarde longuement à analyser les paroles, les sens multiples, les habiles clins d'oeils qui se cachent dans les paroles. Poésie posée, créative et différente, on aime Polémil pour leurs textes riches autant que pour leurs rythmes festifs.
Polémil Bazar nous touche aussi en plein coeur. Leur musique est authentique, ils ont un plaisir apparent d'être sur scène, et leur fête est contagieuse.
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