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Film "Rock Star": La vie secrète des stars!
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Ce film est très intéressant. Un jeune homme qui joue dans un petit band de garage est appelé à remplacer, dans un groupe populaire, une vedette qu'il adule. Au début, c'est l'excitation, la consécration, la gloire. Il est bien accepté du groupe et profite des richesses que lui apporte son nouveau statut de vedette. Puis viennent les problèmes. Sa relation avec sa petite amie prend le bord alors qu'il est entouré de belles filles qui le veulent toutes. Puis se sont les problèmes de comportement et d'alcool. À un moment donné, le jeune doit faire une remise en question et choisir s'il veut poursuivre à ce rythme infernal ou retrouver une vie plus normale.
Mark Wahlberg campe très bien ce jeune chanteur. On croit tout à fait au personnage. La vie des vedettes de groupes musicaux est aussi très bien illustrée. Le côté musical vient agrémenter encore plus ce film.
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Livre "Le Jour à Wentworth" par Jean-Marc Saint-Denis et Olivier Morissette: Texte ordinaire; dessins superbes!
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J'aime beaucoup le fantastique en général et Lovecraft en particulier. Alors une BD racontant l'une de ses histoires, ça m'intéressait au plus haut point. C'est donc avec beaucoup d'espoir que j'ai lu ce livre.
Pour la qualité du dessin, très chargé, le livre vaut définitivement le détour. On peut passer de nombreuses minutes à observer la minutie et le souci du détail. C'est le texte qui, lui, est plus décevant. J'ai trouvé la syntaxe simpliste voir douteuse à de nombreux endroits. Ainsi: "Ce coin du Massachussetts ne sollicite guère le peuplement" (!!). Ou plus loin: "Toute la région baigne dans une indéniable atmosphère, non seulement de vieillesse et d'abandon, mais aussi de maléfice!". (Les deux citations: page: 10). Remarquez que ce n'est pas mal écrit... c'est surtout que c'est d'une banalité affligeante.
Mais, encore une fois, c'est le dessin qui rend cette BD intéressante; et si c'est là ce que vous recherchez, vous serez gagnant!
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Film "Monster-in-Law": Insipide!
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Ce film est d'une stupidité consommée et il ne m'a pas amusé une seule fois. Une jeune femme trouve le mari parfait. Malheureusement, sa mère est une vedette de la télévision névrosée. Et lorsqu'elle apprend que son fils va se marier avec la jeune fille, elle décide de tout faire pour contrecarrer les plans de son fils. À partir de là, on tombe dans des scènes aussi rocambolesques que stupides.
C'est le scénario, infantilisant, qui est le plus à blâmer pour les déboires de ce film. C'est d'une nullité absolue. Jennifer Lopez n'est pas mal. Par contre, j'ai été très déçu de voir que Jane Fonda avait attendu une dizaine d'années avant de revenir au grand écran dans une telle ineptie. Honnêtement, elle aurait été mieux de rester incognito encore quelques années!
Bref, ne perdez pas de temps avec ce film, il n'en vaut pas la peine!
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Film " Godfather Part II (The)": Un classique!
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Il s'est écoulé beaucoup de temps entre le moment où j'ai vu le premier film, et le visionnement du second. Pourtant, le plaisir était constant. Le second épisode de cette trilogie est intéressant parce qu'on passe de l'histoire contemporaine du parrain à son arrivée en sol américain, de nombreuses années plus tôt. On y voit donc un De Niro tout à fait crédible (il a vraiment la gueule de l'emploi!) qui débarque aux États-Unis pour refaire sa vie, et qui gravira rapidement les échelons permettant d'étendre sa domination sur une bonne partie de l'Amérique.
Le second film est aussi violent que le premier. Quelque part, bien qu'on ne puisse accepter cette façon de vivre, on est pris à admirer la puissance et la forme de cohésion sociale que permettait la Cosa Nostra en donnant à tous ses membres la chance d'être associés à un groupe et ainsi de s'y affirmer et d'être protégés. Évidemment, l'effet de bord était qu'on ne vivait habituellement pas très vieux, dans ce type d'organisation. En ce sens, le film offre, tout comme le premier épisode, une étude sociale des regroupements familiaux et de domination fort intéressante (pourquoi est-ce que je pense au "Royaume des animaux" soudainement???).
Le scénario est tissé serré et la réalisation est d'une efficacité redoutable, créant des moments de tension très forts. Évidemment, une bonne partie du succès de cette histoire repose sur de nombreux excellents acteurs qui auront donné un souffle très puissant aux personnages du film. Je pense à Al Pacino, Robert De Niro, mais aussi des Diane Keaton et Robert Duvall.
Plusieurs films auront, après la série des "Parrain" tenté de reprendre le genre. Mais aucun n'y aura réussi aussi efficacement que cette trilogie, qui établit le standard de qualité pour les films de mafia.
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Film "Catch a Fire": Comprendre l'apartheid!
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Cela fait déjà près de 20 ans que l'apartheid a été aboli en Afrique du Sud. Déjà les nouvelles générations n'ont pas connu tout l'émoi international cet état qui imposait encore une ségrégation entre les noirs, majoritaires mais sans contrôle du pouvoir, et les blancs, minoritaires et ultra-puissant. Les sanctions économiques mondiales ont eu raison de cette situation désastreuse pour les noirs. Et le film "Catch a Fire" donne bien des raisons de comprendre pourquoi ce régime devait être mis au rancart.
Dans ce film, un homme noir a un bon travail, une bonne famille et il entraîne les jeunes noirs à jouer au football (soccer) pour éviter qu'ils ne tournent mal. Mais voilà que des bombes explosent à l'usine qui l'emploie, et il est pris pour un terroriste. Un officier de police au regard d'acier, joué de façon impeccable par Tim Robbins, l'interrogera puis le relâchera, constatant qu'il ne sait rien. Mais l'homme aura eu le temps d'être battu, de voir des amis mourir et d'apprendre que sa femme a été violée. L'homme, dans un esprit de vengeance, décide de s'enrôler dans une brigade de combattants de l'apartheid, l'ANC. Il est entraîné dans un camp au Mozambique, et il revient avec l'idée de faire sauter l'usine qui l'employait, alors que l'officier de police, soupçonnant quelque chose de louche, le fait suivre.
Oui, ce film donne un très bon aperçu de ce que fut la situation en Afrique du Sud. Là où le bat blesse, c'est qu'on a pris une histoire qui ne pouvait être racontée en moins de 2 heures, et on l'a comprimé en une histoire de 1h40. Le résultat, c'est que la transition entre les scènes est souvent trop rapide et qu'on a l'impression qu'il nous manque une partie importante de l'histoire. C'est dommage, parce qu'outre ce reproche, je n'ai pas grand-chose à redire du film. Les acteurs sont excellents, les images de l'Afrique du Sud sont sublimes et le fond de l'histoire, très intéressant. Comme quoi il faut parfois prendre le temps de raconter ce qui mérite de l'être!
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Film "Bon Cop, Bad Cop": Amusant
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Si vous désirez voir une comédie tout ce qu'il y a de plus drôle, sans toutefois que le cerveau ne soit trop sollicité, ce film est pour vous. J'ai, en effet, beaucoup ri dans ce film aux gags parfois usés, souvent convenus, mais jamais déplacés. Et il faut le reconnaître: les moyens ont été mis sur la table. Les cascades, effets spéciaux, etc... tout concours à donner à ce film la facture d'une grosse production "hollywoodienne".
Bien sûr, cela ne vient pas sans heurts. En fait, tout ce qu'on reproche au cinéma américain, on peut le dire de ce film: aucune subtilité dans le scénario, peu d'originalité, et des petites morales franchement ni subtiles ni intéressantes, tel que cette impression qu'on a que le film est fait par un fédéraliste qui veut nous convaincre des biens faits du Canada et de la beauté de la dualité linguistique.
Les acteurs sont excellents, que ce soit Huard ou Feore. On croit tout à fait dans leurs personnages respectifs et on voit bien les différences existant entre québécois et ontariens. Encore là, on pourra reprocher un manque de subtilité, tellement c'est cliché, ce québécois au sang chaud et cet ontarien en veston cravate, mais ne rechignons pas trop!
Bref, pour du plaisir garanti sans se forcer le coco, le film est excellent. Pour le reste, on repassera.
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Film "Conspiracy of Silence": Hypocrisie sur fond de catholicisme!
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Voici un film que j'ai trouvé intéressant sous plusieurs aspects. Pourtant, il n'est pas exempt de défauts. Basé sur une histoire vécue, ce film raconte l'histoire d'un jeune prêtre qui est atteint du VIH suite à une relation homosexuelle avec un haut placé de l'église. Il finira par se suicider. Puis, en parallèle, un jeune homme qui étudie pour devenir prêtre est injustement mis en dehors du séminaire alors qu'on prétend qu'il a eu une relation homosexuelle. Un jeune journaliste s'empare de l'affaire. Mais disons que lorsque l'église catholique décide d'étouffer une situation controversée, elle n'y va pas avec le dos de la cuillère!
Le sujet est noble et c'est ce qui m'a le plus agréablement surpris de ce film. On se demande bien comment cette saga va bien pouvoir se terminer et surtout, qui y gagnera et qui y perdra. Tout y est, du chantage à la menace. Et on se plait à croire qu'une telle situation a certainement dû se produire en réalité.
Autant le sujet du film passionne, autant la réalisation qu'on en a faite est déficiente. Alors qu'on aurait pu envelopper ce drame de nombreux éléments de suspense, que ce soit un cadrage serré, une nervosité de la caméra ou encore une trame sonore envahissante, on s'est plutôt contenté de nous offrir ce qui ressemble beaucoup plus à un film réalisé pour la télévision qu'une grande production. Ça donne un résultat nettement moins frappant et beaucoup plus ordinaire que ce à quoi on se serait attendu avec un tel sujet.
En définitive, c'est un film intéressant pour un samedi soir, mais pas le genre qui mérite un Oscar.
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Livre "Pardonnez nos offenses" de Romain Sardou: Amen!
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Je me joins aux concerts d'éloges qu'a suscité ce livre. Écrit de très intéressante façon, cette histoire nous permet de suivre divers personnages, quelque part au 13e siècle. L'un est un curé qui s'en vient prêcher dans une paroisse où les citoyens semblent vivre en complète obscurantisme religieux depuis de nombreuses années. En aval d'une rivière qui passe par ce village, on trouva jadis un père et ses enfants, massacrés. L'évêque habitant lui-même le village voisin est sauvagement trucidé.
Un religieux du village voisin, en question, est chargé de ramener le corps de son évêque à Paris, pour l'enterrer, mais aussi, pour qu'un nouvel évêque soit désigné. Mais là, le religieux découvre quelques secrets intéressants. Une fois le corps de l'évêque enterré, il poursuit sa mystérieuse enquête sur ce qui se produisit réellement dans le premier village, pour entraîner autant d'hérésie.
Pendant ce temps, un père autrefois chevalier prestigieux, doit se traîner à genoux à Rome pour faire pardonner les déboires de son fils. Pour se repentir, on demandera mystérieusement au père de servir de prête-nom à des achats massifs de terrains. Quant au fils, on le punit de très sévère façon, puis on l'envoie dans une mission très particulière. Il sera accompagné d'un jeune soldat prêt à tout!
Ces histoires et quelques autres, bien qu'elles semblent toutes différentes, convergent vers un lieu démoniaque et vers une conclusion unique. Je ne vous en dis pas plus, afin de ne pas gâcher la finale, assez bien présentée.
C'est le second livre de Sardou que je lis, après: "Personne n'y échappera", que j'avais beaucoup apprécié. Ici aussi, l'intérêt est au rendez-vous. Le style n'est pas trop lourd et l'intrigue est menée de main de maître. Le rythme est rapide et entretenu par de courts chapitres, ce qui convient bien à ce genre de roman policier historique.
On sent que le côté historique de la chose a bien été fouillé. En effet, sans se retrouver dans la série des "Rois maudits", on découvre quand même quelques us et coutumes de cette époque, comme celle d'utiliser des comédiens pour simuler des apparitions miraculeuses qui renforceront la piété des villageois.
Tout cela ne doit pas nous faire oublier la trame sordide en arrière de cette histoire, qui rend celle-ci encore plus intéressante. C'est, à coup sûr, une recommandation de lecture!
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Film "Two Thousand and None": Affronter la mort!
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Voici une belle histoire que nous offre le Canada anglais, parce que contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce film est canadien et le réalisateur, Arto Paragamian, montréalais. D'ailleurs on reconnaît des scènes tournées à Montréal.
Donc c'est une belle histoire mais qui traite d'un sujet pas facile du tout: la mort. Un homme apprend qu'il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Il a une tumeur au cerveau qui lui fait perdre la mémoire et qui le tuera, éventuellement. Au début, il décide de prendre le tout avec humour, au grand désarroi de ses amis et parents. Mais voilà que l'aspect comique laisse doucement place à une réflexion un peu plus poussée où les questionnements et les craintes associés à la mort surgissent de bien belle façon. Le tout se termine sur une note poético-tragico-comique.
D'un sujet difficile, Arto Paragamian aura réussi le pari de faire un film qui intéresse et qui surprend agréablement. Les personnages qui se greffent autour de l'homme malade sont bien campés et amusants. Ils contribuent à faire de ce film un beau petit succès. C'est à voir!
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Film "Jumper": La télé transportation existe! Mais le cerveau ne suit pas!
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Quelle déception que ce film! Et sur presque tous les plans! D'abord l'histoire! Un jeune homme découvre à l'adolescence qu'il peut se télé transporter à volonté... pourquoi ne l'a-t-il pas découvert avant, on se le demande. Le jeune utilise ses dons pour... voler des banques et se faire une vie de jet set à voyage des pyramides d'Égypte au Colisée de Rome ou l'Empire State Building de New York, en passant par Big Ben à Londres, bien sûr! Si au moins on nous l'avait présenté en sauveteur de la veuve et de l'orphelin, pris au 32ième étage d'un immeuble en feu... même pas! Et voilà que des paladins sont à ces trousses. Ces gens ont pour mission de tuer les "Jumpers" après les avoir privés de leurs moyens, en les soumettant à une tension électrique. Et, à travers tout ça, notre fusible sur deux pattes tombe amoureux d'une jeune femme à qui il fait faire quelques voyages rapides jusqu'à ce que les fameux paladins viennent mettre de l'électricité dans l'air.
Par quoi commencer? Les acteurs sont pourris. Ils ont le charisme et la subtilité d'une roche. Je suis d'accord avec plusieurs qui disent qu'Hayden Christensen n'aurait jamais dû obtenir ce rôle. Pour le reste, on dirait des adolescents choisis pour une petite mièvrerie pour jeunes filles.
Le scénario? Pourri également. On avait là un excellent sujet! La télé transportation revisitée! Tel que mentionné ci-dessus, on aurait pu utiliser cette force pour faire du personnage principal un super héros à la Spider Man. Mais non! On tombe dans une petite histoire d'amour dont la télé transportation n'est qu'un accessoire. Quand on parle de rater la cible, on ne fait pas mieux! Et que dire de cette finale où, en l'espace de quelques minutes, tous les problèmes se règlent mystérieusement au point qu'on se demande pourquoi on ne les a pas réglés il y a une heure???
Les effets spéciaux? Quels effets spéciaux? Quelques accélérés d'images, des désintégrations et réintégrations, mais rien de spectaculaire et digne d'un film fantastique des années 2000!!!!
Alors, il reste quoi de tout ça? 1 étoile pour l'idée. That's it!
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Film "Charlie and the Chocolate Factory": Très bien... mais il y avait un modèle!
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Il y a quelques mois, j'ai vu la version des années 70 de ce film avec Gene Wilder. J'ai ensuite vu ce film-ci... et j'ai lu plusieurs des commentaires de mes collègues scribes sur ce film. De façon générale, les gens encensent ce film et surtout, la touche magique qu'a donné Burton.
Pourtant, lorsqu'on compare avec ce qui se fit en 1971, on se rend compte que beaucoup de concepts, de la férie aux personnages en passant par les costumes, trouvent leur source dans la version originale. En effet, même la version de 1971 est quelque chose à voir et ceux qui ont adoré la version Burton devraient jeter un coup d'oeil à celle qui fut fait, il y a maintenant plus de... 30 ans!
Ceci dit, Burton innove quand même à plusieurs niveaux. Tout d'abord, la cité est sombre et dans un style art-déco qui n'est pas sans rappeler le Gottham City que Burton avait créé pour Batman. De plus, il faut le reconnaître, les jeux de couleur et de lumière sont beaucoup plus raffinés qu'il y a 30 ans.
L'aspect musical est un peu escamoté, si on compare ce film à la version des années 70. Mais il faut dire qu'à ce moment, on mettait plus l'accent sur la musique que sur le reste. À noter la chanson "The Candyman" qui fut populaire dans les années 70 et qu'on retrouvait dans le premier film et qui a disparu de la version récente.
Un dernier mot sur Depp, meilleur que Wilder, par son extrémisme, son côté fou et ses mimiques faciales hilarantes. Finalement, c'est un film à voir... mais n'oubliez pas de revisiter l'original, pas mal du tout non plus!
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Film "Stardom": Étrange résultat!
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Je dois reconnaître que je suis ambivalent quant à ce film. Venant de Denys Arcand, tout est possible. Mais ici, le résultat est plutôt étonnant. En fait, ça ressemble à un "patchwork" de prises de vues.
On suit divers personnages qui gravitent autour d'une jeune hockeyeuse qui est rapidement devenue une star de la mode, puis on suit sa déchéance. On dirait un épisode de la série "Biographie"! Ce que je trouve intéressant, c'est cette incursion dans le monde des top-modèles. Le film adopte le rythme de ce monde: tout y est fait vite, de façon nerveuse et exagérée. En ce sens, la réalisation est un coup de génie.
Toutefois, ce qui m'a irrité, ce qu'il manque un minimum d'encadrement. On ne sait pas exactement dans quelle direction on s'en va et il manque un fil conducteur plus solide que le simple suivi de ce top-modèle. En définitive, je suis heureux de l'avoir vu... mais je ne le verrais pas une seconde fois.
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Exposition "Yves Saint-Laurent": Où la femme devient homme!
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En tant qu'ami du musée, j'ai eu droit à l'accès à cette exposition lors du vernissage qui avait lieu ce soir (26 mai). Ce qui est également intéressant, dans les discours d'ouverture, c'est d'entendre les commentaires des conservateurs et, dans ce cas-ci, de M. Berger lui-même, qui veille aux intérêts de l'empire construit par Yves Saint-Laurent.
Cette exposition c'est plus de 150 vêtements, montés sur des mannequins et qui couvrent de nombreux défilés de mode auxquels participa Saint-Laurent, des années 60 à aujourd'hui.
On découvrira que Saint-Laurent fut le premier à habiller la femme... en homme. Dans les années 60, le pouvoir allait aux hommes. Alors pourquoi ne pas transférer ce pouvoir aux femmes, en leur donnant les attributs vestimentaires typiques aux hommes? Vestons, pantalons, complets, cardigans, tout est mis en place pour masculiniser la femme, mais sans perdre la féminité de celle-ci par des lignes plus douces.
Certaines salles expriment les choix de couleurs de Saint-Laurent, qui furent, à une certaines époques, très exubérants (roses, rouges, jaunes). Mais cette tendance n'est que passagère. Parce que la marque de commerce d'Yves Saint-Laurent se résume souvent aux couleurs sombres en général et au noir en particulier.
Exposition intéressante et intrigante, elle sera à l'affiche du MBAM jusqu'en fin septembre
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Film "Discrète (La)": Jouissif!
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J'aime beaucoup Fabrice Luchini. Je l'ai vu à quelques reprises en entrevue et, honnêtement, il est aussi fendant et précieux que les personnages qu'il joue. Mais c'est également ce qui le rend si intéressant... dans ses films du moins! Ici, il est un jeune auteur prétentieux qui, avec son éditeur, décide d'écrire un livre sur une jeune fille qu'il séduira pour ensuite l'abandonner. Mais pour que son récit soit des plus réalistes, il trouvera une fille à qui il fera vivre l'histoire, qu'il retranscrira au fur et à mesure, sur les directives de son éditeur. Malheureusement, il aura droit, en final, à quelques surprises.
En plus de l'excellence du jeu de Fabrice Luchini, toujours aussi imbu de lui-même, c'est la finesse et l'intelligence du scénario qui retient l'attention. Les dialogues déclamés par Luchini et Judith Henry (très bonne, elle aussi!) sont tout simplement délicieux et amusants. Oui, c'est verbeux. Mais c'est dit de si belle façon que ce flot de paroles est notre plus grand plaisir. Évidemment, les mimiques faciales de Luchini valent aussi le détour! Lorsqu'il ouvre tout grand ses yeux avec cette fraîcheur naïve qui tire presque sur l'arrogance, on ne peut que sourire.
Bref, ne boudez pas votre plaisir, surtout si vous aimez le cinéma français. Cette histoire ne devrait pas vous décevoir!
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Film "Choristes (Les)": Une belle leçon d'humanité!
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Je m'attendais à voir un film drôle et je dois reconnaître qu'on sourit souvent. Ce qui m'a surpris, toutefois, c'est ce côté humaniste qui donne au film tout son sens: en écoutant ce "pion" (l'excellent Jugnot qui, pour une fois, ne joue pas les imbéciles!) on se demande carrément si nos maisons de redressement pour jeunes en difficultés n'auraient pas intérêt à être réformées en profondeur pour leur donner un côté humain qui permettra, tout comme c'est le cas dans ce film, de faire jaillir des talents incroyables qui, à défaut d'être bien canalisés, finiront en prison ou en suicide.
En ce sens, il est paradoxal de constater que 50 ans plus tard, la situation a empiré! Et qu'on en pense qu'au Québec, on se rend compte à quel point les technocrates n'ont rien compris de l'importance de l'éducation et de disciplines telles que la musique, ce que le film démontre pourtant très bien! Devant cette façon originale de traiter les enfants en difficulté, comme le fait ce professeur qui rappelle un peu Robin Williams dans "Dead poet society", on ne peut pas rester de marbre.
À quelques reprises, dans le cinéma, j'ai entendu des spectateurs renifler et sortir leur mouchoir. Le film est enveloppé d'une très belle musique qui finira de vous attendrir. Je crois d'ailleurs qu'il est voué à un très grand succès au Québec, comme ce fut le cas en France. À ne manquer sous aucun prétexte!
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