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Film "Psycho": Classique!
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Une femme décide de s'enfuir de son boulot avec une forte somme d'argent. En cours de route, elle décide de s'arrêter dans un petit motel perdu. Le propriétaire est un jeune homme renfermé qui vit avec sa mère dans un mystérieux manoir à quelques pas du motel. Sitôt que la femme entre dans sa chambre et qu'elle décide de prendre une douche, elle est assassinée. Mais les morts n'arrêtent pas là, alors que d'autres personnes sont sur les traces de la voleuse et qu'ils tentent de la retrouver.
Comment passer sous silence ce classique du suspense. Pour l'époque, ce film devait révolutionner le genre! En fait, quand on y regarde de plus près, il y a très peu d'effets spéciaux, à part peut-être en final. Alors qu'est-ce qui faisait l'intérêt de ce film? Je dirais deux choses: l'ambiance et la conclusion.
L'ambiance parce que les scènes les plus classiques le sont à cause de la tension sourde qui s'en dégage, agrémentée de la fameuse musique "violonée"; ce n'est donc pas ce qu'on nous montre, mais plus ce qu'on imagine qui importe. Regardez la fameuse scène de la douche; en fait on n'y voit que très peu de choses! Mais ne serait-ce que le sang qui coule par le tuyau est suffisant à nous faire prendre conscience du drame. Ou, plus tard, c'est le plafonnier du sous-sol qui se balade, créant un effet identique à celui d'une lumière stroboscopique. Aujourd'hui, ce serait considéré commun. Mais à l'époque, c'était du pur génie à la Hitchcock!
Le second point intéressant, et qui sera repris dans de multiples films par la suite: la double personnalité. Pour l'époque, je suis convaincu que l'idée était géniale et peu utilisée. Il est certain que, de nos jours, le résultat n'est pas aussi surprenant, puisque plusieurs films ont repris la recette. Mais celui-ci demeurera toujours étiqueté comme étant "l'original"!
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Film "Metallica: Some Kind of Monster": Fascinant!
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C'est quelque chose que de voir un groupe de métal tel que Metallica donner un bon show sur scène, entendre les membres du groupe en entrevue, lire les potins et finalement, se faire une idée de ce qu'ils sont. Mais sans est une autre de passer de nombreuses heures en compagnie de ces mêmes membres et de ceux qui les cotoient, sans inhibition. On découvre alors quels sont les caractères de chacun, les liens qui existent vraiment entre eux, quels sont les leaders, les fauteurs de trouble et les suiveurs!
Ce film est extrêmement bien fait. De centaines d'heures de tournage, on s'est limité à ce qu'on nous présente ici, qui fait quand même près de 3 heures! Néanmoins, c'est intéressant du début à la fin. On a surtout l'impression que rien ne nous est dissimulé. Il faut dire que le tournage s'est échelonné sur plusieurs mois. Les premiers jours, les gens sont plus réservés. Mais après quelques semaines, le naturel revient au galop.
En prime, les amateurs de métal en général et du groupe "Metallica" en particulier apprécieront les pièces musicales et les extraits de concerts qui sont montrés. Autant joindre l'utile à l'agréable! Et même ceux qui n'ont pas d'intérêt face aux groupes Métal apprécieront le côté "étude du comportement humain" qui nous est donné ici. À voir!
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Film "Open Season": La chasse est ouverte!!!
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Dans ce film, en terme de style, on se promène entre "Shrek" et "Ice Age" en un tantinet moins drôle. Voilà donc qu'un ours qui vit avec une femme garde-chasse rencontre dans des circonstances assez particulières, un chevreuil (qui joue un peu le même rôle que l'âne dans "Shrek") qui est poursuivi par un chasseur qui tient à l'avoir comme trophée sur son mur, alors que la saison de la chasse n'est pas encore ouverte. La garde chasse sait qu'un jour, elle devra se départir de son gros ours et le remettre à la vie sauvage. Une occasion se présente et tant l'ours que le chevreuil sont transportés au beau milieu de la forêt. Le chevreuil est heureux, mais l'ours, pas. Il veut retrouver son chez soi... mais le temps de la chasse approche! Et les petits animaux de la forêt comptent bien sur l'ours et le chevreuil pour les protéger des chasseurs!
Donc c'est un film intéressant et souvent amusant. Les dessins sont bien faits et la mimique des personnages est amusante. Les voix des personnages incluent celle de Ashton Kutcher et Martin Lawrence mais, honnêtement, je ne considère pas que ces voix apportent grand-chose à l'histoire.
La grande force réside, ici, dans la qualité du scénario, qui n'est pas mal du tout. Cela rend le film intéressant pour les adultes comme pour les enfants, sans toutefois atteindre le niveau d'humour de "Shrek". C'est un bon film, mais pas le meilleur de sa catégorie!
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Film "Leaving Las Vegas": Du grand cinéma!
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Ce film est d'une intensité remarquable. L'histoire elle-même est simple: un alcoolique décide d'en finir avec la vie en allant au bout de son vice: boire jusqu'à en mourir. Il souhaite vivre ses derniers jours à Las Vegas. Mais alors qu'il se rend dans cette ville, il rencontre une prostituée et les deux tombent amoureux. Mais la décision de l'alcoolique est prise, et il désire se rendre jusqu'au bout de son suicide. Cela ne l'empêchera pas de passer quelques jours magnifiques.
Ce sont tous les sentiments humains qui sont exprimés dans ce film qui en font un grand succès. Nicolas Cage et Elisabeth Sue sont bouleversants, dans ce drame humain où ils mettent le paquet pour émouvoir le spectateur, et ce, avec beaucoup de succès.
La réalisation est également très léchée, avec de superbes prises de vue, que ce soient des ralenties, des coupures volontaires d'image lors d'une conversation, comme pour accentuer l'urgence de la situation. Le scénario est aussi à la hauteur, même si les mots comptent peu, l'accent étant mis sur le non verbal. À cela s'ajoute une excellente trame sonore.
C'est un drame intimiste, humain, et surtout, très bien rendu par de grands acteurs. À voir, sans réserve!
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Livre "Dieu n'a pas réponse à tout (mais IL sait à qui s'adresser), tome 2" par Benacquista & Barral: Un petit coup de pouce de Dieu et de ses aides!
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Voilà une petite bande dessinée honnête et faite en toute simplicité. Dieu décide d'aider quelques humains qui vivent divers problèmes en leur envoyant 6 personnages célèbres qui, grâce à leurs champs d'expertise, sauront les orienter dans la bonne direction. Que ce soit ce détective sans jugement que prendra en charge Agatha Christie, ou encore ces quatre jeunes escrimeuses qui ont perdu leur coach et qui seront alors entraînées par Cyrano De Bergerac. Il y a aussi cet homme terne et à la vie ennuyante qui fera le tour du monde au pas de course grâce à Hemingway. Puis c'est ce peintre qui apprendra de Michel-Ange à produire des petits chef-d'œuvres. Et finalement, il reste Fred Astair et sa partenaire Ginger Rogers qui tenteront de réconcilier un couple en crise, en leur offrant des cours de danse.
Les histoires sont intéressantes, mais ne révolutionnent pas le genre. C'est mignon, mais ce n'est ni de la grande BD, ni du grand scénario, l'humour étant plutôt simpliste. La case qui décrit chacune des célébrités est informative. Puis il y a toujours cette image à la fin de chaque histoire, dessinée au fusain et qui est souvent originale et réussit. Mais au-delà de tout ça, on termine la lecture de ce livre en se demandant quel public on vise et, surtout, s'il n'y a pas mieux ailleurs!
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Film "Eraserhead": Pour public averti uniquement!
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Le moins que l'on puisse dire de ce film, c'est qu'il fait dans le très étrange! Il faut reconnaître que David Lynch ne fait pas dans le facile, ici. Même résumer l'histoire n'est pas évident: grosso modo, je dirais qu'on suit un homme et une femme dans un monde sombre et déprimant qui n'est pas sans rappeler l'environnement du film "1984".
Le couple aura un enfant qui se révèlera être un monstre (une sorte de gros vers de terre) qui ne cesse de pleurer. Désespérée, la femme quitte l'homme qui se retrouve avec ce monstre hurlant. À partir de ce moment, l'homme sombre dans une sorte de monde imaginaire dans lequel évoluent des êtres bizarres, dont une femme joufflue et un homme au visage ravagé. Puis, bientôt, notre homme ira même jusqu'à perdre la tête, littéralement, qui se transformera en gomme à effacer au bout d'un crayon. Et on poursuit dans ce monde sans queue ni tête jusqu'à la fin.
Vouloir tenter d'interpréter ce film serait vain ou, au contraire, donnerait lieu à des dizaines d'interprétations différentes. Remarquez que c'est un bon point en faveur de Lynch, qui ne nous donne pas tout, prémachouillé. Il assume que nous sommes des êtres intelligents et pensants et que nous en arriverons bien à tirer une quelconque conclusion ou morale de tout ceci.
Il faut reconnaître que l'aspect sonore du film est critique et très bien maîtrisé. Il n'y a pas véritablement de musique. Tout est enveloppé de bruits lancinants, que ce soit ceux du bébé qui pleure ou de machines qui fonctionnent continuellement. Cela contribue, avec l'absence de couleur, à créer un sentiment d'aliénation qui nous dérange... et c'est très bien ainsi.
En définitive, pour son premier film, Lynch nous donne là une œuvre très étrange, se promenant entre le fantastique et l'horreur, qui déstabilise le public et qui me fait dire que c'est diablement original, au point que ça mérite bien 4 étoiles!
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Film "Retour de Don Camillo (Le)": Don Camillo, toujours aussi caustique!
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Ce film, sans avoir le charme du premier de la série, est quand même une réussite. Même s'il a été fait en 1953, il vous fera sourire à de nombreuses reprises. C'est encore le clash entre le pouvoir politique, personnifié par le maire et ce curé de campagne qu'est Don Camillo, parlant à un Jésus qui lui répond et qui saura toujours réussir à placer ses pions pour le bonheur de ses citoyens... ou de son église, c'est selon!
Dans ce film, Don Camillo qu'on avait chassé du village doit revenir... les moribonds refusant de mourir et les bébés de naître, tant que le curé ne serait pas de retour. Cela forcera le maire à faire revenir son ennemi. Et là recommencent les situations de conflits qui feront de ce film la belle comédie qu'il ait.
Bien sûr, ce film c'est surtout Fernandel. C'est un géant du cinéma français et on le voit bien ici, tant le charisme qu'il dégage nous le rend sympathique. Le succès du film tient aussi dans un scénario réaliste et intelligent qui vous emballera du début à la fin. C'est vraiment un film classique à ne pas manquer.
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Livre "L-Chimik" par "Ravary: On cherche le lien!
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J'ai eu l'occasion de feuilleter ce petit opuscule sas prétention, et j'en suis ressorti à la fois intrigué et mitigé. J'ai aimé le fait de mettre en contraste des paysages mexicains, états-uniens (quelques uns seulement) et montréalais (grande majorité). Parfois, deux photos sont très bien superposées et laissent croire que le personnage de Montréal regarde le même trottoir que celui du Mexique. À d'autres moments, on croirait que l'auteur veut nous souligner, à gros traits, des contrastes.
J'ai aussi beaucoup apprécié le fait que plusieurs images nécessitent un apprivoisement. Il y en a une, entre autres, de l'île Notre-Dame où vous ne voyez qu'une bande de gazon... au premier abord. Mais si vous prenez le temps de bien examiner la photo, vous apercevrez, derrière, quelques grattes ciels de Montréal, alors recouverte de brouillard. Je crois que là est le côté magique du travail de ce photographe que j'apprécie le plus.
Par contre, le côté mitigé qui me titille, c'est le cadrage. Ainsi, l'une des photos s'intitule "Grande bibliothèque" et montre le sommet de grues lors de sa construction, avec beaucoup de ciel, au-dessus. À un autre moment, c'est l'Université de Montréal que l'on voit, mais en fait, c'est pris à partir d'un fronton d'où, au loin, apparaissent deux étudiants en train de discuter. C'est à la fois étrange et, pourtant, quelque part, intriguant et déstabilisant.
Ceci dit, ce n'est pas parce que je n'en saisis pas toutes les subtilités que je ne peux apprécier les qualités de l'oeuvre de Ravary. J'aurais toutefois aimé un petit texte explicatif, ne serait-ce qu'en quatrième de couverture, pour m'aider un peu à saisir la portée de l'oeuvre.
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Film "Finian's Rainbow": Le merveilleux monde de la comédie musicale!
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Ce film raconte une histoire se promenant entre la petite comédie romantique et le conte merveilleux. L'histoire se déroule dans l'état (mythique!!!) du Missitucky, aux États-unis. Un irlandais, qui a volé de l'or à un lutin, arrive aux États-unis, dans une petite ville de l'état, avec sa fille. Il y enfouit l'or en espérant que celui-ci profitera et se multipliera (n'est-ce pas ce qui est arrivé à Fort Knox!!!). Mais le lutin a suivi l'irlandais et il commence à jouer des tours à un peu tout le monde.
Pendant ce temps, un sénateur un brin raciste veut mettre les bâtons dans les roues d'un projet hydroélectrique. Mais il se fera joué un tour lorsqu'un sort du lutin le transformera en... noir! Il vivra donc l'autre côté de la médaille. Mais rassurez-vous! Toutes ces excentricités se concluront, comme il se doit, par un mariage et des villageois tous heureux qui chanteront en chœur alors que l'irlandais quittera le village. Rideau!
Ce film, c'est d'abord et avant tout la dernière comédie musicale de Fred Astaire. C'est aussi l'un des premiers films de Francis Ford Copolla, qui n'avait que 29 ans à l'époque. C'est une belle occasion de voir là les talents indéniables de danseurs d'Astaire qui, malgré son âge (près de 70 ans), se débrouillait encore très bien.
Malheureusement, j'ai vu la version française du film. Or, à cette époque, la traduction incluait les chansons, ce qui fait que je ne peux, objectivement, juger de la véritable qualité de la trame sonore. C'est toujours désagréable de voir une comédie musicale alors que l'on perçoit bien que les paroles ne collent pas aux mouvements des lèvres ou que la traduction donne des jeux de mots forcés pour réussir à suivre le rythme musical.
Copolla montre déjà ici un excellent talent à la réalisation. Ce n'est évidemment pas encore la maîtrise de "Godfather", qui viendra 4 ans plus tard. Mais le résultat demeure impressionnant pour un "jeune" de 29 ans.
Le film ne plaira pas à tous. En effet, il faut aimer les comédies musicales des années 60-70 pour l'apprécier. Mais si c'est votre cas, ce film est un "must" absolu.
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Film "Underworld": Un divertissement... sans plus!
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Ce film est très moyen, mais dans l'ensemble, on s'amuse quand même! Il est moyen parce qu'on a tourné les coins ronds lors de sa réalisation: bien que l'idée de confronter vampires et loups-garous soit intéressante, on a bâclé le scénario qui tombe à plat à plusieurs occasions. De plus, les effets spéciaux semblaient biens faits au début, mais on en a vite vu les limites. Déjà lorsqu'on doit utiliser des lumières stroboscopiques et des simulations d'éclairs et que les meilleures prises de vues des bibittes à poils se fondent dans l'ombre, ce n'est pas bon signe! En plus, quand on voit que les combats finaux se font à main nue, avec des épées ou avec... des armes à feu, disons que ça s'appelle plus un film policier qu'un film d'horreur!
Il est vrai aussi que ce film ne déborde pas d'imagination, puisque beaucoup de scènes ou d'idées ont été empruntées à d'autres films. Tiens, d'ailleurs, si vous vous ennuyez, essayez de trouver les originaux. Vous ne devriez pas avoir de difficulté à trouver "Matrix", "Lara Croft", "Spawn", "Batman", "Blade", "Interview with a vampire" et probablement plusieurs autres que je n'ai pas remarqués.
Néanmoins, ne serait-ce que pour les décors très léchés qui rappellent le premier Batman, la Matrice et autres films du genre, ne serait-ce que pour les quelques petits effets qu'on voit malgré tout, ne serait-ce finalement que parce qu'on a vu bien pire sur le marché, le film n'est pas à dédaigner. En autant que vos attentes ne soient pas trop élevées, ça passe!
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Film " Queen (The)": Royalement réussi!
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Voici un film qui relate les quelques jours qui ont précédé et suivi le décès tragique de la princesse Diana et la difficile prise de conscience de la reine Elisabeth qui voulait tenir des funérailles privées mais qui a dû, devant la pression populaire, rendre l'hommage que l'on connaît maintenant. Le film donne aussi l'occasion de voir le premier ministre Tony Blair tenter de faire comprendre à la reine qu'elle doit être plus humaine alors que le mari de celle-ci fait tout pour que la reine reste de marbre. Et, à travers tout cela, il y a le prince Charles, l'ex-époux de Diana, qui penche avec le peuple et qui utilise Tony Blair pour tenter de convaincre sa mère, la reine, de changer d'idée sur l'organisation des funérailles.
Ce film aurait pu être ennuyant à mourir. Pourtant, c'est une réussite sur toute la ligne. Il y a, bien sûr, la subtilité des dialogues. Il y a toutes ces paroles prononcées, qui donnent la position officielle, mais aussi, tous ces non-dits, qui laissent présager des sentiments de chacun. Le film est également bien fait en ce sens qu'ils ne prêtent pas trop de mauvaises intentions aux gens. En effet, sans accepter les gestes posés par la monarchie, on peut comprendre qu'ils le soient. Ce sont aussi des coupures qui évitent de nous montrer les réactions des personnages, comme, par exemple, lorsque se produit l'accident de Diana ou encore lorsque la reine apprend son décès. Également, les deux enfants de la princesse n'apparaîtront que de dos et furtivement, comme pour bien montrer que l'intérêt du film (contrairement à celui des paparazzis!!!) n'est pas là. Une seule surprise de ma part: on verra, avec beaucoup de pudeur, la reine pleurer... là, on nage en pleine science-fiction!!!
Une grande partie du succès du film revient aux acteurs, qui ont su incarner avec justesse et sans trop en faire, les personnages connus de cette histoire. La palme revient à Helen Mirren, qui a beaucoup de ressemblance avec la véritable reine et qui nous subjugue par son jeu. Je salue également l'insertion d'images d'archives d'une telle façon qu'on croirait que c'est une extension naturelle du film.
Bref, c'est une œuvre royalement réussie par son scénario, ses acteurs, sa réalisation.
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Film "Alien": Un jalon dans l'histoire de la science fiction!
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Une équipe part en mission de sauvetage sur une planète en raison de la réception d'un appel de détresse. Rendu là, ils découvrent surtout des centaines d'œufs. De l'un d'entre eux sortira une créature qui attaquera l'un des membres de l'équipage. Celui-ci sera ramené à l'intérieur du vaisseau et la bibitte est retirée. Ce que personne ne sait encore, c'est qu'une autre bibitte a été "semée" à l'intérieur du corps de l'homme. Et lorsque sa mutation sera complétée, vous pouvez être certain qu'elle ne restera pas passive dans le corps de l'homme!!!
Qui n'a pas entendu parler du film Alien? C'est maintenant un classique dans l'histoire du film de science-fiction! Il faut dire qu'au moment de sa sortie (1979), le film fait fureur. Nous sommes au début de l'ère des "blockbusters" de la science-fiction. Le premier Star Wars ("Star Wars: Episode IV - A New Hope") vient de sortir, tout comme "Close Encounters of the Third Kind". L'arrivée d'"Alien" est un choc et l'engouement est total.
Pourtant, lorsqu'on analyse ce film, on se rend compte que les principaux effets spéciaux sont purement psychologiques, à l'exception de quelques scènes où l'ont voit sortir la bête du ventre de l'un des passagers (scène qui a été reprise depuis dans de nombreux films humoristiques!) et celles, trop peu nombreuses, où l'on réussira, de peine et de misère, à voir (pour ne pas dire, deviner!!) la bestiole. Je ne comprends pas, en effet, qu'après avoir mis autant d'effort à construire une bibitte de ce genre, on hésite à nous la montrer franchement! Elle apparaît toujours entourée de noirceur ou au contraire, de flashs stroboscopiques qui nous empêchent de bien la distinguer.
Les autres films de la série corrigeront le tir, mais ils en perdront du côté scénario. Car il ne faut pas se le cacher: l'une des grandes forces de ce film, c'est le texte et le suspense qu'il maintient, et ce, que l'on voit la bibitte ou pas!
Évidemment, ce film c'est aussi le jeu magistral et convainquant de Sigourney Weaver. D'ailleurs cette actrice demeurera toujours associée à la bête cracheuse d'acide.
En définitive, ce film est un classique de la science-fiction. Rare sont ceux qui ne l'ont pas vu... et si vous êtes de ce nombre, courrez le voir... avant qu'il ne soit trop tard!!!
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Film "Mount Pleasant": De fil en aiguille!
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Voici un film canadien plutôt réussi racontant l'histoire de trois couples habitant la ville de Mount Pleasant, en banlieue de Vancouver, et dont les destins se croisent, au tournant d'une seringue, ramassée par une petite fille, et qui la blessera.
Il y a, d'abord, les parents de la petite fille, qui craignent que celle-ci ait attrapé le sida ou l'hépatite, en se piquant. D'ailleurs, le père de la fille décidera de pourchasser tous les prostitués et les drogués du quartier, en signe de vengeance. Cela l'amènera à croiser une prostituée et l'un de ses clients. Ce dernier est un courtier en immobilier, mais il trompe sa femme et s'occupe peu de sa fille adolescente, qui vit en rébellion par rapport à une mère envahissante. Cette dernière vit d'activités sociales, sans se rendre compte que l'important n'est pas ce qui parait mais ce que vivent les gens autour d'elle. Finalement, la prostituée du début vit avec un souteneur qui se drogue. Elle tentera de s'en sortir, mais l'avenir n'est pas rose, autant pour elle que pour les autres personnages.
Malgré un sujet dramatique, le rythme de ce film est lent. Certains diront peut-être, d'ailleurs, pour cette raison, qu'il est ennuyant. Je ne serais pas de cet avis. Au contraire, je crois qu'on a là un bon produit canadien parce qu'il aborde des problématiques quotidiennes qui peuvent être vécues par tous ceux qui habitent des quartiers défavorisés et qui côtoient les itinérants et les prostitués, tout en préférant s'en débarrasser plutôt que de les aider. Et, en ce sens, même si le film ne propose pas d'intrigues extraordinaires, il a le mérite de présenter un scénario qui suscite la réflexion sur notre façon de percevoir ce pan de la société.
Le jeu des acteurs est sobre, à l'image de l'aspect général du film. Et c'est tant mieux ainsi. On préfère que les acteurs n'en mettent pas trop et laissent la place à la profondeur du scénario pour impressionner le spectateur. La petite fille est, pour sa part, craquante.
Ce n'est pas le genre de film qu'on écoutera lorsqu'on veut se remonter le moral. Mais en contrepartie, c'est un film qui fait honneur au cinéma canadien et qui nous fait réfléchir sur un fait de société. Et ça, c'est positif!
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Film "Into the Wild": Magnifique!
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On peut voir ce film sous plusieurs angles: l'histoire d'un jeune homme qui plaque la vie convenue pour prendre son envol et qui est convaincu qu'il peut vivre sans argent et réaliser son souhait le plus cher: se rendre en Alaska et y vivre en ermite. Mais il y a aussi toutes ces belles morales, cette fable tournant autour de la recherche du bonheur, avec cette conclusion fracassante qui est qu'on ne peut atteindre le bonheur réel sans pouvoir partager avec quelqu'un d'autre ce Nirvana.
Au travers du récit, ce sont aussi des leçons que le jeune fonceur livre à tous ceux qu'il rencontrera... ainsi que les leçons qu'il recevra lui-même. À d'autres moments, ce sont les valeurs humaines telles la famille, la religion ou simplement la morale, l'amitié et même l'amour! Quelque soit la façon dont je regarde ce film, je ne peux que le trouver magnifique.
L'acteur principal, Emile Hirsch, est magistral. Et il est certain que la direction solide de Sean Penn explique le grand succès de ce film qui, quelque part, me rappelle les émotions que m'a procuré "Brokeback Mountain". Le film est conçu de façon très originale et novatrice, utilisant plusieurs techniques différentes pour nous surprendre: que ce soit le jeu des fenêtres multiples ou encore du ralenti.
Également, lorsque le jeune homme écrit des textes, ils apparaissent en jaune à l'écran. Puis il y a les prises de vues originales, que ce soit le ralenti, où les angles de prises qui sont toujours novateurs.
Le tout est supporté par une trame sonore dès plus réussie. Il n'y a qu'un seul reproche qu'on peut faire: la dernière demi-heure est à la fois trop longue et transforme une belle joie de vivre communiquée pendant 2 heures en une tragédie qui vient jeter un pavé dans une mare jusque là très belle. C'est dommage, parce que je suis convaincu que plusieurs spectateurs garderont un moins bon souvenir simplement à cause de cette demi-heure. Quant à moi, je n'hésite pas à décerner un "5*" à ce chef-d'oeuvre!
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Film "Corpse Bride": Petite horreur pour grands bonheurs!
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Voilà un petit chef d'œuvre que nous offre ici Burton. "Corpse bride" est un petit bijou de film d'animation qui raconte l'histoire d'un pauvre jeune homme, quelque part en Europe, au 19e siècle. Il doit apprendre le texte de sa demande en mariage par cœur et alors qu'il se pratique dans les bois, une jeune femme qui allait se marier mais qui est morte avant sort de terre et croit que c'est à elle que le jeune homme offre ses vœux. Elle l'emmène dans le royaume des morts.
Pendant ce temps, en surface, la véritable fiancée est triste et ses parents, qui veulent de l'argent, sont prêts à la marier à un richissime homme (du moins c'est ce qu'ils croient). À l'inverse, l'homme qui n'est en fait pas riche du tout, croit aussi faire une affaire en mariant l'enfant de ce qu'il croit à tort, lui aussi, être une fille de famille aisée.
Le jeune homme ayant appris que sa belle est promise à un autre homme est prêt à mourir, ce qui lui permettra d'épouser la mariée cadavérique. Mais alors qu'il remonte en surface avec tous les morts pour boire une boisson qui le tuera, un drôle de retour des choses se produit.
Règle général, j'adore ce que Tim Burton fait ("Sleepy Hollow", "Big Fish", le premier "Batman", "Edward Scissorhands" et plusieurs autres sont là pour le prouver!). Et on le retrouve, sans aucune surprise, avec son acteur fétiche: Johnny Depp qui fait la voix du jeune homme.
Tout est génial dans ce film: la qualité de l'animation, qui donne une certaine fluidité aux mouvements. Le choix des couleurs, absolument ahurissant. Remarquez les contrastes entre autres avec les bleus et les oranges. Quant à la musique, elle cadre très bien avec l'histoire.
Mais l'élément clé de ce film, à mon avis, c'est un scénario absolument délirant qui réussit à aborder des thèmes tels que la mort et son horreur (cadavres, squelettes, etc.) avec autant d'humour, de finesse et d'intelligence. L'humour est caustique mais génial et jamais de mauvais goût. L'histoire est captivante et diablement bien présentée.
En un mot comme en cent, ce film est un grand succès sur toute la ligne. C'est à voir sans réserve!
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