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Bernard Pottier
Bernard Pottier
11 mars 2010, 3:22
Oiseau rare

 J'ai bien apprécié ce film peu connu de l'ONF. Ce documentaire nous présente le Théâtre de la Mouette, une troupe peu connue dont la mission première est d'aller présenter une pièce à saveur écologique dans les coins les plus reculés du Canada. Pendant 52 minutes, la caméra suit la famille D'Hauterive, qui vit à la manière des troubadours d'autrefois. Les trois adolescents fournissent une aide essentielle, qui au bruitage, qui à la manipulation des marionnettes.

Ce qui aide, c'est que toute la famille est très sympathique: il se dégage un portrait de gens d'une belle simplicité, pour qui la plus grande satisfaction est de vivre en conformité avec leurs idéaux. Comme d'autres prêchent l'Évangile, ces gitans des temps modernes apportent le rêve et l'accès à l'imaginaire dans des lieux généralement oubliés du monde culturel. Les sourires des enfants et des adolescents témoignent d'une joie aisément partagée.

Il est cocasse d'apercevoir des directeurs d'école, coincés dans des costumes-cravate trop étroits, se répandre dans les remerciements à profusion. Comme l'un d'entre eux disait: ''Si vous êtes capables d'amuser des pré-adolescents de cinquième et sixième année avec des marionnettes pendant plus d'une heure, c'est que vous avez drôlement bien travaillé.''

Le documentaire adopte aussi un ton plus intime, vu que les trois garçons de la famille approchent l'âge adulte, et ressentent l'envie de prendre leur envol à leur tour. Après sept voyages,  la mouette concluera peut-être son odyssée par un grand mouvement circulaire, et un retour au bercail.


1 mars 2010, 9:29
Lait de brebis

Personnellement, j'ai adoré les oeuvres de Luanne Martineau. Preuve que l'art contemporain peut interpeller le spectateur à différents niveaux, je ne me suis pas senti du tout dérangé par les thèmes abordés par l'artiste vancouvéroise. Au contraire, je dirais que douceur et respect sont les maîtres-mots de son travail. On sent l'admiration qu'elle éprouve pour les brodeuses d'autrefois, ce qui ne l'empêche pas bien sûr de ré-interpréter le tout à sa manière. L'usage du feutre nous donne l'impression de pénétrer dans une forme d'intimité, sentiment accentué par la présence d'un matelas.

La chaise coiffée d'un origami est elle aussi très invitante, si je m'étais trouvé ailleurs que dans un musée, je me serais assis en espérant savourer un thé et recevoir la visite d'une geisha. Martineau a bien réussi la touche zen qu'elle a mise à son exposition: ni admiration béate, encore moins unordre implacable. Le thème rebattu de "l'invitation au voyage" trouve ici une variante fort jolie: une invitation à se rouler dans la laine, ou, à tout le moins, de se rouler les yeux devant elle.

 


1 mars 2010, 9:04
Ah, le bel ours...

J'ai profité de la Nuit Blanche de Montréal-en-lumière pour visiter cette exposition, dont on m'avait dit le plus grand bien. L'entrée en matière, avec le film "The Lotus Eaters", est impressionnante. C'est vraiment une bonne idée de s'assoir pour les vingt minutes que dure le film. Très influencé par les surréalistes, on y retrouve la dichotomie classique de l'homme et la bête. Encore que l'un et l'autre peuvent bien échanger leurs rôles, lors de danses élégamment chorégraphiés, un ballet avec des ours et des loups que n'aurait pas renié Jean Cocteau, pour ne nommer que lui. Tout en redonnant vie à des personnages que l'on dirait sortis de la garde-robe d'un enfant à la créativité débordante, le film évite soigneusement de présenter une intrigue linéaire, nous laissant plutôt le soin de remplir nous-mêmes les espaces vides, d'imaginer et d'attribuer par nous-même un caractère aux images présentées.

Si les sculptures de plâtres et les costumes m'ont également conquis, j'ai été moins impressionné par les collages, desquels il se dégageait une certaine tiédeur dans le propos. La guerre, toujours la guerre... Dzama semble éprouver une relation ambiguë avec le fusil, où se mélange angoisse et fascination. Par contre, on dirait que sa seule posture est celle de l'artiste désabusé. Tellement tendance, certes, mais j'y ai senti une forme de cabotinage facile qui détonnait avec le reste.

Un mot pour terminer: je critique l'exposition que j'ai vue, pas celle que je n'ai pas vue. En effet, il appert que plusieurs oeuvres de Dzama avait été retirées des exhibits ce soir-là. Plusieurs versions circulaient quant aux véritables motifs de cette décision. Souhaitait-on simplement faciliter la circulation des visiteurs, un soir qu'une foule monstre était attendue? Ou a-t-on retiré les oeuvres les plus provocantes afin de ne pas choquer les familles? La rumeur qui circulait au sein des visiteurs tendait à accréditer la seconde hypothèse. Si fondée, voilà qui m'attriste et me révolte. Pourquoi présumer que des parents qui trimballent leurs petits dans un musée -- d'art contemporain, de surcroît -- seraient aussi étroits d'esprit? Un minimum d'audace n'est pas un défaut.

Note personnelle: ***


9 février 2010, 11:54
Petite fleur, piétinement des travailleurs...

Voici un film que j'aurais bien voulu apprécier davantage, vu l'importance du sujet, à savoir l'industrie des fleurs colombienne et les misérables conditions de travail qui y sont rattachées. Par contre, l'intention de départ, louable, d'éviter le misérabilisme, conduit à un film maladroit et dissipé. J'ai fait une indigestion de mignon. Ici, des enfants de la rue nous parlent de "leur rêve pour leur futur"; ailleurs, la narration s'épate de ce que "Daniel n'a jamais pris de médicaments". Allô????

Je dois quand même reconnaître comme qualité au film un effort sincère de rendre sans artifice la vie difficile des travailleuses colombiennes. Par contre, à force de vouloir faire "au râs des pâquerettes", on s'enlise fréquemment dans la guimauve. Les témoignages des différents intervenants apportent peu. La philosophie proposée dépasse rarement les citations de taverne, du style: "ça fait du bien de se prendre en main".

Dissipé: pour ne donner qu'un exemple, on aborde la création du premier syndicat des travailleurs de serre pendant deux minutes, pour ensuite couper aux enfants, pour ensuite faire apparaître la fleur en plastique d'une étudiante en arts, pour ensuite retourner dans les montagnes, sans qu'on sente la moindre ligne directrice à travers tout ça.

Bon, ceci dit, je m'en voudrais d'être trop sévère vis-à-vis la réalistrice, vu qu'il s'agit d'un film maison, tourné avec un budget très restreint. Les photographies sont jolies, et je crois que la cinéaste s'est retouvée face à un dilemme: comment traiter du sujet sans en faire un film lourd et sombre? Malheureusement, l'alternative proposée n'est pas parvenue à me convaincre.


5 février 2010, 4:01
Torture, quand tu nous tiens...

 Le tourment, la violence et l'ambiguïté morale se retrouvent au coeur de ce suspense bien maîtrisé, capable également de donner, ici et là, des haut-le-coeur. Les différents articles déjà parus ont bien résumé l'intrigue: un père de famille entreprend une vengeance sadique suite au meurtre et au viol de sa petite fille. La mise en scène, dans les tons de gris et de bleu, ne nous épargne pas les nombreuses scènes de torture.

Ce qui rend supportable la violence dans ce film, c'est qu'elle se place toujours au service d'un récit policier fort cohérent. L'oeuvre, au final, m'est apparue supérieure au récent 5150 rue des Ormes. Par contre, une fois faite l'éloquente démonstration de l'humain qui s'abaisse bien vite au niveau de l'abjection, il reste bien peu de choses. Comme si la viande sur l'os venait d'être grugée.

C'est dans cette optique que je partage la conclusion de Mme Dumais. N'importe quel étudiant de psychologie connaît la cruauté féroce dont l'humain peut faire preuve. Le film, à cet égard, ne nous apprend rien. Ainsi, malgré l'intrigue bien ficelée, je ne me suis pas vraiment senti interpellé au niveau émotif.  Peut-être aurais-je réagi différemment si j'avais côtoyé de près la pédophilie dans ma vie. En souhaitant bien sûr que cela ne se produise pas de sitôt, je demeure avec l'impression que "Les Sept jours du Tallion" est une forme de Allô-Police, avec fibres enrichies et emballage spécial.


1 février 2010, 2:23
Éclairants, les tournesols...

Un très joli film, auquel j'ai eu la chance moi aussi d'assister en première, avec salle comble. L'oeuve mérite bien tous les prix qu'elle a raflé. Évidemment, son but n'est pas de faire un cours académique. Je dirais plus qu'elle rend un hommage à la fois sobre et bien senti. La réalisation est empreinte de respect envers son sujet.

Depuis cinq jours, je vois la vie en jaune, les tournesols bien sûr, mais aussi les champs de blé de la jeune période de l'artiste, lorsqu'il s'inspirait de Millet. Un épatant voyage pictural à travers la Hollande et la France.


26 janvier 2010, 1:27
Ah, petit homme...

Voilà un documentaire sans prétention, qui tantôt irrite et tantôt fait sourire. Le sujet, rarement exploré, aurait pu donner lieu à une investigation plus approfondie. L'intérêt que l'on peut avoir est miné par une approche superficielle et pas toujours cohérente.

Je n'ai aucune difficulté à croire que la petite taille puisse s'avérer, dans certaines circonstances, un handicap. Par contre, ce film ne cesse de nous parler d'ennuis d'amour et d'argent, comme s'il s'agissait des seuls éléments qui garantissent une vie réussie. Ce qui nuit encore davantage au propos, c'est que certains témoins qui s'expriment à la caméra avouent d'emblée posséder "un caractère de frustrés".  Donc, la solution des Américains pour vaincre leur problème, c'est de chiâler et distribuer des dépliants dans la rue. Cette portion du documentaire fait penser à un remake involontaire de Borat...

Heureusement, le film s'éclaire lorsqu'il nous transporte en Chine, et nous présente un avocat combatif et articulé, qui est parvenu à faire trembler la Banque Centrale de Chine, à l'aide d'une phrase peu connue de la Constitution chinoise. Comme quoi une attitude appropriée peut parvenir à créer quelques brèches même dans un régime totalitaire.

Personnellement, j'ai toujours considéré mes grandes jambes comme un avantage (héhé!!!), mais rien n'empêchait le réalisateur de dénicher (par exemple) des sportifs de format miniature qui auraient pu apporter des propos éclairants tout en témoignant de leur propre parcours et des difficultés rencontrées.

En raison de l'angle d'approche restreint, je donnerait une cote de deux étoiles et demi à ce film. Un petit film pour une petite soirée.


20 décembre 2009, 6:43
La qualité s'est tassée

Je suis allé visiter ce resto avec ma famille au début du mois, et sans qu'il s'agisse d'un mauvais repas, je situerais plutôt l'expérience du côté d'une légère déception. Pourtant, le tout avait bien commencé, avec des entrées succulentes. Les croquettes de morue offraient un équilibre parfait entre le croquant et le fondant; l'entrée de betteraves possédait aussi un panache certain.

C'est par la suite que la sauce s'est gâtée. Les poissons, loup de mer et dorade, ont été servis tiède. Je ne disposais pas de thermomètre, mais mon impression, c'est que les plats se trouvaient sous le 60 degrés règlementaires. Le fenouil du "loup de mer au fenouil" avait pris congé pour l'hiver, en un mot: introuvable. Idem pour la sauce aux câpres: on a identifié quelques câpres, mais aucune sauce.

Ajoutons à cela que le poisson était servi sans le moindre accompagnement, cela a suffi à nous faire regretter l'excellente salade grecque des anciens occupants. Côté positif, il faut souligner l'imposante carte des vins. Mais, personnellement, mon premier objectif dans une sortie au restaurant est de savourer un bon repas, et l'alcool ne constitue qu'un ajout occasionnel.

Le hic, ici, ce n'est pas la saveur des aliments (adéquate), mais la prétention, non réalisée, d'offrir des mets de luxe. Donc, j'attribuerais deux étoiles et demie, et, pour un "repeat": non.


30 novembre 2009, 1:09
Un paysage bien trop sombre

Je vais certainement me souvenir de cette pièce, mais probablement pas pour les bonnes raison. C'est que j'ai rarement vu une représentation aussi négative, et aussi peu nuancée, du Québec contemporain. Les baby-boomers ne font que patauger au milieu d'un constat d'échec affligeant, tandis que la jeune génération n'en aurait que pour la finance, avec Vincent Lacroix comme seul modèle de réussite. Un discours manichéen qui ne résiste pas à l'analyse. Combien de jeunes ont parfois risqué des peines de prison pour s'opposer à la mondialisation tout azimuts prônée par leurs aînés?

Sur le plan de l'intrigue, la progression dramatique m'est apparue plutôt laborieuse. "Une maison face au nord", dans sa première partie, se limite à explorer des thèmes déjà abordés avec bien plus de vigueur par Gratien Gélinas (cf. "Hier les enfants dansaient" et évidemment "Bousille et les justes"). Les classiques de l'auteur des Fridolinades avaient-ils besoin d'une mise au jour? La réponse offerte par Jean-Rock Gaudreault ne m'a pas convaincu.

En fait, j'ai eu l'impression d'être invité à un cocktail "glamour", pour, au final, me retrouver en tête-à-tête avec un mononcle pisse-vinaigre.


16 novembre 2009, 4:24
Point et contrepoint

Les deux expositions présentées à la Galerie de l'UQAM se complètent bien; je dirais même qu'elles se répondent l'une à l'autre, comme des vases communicants. Pour ce qui est de Oscar Munoz, le commentaire précédent exprime parfaitement de quoi il s'agit: un ilôt de paix au milieu de la jungle (urbaine? colombienne?)

Simon Bertrand, lui, s'attaque plutôt à des oeuvres qui ont traversé les millénaires: la Bible, et l'Odyssée d'Homère. S'imposant une disciple de fer, il a décidé de travailler à la manière des moines copistes, et de retranscrire ces deux textes sur des toiles à peinture. Sa calligraphie, à elle seule, vaut le détour: c'est petit, mais beaucoup plus esthétique que le format "4 points" de mon traitement de texte. Et comme il faut parfois prendre une pause, il tente alors de dessiner le cercle parfait. Par contre, les nombreuses ratures me font interroger: veut-il nous dire que son projet s'apparente à la quadrature du cercle?


16 novembre 2009, 4:09
Impressionnant

Je ne connaissais pas la fondation DHC avant de visiter l'exposition de Tehching Hsieh, mais ce que je peux dire c'est qu'ils sont vraiment sur une bonne lancée. L'artiste taïwanais, en plus de s'appuyer sur une démarche technique impeccable, nous offre beaucoup de matière à cogiter. Ses performances, la plupart étalées sur une durée d'un an, nous amènent aux confins de ce que l'humain peut endurer. Le paradoxe de l'extrême (ou de l'extrêmisme), nous dit Hsieh, c'est sa régularité. Ainsi, celui-ci a-t-il "punché" une horloge à la manière d'un travailleur en usine, tout en documentant les changements physiques sur sa propre figure. Auparavant, en 1978-1979, il s'était construit une cage, telle une prison, sans autorisation de lire, sortir, écrire, etc... Et puis, comme il arrive souvent que des taulards se retrouvent sans abri, Hsieh écoulera l'année suivante à l'extérieur.

À l'approche des Fêtes, il est bon de se rappeler que la perte de dignité ne s'inscrit pas toujours dans une durée précise, ou dans une cause spécifique. Qu'elle devient tellement naturelle, pour certains, que ceux-ci n'ont à rien à cirer de la case sociale dans laquelle on aimerait les circonscrire.

Hsieh m'est apparu comme un précurseur: un précurseur de l'Action Terroriste Socialement Acceptable, si l'on peut dire.


9 novembre 2009, 3:32
Une forêt sans grande surprise

Je vais être franc, je n'ai pas vraiment accroché à ce récit engoncé dans les thèmes de la tradition et de la survivance. Les bonnes idées du texte m'ont semblé mal développé. Un des deux frères, très businessman, veut développer une "forêt trangénique". Après moi, le déluge? Ah non, ici c'est plutôt "avant moi, la Genèse!".

Au lieu de présenter un discours cohérent avec quelques notes de préoccupations écologiques, le texte de François Archambault calque, personnage pour personnage, la lutte fratricide entre Caïn et Abel. La référence est tellement explicitée que j'ai fini par trouver que le texte avait la main lourde, au point de télégraphier la conclusion.

Donc, légère déception que cette sortie. L'auteur nous avait habitué à mieux, notamment dans "quinze secondes" ou "La société des loisirs". Ici, la saveur du terroir goûtait un petit peu rance.

 


9 novembre 2009, 3:20
Dur crépuscule

Autrement que de réputation, je ne connaissais pas le cinéma de Bergman et, dans les premiers instants de "Sarabande", je me suis demandé si j'allais seulement entendre parler de "problèmes de vieux". Oh que non! Une proximité avec le cinéma-vérité qui nous émeut, et, ici et là, des moments d'intensité à la Fassbinder, saupoudrés à la manière d'un chef cuisinier qui doserait ses currys.

Un patriarche reclus, un fils intempestif, probablement bipolaire, qui fait porter sur son entourage le poids culpabilisant de ses tendances suicidaires. Une famille qui s'est enfermée dans les non-dits, et dont les racines ont accumulé la pourriture. Alors qu'on souhaiterait tous des parents qui nous fournissent les bases idéales pour prendre notre envol, pour se souvenir de l'enfance comme d'un moment de béatitude, Bergman nous recrache ses moisissures, ses hontes, ses outrages.

Pourtant, les personnages ne vivent pas dans l'amertume, ils s'accomodent, ce qui ne les empêche de vouloir liquider de vieux comptes. Pour le cinéaste, le compte est bon: le film frôle le chef-d'oeuvre.


7 novembre 2009, 5:18
Et VOGUE la galère...

J'ai finalement utilisé mon laissez-passer du VOIR (merci!) pour assister à ce film dans une salle quasi-déserte. Au final, je dirais qu'il s'agit d'un documentaire certainement pas ennuyant, mais pas vraiment instructif non plus. Imaginons quelques anglaises quinquagénaires qui passent leur temps à parler fringues. Si elles m'invitaient à partager une journée au bureau, ça ressemblerait pas mal à "L'Édition de Septembre". Pas nécessairement antipathique, mais pas dit que je prolongerais l'expérience passée l'heure du thé.

Anna Wintour ne se livre que peu à la caméra, et, si elle donne l'image d'une femme diablement efficace au travail, elle n'offre pas non plus d'analyse particulièrement pénétrante. Son intérêt pour la mode semble se cantonner à la mode bourgeoise et plutôt conservatrice. Que l'on note, par exemple, l'absence totale de vêtements d'inspiration fétichiste.

Seuls moments d'intensité: une mannequin à la coiffure punk, et la présence, quelques courts instants, de la fille de Mme Wintour. Celle-ci est nettement plus à l'aise devant la caméra, et son style vestimentaire plus spontané apporte une oasis de fraîcheur, au milieu d'un désert de superficialité.

Pour le reste, le film est à ranger au rayon des curiosités.


7 novembre 2009, 5:06
Objet comique non identifié

J'ai eu l'occasion d'assister à la première de ce film. Avec son thème d'enlèvement par des extra-terrestres et son format de faux-documentaire, il faut s'attendre à des propos qui flottent plutôt dans les nuages. Les effets comiques ne sont pas tous intentionnels. Si, par hypnose, une femme médecin finit par croire qu'elle et son entourage ont été victimes de kidnapping par des êtres venus d'ailleurs, cela prouve peut-être qu'on peut faire dire n'importe quoi à quelqu'un en l'hypnotisant (faux souvenirs, quelqu'un?).

 J'ai quand même accordé trois étoiles, d'abord pour les paysages de l'Alaska, ensuite parce que l'oeuvre se situe dans un genre bien particulier, et j'ai eu l'impression qu'elle s'adressait aux adeptes de ce type de récits, plutôt qu'au grand public. Si l'on accepte certains postulats plutôt fantaisistes, il faut aussi reconnaître une certaine cohérence à l'intrigue, à l'intérieur de paramètres bien définis.

Dommage, tout de même, que le film ne nous indique pas si les extra-terrestres ont accepté ou refusé d'y participer. C'est un documentaire, non?


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