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Caroline Tagny
Caroline Tagny
26 mars 2005, 7:04
Champion, champion!
J'ai bien aimé sur ce disque le mélange électronica, guitares mariant 2 genres qui ne sont pas nécesairement reliés. En effet le mélange du blues, du rock ou du country à l'élcetrnica se fait s'en heurts et est très agréable. À comparé à l'album de Kid Loco (kill your darlings), il me semble que l'expérimentation de Champion est beaucoup mieux réuissie. Un disque d'ambiance qui s'écoute défénitivement bien.
20 mars 2005, 3:24
Démocratisation d'Internet
J'appuie le projet d'île sans fil, travaillant moi-même pour un organisme qui promouvoir l'accesibilité à Internet et aux nouvelles technologies, je ne peux qu'applaudir devant le trvail que font les bénévoles d'Île sans Fil. On peut facilement critiquer que le projet n'est pas si démocratique que ça puisqu'il faut tout même être propriétaire d'un ordinateur portable pour pouvoir y avoir accès, mais attention, beaucoup de "hot spots" vise d'avantage une clientèle étudiante et alternative... et pas vraiment le type corporatif... D'autre part, Île sans fil, c'est un projet parmi d'autres qui promouvoit une certaine démocratisation d'Internet. On oublie souvent que bonne partie de la population au Québec n'a pas accès à Internet, parce que les coûts de l'accès sont trop élévés ou par manque de connaissance de la technologie. En ce sens, on assiste à une véritable fracture numérique entre info-riche et info-pauvres. Quand de plus en plus d'aspects de notre participation à une vie en société prend le virage Internet (recherche d'emploi, trouver de l'information sur différents sujets gouvernementaux par exemple), on peut penser qu'une partie de la population risque d'être potentiellement exclue de la vie démocratique. Je dis à l'accès gratuit oui, mais aussi oui à l'éducation et l'appropriation des technologies.
13 mars 2005, 10:45
Dépasser les traditions
Ce film m'a profondé ment émue et touchée... malgré quelques petites erreurs scénaristiques, le film réussi bien à démontrer et à expliquer une tradition qui à nous, occidentaux, peut nous paraître barbare. Plus que le sujet de l'excision, le film apporte une réflexion sur la problématique de l'ouverture sur le monde, de la modernité et du changement pour une petite communauté somme toute isolée des rumeurs citadines ci ce n'est que par les radios et les voyageurs arrivant dans ce village. Certains spectateurst on pu peut être se questionner sur le remplacement de l'oeuf d'autruche sur la toit de la mosquée par une antenne à la fin du film, se demandant si c'était vraiment là une bonne façon de représenter le changment et l'ouverture puisque que le changement s'est fait de l'intérieur d'abord. En effet, remplacer un symbole ayant une histoire pour ce village par un autre qui nous semble représenter "le blanc" et sa culture, était-il vraiment un bon choix? Malgré tout, j'ai bien aprécié le film dans sa spontanéité et dans sa fraîcheur, et mis en contexte: un film africain qui s'adresse d'abord et avant tout aux africains, je crois que le pari d'Ousmane Sembene est réussi.
3 mars 2005, 12:21
Un petit mot sur les PPP
Il me semble que la mode soit au PPP (partenariat public-privé), et que son principal défenseur et la tête frisée qui nous fait figure de Premier Ministre! J'ai toujours les cheveux qui me hérissent lorsqu'on en parle, bien sûr on en voit déjà un peu partout, les évènements culturels commandités pleuvent à Montréal. Mais pour moi il y a une nuance entre la commandite et le PPP. Dans d'autre sphère de gestion de l'État (on peut penser à l'eau et à l'électricité) ce type de partenariat s'est souvent avéré désastreux, je vous invite donc à lire le dernier numéro de la revue À Babord, qui fait justement un spécial sur les PPP. Peut on imaginer un partneriat avec le privé en Art? je ne pense pas. La création artistique est basé sur le libre arbitre et l'expression d'opinions entre autre. Qu'en adviendra t'il lorsque le privé s'ingéra directement dans le contenu d'une oeuvre artistique? Parce qu'il faut bien se le dire le privé ne finance jamais à des fins altruiste... aura t'on le droit à des productions artistiques dont le contenu mousse la vente d'un shampoing ou d'une bière, plutôt que d'exposer une réflexion face à la consommation, par exemple? Rendu à ce point l'art n'est plus de l'art, c'est de la pub. C'est un pensez-y bien...

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mars 2005