septembre 2008 - Messages
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Film "My Fair Lady": Un classique!
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Ah! "My Fair Lady"! Qui n'a pas entendu parler de cette comédie musicale magistrale réalisée dans les années 60! Le film est tiré d'une pièce de théâtre. D'ailleurs, il y a quelques années, à Montréal, on en a refait une version théâtrale très réussie!
Pour en revenir au film, c'est un succès sur toute la ligne. Un professeur de linguistique fait le pari, avec un collègue, qu'il peut prendre une jeune femme vendant des fleurs dans les rues de Londres et la transformer en femme de la haute société simplement en améliorant sa diction, ses manières et son apparence. Il va même jusqu'à prédire qu'il amènera la femme dans une réception huppée, une fois son apprentissage terminé, et que tous les invités présents prendront la femme pour une des leurs.
Le professeur Higgins gagnera son pari. Par contre, la femme tombera amoureuse d'un jeune homme lors de la réception et, alors qu'elle quitte le professeur, celui-ci réalise qu'il est tombé amoureux de la jeune femme. Comment cela se terminera-t-il?
Cette comédie musicale est parfaite en tout point! Les acteurs sont excellents, en particulier Rex Harrison mais surtout, la délicieuse (et toute jeune à l'époque!!) Audrey Hepburn. Le scénario est très bien écrit et les pièces musicales sont vivantes et amusantes. D'ailleurs, vous en reconnaîtrez certainement quelques unes. Les chorégraphies sont bien faites, même si elles ne sont pas aussi sophistiquées que ce que les films de cette époque nous présentaient habituellement (le genre Fred Astair!!).
Si vous n'avez pas vu ce film, il faut corriger cette lacune. Tout cinéphile digne de ce nom se doit de l'avoir visionné au moins une fois dans sa vie!
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Film "Nanny McPhee": Une belle histoire!
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Comme plusieurs, j'ai été charmé par ce conte. Parfois, ce genre d'histoire est très enfantin et les adultes n'ont aucun intérêt à les écouter. Mais ici, autant les adultes que les enfants seront sous le charme. Tout ça est dû, d'abord, à un très beau scénario à la fois simple et touchant. Oui, on peut fait un parallèle avec Mary Poppins, sauf que la nounou est, au début du moins, d'une laideur effrayante. Mais alors que dans ce dernier film les enfants étaient quelconques, je constate que ceux qui composent la présente famille sont espiègles et ont, malgré leur jeune âge, des expressions très comiques et très originales. Ce sont tous des acteurs en puissance (incluant le bébé!) et en ce sens, le film démontre bien ce que peut apporter un bon casting.
Comme certains l'ont mentionné avant moi, l'importance des couleurs vous frappera très rapidement. Remarquez ces pièces qui sont de couleur verte, alors que le père est, lui aussi, habillé de vert. Par contre, à d'autres endroits, tout est bleu, comme la vielle tante, jouée par Angela Lansbury, presque méconnaissable!
Voilà la recette du succès: de très bons acteurs, un scénario intéressant autant pour les enfants que les adultes et une réalisation soignée. C'est un must!
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Film "Play Misty for me": Drame hitchcockien!
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Voilà une agréable surprise pour cette première réalisation de Clint Eastwood. En plus d'être derrière la caméra, il joue également l'un des rôles principaux. L'histoire est celle d'un animateur de radio à qui une fan demande régulièrement de faire jouer la chanson "Misty". Mais voilà que la femme se fait de plus en plus présente dans la vie de l'animateur. Elle le suit partout, s'acharne, attaque sa femme de ménage et chamboule la maison. Puis elle menace de s'en prendre à la femme de l'animateur de radio.
On a vu beaucoup de films de ce genre (par exemple, "Misery" ou "Single White Female"). Mais disons que pour un film réalisé en 1971, celui-ci est plutôt du genre à tracer la voie aux autres. Il faut dire que le résultat est à la hauteur des attentes. Eastwood, déjà à cette époque, fait preuve d'un réel talent pour faire monter graduellement mais sûrement, la pression. En cela, il s'approche des grands du thriller, tels que Hitchcock.
Il n'y a qu'un seul point qui peut laisser le spectateur perplexe: le scénario. Lorsqu'on suit l'intrigue, il nous arrive régulièrement de nous dire que si nous étions à la place de l'animateur, nous agirions différemment. Mais on passe vite par-dessus ces incongruités pour se laisser porter par l'intrigue.
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Film "Pan's Labyrinth": La folie des hommes!
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J'ai adoré ce film! Il faut dire que j'apprécie particulièrement le fantastique et l'horreur, alors lorsque ce genre est bien traité, comme c'est le cas ici, c'est pour moi un succès assuré!
Ceci dit, une mise en garde très importante: le film est extrêmement violent! Et ce n'est pas le monde imaginaire d'où émerge la violence, mais plutôt des hommes même! Le paradoxe qui est fait entre la barbarie de la seconde guerre mondiale et celle d'un monde imaginaire est au détriment de l'espèce humaine. Et ainsi, voir le personnage de Lopez tuer de sang froid une enfant est un genre de violence que plusieurs ne supporteront pas.
Une fois qu'on sait qu'on a à faire à un tel film, on se laisse alors porter par la magie de l'histoire. Les effets spéciaux sont très réussis. Ça ne veut pas dire qu'il y en a beaucoup et qu'ils sont extraordinaires! Ça veut simplement dire qu'ils supportent très bien l'histoire, sans prendre toute la place. C'est ça savoir doser les effets!
La mise en scène est géniale, avec ces mouvements de caméras et ces changements de séquence qui s'effectuent lorsqu'un objet comme un tronc d'arbre passe devant notre champ de vision. La petite fille est magistralement interprétée par Ivana Baquero, très crédible. Le scénario nous tient en haleine du début à la fin mais nous révulse aussi à de nombreuses occasions.
Bref, une fois que l'on sait qu'on verra beaucoup de violence et qu'on est prêt à ça, le film est une découverte et un plaisir, malgré ce côté sombre!
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Livre "Chroniques birmanes" par Guy Delisle: Amusant... et instructif!
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J'ai beaucoup aimé ce livre-bande dessinée! Le dessin est léger, approximatif, mais diablement efficace. Mais ce que j'ai apprécié par-dessus tout, c'est l'utilisation de la BD pour des fins autobiographiques. En effet, Guy Delisle raconte sa propre histoire, avec beaucoup d'humour et de doigté, lors d'un séjour en Birmanie. Il y a les petites anecdotes drolatiques. Mais il y a aussi de cet humour caustique où il ne se gêne pas pour se moquer des dirigeants politiques de l'endroit. Ainsi, on apprendra qu'un précédent dirigeant Birman avait produit la monnaie locale en coupure de 15, 45 et 90 unités monétaires, rendant l'opération de retour de la monnaie un véritable défi en calcul mental.
Je trouve que l'idée de confondre la bande dessinée avec le style biographique combiné au petit cours de géographie birmane, c'est très intéressant et on devrait s'en inspirer dans divers domaines, dont, peut-être même l'éducation. On irait certainement chercher là une clientèle plus rébarbative à la lecture traditionnelle mais quand même en soif de savoir.
En attendant, la Grande Bibliothèque vous offre, pour pas un sou, cette petite brique amusante à lire. C'est une recommandation!
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Film "Hudson Hawk": Amusante comédie policière!
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J'ai vu ce film à quelques reprises et à chaque fois, c'est un plaisir renouvelé. Ce n'est toutefois pas le film du siècle. Donc il faut en attendre quelque chose... mais pas trop!
Hudson Hawk (Bruce Willis) est un petit cambrioleur qui termine de purger une peine de prison. Or voilà qu'un couple un peu fou et excentrique (Sandra Bernhard et Richard E. Grant, tous deux très drôles) lui demandent de retrouver 3 chevaux de plâtre dans lesquels, 500 ans plus tôt, Leonard Da Vinci a dissimulé trois morceaux qui, mis ensembles, sont le cœur d'une machine à fabriquer de l'or. Pour pimenter la sauce, une femme qui travaille pour le Vatican (Andie MacDowell) secondera Hawk et son coéquipier (Danny Aiello) dans cette chasse aux chevaux et, ultérieurement, à l'anéantissement des espoirs des deux criminels fous.
Donc ce n'est pas un grand film, mais ça se laisse bien regarder. Il y a de belles petites touches d'humour, surtout en raison des personnages excentriques. Il y a aussi une bonne dose d'action. Il y a quand même de grands pans de l'histoire qui sont totalement invraisemblables. Mais on sait que c'est de la fiction, alors... Le résultat est un film qu'on appréciera un petit samedi soir pluvieux.
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Film "Stupeur et tremblements": Cultures étrangères!
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Je n'avais pas lu ce livre d'Amélie Nothomb, mais je connaissais quand même le style direct de l'auteure, après avoir lu des livres tels que "L'hygiène de l'assassin" et "La métaphysique des tubes". Je connaissais aussi la relation étroite qu'elle entretient avec le Japon, où elle vécut, plus jeune.
Ce film, tout comme le livre dont il est tiré, sont autobiographiques. C'est donc Amélie qui nous raconte son histoire, avec beaucoup d'aplomb et d'humour. L'enfer qu'elle a vécu au Japon est incroyable et témoigne bien de l'importance de la hiérarchie dans ce pays. Les règles sont très strictes et le respect de l'ordre et du rang est, à la limite, plus important que l'efficacité, ce qui demeure paradoxale pour nous, Nord-Américains.
Sylvie Testud offre une excellente performance. Ce que j'ai le plus admiré chez elle, c'est son maniement de la langue japonaise. Je ne parle pas cette langue, mais il est évident, à voir l'aplomb qu'elle met à la parler, ainsi que la fluidité du discours, qu'elle a dû se pratiquer beaucoup pour en arriver à une telle apparence de conversation.
Histoire intéressante, sarcastique, mordante et surtout, caustique, on jubile devant ce petit bijou, qui nous faire dire qu'Alain Corneau a bien réussi le passage de l'histoire du livre à la caméra.
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Film "RV": "Road movie" pas trop bucolique!
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Non, franchement, je ne garderai pas un très bon souvenir de cette histoire insipide qui ressemble un peu à "National Lampoon's Vacation" mais en moins drôle, ce qui n'est pas peu dire! Un homme doit absolument se rendre à une réunion d'affaire au Colorado, mais il n'ose pas l'avouer à sa famille avec qui il devait aller en vacances à Hawaï. Il achète donc un immense véhicule motorisé et fait croire à tous qu'ils partent en voyage dans ce monstre roulant. Et à partir de là, toutes les embûches possibles et inimaginables se pointent au rendez-vous.
Donc, c'est un film qui ne vole pas haut. Les gags sont ridicules et absolument abracadabrants. Les acteurs sont assez décevants et m'ont plus l'air de fausses vedettes qu'autres choses. Même Robin Williams me déçoit, ici. Il faut dire que ses derniers films n'ont pas tous été extraordinaires. En fait, je l'appréciais plus lorsqu'il jouait des rôles plus sérieux à la "Dead Poet Society".
En attendant, on aura vite fait d'oublier cette histoire indigeste et ennuyante.
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Film "Québec...?": Tourisme Québec!
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Il est clair que ce film a été fait pour promouvoir le Québec en 1967, alors que l'expo battait son plein, de nombreux pays devaient bien vouloir en connaître plus sur ce qu'était le Québec. En ce sens, le film atteint son objectif, décrivant bien notre société: les grands chantiers de construction, la grandeur du territoire, l'émancipation de la culture francophone, le tout saupoudré de données démographiques et économiques.
À mon avis, ce n'est pas le film le plus important de Groulx, parce qu'il me semble un peu trop axé vers le commercial. Ça demeure quand même un film intéressant ne serait-ce que pour se souvenir (pour les plus vieux) ou découvrir (pour les plus jeunes) à quoi ressemblait la société québécoise à cette époque.
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Film "Ice Age 2: The Meltdown": On fond littéralement pour cette histoire!
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Ah! Qu'il fait du bien, après une semaine complète d'ennui mortel, de pouvoir se dilater la rate, lors d'un petit dimanche après-midi tranquille, à voir ce film! Évidemment, lorsqu'on a vu le premier film (ce qui est mon cas), on attend LA vedette du film, celui par qui tout arrive et dont on sait que les apparitions nous ferons crouler de rire, comme Willie le Coyote avec le Road Runner: j'ai nommé l'espèce d'écureuil qui court après sa noisette. Et bien sûr, c'est par lui qu'arrivera la catastrophe, mais aussi le sauvetage de dernière minute.
L'histoire est intéressante et on craque pour les trois autres personnages célèbres du film (le tigre, le mammouth et le paresseux) auxquels viendront se joindre une femelle mammouth convaincue d'être un opossum (il faut la voir dormir, suspendue à la branche d'un arbre, par la queue!!!) et ses deux frères, de vrais opossums, eux! En un sens, il y a moins de méchanceté dans ce film que dans le premier, où le tigre voulait, ultimement, la mort du mammouth et du paresseux. Ici, ce sont plutôt les éléments qui se déchaînent.
Le dessin, souvent grossier (mais c'est voulu!) est très bien fait. D'ailleurs, lorsqu'on voit l'eau s'engouffrer dans la vallée, le rendu et la texture de cette eau est parfait! C'est très drôle, c'est intéressant et ça plaira autant aux petites qu'aux grands. Quoi demander de plus?
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Film "Bridge on the River Kwai (The)": Les horreurs de la guerre!
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"The Bridge on the River Kwai", c'est un film qui réussit très bien à montrer les horreurs de la guerre. C'est surtout un film d'une réalisation parfaite et qui se mérita 7 oscars, en 1958. Tout cinéphile digne de ce nom se doit de voir au moins une fois dans sa vie, ce chef d'œuvre racontant l'histoire de prisonniers de guerre britanniques, capturés par des japonais. Ces derniers utilisent les prisonniers pour construire un pont qui enjambera la rivière Kwai et qui permettra à un train d'amener des troupes en renfort vers la Birmanie. L'officier en charge des troupes britanniques acceptera de faire travailler ses hommes à la construction de ce pont, avec son flegme tout britannique. Malheureusement, des alliés travaillent aussi à faire sauter le pont. La finale est un hécatombe et, contrairement à ce que l'on voit habituellement de nos jours, se termine mal pour un peu tout le monde.
Que ce soient les acteurs, extraordinaires (William Holden et Alec Guinness en sont, entre autres, de bons exemples!), la réalisation soignée, les paysages d'une beauté sauvage ou les prises de vues, très bien faites, tout concourt à faire de ce film une réussite sur le plan cinématographique. Je crois que le meilleur exemple de cela, c'est de voir le film et de se demander, après coup, comment on a réussit à faire un tel bijou... en 1957, alors que les films couleurs commençaient à peine à apparaître. Cela prouve indubitablement le très grand talent de David Lean.
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Film "Constantine": Le diable est aux vaches!
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Moi qui suis un un amateur de drames fantastiques, j'ai beaucoup aimé ce film. On y suit un Keanu Reeves qui joue le protecteur planétaire contre des monstres envoyés par le diable, sur terre. Mais voilà qu'il y a recrudescence de présence de bêtes hideuses en même temps qu'il se produit des évènements étranges. Aidé par une policière, qui découvre un monde parallèle dont elle ignorait tout, l'homme devra découvrir pourquoi le diable s'excite soudainement!!!!
Quand on écoute ce film, c'est d'abord et avant tout pour les effets spéciaux, qui sont très bien faits, tout en étant présents en bonne quantité. Il faut voir ces bêtes hideuses surgir de nulle part ainsi que les déplacements vers d'autres dimensions. Et les transfigurations complètent bien le portrait (sans mauvais jeu de mots, bien sûr!).
L'histoire elle-même est intéressante et bien racontée (ce qui nous change des inepties à la "End of Days"). On a même droit à quelques belles touches d'humour ça et là. Keanu Reeves n'est pas mauvais dans ce rôle où il se prend aussi au sérieux que lorsqu'il joua dans "Matrix".
Bref c'est un très bon film qui plaira certainement aux amateurs de drames fantastiques!
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Film "Cheech": Brillant... par moment!
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Je n'avais pu m'empêcher de lire les critiques et les commentaires des lecteurs de "Voir" avant de voir ce film et, après toutes ces remarques très mitigées, j'y allais à reculons. Et pourtant, j'ai trouvé plusieurs passages très intéressants, voire même brillants!
Dès le départ, toutefois, quelque chose m'a énervé dans ce film: j'avais l'impression qu'on commençait dans un genre (drame policier), puis que d'un seul coup, on changeait complètement de style, comme si c'était un autre film, dans le genre comédie. Puis, un peu plus loin, on a l'impression de voir une excellente scène tirée... d'un drame psychologique. Ce sont ces changements de style qui m'ont le plus déstabilisés et qui font que, peut-être, certains aimeront moins. Par ailleurs, vers le milieu du film, on finit par s'habituer.
Ceci dit, j'ai souri à plusieurs reprises, mais à d'autres moments, j'ai trouvé que le film nous faisait beaucoup réfléchir sur la société d'aujourd'hui où la dépression est omniprésente, en même temps que l'individualisme. Les problèmes amoureux se multiplient et se complexifient, tout comme dans le film. Et les solutions sont souvent très mélodramatiques.
Remarquez aussi certaines scènes, telle que cette finale qui ressemble tellement à celle du début, alors que tous se retrouvent couchés quelque part. La conclusion que je ne dévoilerai pas et qui tourne autour du soleil sur le calendrier est aussi brillante et vaut bien celle de thrillers américains, tout comme la vérité sur Cheech!
Je suis certain qu'on pourrait revoir ce film à de nombreuses reprises et y découvrir des trouvailles cinématographiques frisant le génie. À mon avis, il faut passer outre la couche superficielle du dessus (entre autres les sacres) pour découvrir la profondeur de ce film. J'oserai donc un 4* pour un tel résultat.
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Livre "Un pedigree" par Patrick Modiano: Écriture automatique!
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Je termine la lecture de "Un Pedigree" de Patrick Modiano, et je trouve le résultat déroutant, essoufflant... mais par ailleurs, excellent. Je crois que c'est à la page 45-46 du livre que l'auteur s'explique le mieux sur sa démarche: "J'écris ces pages comme on rédige un constat ou un curriculum vitae, à titre documentaire et sans doute pour en finir avec une vie qui n'est pas la mienne. Il ne s'agit que d'une simple pellicule de faits et gestes".
Et "Pedigree", c'est ça. Une série de paragraphes qui nous indiquent avec concision qui l'auteur a rencontré, à chaque moment de sa vie, en en profitant pour digresser rapidement sur cette personne et d'autres qu'elle pourrait avoir connues. Ce sont aussi de petites précisions sur les lectures de l'auteur à ce moment de sa vie, ses intérêts, ses amours, tout ça précisé sur un ton direct et exempt de sentiments.
On dirait presque que l'auteur s'est donné comme mandat, en quelques heures, d'un seul coup, d'écrire le "pedigree" de son enfance et de son adolescence. Le résultat est différent de ce qu'on lit habituellement et, pour cette raison, très intéressant. En effet, voici un style et un objectif d'écriture hors du commun. Et n'est-ce pas ce qu'on demande à un livre? Nous faire sortir des sentiers battus? En tout cas, ici, c'est réussi!
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Film "Business of Strangers (The)": Psychologie au féminin
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Ce drame psychologique est excellent. Pendant une soirée, on suit deux femmes que tout sépare et qui pourtant, trouveront le moyen de se rejoindre. Il y a d'abord cette femme d'affaires qui, pressentant qu'elle va se faire renvoyer de sa compagnie, prépare déjà une rencontre avec un chasseur de tête... pour découvrir que sa compagnie veut plutôt qu'elle en devienne la présidente!!! Puis il y a cette aide engagée temporairement pour l'aider, qui arrive en retard à une importante présentation, que la femme d'affaires envoie paître sur le champ. Mais les deux femmes se retrouveront, et commenceront des réflexions sur la vie, l'amour, le travail, les buts dans la vie... le tout agrémenté d'une petite histoire avec le chasseur de tête dont la conclusion est un peu prévisible mais quand même intéressante.
La beauté de ce film, ce sont les dialogues, savoureux à souhait et qui ne sont pas sans rappeler le genre de réflexion qu'on verrait dans un film de Woody Allen. Les actrices sont très crédibles, en particulier Stockard Channing. En définitive, vous passerez un bon petit moment à écouter ces dialogues entre femmes.
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