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Ben Sauriol
Ben Sauriol
27 septembre 2006, 3:50
Parce que la fin ne justifiera jamais les moyens
Une bien déplorable publicité pour Megadeth. Certains sont rapides pour que leurs préjugés intériorisent l'horreur des événements de Dawson, les adeptes du Heavy Metal sont forcément des mésadaptés sociaux puisqu'ils apprécient une musique agressive, voire même violente. Certains sont vite et simpliste dans leur approche de vouloir comprendre le pourquoi et les motivations qui poussent quelqu'un à agir dans la violence. La compulsion du meurtre n'est jamais simple à comprendre, jamais pour un esprit sain, et encore bien moins quand la tuerie est aveugle et multiple. Dave Mustaine a raison d'être fâché par le malheureux hasard que Gill écoutait leur chanson. Comme chacun, il écoutait et interprétait à sa manière les textes de la chanson, il croyait avoir percu à tort un sens qui pouvait valider la justesse de ses actions insensées. Dommage mais il aurait pu trouver un prétexte à n'importe quoi pour décider de prendre les armes. La bombe était probablement amorcée depuis longtemps et c'est à ce moment que le meurtrier malade a choisi de passer aux actes. Il ne sera jamais facile pour la société de réussir à encadrer adéquatement les gens qui sombrent dans la criminalité meurtrière. Les moyens existent pour les gens qui veulent s'aider eux-mêmes en tentant de chercher l'aide professionnelle (hospitalière, psychologues, lignes de détresse ou d'écoute). Comment expliquer que certains refusent et préfère la violence comme s'il s'agissait d'une réponse adéquate? Jamais ne peut-on excuser les actions de Gill (et autres du même acabit). Jamais ne doit-on accepter la réalité de cet échec social qui fait qu'un individu a déjoué les paramètres existant de notre société conciliante et tolérante qui met en place un système socio-médical pour assister les gens en détresse. On doit au contraire réenforcer les moyens de mesure pour éviter qu'un échec se reproduise, et qu'un nouvel individu à la psychologie perturbée décide de prendre une arme pour extérioriser ses frustrations
27 septembre 2006, 3:18
L'intolérance nourrie par l'ignorance et l'incompréhension
La réalité musulmane est souvent méconnue, on est face à une incompréhension des gens en général qui s'imagine que le port du hidjab est une manifestation d'oppression. Comme si je porte ma casquette des Canadiens lors d'une partie au centre Bell ne serait pas ce que ça représente: une manifestation culturelle de mon support pour une équipe sportive. On ne se questionne pourtant pas quand un fan arbore ses couleurs. Pourquoi voir dans le hidjab autre chose qu'une manifestation symbolique empreinte de son contexte religieux et social. Par mégarde plutôt que par bêtise, on confond les éléments de cette culture. Certes les fervents de l'Islam ne sont pas obligatoirement intégristes, mais depuis le 11 septembre, la vision occidentale est déformée par la peur et les préjugés "invisibles" (puisqu'on soupconne peu leur influence dans notre comportement de méfiance envers un fanatisme religieux qui cautionne la violence meurtrière), la prudence pour certains, la méfiance avouée pour d'autres. Lorsqu'on est confronté à nos propres préjugés, à nos faiblesses, il est de notre responsabilité de réaliser le danger et de chercher à détruire les fondements de ces préjugés qui polluent notre pensée. Pour beaucoup, ce livre servira justement à prendre conscience de la diversité culturelle qui existe au sein de la communauté musulmane et aussi que malgré les différences, il y a aussi des similitudes qui rallient les Musulmans québécois aux Québécois "pure-laine". Dans cet effort de communication, certains sauront écouter le dialogue et réconcilier leurs sentiments envers la communauté musulmane d'ici (ou d'ailleurs qui eux aussi sont au départ des êtres humains comme nous avec des aspirations personnelles qui nous sont communes). D'autres aussi seront peut-être plus difficile à convaincre.. mais le dialogue est un processus qui à coup sûr va vaincre l'entêtement des gens qui font la sourde oreille. Rappelons que Rome ne s'est pas construite en 1 jour.
10 août 2006, 11:04
Un projet ambitieux pour valoriser; mais il ne faudra pas ambitionner
La valorisation du quartier par la diffusion de messages destinés à promouvoir les activités culturelles est une idée très noble en soit. C'est certain que l'aspect visuel et dynamique ne peuvent qu'insuffler de la vigueur dans la vie culturelle de l'endroit. Mais c'est un projet ambitieux qui forcément nécessite une gestion avisée de la part de la ville de Montréal et des intervenants commerciaux impliqués. Informer et diffuser l'information, c'est excellent, mais il ne faudra pas tomber dans la démesure et faire de la publicité banale. Déjà que les pubs de bière nous bombardent trop, il ne faudra pas que cette technologie visuelle soit utilisé à mauvais escient pour nous proposer des placements de produits inappropriés. Sinon c'est le projet qui se tire dans le pied et le public va bouder cette revalorisation qui ne cadrerait plus avec la réalité contemporaine socio-culturelle du quartier. Faudra surveiller l'évolution concrète de prêt.
3 août 2006, 11:56
Une fiction qui dérange l'innocence de notre conscience
Le sujet dérange parce que, dans notre société dite démocratique, on voudrait se faire plus blanc que neige. L'antisémitisme existe depuis bien avant les persécutions romaines. Mais malgré la modernisation sociale du 19e siècle, l'antisémitisme a pris de l'ampleur. L'homme en général a toujours peur de l'inconnu et de ce qui est différend; il est méfiant de ce qu'il ne comprend pas (et souvent il ne cherche pas à comprendre). Les préjugés de toute sorte gagnent de l'ampleur, et la "haine" sociale (sinon raciale) ont culminé avec l'Allemagne hitlérienne. Toute l'humanité regrette amèrement cette tache de l'histoire que fut l'holocauste. Mais pourtant il y a encore du ressentiment dirigé souvent vers les Juifs qui affichent leur culture. Pourquoi? on prétexte souvent à tort et à travers qu'ils ont trop d'argent, qu'ils s'enrichissent sur le dos d'autrui- on les blâme parce qu'ils sont des marchands talentueux! Ou encore devrait-on trouver une explication car leur culture imprégnée de leur religion différente et trop hermétique (selon le point de vue du chrétien moyen) ne cherche pas à s'adapter avec la société générale. Les caractères antisémites sont malheureusement souvent invoqués par l'ignorance et la bêtise d'autrui. Reste que la "sympathie" initiale de Lindbergh pour le facisme montant de l'Allemagne de 1933 est réellement documenté. Il a par contre eu la sage décision de s'écarter du mouvement qui commença à utiliser la violence pour intimider les gitans et les Juifs. Mais la fiction est juste, la notoriété du héros de l'aviation aurait pu fort bien lui faire gagner des élections. Le Arnold Schwarzanneger de l'époque aurait pu influencer le cours de l'histoire. Ce qui est d'autant plus inquiétant et troublant, c'est que l'antisémitisme est encore omniprésent, une infection latente qui dort dans le subconscient des gens qu'on dit bien-pensants. Donc en théorie, un dérapage social demeure encore plausible, c'est ce qui fait le plus peur.
28 juillet 2006, 9:28
Une pause pour SOAD
SOAD est un groupe exceptionnel par leur diversité musicale, ils font un heavy metal solide entrecoupé par des mélodies hypnotiques. La dernière fois au centre Bell pour l'album Mesmerize, le spectacle était étourdissant, énergique et musicalement parfait. Les fans en redemandaient tous. On peut apprécier combien la formation nécessite de se ressourcer. La suite de Mesmerize, (i.e. Hypnotize) était moins puissante que le premier. Mais les Toxicity et Steal this album et leur premier disque éponyme restent des valeurs sûres. Une écoute régulière me permet d'entrevoir leur absence comme une pause positive qui prépare une explosion musicale future. Et on voit qu'avec la relation établie entre les différents membres du groupe, une bonne cohésion leur permet de poursuivre des projets solos sans que ça interfère avec le groupe. L'album solo de Serj sera à surveiller, définitivement un incontournable que les fans ne pourront s'empêcher d'acheter. La représentation du 2 août promet. Le groupe Avenged Sevenfold avec leurs albums sont déjà en soit une première partie qui sera mémorable, on peut espérer qu'ils jouent plus de 45 minutes, mais avec les 4 autres groupes qui précederont SOAD, ça risque d'être corsé. Musicalement le show sera spectaculaire avec la diversité représentée, le seul bémol risque d'être (encore et toujours) l'organisation logistique au parc Jean Drapeau. Les files d'attente interminables pour entrer et sortir du site, les bouteilles d'eau vendues à prix fort, bref une organisation approximative qui empoisonne la beauté d'un tel événement. Au moins pour le dépaysement de nos oreilles, on sera servi.
25 juillet 2006, 5:07
La remise des prix de Fantasia 2006: un erreur qui tombe dans l'horreur
Je viens de lire les choix du jury pour les prix de Fantasia 2006. Et je fulmine surtout pour le choix du meilleur film (long métrage): Strange Circus - Sion Sono (Japon).. NON mais une seconde, je ne peux me taire. J'ai beaucoup attendu de ce film, le réalisateur du génial Suicide Club de Fantasia 2003, film d'horreur hors norme que j'ai acheté et qui me fait encore frissoner très efficacement, n'était pas ici à la hauteur. Bien sûr le film puisqu'il se base sur le dédoublement de personnalité, sur la folie, sur l'inceste et les sévices sexuels peut aller de gauche à droite et repousser les limites du bon goût. On peut déconner, pardi! on est à Fantasia pour ça. Mais à mesure que le film se déroule, quand le réalisateur s'engage à la fin vers telle voie, le film ne peut plus faire marche arrière et la fin tarabiscotée m'a enragé. Malgré de belles images, et la performance forte de l'actrice Masumi Miyazaki (récompensée par le jury comme la meilleure actrice), ça ne peut sauver l'ensemble du film final. Le secrétaire qui s'auto-mutila était en fait la fille de la mère folle qui a laissé son père la violer. Elle se venge donc en découpant à la chainsaw son père sénile et invective sa mère d'injures d'avoir souffert tant durant son enfance. On pense que la conclusion y est.. mais non, sans aucune logique, une autre scène nous présente le père abuseur qui lui a pris la chainsaw pendant que sa victime est enchaînée sur le lit. Et ca termine ainsi. NON NON NON. Il y a de bien meilleurs films de la cuvée 2006 qui auraient dû être récompensés. Les Blood Rain, Murder Take One, Reincarnation, Shinobi.. Dans le film européen, Kebab connection, the Kovak Box. Au moins je suis d'accord avec les prix pour les films d'Asie: Fantasia d'or (The Great Yokai War -Takashi Miike, qui malgré quelques longueurs était savoureux) et le Fantasia de bronze (Citizen Dog -Wisit Sasanatieng (Thaïlande) et qui mérite aussi le fantasia d'argent pour le film le plus innovateur). A 2007
24 juillet 2006, 7:38
La fin des X-Men? peut-être pour l'instant
J'ai adoré le film. L'adaptation du scénario sur la bande dessinée était parfaite: car malgré la vision d'une "Sentinel" dans le "danger room" de la "X-Mansion", on ne pouvait pas y concentrer le scénario; idem avec Jean Grey qui ne pouvait assumer son rôle du Dark Phoenix de l'histoire initiale parce qu'il y aurait fallu rajouter les extra-terrestres de l'empire avec Lelandra à leur tête.. bref ça aurait été trop volumineux et aurait nécessité au moins 3 autres films (sinon plus). Là la tension mutant/humain est exacerbée par l'attitude "raciste" que l'humanité ressent envers cette supériorité des pouvoirs mutants. Le père d'Archangel à la tête d'une multinationale ne pouvait donc que vouloir développer un vaccin pour guérir l'infirmité du gène X. Le gouvernement US était forcé de chercher à désamorcer la bombe sociale avant qu'elle force le conflit à dégénérer. Le prétexte que cherchait donc Magneto pour rallier d'autres mutants à sa cause. Le gouvernement conseillé par l'excellent Beast (Kelsey Grammer, l'acteur de Fraser!, méconnaissable et excellent), ce dernier demandera l'assistance du Professeur X. Mais Mystique capturée par les autorités policières accélère l'utilisation prématurée du sérum anti-gène X. Le feu est aux poudres. Et voilà que Jean Grey,sous sa forme "sauvage" mûs par des forces instinctives hors de son contrôle, refait surface.Cyclops va malheuseument pâtir trop vite de cette réunion.Prof X et surtout Magneto convoite maintenant l'utilisation de cette force destructrice.Jean Phénix Grey est une force de la nature.Xavier aussi y laisser sa peau (mais pas son esprit!!) Le combat de l'armée de Magneto et des X-Men (que Wolverine et Storm mènent) sera mémorable à la prison d'Alcatraz,avec le Golden Gate soulevé par la force du magnétisme de Magneto est inouï.On peut apprécier comment la force surnaturelle de Juggernaut fut neutralisée par l'enfant d'où émane l'anti-gène X. Une fin excellente,le dernier mot: Non avec Moira Taggart!
24 juillet 2006, 6:56
Le rideau tombe sur Fantasia 2006
Mon appréciation maintenant que la cuvée 2006 de Fantasia termine: toujours enchanté du dépaysement. Les coups de coeur, la Corée avec Blood Rain (une histoire policière dans la Chine féodale) et Murder Take One (l'enquête policière que vient perturber une émission de télé-réalité), l'Espagne: The Kovak box (qui démontre la manipulation sans faille dont fait l'objet le héros-Timothy Hutton!) dans la comédie : Citizen Dog (le Amélie Poulain de la Thaïlande), Vampire Cop Ricky, Executive Koala (et la satire de l'employé modèle du Japon- affublé d'une tête de koala!), the Great Yokai War (parce que Takashi Miike nous réserve toujours des surprises), la trouvaille de l'Allemagne : Kebab connection (la vision turque/grec du kung-fu!), dans l'horreur qui prime toujours au palmarès du festival : Hell (et la vision thaïlandaise des 7 types d'enfer), Reincarnation (Japon, du réalisateur de Ju-On), Art of the devil 2 (quand la magie noire s'en mêle, c'est certain qu'on peut s'attendre à tout), God's left hand, devil right hand (avec un acteur style-Jim Carrey qui se défigure le visage pour démontrer son côté démoniaque), The Maid (du Singapour, l'influence des morts qui revisitent leurs proches parents car juillet est le mois des morts!) dans les films où les prouesses samouraïs où le fantastique co-existe avec l'Asie féodale: Shinobi et Death Trance principalement, mais aussi Seven Swords (qui avait d'excellents moments), Samurai Commando 1549 (transporté temporelle au Japon féodal) dans les films de contes pour "grands" enfants: Arthouse Ultraman, a Chinese tall story (malgré une fin étrange), Exodus (le Conan des Phillipines, super), Aziris Nuna (Russie). des scènes visionnaires pour Re-cycle, quoiqu'on reste sur notre faim; décu de Scared (un slasher movie malgré des morts originales), Frostbite (suédois, parce que le vampire transformé devient amorphe et lent;déception énorme: Strange circus (du réalisateur du géant Suicide Club, qui rate la cible ici.
20 juillet 2006, 12:30
La bonne recette, pas nécessairement récompense le bon film et l'originalité
Téléfilm veut encourager les productions qui ont le mérite de promettre un retour sur l'investissement. C'est une décision d'affaires normale. Mais ce n'est nullement une option favorable pour encourager l'esprit créateur des artistes/créateurs/scripteurs et l'innovation au sein de l'industrie cinématographique. Le problème demeure toujours qu'avec la vision tarabiscotée, biaisée à outrance, de l'organisme gouvernemental, on cherche à plaire à la majorité : les actionnaires prennent le pas sur le public, parce qu'eux se disent pouvoir savoir mieux que quiconque ce que le public veut. La recette miracle, c'est une belle idée, mais c'est aussi une utopie qui néglige de regarder à gauche et à droite si des avenues moins évidentes mais tout aussi valables existent. On passe à côté de bien des mines d'or. Qui en souffre? C'est le marché québécois et l'industrie canadienne. Du Walt Disney, c'est bien, mais le contenu reste en somme simpliste et "tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse". L'industrie se doit de vouloir promouvoir et investir en cherchant à encourager ceux qui ont le mérite de l'originalité, de vouloir sortir des sentiers battus, de donner une nouvelle vision au récit qui utilise souvent des éléments similaires. Mais si on laisse le discours comptable guidé essentiellement les décisions qui affectent la créativité artistique canadienne, on court inévitablement à l'abysse futur. Peut-on se surprendre de la mauvaise gestion d'un organisme gouvernemental? Non, doit-on sonner l'alarme pour identifier les pièges avant que la crise sévisse? Oui. C'est en fait la créativité et le futur du cinéma canadien qui est en jeu. On ne peut pas s'en remettre à ces décideurs qui décident de façon subjective, on peut jouer leur jeu pour avoir une subvention, mais en bout de ligne, c'est un jeu qui nous perdra. Le public, les artistes, l'industrie, à long terme vont tous écoper de cette gestion à tâtons.
19 juillet 2006, 3:52
Comme si Zeus vous invitait
En général, la cuisine grecque peut difficilement faire un faux pas. Apprécié de tous dans sa gastronomie, applaudit par sa générosité, louangée pour ses saveurs méditerrannéenes, je ne peux pas me souvenir d'un seul mauvais repas lorsque les brochettes étaient déchiquetées avec appétit et que la tzatziki noyait presque nos verres. Abondance et plaisirs, semble qu'ici la tradition se concrétise encore. La rotisserie Panama est une autre bonne adresse qui mérite une visite. J'ai l'impression que une prochaine visite soit synonyme d'un festin gargantuesque que le gourmand estomac aura peine à assouvir. Les papilles palpitent, faudra leur satisfaire la curiosité sous peu.
17 juillet 2006, 2:08
Faire face à la musique, et décoller dans l'extase
Ce spectacle dans une petite salle, où la chaleur était étouffante, fut mémorable. Le son était approximatif pour Seakwens, la première partie énergique n'a pas eu la qualité sonore qu'elle aurait dû avoir. L'inquiétude me gagnait. Heureusement, quand Capharnaum prend la scène, c'était l'apothéose. Le groupe et les compositions exclusivement instrumentales étaient impeccables. Leur second album "Le soleil est une bombe atomique" était à l'honneur et le délice fut absolu. La virtuosité des 4 musiciens (2 guitaristes, 1 bassistes et 1 batteur) est évidente. Tout dans l'ensemble méritait l'attention et surtout l'admiration. Musicalement, on pourrait catégoriser leur style comme un ROCK PROGRESSIF, un amalgame de Yes et de Rush. Un mélange hallucinant pour dépayser l'oreille des avertis. Une heure et vingt de pureté musicale. Les compositions du dernier album: "Démentielle" était époustouflante, "Feedback" aurait rendu Steve Howe jaloux devant l'accomplissement des guitares, "Brainstorm" était d'une énergie monstre... et il a eu le rappel "Toutencamion" du premier album. Bref un tour de force qui mérite le détour. D'ailleurs je vous convie à la prochaine prestation le 25 juillet prochain pour le public montréalais. Les détails se retrouvent sur leur site internet : www.capharnaum.biz .. Quand le paradis ouvre ses portes et vous accueille, il ne faut pas hésiter et y entrer. Donc le 25, c'est un rendez-vous au café Chaos sur St-Denis.
17 juillet 2006, 10:44
Dans le feu de l'action
Fantasia, comme à chaque année, nous en met plein la vue. Fan invétéré, cette année, je vois 40 films. Certains penseront que c'est exagéré, mais ceux qui s'y connaissent, ceux qui ont la chance de venir assister à cet événement annuel, savent que c'est presque modéré. Il y a tellement de contenu dans ces films de partout dans le monde (Japon, Chine, Corée, Angleterre, US, Canada, Philippines, Portugal, Thailande..) bref une multitude de films qui nous permettent d'apprécier la vision culturelle des auteurs pour nous présenter des histoires, des allégories, teintées de mysticisme, superstitions, magie, donc un contenu qui enchante et dépayse. C'est la beauté du festival. Jusqu'à présent, mes coups de coeur : dans l'horreur, Hell (les différents enfers que la vision bouddhiste du karma nous force à traverser), God's left hand Devil's right hand (le père meurtrier qui change de personnalité et le visage de l'acteur se transforme sous nos yeux!), The Maid (avec juillet qui est le mois des morts qui visitent leurs proches vivants), Art of the Devil; dans le film policier, la Corée a la palme: Murder, take one (fort, quand on croit le film fini, un 2e et 3e rebondissement nous apportent des éléments nouveaux) et Blood Rain (ce dernier dans un contexte historique!), la comédie: Vampire Cop Ricky et Dirty Ho, Citizen Dog aussi que l'on compare à Amélie Poulain. L'action des samourai à l'honneur dans Death Trance et Shinobi. La science-fiction avec Samurai Commando 1549.. Les films de monstes: Arthouse Ultraman et Mirror Man Reflex, aussi efficace que si on avait 8 ans! De tout pour combler les plus difficiles et nous transporter dans la magie du cinéma. Cette semaine le film canadien The Descendant, promet beaucoup, un suspens d'horreur qui est attendu (puisqu'on pouvait voir le trailer à Fantasia depuis 2 ans!). Si je vous ai donner le goût de vous gâter, de vous faire plaisir, tant mieux. C'est un investissement dans le mieux-être intellectuel qu'il faut cultiver!
29 mars 2006, 3:28
Quand l'image vous en met plein la vue, le message ne peut être ignoré
Une image vaut mille mots, et il y a souvent des images qui sont percutantes. Quelques secondes qui marquent et qui illustrent de façon indélibile le propos de l'auteur. La violence et les injustices sociales sont trop fréquentes, trop courantes; parfois on cherche à les banaliser, on hausse les épaules en se disant que c'est une situation hors de notre contrôle, que ça se passe dans des pays éloignées, que ça ne nous concerne pas... on veut ignorer le problème et taire notre conscience qui nous titille et qui exige qu'on agisse pour régler (ou à tout le moins dénoncer de façon non équivoque) l'injustice. Quand le film d'un Africain nous démontre l'injustice humaine et nous prouve combien la distance physique et la réalité socio-politico-culturelle ne réussit pas à excuser notre absence d'engagement, combien la misère, la frustration ou la souffrance d'autrui est non seulement compréhensible mais devient aussi la nôtre. Car un humain est un humain avec les mêmes aspirations au bonheur que tous avons,à la survie et à la possibilité de vivre de façon épanouie.L'injustice, la répression sociale ou religieuse,la violence verbale/physique, la haine, la censure d'opinion,toutes ces situations sont répréhensibles et on ne peut pas se taire sans mot dire.Il faut plutôt maudire,et canaliser l'énergie de notre colère face aux injustices d'autrui vers une dénonciation publique et active. Il est faux de négliger la force des docu-films engagés qui dénonce les incongruités sociales.La bonne propagande c'est d'informer et de documenter les injustices,de renseigner et conscientiser l'opinion internationale,d'échauffer les esprits et l'ardeur pour que des sympathisants engagés se joignent à la lutte. Ce festival est d'une importance capitale, c'est une occasion de manifester avec documents à l'appui, l'injustice qui touche autrui. C'est ça la vraie mondialisation, peu importe le contexte ou le pays, on est tous affectés,les pleurs d'autrui doivent nous être insupportables!
29 mars 2006, 2:01
L'incompréhension et l'obscurantisme d'antan
C'est fascinant d'essayer de comprendre comment une certaine époque avait considéré comme néfaste des films majeurs, qui sont tous considérés comme des chefs d'oeuvres. La censure était sévère et ne soulignait que l'obscurantisme de ses opinions. Les amants du paradis est une oeuvre culte célébrant l'amour et sa pureté, où même le diable fut vaincu. Difficile de comprendre comment un film empreint de poésie puisse être mal jugé. Encore une preuve, malheureusement, que l'enfer est pavé de bonnes intentions... en fait, le clergé et sa vision obtus et contraignante ont exercé à tort un contrôle sur la liberté d'opinion. Un ostracisme culturel qui n'a servi qu'à souligner combien la religion fait fausse route quand elle condamne la liberté de penser. La religion a perdu son emprise et c'est heureux. Encore le Vatican veut décourager l'utilisation intelligente des moyens contraceptifs et ce faisant, encourage la propagation du VIH dans les pays africains, les plus touchés par le fléau. C'est une affreuse réalité qui illustre bien la non prépondérance d'une idéologie qui dicte une conduite erronée face aux réalités socio-culturelles et qui nuit indirectement au bien-être et à la santé des adeptes qu'elle prétend encadrer. En fait la censure exercée sur le cinéma peut être percue maintenant comme une étrangeté bizarre, trace d'un passé révolu. Mais en fait c'est le vestige d'une bête affreuse qui, croyant bien faire, contraignait les gens à penser de telle manière, encourageant les préjugés sociaux. Cette censure officielle d'antan a disparue mais elle refait surface quand les studios d'Hollywood coupe au montage telle scène de peur d'offusquer autrui ou pire encore: de limiter les profits au box-office, en obtenant une cote R-18 ans plutôt que G-tous. Le discours devient secondaire, il est modifié par l'appat du gain, on fait des films pour l'argent et moins pour véhiculer des propos hors-normes. Les "brokeback mountain" sortent du moule.. tant mieux pour tous.
18 mars 2006, 5:11
Comebacks et déchéances
Un retour des Cars, de Blondie et de Genesis!! Pourquoi pas, je ne peux pas dire que ça ne me plairait pas... sauf que les Cars sans Ric Ocasek c'est qu'une vieille bagnole qu'on maquille et il faudrait faire semblant d'y croire? Genesis avec Peter Gabriel, bien voyons une nouvelle rumeur comme celle qui circule constamment annoncant la prochaine tournée du Pink Floyd original, que des mensonges qui sont alimentés par les fans nostalgiques. Gabriel n'a aucun intérêt de retrouver ses vieux comparses, lui qui a toujours regretté cet épisode parce qu'il tomba dans la business commerciale (pareil quand Lennon démentait ses origines Beatles). Au moins pour les vrais fans qui ont besoin de retrouver le Genesis d'antan, il existe The Musical Box, tout à fait sublime, un hommage impeccable, de la haute fidelité. J'ai vu 2 fois leur spectacle Selling England by the pound, et la prochaine au centre Bell sera la 3e. Au moins le dépaysement est total et la satisfaction aussi. Une performance de classe. Et Blondie.. au moins Debbie Harry a évoluée et ne tente pas d'imiter son sex-appeal de 1978, ça pourra être valable.. attendons. Et la nouvelle déchéance de Courtney, la barbie d'hollywood plus risible encore depuis sa métamorphose (ce qui en soit est un tour de force!). Déjà qu'elle villipendie la mémoire de feu Kurt avec la publication de son journal, qu'elle veut maintenant vendre au plus offrant de quoi sans doute se poudrer davantage. Aah, le RocknRoll, never a dull moment. Sûr que son ex au Nirvana doit regretter son départ hâtif.. la théorie du hit commandité par Courtney assaille encore mon esprit. Preuve encore que le succès engendre bien des monstres, la monstruosité de Love de capitaliser sur les droits de Nirvana n'est qu'une preuve supplémentaire de la business qui s'abreuve de la popularité et du succès, comme le pimp qui exploite sa prostituée. C'est sale, mais il y a toujours un public qui en redemande.. Dommage. Au moins la légende Hendrix est pure.
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