|
Un grand spectacle doublement rafraîchissant, dû a deux grands chorégraphes de provenances et visions très différentes.
Le Sacre du Printemps par Stijn Celis: mouvemens brusques, angulaires, pulsation et sursaut, dynamique intense. 24 danseurs qui se reunissent et se séparent, en mouvement continu. Des forts contrastes homme/femme, ombre/lumière, groupe compacte/éparpillé, robes blanches et rouge-coquelicot pour les filles contre les habits sombres des garçons. L'ambiance créée m'a fait penser aux bourgeons palpitants du printemps, l'explosion d'énergie, le temps capricieux.
Re, Part II de Shen Wei, que j'ai pu admirer il y a deux ans avec "Folding". Des corps entrelacés, dont chacun continue le mouvement de l'autre, harmonieusement, dans un équilibre naturel, de manière fluide, sur le fond des photos d'Angkor Vat et des sons de la jungle, doublés par musique traditionelle de Cambodge. Sensation de grouillement de la forêt tropicale, de plantes emmelêes et d'explosion de vie cachée par le rideau végétal. Puis les danseurs se séparent et réaparaissent un par un, avec des ondoyements felins, des gestes courbes, gracieux et lents. La seconde partie a été un peu plus difficile à apprécier - des corps livides presque nus, mouvements et musique très lents, sur le fond visuel des ruines comblées par les lianes et les racines gigantesques. Peut-être une allusion à la lenteur du temps sans durée, la patience et persévérance de la nature.
|