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mélodie hypnotisante, textes à lire au second degré
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Je garde un excellent souvenir de son passage au Maquisart il y a quelques années. J'avais été conquis. Il me rappelait Richard Desjardins à ses débuts: même intelligence, même humour, même charisme. Samedi soir, je n'avais aucune appréhension. Je savais qu'il serait excellent. Quand il est apparu une première fois pour chanter: L'homme canon "a cappella" et présenter son artiste invité, je savais que la soirée serait magique. Yann Perreau est un artiste, un créateur avant tout qui s'amuse sur scène. On imagine que dès ses premières démarches créatrices de son "serpent sous les fleurs" , il imaginait le concept de son spectacle. Tout est bien balancé, tout s'enchaîne rondement: les ballades, les musiques rythmées comme un classique de Baudelaire: le serpent qui danse. Yann Perreau a cette façon de se mouvoir qui nous séduit. Il a mué vers un style plus sensuel. Il fait encore et toujours l'éloge de la femme aimée, de son pouvoir addictif (réf: ma dope à moi, c est ma copine). Il évoque cette mélodie hypnotisante du charmeur de serpent qui nous trompe avec sa flûte et le fait en critiquant cette musique qui assomme dans les lieux publics et qui est troublante par ses aspects tendencieux (réf: le président danse autrement). Yann Perreau est un artiste capable d'aborder des problèmes sociaux avec brillance et sans lourdeur (réf: le bruit des bottes). En (presque) finale, il chantera: la chanson la moins finie. Belle façon de nous dire: à la prochaine. Samedi soir, à la maison de la culture de Trois-Rivières, il y avait un artiste et des spectacteurs envoutés. Excellent.
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Une oeuvre forte et brillante
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On peut choisir d'être simple spectacteur de sa propre vie. On peut choisir de regarder la vie des autres, sans s'engager , avec distanciation. "Caché" est le genre de film qui perd de son sens si on le regarde superficiellement. Mais si on accepte de se laisser toucher par le propos, si on se met à la recherche des indices subtiles contenus dans les scènes les plus banales, on découvre une oeuvre forte et brillante. "Caché" est un film sur la culpabilité telle que vécue collectivement par les français (Le 17 octobre 1961, une manifestation organisée par le front de libération nationale algérien a entraîné la mort d'une centaine de d'Algériens. Certains d'entre eux ont été jetés dans la Seine ) et individuellement par le personnage de Daniel Auteuil. Il retrace un épisode sombre de l'histoire de la France et nous explique comment l'individu peut réagir face au rappel d'un événement culpabilisant: l'éviter ou l'affronter. On peut choisir d'observer l'actualité sans s'engager. On peut aussi chercher à la comprendre. "Caché" est un film sur l'intégration des immigrés et sur notre rôle dans ce processus. C'est aussi un film sur la télé-réalité et notre rapport avec l'image et l'intimité. Le montage est unique et brillant. Les effets de rythme (ex: longueur des plans fixes) crée une émotion souvent inconfortable. Se sentir voyeur n'est pas agréable. La scène finale, je l'ai d'abord regardée avec frustration. J'ai dû la visionner une deuxième fois pour saisir l'indice. Chacun aura sa propre interprétation. J'ai aimé l'exercice et sincèrement, je pense qu'il en vaut la peine.
Un des meilleurs films de la décennie.
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Un peu d'Amélie Poulin à la sauce américaine
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Il y a un peu d'Amélie Poulin dans ce film. Ceux
et celles qui n'ont pas aimé le film français pour son caractère racoleur et
moralisateur, n'aimeront pas "Up in the air". Par contre, ceux
et celles qui se laissent toucher par des films qui traitent de notre pouvoir
de s'immiscer dans les autres pour changer notre propre existence aimeront à
coup sûr. « Up in the air » ne
se déroule pas dans un univers fabuleux et colorée comme Amélie. Au contraire, l’histoire prend place dans un
environnement froid, celui des aéroports et des hôtels. L’histoire est bien campée dans celui de ces grandes
villes américaines où la souffrance
humaine est mesurée en nombre de fermeture d’usine, en congédiement.
Le rêve de Ryan Bingham est d'accumuler un million de points
Air Miles, d’obtenir des cartes privilèges dans des grand hôtels du monde
entier. Sa vie va basculer le jour où
une collègue viendra chambouler ses méthodes de travail pour aider sa compagnie
à sauver de précieux dollars.
« Up in the air » est un film bien ancré dans
notre époque qui illustre avec intelligence notre rapport à l’autre dans un monde
dominé par les nouvelles technologies. Amélie utilisait des méthodes archaïques pour pénétrer dans la vie des
autres (« lettres trafiquées à la main, indices dissimulées dans des photos de « photomaton).
Ryan Bingham communique en mode texto et en mode
vidéo-conférence.
« Up in the air » jette un regard critique sur les
ces technologies qui nous déshumanise et qui crée une distance entre nous et les
autres. C est un film brillant qui exprime avec justesse les soubresauts économiques de cette fin de décennie et qui parle d'engagement et du besoin universel d'être en relation avec les autres pour survivre. "Up in the air" n'est peut-être pas aussi séduisant qu'Amélie Poulin. L'approche est moins idéalisée mais leur destin est le même: plaire à ceux et celles qui aiment les bons films qui traitent des rapports humains.
J'ai été touchée et j'ai beaucoup aimé. Certainement le meilleur film que j'ai vu en 2009.
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Accent de vérité
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A voir toutes ces têtes heureuses se balancer en cadence (certaines grisonnantes à travers d'autres blondinettes) jeudi soir à la Maison de la Culture de Trois-Rivières, j'ai réalisé combien cette jeune chanteuse savait rallier toutes les générations. Coeur de Pirate est un phénomème dans la mesure où elle réussit à imposer un univers bien personnel malgré son jeune âge. Candide sur scène, fraîche comme une rose, elle parle des petits tracas de la vie sans tambour, ni trompette. Elle assume sa personnalité avec un naturel hors du commun, évitant le piège du miravaudage. J'avais été séduite par ses chansons qui s'écoutent comme des comptines, comme des valses aux refrains contagieux qui tournent et tournent autour du thème de l'engagement amoureux. J'ai aimé voir Coeur de Pirate sur scène. Je salue d'abord son talent à connecter avec le public par ses réflexions personnelles et spontanées ainsi que par son sens de l'humour . Sa voix est magnifique, aussi belle que sur disque (et même davantage). Elle est capable de beaucoup de profondeur et peut chanter sans artifice. Elle a chanté: "Yesterday" a cappella avec un aplomb impressionnant. En finale, elle a chanté la chanson de Gainsbourg: "Je suis venue te dire que je m'en vais". Alors, j'ai pensé que certains artistes transcendent les genres et les modes et que la présence de Coeur de Pirate dans le paysage culturel québécois a ceci de vrai: elle ralie toutes les générations vers une musique grande et intemporelle.
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Faire le saut de l'ange dans la fontaine de Jouvence.
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Comment décrire ce premier rendez-vous avec une artiste qui nous rejoint totalement? Jeudi soir, j'ai eu le privilège d'assister au spectacle d'Alexandre Désilets à la maison de la culture de Trois-Rivières grâce aux concours de Voir.ca. Mes attentes étaient très élevées et j'ai été comblée. J'avais succombé aux charmes de cet artiste en écoutant son deuxième album. J'écoutais "Escalader l'ivresse" depuis quelques semaines pour décrocher du travail et me faire du bien. J'avais découvert cet artiste qui me rappelait mes chanteurs fétiches: M, Dumas, Yann Perreault, Calogero... Jeudi soir dernier, j'ai littéralement été happée par sa musique enveloppante, son charisme sur scène et tous ses efforts pour créer la connexion avec le public. Alexandre Désilets est ce genre d'artiste qui se révèle authentique sur scène. Il a le souci des détails de la mise en scène qui créent l'impression de légèreté. Chacune de ses chansons est appuyée d'une gestualité bien particulière qui s'intègre parfaitement à la poésie. Quand il chante Éphémère, l'intonation de sa voix nous transporte dans des lieux haut perché et ses mains forment un papillon. Il nous parle de synchronicité, , d'apesanteur et de trafic aérien et en final, il nous nous chante la fabuleuse J'échoue A Cappella. L'atterrissage se fait en douceur et on ressort heureux d'avoir fait un si beau voyage.
Alexandre Désilets fait de la musique thérapeutique et le voir sur scène fait du bien à l'âme. Je recommande donc ce show à tous ceux et celles qui ont besoin de décrocher. Excellent!
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Image publique, image privée.
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Je ne connais pas beaucoup Isabelle Fortier même si elle fait partie de ma famille. J'ai bien connu ses parents, ses oncles, ses grand-parents, son petit univers, dans lequel elle a grandi. Nous partageons les mêmes racines alors j ai lu ses romans avec une perspective différente. Son talent m'a toujours impressionée. Je l a trouvais géniale. Elle avait une acuité effrayante. Elle percevait le monde avec ses contradictions. Ses livres nous mettaient en contact avec nos zones d'ombre, l'obsession de notre propre image, la mise à nue de notre histoire personnelle scénarisée en fonction de nos besoins de plaire et d'attirer l'attention. Ces derniers jours, Nelly Arcan est redevenue Isabelle Fortier. J'ai lu beaucoup d'articles et écouté des entrevues à la télévision. Certains journalistes cherchaient des réponses à son suicide dans son histoire personnelle. J'ai pensé à sa famille, à toutes ces personnes qu ils l adoraient. Je lui en ai voulu un peu...d'avoir crée une image publique et crée l'ambiguité par rapport à son image privée. J'ai essayé de comprendre sa démarche. Demain, je vais assister aux funérailles. Je vais saluer son oeuvre et trouver un sens à sa disparition. Étrangement, Nelly Arcan m'a donné envie d'être vraie et authentique dans mes relations, elle m'a fait prendre conscience de l'importance de mes racines......Merci petite cousine....
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Mon film coup de coeur de l'été 2009
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Certains films nous donnent envie de mordre dans la vie. Certaines histoires semblent venir à notre rencontre juste au bon moment.
« Les grandes chaleurs » est ce genre de film qui nous fait du bien et qui questionne notre conscience par une approche à la humoristique, séduisante et esthétiquement irréprochable. Les plans de caméra sont magnifiques. La musique est originale et chaque pièce est bien choisie pour appuyer les images.
Tout dans ce film vient chatouiller notre éthique personnelle. Rien n’est jamais noir, ni blanc. Comment je réagirais moi dans la même situation?
Nous jouons des rôles dans la société : la mère, l’aidant naturel, la travailleuse sociale, le « mésadapté sociaux-affectif », la sœur, les jumeaux... et la société nous définit des règles, un cadre, des responsabilités. Vieillir, c’est en prendre conscience…Vieillir, c est aussi élargir notre compréhension du monde et questionner les repères qui définissent notre rapport aux gens et notre besoin d’attention.
Ce film est truffé de répliques savoureuses comme des jumeaux non identiques qui aimeraient tellement cadrer dans le profil type des jumeaux.
Au-delà du cadre, de l’image, il y a la vraie vie…Celle que notre travailleuse sociale découvre peu à peu.
Les acteurs sont très talentueux et personnellement, j ai cru à cette belle histoire d’amour probablement parce que c’est filmé ici, dans un contexte connu. Ici, on est loin du romantisme de Paris ou de New York. C’est filmé à Québec. Les jeunes s’expriment simplement et c’est crédible.
Bref, un film qui m'a procuré beaucoup de plaisir. Au-delà de l'approche séduisante, ce film met en scène une femme qui reprend contrôle sur sa vie.
Un beau cadeau pour célébrer la canicule du mois d'août
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Déçue
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En regardant ce film, je pensais à la récente chronique de David Desjardins dans laquelle il qualifie l'été de cocu. Desjardins parlent de ces écrivains qu'on aime et qui changent nos vies et qui nous font sentir cocu quand ils ne tiennent pas leur promesse. Soyons clairs! Les pitreries de Jean Dujardin n'ont jamais bouleversé mon existence mais en toute franchise, quand j ai vu la suite d'OSS 117, j'ai eu l'impression d'être cocu. Le premier épisode a marqué d'une certaine manière mon été 2006. J'avais adoré le personnage. Les couleurs étaient du Proche-Orient était chaudes et le ton collait super bien à la chaleur de l'été. Je n'ai pas aimé cette suite. Mes attentes étaient-elles un peu trop élevées? J'ai eu l'impression qu'il manquait de rythme et que les bons gags étaient rares. Le personnage est toujours aussi ridicule et quand il balance ses idées machistes et condescendantes, il réussit à nous faire sourire mais le charme opère beaucoup moins. Les références au style hippie sont intéressantes mais j'en garde un souvenir morose...à l'image de cet été qui ne remplit pas ces promesses.
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L'envie de rester jeune et bien vivant!
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J’avais vingt ans et je découvrais la musique d'Indochine. C'est
l'étincelle! Mardi, j'assistais au spectacle d'Indochine avec mon adolescent
tout en me remémorant cette belle époque ou je fantasmais sur leur style
vaguement dérivé de l’orient et au bd d’aventure, cette période de ma vie,
où je me battais pour adopter une
attitude adulte et maîtriser ma destinée avec mon look preppy. Admettre qu’on était fan d’Indochine,
c’était pour certains, s’affirmer en tant que jeune branché sur le monde,
ouvert face à la différence…c’était pour d’autres, un peu quétaine, caricaturale et pas très
viril.
Mardi, en assistant au spectacle, je ne pouvais
que m’incliner devant la performance de mon groupe culte. Nicolas et sa bande était en pleine
forme. Le contact avec le public a été très
chaleureux. Les anciennes chansons ont été actualisées et embellies....très touchante la version du "troisième sexe" chantée avec Coeur de Pirate. J’ai beaucoup écouté le dernier album : la
république de Météores. J’admets que les textes manquent souvent de
profondeur et que les paroles évoquent davantage des amours d’adolescents de
cour d’école. Les références à la guerre
et aux soldats partis sauvés leur pays ne sont pas très convaincantes. Mais bon... et si leur musique donne l'envie de rester jeune et bien vivant...les messages passent bien. C'était très agréable d'entendre les jeunes autour de moi chanter les paroles de "Bob Morane" et de "trois nuits par semaine". Comme quoi les bonnes chansons traversent les modes et le temps.
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Se rapprocher du bonheur avec Cali
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J'ai découvert Cali il y a quelques années grâces aux enchères de
Voir. J'ai un souvenir très clair du coup de cœur que j'avais eu à ce
moment précis de ma vie. J'avais été séduit par les textes de "l'Amour
parfait" qui nous transportaient dans un monde de désinvolture et de
désordres amoureux. Et puis, il y a eu le troisième album plus
émouvant qui renvoyait une image d'un homme beaucoup plus engagé et
sérieux. Jeudi soir dernier, j'ai eu l'immense privilège d'assister
pour la première fois à un spectacle de Cali dans une ambiance vraiment
intime à Shawinigan. Je sais qu'en France, il est une grande vedette
et qu'il se produit dans des stades. Ici, dans une salle en région,
il avait un public à conquérir. J'ai compris immédiatement pourquoi
j'aimais autant cet artiste. D'abord, au début du spectacle, dans ses
gestes, ses marques d'attention, il a voulu exprimer aux gens dans la
salle, qu'il était parfaitement heureux d'être là même si nous étions
peu nombreux. Ensuite, il a installé une ambiance. Cali fait partie
de ses artistes qui se révèlent sur scène sans artifice et avec une
grande humanité. Ses chansons dépouillées, mises à nues, n'ont jamais
été aussi belles. Il a débuté son spectacle par ma chanson préférée:
Tes désirs sont désordres....Les cuivres l'ont magnifiée. Ce que
j'aime par dessus tout ce que cet artiste, c'est sa manière de nous
surprendre, de créer le désordre, de foutre le bordel, de provoquer la
réflexion. Ses chansons les plus douces (ex: pensons à l'Avenir) ont
été reprises sous une forme plus rap, plus techno. Ses chansons plus
fortes, plus scandées (ex: elle m'a dit) ont été adoucies. Pendant la
soirée, il est venu dans la salle nous rejoindre avec un lampion. Il
s'est déplacé parmi nous et a chanté en toute simplicité. C'était
magique. Les décharges à Mitterrand ont bien passé. L'utilisation de
bandes sonores de vieux films français pour servir un discours de
gauche qui se préoccupe du sort des immigrants et qui fait la promotion du
droit à l'égalité a été bien accueillie.
Et du coup, j'ai
aimé encore plus cet artiste qui parle d'espoir et de résistance sur un
air de Star Académie... Sa démarche m'apparaît sincère et loin de la
désinvolture.
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S'approcher du bonheur avec Cali
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J'ai découvert Cali il y a quelques années grâces aux enchères de Voir. J'ai un souvenir très clair du coup de cœur que j'avais eu à ce moment précis de ma vie. J'avais été séduit par les textes de "l'Amour parfait" qui nous transportaient dans un monde de désinvolture et de désordres amoureux. Et puis, il y a eu le troisième album plus émouvant qui renvoyait une image d'un homme beaucoup plus engagé et sérieux. Jeudi soir dernier, j'ai eu l'immense privilège d'assister pour la première fois à un spectacle de Cali dans une ambiance vraiment intime à Shawinigan. Je sais qu'en France, il est une grande vedette et qu'il se produit dans des stades. Ici, dans une salle en région, il avait un public à conquérir. J'ai compris immédiatement pourquoi j'aimais autant cet artiste. D'abord, au début du spectacle, dans ses gestes, ses marques d'attention, il a voulu exprimer aux gens dans la salle, qu'il était parfaitement heureux d'être là même si nous étions peu nombreux. Ensuite, il a installé une ambiance. Cali fait partie de ses artistes qui se révèlent sur scène sans artifice et avec une grande humanité. Ses chansons dépouillées, mises à nues, n'ont jamais été aussi belles. Il a débuté son spectacle par ma chanson préférée: Tes désirs sont désordres....Les cuivres l'ont magnifiée. Ce que j'aime par dessus tout ce que cet artiste, c'est sa manière de nous surprendre, de créer le désordre, de foutre le bordel, de provoquer la réflexion. Ses chansons les plus douces (ex: pensons à l'Avenir) ont été reprises sous une forme plus rap, plus techno. Ses chansons plus fortes, plus scandées (ex: elle m'a dit) ont été adoucies. Pendant la soirée, il est venu dans la salle nous rejoindre avec un lampion. Il s'est déplacé parmi nous et a chanté en toute simplicité. C'était magique. Les décharges à Mitterrand ont bien passé. L'utilisation de bandes sonores de vieux films français pour servir un discours de gauche qui se préoccupe du sort des immigrants et qui promouvoie le droit à l'égalité a été bien accueillie.
Et du coup, j'ai aimé encore plus cet artiste qui parle d'espoir et de résistance sur un air de Star Académie... Sa démarche est sincère et loin de la désinvolture.
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Humour sophistiqué
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J'ai aimé tous les films de Woody Allen pour son humour sophistiqué, pour sa manière de recréer un univers complexe de questions existentielles dans des lieux inspirants. Barcelone est une ville chargée d'histoire et de culture. Je l'ai visitée dans la vingtaine dans une période de ma vie où j'étais fascinée par l'art et la culture sans avoir le bagage pour la comprendre et l'interpréter.
J'aime les films de Woody Allen pour cette relation d'amour-haine avec la culture, cette manière d'utiliser le discours intellectuel avec auto-dérision. Vicky Cristina Barcelona reprend les grands thèmes cher à mon réalisateur préféré. En apparence, il s'agit d'un film carte postale avec des images somptueuses, une musique séduisante et des personnages à la recherche de leur identité. Au fond, on se reconnait à travers des personnages qui évoluent, incapable de stabiliser leurs émotions, frustrées d'avoir à choisir entre la raison matérielle et le processus créatif. Les rencontres avec le peintre et son ex (fabuleuse Pénélope Cruz) viennent jeter le trouble dans la tête et dans le coeur des jeunes filles américaines. Nous rêvons tous de faire des rencontres qui nous poussent à évoluer, à développer notre créativité. Le désir réalisé n'est pas forcément réconfortant.
Comme dans tous les films de Woody Allen, les réponses ne viennent pas apaiser notre conscience. Nous avons l'impression que la vie est une impasse et que le bonheur est inaccessible. Et pourtant, je me suis régalée à voir ce film. Voilà le talent de Woody Allen. Savoir raconter la vie d'une manière désespérante mais réussir à le faire dans un cadre idyllique, créatif et humoristique. J'ai beaucoup aimé.
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Loin du paradis
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Quand j'étais petite, ma définition du bonheur se résumait à un bon film de Pierre Richard présenté le samedi soir à la télévision. Ma soeur et moi, on scrutait chaque semaine le télé-horaire à la recherche d'un film du grand blond. C'est fou ce que cet acteur nous procurait comme sensation de bien-être!! J'ai vu "le Bonheur de Pierre" avec les mêmes attentes. Je voulais revoir les mésaventures d'Alfred, le timide qui se soigne, le distrait, le désespéré, le maître de l'absurde qui questionne le bonheur de manière si maladroite et loufoque. J'adore ce gars qui n a pas veilli d'une ride. Le revoir dans un film québécois m a beaucoup plu. Toutes les scènes dans lesquelles il apparaît m'ont fait sourire. Sa naïveté, sa sincérité, son regard d'enfant m'ont procuré beaucoup de plaisir. Dans ce film, il est l'antagoniste, l'opposé du maire xénophobe. A mon avis, les théories de physiques quantique pour décrire les relations humaines n'ont pas été suffisamment exploitées. On aurait pu aller plus loin dans l'analyse et faire de ce petit film, un film plus réjouissant. Car, il manque un peu de subtilité à ce film...trop de scènes problables, trop de clichés, pas suffisamment de répliques brillantes. J'aurais aimé qu'on exploite davantage le concept du bonheur de Pierre; qu'est-ce qui le rend heureux ici? Les québécois sont dépeints comme des êtres sans culture et sans imagination. C'est difiicile de déceler la moindre parcelle d'humanité. Ils sont cons..tellement cons!
A mon avis, se n est pas un film aussi marquant que "La grande séduction" ou le film français: "Bienvenue chez les ch'tis", On ne rejoins pas assez souvent le deuxième niveau, celui qui nous donne envie de croire au bonheur et en notre potentiel pour développer un monde meilleur, plus humain et plus ouvert.
Les acteurs sont tous bons...Rémi Girard est parfait. Louise Portal est juste. Mais ma préférence va à Pierre Richard....Quel acteur!!
bref...un film à voir...pas un chef d'oeuvre mais un film divertissant...à voir en DVD
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Un bon produit de consommation
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J'ai vu: confessions of a Shopaholic parce que je cherchais un film léger aux antipodes de Polytechnique. Premier constat: la salle est bondée de femmes et d'adolescentes. Aucun homme en vue. Je me sens très différente des femmes qui ne définissent par leur mode vestimentaire. J'ai toujours eu du mal à comprendre qu'on puisse accorder de la valeur aux vêtement grifffés et qu'on puisse trouver un sens à sa vie à travers une signature commerciale. Voilà sans doute pourquoi j ai t rigolé par moment comme on rigole devant des scènes absurdes et ironiques. Comment penser qu'on puisse trouver l'amour dans le langage de Prada? Isla Fisher est très crédible dans le rôle de consommatrice impulsive. Elle est si crédible qu'elle pourait convaincre à peu près tout son entourage que dépenser est au premier niveau des besoins de Maslow. J'ai beaucoup aimé les scènes qui se déroulent dans le groupe d'entraide pour l'absurdité du propos. Isla Fisher a une énergie débordante. Elle est pétillante et attachante. Les rôles secondaires sont bien servis. J'ai aimé le traitement cinématographique, les effets spéciaux, la manière de faire parler les objets pour les rendre humain et attractifs.Cela aurait peu être un excellent film cynique mais il aurait fallu modifier la finale de ce film. Dans l'ensemble, le film donne l'illusion que ce n'est pas si mal de définir son originalité à travers des marques commerciales. Il laisse croire que la réussite est si facile à obtenir à celui sait mentir et manipuler les gens qu'il aime. En finale, on nous laisse sur un bémole: une petite leçon de bonheur qui se définit à travers les relations interpersonnelles. A mon avis, il aurait fallu l'approndir pour la rendre crédible.
Bref, j en ai eu pour mon argent. J'ai passé une belle soirée et j'ai même réussi à décoder un petit message, une petite critique. C'est peu mais c'est déjà ça!
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Un récit passionnant, un film d'exception
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Slumdog Millionaire est le genre de film qui me fait l'effet d'un gros soleil nourricier. Il y a dans ce film tous les ingrédients pour m'énergiser: du mouvement, du dépaysement, de l'émotion pure , des scènes remplies d'humanité. La bande-son est impeccable. Depuis quelques jours, elle est devenue la trame-sonore de mon petit quotidien. Je l'écoute et de replonge dans ce pays aux mille contrastes. Il ne s'agit pas d'un film tourné dans l'univers kitsh bollywoodiens et sa musique traditionnelle. La réalisation est moderne, nerveuse, créative. Certaines scènes nous font rire, d'autres sont empreintes de violence à l'état brut. On découvre l'Inde à travers ses paysages grandioses, ses mélanges de moyen-âge et de modernité. Et puis, je suis restée captivée du début à la fin par cette histoire incroyable qui nous donne envie de croire au destin et nous invite à suivre notre intuition. L'idée principal de créer un lien entre la participation à un jeu questionnaire télévisé et les références à notre propre questionnement existentiel est génial. Le personnage principal est très inspirant. Il répond à toutes les questions avec une telle confiance! Il se réfère à ses expériences et à ce qu'il a appris à travers elles avec une simplicité qui m'a beaucoup touchée. Au-delà d'un simple divertissement, ce film nous permet de réfléchir au concept de la culture et de l'éducation. Les personnes les plus instruites ne sont pas nécessairement les plus douées. La vie est chargée de sens. Comment un jeune homme qui a grandi dans les bidonvilles en Inde peut-il répondre à des questions qui font appel à la culture générale? La réponse est passionnante. Certaines personnes plus sensibles sont capable de capter rapidement les petits détails, les éléments du décor qui les font grandir et prendre les bonnes décisions au bon moment. Et le réalisteur de ce film a réussi avec une habileté hors du commun à transmettre ce message en choisisssant une approche sensible et énergique. Je qualifie ce film de chef d'oeuvre. Je crois qu'il mérite de gagner l'Oscar du meilleur film cette année. A mon avis, il est supérieur à "The curious case of Benjamin Button". Les acteurs sont peu connus mais formidables particulièrement ceux tenus par les enfants.
J'ai l'impression d'avoir vu le meilleur film de ma vie...alors je suis comblée. Je lui donne facilement 5 étoiles...
A voir absolument
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