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caroline fontaine
caroline fontaine
6 janvier 2005, 4:30
Enfin, l'amour sous un autre jour
J'ai beaucoup aimé ce film, qui m'a toutefois laissée avec un goût très amer. Mais, la vie n'est-elle pas ainsi faite? Pas toujours dans les tons de rose-bonbon? Enfin, on ose faire un film sur les relations homme-femme différemment. En plus, la direction photo est vraiment intéressante. J'ai particulièrement aimé la scène du début avec les gens qui marchaient au ralenti. On aurait réellement dit une «mer» de monde qui ondulait au rythme de la musique que j'ai trouvé réellement géniale. Les acteurs sont aussi très bons. On arrive parfaitement à comprendre leurs désirs, mais on les déteste tout autant. Vraiment, ce film dépeint une réalité décevante, mais de plus en plus courante dans notre société, la capacité d'aimer. Il pousse vers une réflexion sur nos propres désirs. Un film réellement humain et captivant.
4 janvier 2005, 1:25
Moitié-moitié...
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en allant voir The Aviator et je dois dire que je ne sais pas trop quoi en penser encore. Je dois vous avouer que j'ai vraiment craqué pour la première moitié qui traite davantage du cinéma et de la réalité hollywoodienne de l'époque. La bataille des majors, la chasse aux caméras, l'avènement du parlant ou le tapis rouge m'ont intéressée. Là où j'ai éprouvé de la difficulté, c'est avec la corruption des compagnies d'aviation. Non, mais, à un moment, on comprend le principe! Je crois que le film aurait pu être raccourci ou on aurait pu davantage s'attarder sur le vie personnelle de Hughes et sur ses angoisses. Néanmoins, j'ai bien apprécié ce film. J'aimais beaucoup la saturation des couleurs et les contrastes à la manière des premiers films colorés de l'époque. Une belle brochette d'acteurs sert aussi très bien ce récit et DiCaprio s'en sort brillamment. Je trouve que Scorsese a fait un bon film, mais qui n'est pas à la hauteur de «Gangs de New York».
11 avril 2004, 11:08
Un film drôlement actuel!!!
Je suis tout à fait sous le choc face à la popularité de la série «Dans une galaxie...» Je suis allée voir le film à sa sortie, vendredi, et je n'ai même pas pu m'asseoir avec mes amies tellement la salle était pleine. Elle était pleine de jeunes, de moins jeunes, pleines de rires et d'impatience, plein à craquer. C'était génial! Enfin, les jeunes s'intéressent à une série québécoise remplie de notre culture. Quant au film, j'ai trouvé intéressant le traitement de l'image qui nous faisait penser à nos forêts québécoises dans des tons jaunis. J'ai une petite réserve pour ce qui est des scènes dans le vaisseau. En tant qu'inconditionnelle de la série, j'ai eu un peu de difficulté à me replonger dans l'ambiance du Romano Fafard, mais bon, il fallait bien utiliser le budget quelque part. Félicitation aux scénaristes Legault et Bernard!!! J'ai ri, d'un bout à l'autre et de bon coeur. J'ai aussi réfléchi, car des questions primordiales sont soulevées: l'avenir de l'humanité, de la terre que l'on pollue au «push-push en cacane», la mise en valeur de l'image, de la beauté qui nous est dictée par les médias... J'ai trouvé ce film absurde à souhait, hilarant, pensé, amusant, actuel, inspirant, drôlement humaniste! Je vous avoue même que j'étais gênée de rire à certains moment où la salle était plus calme, car les enfants ne comprenaient pas trop les références à la question référendaire, au dictateur Mussolini, à Kiss et à la célèbre phrase américaine: Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous! Bref, je ne tarirai pas d'éloges à propos de la série «Dans une galaxie...» Longue vie à l'équipage du Romano, longue vie à tous les tatas!!! et n'oubliez pas: «Il ne faut pas vendre la peau de l'ours, s'il n'est pas d'accord avec le prix!»
2 mars 2004, 2:52
Excessivement doux
Carla Bruni? c'est qui ça? Je suis finalement revenue sur terre, car je ne connaissais pas cette chanteuse jusqu'à tout récemment. Je me suis donc procuré son disque. J'aime bien le déguster tout lentement. Je l'écoute comme une suite de petits poèmes tout doux, tout doux. Une artiste originale. Une créatrice intéressante. Une écrivaine poétique. Une excessive. Je sais maintenant qui est Carla Bruni.
2 mars 2004, 2:45
Ambiances intenses
La première fois que j'ai entendu Yann Perreau, c'était à l'émission «Le Plaisir croît avec l'usage». J'avais été touchée par son intensité et à l'époque je ne le connaissais pas du tout. Je l'ai revu en prestation à quelques reprises, puis dernièrement au gala de l'Adisq. À chaque fois, je me disais qu'il s'agissait d'un artiste intéressant, mais je n'osais pas trop me procurer son disque de peur d'être déçue. L'intensité qu'il dégage sur scène était, à mon avis, impossible à recréer sur un album. J'ai été agréablement surprise dès la première écoute de Western Romance. Les chansons de Yann Perreau représentent chacune des univers différents, mais qui glissent bien un dans l'autre et le tout avec une intensité et une douceur. Les textes sont originaux et poétiques. Un album tout à fait génial!
2 mars 2004, 2:24
Il faut souffrir pour être beau...oups...saint, je veux dire!
Ouf... Je ne voulais pas voir ce film, car je ne voyais pas ce qu'il pouvait m'apporter. On m'a convaincue d'y aller pour me faire une idée. Maintenant que je l'ai vu, je me demande pourquoi j'y suis allée. J'ai trouvé la Passion du Christ pénible à regarder. Une scène de flagellation de 20 minutes, un 30minutes pour porter la croix et tomber je ne sais plus trop combien de fois et une demi-heure de crucifixion! Non mais, on comprend le concept, Mel! Pas besoin de l'éplucher au complet pour qu'on voie qu'il a souffert! Laissons de côté la controverse liée à la violence et tentons de le voir comme ce qu'il est à la base: un film. Je dois avouer que les images sont belles. Ce film est esthétiquement très réussi. Les maquillages et les décors sont particulièrement bien faits. Les acteurs sont pour la plus part très bons, si on arrive à oublier le manque de subtilité et de nuance de tous les «méchants». J'ai davantage aimé le jeu des deux Marie et de Jean qui suivaient le chemin de croix. Je trouve que ces personnages étaient les seuls chez qui on sentait vraiment l'humanité et la souffrance. Toutefois, je n'ai pas senti la souffrance du Christ, eh non! Désolée, vous pouvez me lancer des pierres, je n'ai pas trop transcendé durant ce film. Pour moi, Jésus est un symbole, une icône surhumaine et je n'arrive pas à me sentir touchée par son histoire. La Passion du Christ est donc un film qui n'apporte aucune réponse, ni questionnement, ni nouvelle vision de l'histoire. On tente de nous faire sentir mal car Jésus a souffert pour nous? Peut-être est-ce une preuve que nous vivons dans une époque où l'on tente de se faire les martyrs de quelconque causes. Pourquoi la souffrance devrait être ainsi idéalisée? La Passion du Christ est peut-être un film de son temps? J'espère bien que non, mais j'ai bien peur que oui...
14 février 2004, 5:25
Réflexion universelle
"Les temps modernes" représente pour moi une oeuvre tout à fait géniale menée par un grand maître du cinéma que plusieurs ont découvert ou redécouvert. Chaplin a le don de me faire éprouver une multitude de sentiments qui passent de la joie à la tristesse ou à la rage. Avec ce film qu'on a courageusement dépoussiéré, on remarque bien un besoin que les gens ont de nouveaux médias. Je crois que de plus en plus, on réalise à quel point il existe un cinéma qui se démarque de la logique hollywoodienne et qui peut toucher d'autant plus de gens. La preuve est bien démontrée avec le succès qu'on eu "Les temps modernes" et "le dictateur". En espérant que cette sortie entraîne la redécouverte de d'autres grands cinéastes.
14 février 2004, 11:14
On prend vraiment les adolescents pour des cons ?!?
Tout droit sorti de la chaîne de montage de l'industrie hollywoodienne. Un film à louer quand il n'y a rien à la télé et quand notre cerveau ne veut pas trop travailler et encore là, il faudrait être vraiment désespéré. Un ramassis de clichés avec «Wild world» de Cat Stevens en trame de fond. La désillusion face à l'amour, le mec qui est beau et rebelle, la peur de l'engagement et un «happy ending» qu'on voit venir à 100miles à l'heure...le tout filmé tantôt à l'extérieur, tantôt en studio dans des décors «bonbon» avec des comédiens «bonbon». Rien de nouveau sous le soleil!
14 février 2004, 11:05
La guerre, vraie...
J'ai adoré ce film que j'ai vu par hasard sans trop savoir de quoi il s'agissait ni toute les distinctions qui y étaient rattachées. Avec d'excellents comédiens et d'un réalisme inégalé, ce film est appelé à devenir un classique du cinéma. Un film qui fait rager par l'absurdité de la guerre. J'en ai ragé de voir à quel point on entraîne les gens, à coup de propagande, à se lancer des bombes à la figure, pour des motifs déguisés. J'ai enragé de voir à quel point on ne fait rien quand ça tourne au vinaigre, quand on est rendu à se demander pourquoi on la fait, cette guerre. Un film qu'un certain Bush devrait regarder, malgré que je ne sois pas sûre que ses oeillères le lui permettent.
14 février 2004, 10:48
Un rencontre plutôt qu'autre chose
J'ai vu la pièce hier et je dois dire que ce n'était pas ce à quoi je m'attendais. Il s'agissait davantage d'une rencontre entre anciens toxicomanes, car la présentation se faisait en partenariat avec le domaine Perce-Neige, que d'une soirée de théâtre. L'échange après la pièce était intéressant, mais je ne me sentais pas interpellée par cela. Pour ce qui est la prestation, j'ai trouvé les comédiens excellents. Ils ont su démontrer différentes facettes des hommes. J'ai particulièrement aimé le jeu de Berlu qui était cet espèce de personnage caricatural qui est là pour alléger l'atmosphère, mais qui sert aussi beaucoup au niveau de la montée dramatique. La mise en scène était intéressante. J'ai trouvé que les allusions à la guerre étaient bien présentées et que la partie «danse» avait toute sa place dans le spectacle. Les décors m'ont un peu déçue. Je crois que tant qu'à être simplistes, j'aurais préféré qu'il n'y en aient pas du tout. La pièce était portée par une musique vraiment géniale qui, comme le démontre l'endroit où se trouvait le musicien(au centre de la scène), représentait le coeur de la présentation. Une histoire comme on en voit souvent, racontée de façon originale, bien qu'on tombe parfois dans les clichés, mais qui s'en sort bien par le jeu des acteurs et l'émotion dégagée.
14 février 2004, 10:33
Intéressant
J'ai bien aimé ce livre d'Amélie Nothomb, bien que je ne trouve pas qu'il s'agisse de son meilleur. Dans ce livre, il est intéressant de voir comment fonctionnent les grandes entreprises japonaises et de se rendre compte que c'est partout pareil. Je m'explique. Dans chaque pays, il existe de ces méga-firmes avec PDG ne connaissant même pas votre visage et dans plusieurs entreprises, qu'elles soient grandes ou petites, il existe ces rapports de hiérarchie ou d'ancienneté, appelez-les comme vous voulez. Je trouve dommage que nous ayons constamment besoin de classer les gens dans un étage de quelconque pyramide. L'humour de Nothomb est rafraîchissant dans tout ça. Toutefois, je préférais ces autres romans, «Mercure» étant tout à fait génial.
14 février 2004, 10:23
Éloge de la création, j'adore!
J'ai beaucoup aimé ce livre que j'ai lu quelque part sur une plage, me rappelant ainsi la chaleur du Sertao. Contrairement à plusieurs, je n'étais pas une adepte des Malaussène, car j'avais seulement lu «la fée carabine», mais «le Dictateur et le hamac», cette histoire qui n'en était pas une, m'intéressait. J'ai donc dévoré ce livre où la poésie et la critique s'entremêlent, où l'on rencontre la politique et le cinématographe et où, au centre de tout cela, réside l'acte ultime: la création. De plus, étant une adepte de Chaplin, j'ai vite accroché à l'histoire du dictateur et de ses sosies, pastiche intéressant de l'oeuvre «The great dictator». Dans ce livre, Pennac nous présente une histoire qui n'en est pas une, mais plusieurs à la fois et il le fait avec brio, écrivant suspendu entre ciel et terre, l'endroit où se trouve l'imaginaire...
12 février 2004, 10:03
Question de contrôle...
Il y a longtemps, on a appris à faire du feu, puis à contrôler l'animal. Du temps des Grecs, on cherchait à ressembler à Adonis... ensuite, on a cherché Dieu, puis on a conquis le monde. On a maîtrisé la technique, puis le technologique. Maintenant, on ne sait plus comment avancer sans avoir à courir. On se mondialise et on globalise, on généralise. On additionne et on se questionne, il n'est plus question qu'on se bidonne. On est rendus tellement important qu'on croit qu'on pourrait changer la rotation de la terre si on soufflait tous en sens contraire. J'ai de la difficulté à comprendre pourquoi, nous ne sommes pas capable d'arrêter de vouloir tout contrôler. Avec toutes ces petites pilules, on veut contrôler l'heure à laquelle on sourira ou les calories qu'on avalera. On ne laisse plus aucune place au naturel, à nos yeux qui sont fatigués après 23h00, à notre estomac qui a faim de temps en temps, à notre mémoire qui ne retient pas tous les noms des présidents. Non! Je refuse de me robotiser, de me lobotomiser, de me dénaturaliser. Il est alors important de crier haut et fort, de boycotter les produits qu'on cherche à nous vendre pour nous contrôler.
31 janvier 2004, 4:57
Découverte intéressante
Pop Montréal m'a fait découvrir Hawksley, en septembre dernier. Malheureusement, je n'avais pas pu rester au spectacle jusqu'à la fin. Cet artiste m'a touchée par son énergie et sa passion. J'aime beaucoup sont côté très théâtral que je croyais retrouver sur son album. Je me suis alors procuré le disque, question de le découvrir davantage. J'aime bien, mais sans plus. Je préfère Hawksley en spectacle, car son disque est, disons, assez conforme au pop rock actuel. Il manque un peu de vie et de l'éclat que le personnage semble posséder. Certains m'ont dit que je préfèrerais peut-être alors ses albums précédents. N'empêche qu'en spectacle, Workman est génial. Si vous avez la chance de le voir dans une petite salle, c'est encore meilleur!
31 janvier 2004, 4:47
Comme dans une bulle
Ariane Moffatt est une de ces artistes complètes qui sait créer et qui y prend plaisir. Ça paraît, ça transparaît dans son travail et dans ses prestations. J'avais de la difficulté avec son style extraverti quand elle était claviériste pour Daniel Bélanger, mais elle avait raison de vouloir de la place. Elle la mérite bien cette place que l'industrie québécoise lui a fournie. J'espère qu'elle en fera bon usage et qu'elle ne tombera pas dans le jeu des "copies vendues" et des disques à sortir au plus vite. Je trouve dommage qu'on "brûle" ses chansons en nous les répétant à la radio matin, midi, soir. La musique d'Ariane Moffat se déguste, lentement et non au rythme des top 10. À écouter "sous l'eau, c'est tellement moins pesant!"
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