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L'initiative est intéressante, mais certaines dimensions seraient peut-être à améliorer. En particulier, le volet empowerment. On verse des sous au resto, qui en remet aux organismes de charité, qui remettent quoi aux pauvres? Un brocoli passé date? Très bon pour la confiance en soi, de faire la file une heure avant de rencontrer un travailleur communautaire qui décide de droit divin si oui ou non vous avez droit à son aide.
Je ne vise pas ici le projet de Philippe Fehmiu, fort louable, mais plutôt le fonctionnement de la charité, qui hésite à attaquer de front les vraies sources de la pauvreté. Pendant que je me régale de la soupe aux mousserons et du gratin de courgettes, il mange quoi, le BS? Un vieux Joe Louis arrosé de vinaigrette Kraft? Et qui leur propose des emplois valorisants?
J'admire bien sûr les gens dont le coeur les pousse à l'action bénévole. Sauf que les organismes de charité ne sont pas une panacée pour régler les problèmes de pauvreté, gravement accentués par les politiques néolibérales des dernières décennies. Ceci dit, la personne de Philippe Fehmiu m'a toujours inspiré la plus grande confiance. Et comme il a toujours été facile de m'avoir par l'estomac, je risque fort d'aller faire un tour.
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