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Bruce Murphy
Bruce Murphy
26 octobre 2003, 7:16
De la harpe!
C'est le temps de la nostalgie, les vieilles vedettes ressortent leurs vieilles rengaines d'il y a vingt, même de trente ans, et l'ami Rinfret a de toute évidence senti le filon. Ringo, qu'on croyait disparu à tout jamais, remonte à la surface, un peu comme Marc Hamilton dernièrement. Probablement que Ringo a toujours envie d'aimer lui aussi, mais espèrons que son optimisme n'est pas une lame à double tranchant et que tout cet intellectualisme qui l'inspire et qui nous émerveille ne lui donnera point d'idée suicidaire. Ses costumes sont le plus chic du kitsch, mais personne ne lui en voudra, c'est sa marque de commerce et on l'aime comme ça, et tout ce spectacle en fioriture ne fait que nous transmettre sa bonne humeur AH!!! Les bons vieux personnages de RBO. Je verrais bien Ringo en duo avec Monsieur Caron. Les deux arriveraient très certainement à se comprendre et à unir leurs efforts afin de joindre l'art et le texte à message tout à la fois. Ringo sera-t-il invité au gala de l'ADISQ ce soir? Il est à parié que oui, surtout que son copain de toujours anime l'émission depuis 4 ans déjà. Au fait, ce Ringo, est-il parent avec Pierre Rinfret, descripteur des matches du Canadien de Montréal à la radio? La question se pose, et le journaliste Thierry Bissonnette a très certainement commis un impair hors pair dans son éthique journalistique en omettant de poser une aussi évidente question. Et Ringo Rinfret, c'est son vrai nom ou bien s'appelle-t-il Ringo Tremblay?
26 octobre 2003, 6:52
La danse: poésie sur pattes!
Il y a une quinzaine d'années, je me suis laissé tenté d'aller voir Le Dortoir de Carbone 14 à la salle Albert-Rousseau au Cégep de Ste-Foy. Je ne savais pas à quoi m'attendre mais ce fut le coup de foudre. Comme la poésie, on doit se laisser aller dans sa propre interprétation que nous livre l'artiste et se laisser inspirer par sa création. Il ne faut pas essayer de découvrir le VRAI message que veulent nous livrer l'artiste ou l'auteur de la pièce et/ou de la chorégraphie. Il y a des thèmes, bien sûr, et ne serait-ce qu'avec le titre de la pièce, on peut l'utiliser comme trame de départ. Le reste se fait tout seul, et on doit aussi se laisser choquer par ce qu'on voit. Les mouvements ou arrêts brusques, les changements de tempo, tout ce qui brise un rythme pour en repartir un autre, plus fort ou plus lent, sont des moments où notre cerveau se met à interpréter le tout, en faisant sa propre histoire. J'avoue parfois que la seule beauté de la danse, de l'artiste, de ce qu'elle inpsire, sont de précieux interludes qui s'intègrent allègrement dans mon imaginaire tout au long d'une soirée de danse. Je repense encore à Louise Lecavalier, dans La La La Human Steps... ça marque presqu'une vie!
26 octobre 2003, 1:54
Le goût du défendu!
On ne doit pas y aller? C'est trop dangereux? Plein d'histoires atroces qui font peur à plus d'un mortel? Alors j'en prends note, car lorsque je passerai dans cette région, je me ferai un devoir d'y aller. C'est une chose que de dire à qui veut bien l'entendre qu'un lac a son monstre pour attirer des curieux, mais une île hantée au milieu d'un lac, l'attrait de l'inconnu deviennent irrésistible. Devrais-je apporter des gousses d'ail? Non, c'est vrai, ça c'est pour les vampires. Mais quand même, je ne prendrai pas de chance, au cas où. Alors, qu'est-ce qui pourrait me protéger, moi et mes congénères? Un sifflet, si jamais c'est un ours affamé qui nage de la rive voyant en nous des Big Macs ambulants. En tout cas, il y a de quoi effrayer les plus jeunes avec toutes ces histoires, mais pas trop jeunes quand même. Ce sera une bonne occasion de parler des esprits, ceux qui y croient, ceux que non. Ne faut-il pas parler de tout aux enfants, les laisser se faire leur propre opinion? Je regardais bien Ultraman quand j'étais enfant et je réussissais quand même à bien dormir! Alors, une petite balade en voiture (ou un tour de machine comme disait les matantes!) dans un beau secteur avant d'aller visiter le parlement d'Ottawa, n'est-ce pas une bonne façon d'attirer des jeunes qui n'en ont qu'à faire des facéties de nos parlementaires fédéraux? Allez camarades, allons affronter l'inconnu avec nos pensées positives comme seule arme.
8 octobre 2003, 12:18
Who cares!
Il leur en coûtait tellement cher lors des années '60 pour renouveller leur équipement détruit sur scène que souvent, leurs tournées se faisaient sans aucun profit. Il fallait aussi payer pour les frasques de leur batteur Keith Moon qui s'amusait à détruire les hotels partout où il passait. Pas surprenant que le groupe ait dû passer une nuit en prison à Montréal en 1973 après que le groupe eut détruit une suite dans un hotel de la métropole. Live at the Royal Albert Hall est le dernier spectacle du bassiste génial du groupe, John Entwistle, décédé en juin 2002, la veille du premier concert que devait donner le groupe lors de leur tournée. Pour quiconque veut voirce groupe de vieux geezers encore capables de faire la leçon aux plus jeunes, cet album est un must. Les classiques y sont, la force brute aussi. Ceux qui ont pu voir le groupe à la télé en octobre ou novembre 2001, quelques semaines après le 11 septembre 2001, et qui se sont rapidement aperçu que The Who avait volé le show aux autres tant par le puissance de leur musique que par la férocité des riffs, seront ravis de cet album, qui est sans doute appelé à devenir une pièce de collection.
8 octobre 2003, 12:10
Un classique
C'est la mode, on sort les classiques et on les refait avec des annotations, puis on les ressort en version pure et claire. On peut vraiment redécouvrir un album de cette façon. J'ai pu le constater sur un autre classique, My Generation de The Who, qui vient d'ailleurs de sortir leur grand classique, qui en est un aussi dans l'histoire du rock, Who's Next. Pour Dark Side of the Moon, on pourra se replonger dans le monde lunatique de Floyd, eux qui ont cherché pendant plusieurs années à comprendre la déchéance de leur fondateur, Syd Barret, après une overdose d'acide. Cet album est entre autres un questionnement sur la folie, sur l'inexplicable folie d'un individu dans un monde incompréhensible. Il est aussi un excellent véhicule d'entretien pour nos nostalgies! Qui n'a pas dansé des slows sur le très long Us and Them? Qui n'a pas déjà fumé un doobie en écoutant l'album au complet? Sauf que cette fois-ci, il n'y aura pas de grichage, le son sera très clair, aussi claire que les bandes sonores du master. On va redécouvrir le talent de Pink Floyd, et nos jeunes -si ce n'est pas déjà fait- pourront remiser leur rap pendant une heure et écouter les images et voir les sons de ce disque! Un autre DVD à rajouter à ma collection.
7 octobre 2003, 12:44
Canoë
Il y a quelques années, un couple d'amis nous invita dans une ZEC un peu passé Shawinigan, dans les terres. Quelle découverte, avec des chutes, du canoe et plus encore. Sur les rebords d'un des lacs, nous avons fait du camping, avec le canoe sur le bord, une grille pour faire la cuisson au-dessus du feu et l'air frais et pur de la nature. Dépaysement total, expérience unique pour quiconque veut sortir de la ville et ne pas avoir rien aux alentours. On peut même pêcher son poisson et le manger le soir venu. Comme plaisir de dégustation, difficile à battre. Ce genre de parc existe un peu partout dans la province, il faut s'implement s'informer, et l'Internet est un outil fort utile pour nous guider.
7 octobre 2003, 12:35
Un sommet à conquérir
Le parc des Grands Jardins est absolument magnifique, et pas loin de Baie St-Paul, tout au plus 30 minutes en voiture. Je parle bien sûr ici du mont du lac des Cygnes. Nous essayons de le ''faire'' au moins une fois par année. Comme sentiment de liberté, c'est difficile à battre. L'ascension est parfois difficile, il faut y aller à son rythme et ne pas partir trop vite, sinon on brûle ses réserves. Après le premier lac qui nous permet de reprendre notre souffle, on s'y remet de plus belle. Certes, on a bien aménagé le tout avec de longs trottoirs et escaliers en bois. Je m'en serais par contre bien passé, on dirait presqu'une promenade dans un centre d'achats. Des sentiers sur la terre m'auraient semblé plus appropriés. Un coup rendu au sommet, il faut prendre le temps de s'y attarder. Avec un temps clair, on peut aller du côté sud du gros caillou et voir le fleuve St-Laurent tout au loin. Avec un peu de chance, une personne de la Sépaq sera sur les lieus et vous pourrez lui poser toutes vos questions. C'est ainsi que j'ai appris que du côté nord, au loin, on peut apercevoir une grande tache blanchâtre au sommet d'une montagne, et que ce serait un énorme dépôt calcaire. Toujours au sommet, on peut aussi constater qu'il y a des crochets de fer -comme si des bateaux venaient accoster!- qui servaient autrefois à retenir une station de météorologie, maintenant disparue. La raison? Le feu je crois, ou est-ce parce que son utilité ne justifiait plus l'argent dépensé? Dernière chose, apportez-vous un lunch, et un litre d'eau par personne au moins, surtout s'il fait chaud. On y va le matin, l'expérience est géniale, et on revient à Baie St-Paul en passant par St-Urbain, sans oublier de faire un arrêt à la fromagerie.
6 octobre 2003, 9:57
Croisière pas cher
À chaque fois que j'ai de la visite de l'extérieur, un tour de traversier s'impose afin de non seulement voir et admirer la ville de Québec, mais aussi de sentir ce fleuve, sentir sa force et son importance actuelle et d'antan. Il y a quelques hivers, un ami brésilien était de passage à Québec, en plein mois de mars glacial. À moins 20 degrés celsius, nous avons fait le trajet Québec-Lévis aller-retour en traversier, assis dehors dans le vent. En se penchant juste un peu au-dessus de la rampe de l'étage supérieur, on pouvait voir le bateau qui passait au travers des glaces, dans un vacarme de craquements et de bruits curieux. Mon ami filmait le tout, quoique assez difficilement! Essayez de faire de la caméra vidéo avec des mitaines, pas facile! La parcours se fait de mémoire en moins d'une heure dans les deux sens, et ça ne coûte même pas 2$, à moins que les prix n'aient changé. Alors, cet hiver, pour voir Québec sous un autre oeil, essayez le traversier à moins 20 pendant une journée ensoleillée, et vous vivrez toute une expérience. C'est le coeur qui sera chaud, et les joues aussi lorsqu'elles décongèleront.
6 octobre 2003, 1:44
L'ami François
Il a roulé sa bosse l'ami François avant d'en arriver où il est en ce moment. Auteur-compositeur, il se transforme en monologuiste au début des années 90. Son fameux personnage de Bob Cashflow m'a d'ailleurs déjà fait rire aux larmes avec son histoire de voyage au Mexique je crois; une sorte de gros colon plein de cash qui n'a jamais rien vu et qui commente sur tout sans s'apercevoir de son manque de culture. Concepteur aussi de divers galas, cet homme a plusieurs cordes à son arc. Très bon musicien, on a déjà pu le constater lors de quelques-unes de ses prestations où il jouait admirablement bien de la guitare et du piano, autre preuve de sa grande versatilité. Le voilà qui tombe à pic avec un spectacle où il en profitera pour souligner les travers de notre société, avec son système de valeurs qu'un homme de 50 ans se doit bien de regarder sous forme de bilan afin de méditer sur ce qu'il a compris jusque là de la vie, et de sa vie. À ne pas manque ce spectacle, je suis convaincu qu'il fera mouche avec ce nouveau concept.
6 octobre 2003, 1:17
Vive la relève
Nouveau venu dans le paysage humoristique québécois, Benoît Paquette gagne à être connu! Il travaille pourtant ses imitations depuis plusieurs années déjà. De Guy A. Lepage en passant par Pierre Légaré, l'imitateur possède un sens de l'observation aiguisé et aucun détail ne lui échappe, et de la parole aux gestes, tout y est, mimiques incluses! J'ai pu le constater en fin de semaine où chacune de ses imitations nous renvoit à des artistes ou des personnages de ces artistes. C'est comme un pot pourri de nos meilleurs comiques, en plus de ceux qui ne savent pas toujours qu'ils le sont. Oui, il y en a plusieurs humoristes au Québec, mais tant qu'ils nous feront rire, on rira. Je n'ai rien contre et franchement, vivement la relève!
6 octobre 2003, 1:01
Génie lyrique
On retrouve dans cette pièce tout le génie lyrique de Racine qui nous fait pénétrer dans l'esprit de ses personnages alors que le drame se produit devant nos yeux. À la fois spectateurs extérieurs au drame et intimes aux pensées des acteurs de cette tragédie, on peut voir l'horreur de la situation tout en partageant les afflictions intérieures subies par un père poussé à l'infanticide et par une fille condamnée par le Dieu. On ne peut nier la beauté des vers et l'éloquence dont sont dotés les personnages. Mais ce qui fait l'intérêt de cet oeuvre la rend aussi moins accessible. Racine est un auteur magistral mais sa maîtrise de la langue française reste difficile pour beaucoup et rend très pénible l'étude de ses pièces. "Iphigénie" reste à mon avis une des plus accessibles et des plus intéressantes et met en scène quelques uns des héros les plus connus de la mythologie grecque.
4 octobre 2003, 11:38
Vivre son rêve
C'est Brel qui disait qu'on ne vient pas au monde avec du talent, mais qu'on devient talentueux avec le travail. Mistral ne s'est pas gêné pour dire publiquement qu'il devait se mettre sur le bien-être social afin de se consacrer uniquement à l'écriture. Règle de base donc, que de travailler à se perfectionner, mais quoi de mieux que de le lire et le laisser nous raconter son cheminement des derniers 15 ans. Qui n'a pas déjà pensé un jour d'écrire un roman? Mais combien osent? Écrire le premier mot, la première page... à lire donc, pas comme un manuel d'instruction, mais bien comme une source d'inspiration, ce pied au cul qu'il nous manque souvent pour essayer. Essayer de réaliser nos rêves. Rien de pire à la chute du rideau que de s'en vouloir de ne pas avoir essayé, de peur de, comme si ceux qui n'avaient jamais essayé n'avaient point connu d'échec.
4 octobre 2003, 10:34
Assalam aleikum
Vraiment, merci de nous faire partager cette découverte (pour moi en tout cas) qui nous plonge dans un autre continent. Bel endroit aussi que ce coin de pays, quoi de mieux que d'aller apprécier les délices de ce pays après avoir visiter un peu la région. Ayant étudié en France, parmi mes meilleurs amis se trouvaient des Marocains. Des gens forts sympathiques, et ouverts d'esprit. De temps en temps, on se faisait des bouffess à la marocaine, avec des couscous des plus succulents. Cette montagne de nourriture est habituellement servie dans un grand bol au centre de la table, et tout le monde se sert en prenant un bout de pain. On s'en sert comme une mitaine pour prendre la nourriture dans la mie. Une vraie partie de plaisir en même temps, comme des enfants en train de construire un chateau de sable. Le nom de ce restaurant est facile à se rappeler, la grande ville de Casa au Maroc et aussi le célèbre film avec Humphrey Bogart. Bientôt, on ira y faire un tour.
4 octobre 2003, 10:25
Face à face
Dernièrement, lors d'une randonnée à vélo dans le parc de la Jacques-Cartier, je revenais à vive allure en voulant prendre un peu d'avance, lorsque qu'une masse foncée est apparue devant moi. J'ai ralenti, en pensant que je pourrais continuer mon chemin de plus belle, lorsque je vis ce qui se dressait devant moi. Un orignal -immense- est sorti du boisé, suivi d'un plus petit. Je devais être à environ 20 mètres. L'orignal s'est aussi arrêté, et les deux, nous nous sommes regardés dans les yeux pendant un très long cinq secondes. Je ne savais que faire, mais je restais calme, me disant que si je ne bouge pas, je ne suis pas menaçant, mais que si j'ai le culot de vouloir recommencer à pédaler, la grande madame orignale me fera gouter de sa rage défensive. Bref, elle avait son rejeton à protéger, j'avais ma vie (!), et les deux se sont respectés. La grande a repris son chemin vers la rivière qui était à ma droite, et le petit suivait, derrière, d'un pas nonchalant et insoucieux, me regardant d'un air de jeune qui trouve la vie belle et qui ne demande qu'à jouer. Voyant que je ne bougeais point, les deux marchaient tranquillement. J'ai siffler un peu pour attirer leur attention, mais leur chemin était tracé vers ce grand abreuvoir coulant. Quelle expérience, et pendant tout ce temps, personne d'autre n'est passé près de moi pour être témoin de ce beau moment. Je les ai perdu de vue lorsqu'ils se sont rapprochés de la rivière, un peu plus bas. Bref, faire du vélo en ville, c'est mieux que rien. Mais aller en faire dans la nature, vous ne savez pas ce qui peut vous arriver, et l'air est tellement bon. La région de Québec, pour moi, c'est la campagne facilement rejoignable. Le meilleur des deux mondes.
2 octobre 2003, 11:20
Outil de promotion
Ce débat me fait penser à celui des années '70 où la venue des cassettes étaient censée faire baisser considérablement les ventes de vinyls. On demandait alors aux DJs des stations de radio de parler au début de la chanson afin de faire en sorte qu'un éventuel enregistrement ''illégal'' de cette chanson ne soit pas revendable sur le marché. Autre crainte aussi à l'époque, que des gens s'échangent de la musique par cassette au lieu d'aller acheter le produit. Rien n'y fit, les cassettes vierges se sont bien vendues, mais en même temps, les artistes se sont fait connaître encore plus. Donc, un plus grand intérêt pour acheter d'autres disques dans le futur, mais surtout, pour aller voir l'artiste ou le groupe en spectacle. La même logique s'applique aujourd'hui. Des artistes se font connaître plus grâce à des sites comme Kazaa et WinMx. La technologie est là, des millions de gens s'en servent, so deal with it. Les grande compagnies n'ont qu'à baisser leur commission pour en laisser plus aux artistes.
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