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Film "Dr. Mabuse: The Gambler": Roulette... allemande!
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En 1922, Fritz Lang réalisait le premier des trois films qui mettraient en vedette son personnage mythique: Mabuse. Les deux autres films sortiront plus tard soit "Le testament du Dr. Mabuse" en 1933 et "Le Diabolique Docteur Mabuse" en 1960 et qui sera d'ailleurs le dernier film de ce célèbre réalisateur avant son décès.
J'ai de la difficulté à associer ce film à un drame d'horreur, comme on l'indique ici. Je parlerais plutôt d'un thriller ou, à la limite, d'un film fantastique, puisqu'il y a bien une petite part de surnaturel. Mabuse est un criminel qui utilise ses pouvoirs d'hypnotiseur pour contrôler des personnes clés. Ça commence par une magouille en bourse qui lui rapportera une fortune. Mais, très rapidement, c'est au sein des cercles de joueurs de carte que Mabuse s'introduit. Il ne joue pas nécessairement lui-même, mais il force certains joueurs à lancer les mauvaises mises. Un policier tente de découvrir qui est l'homme derrière ces manigances. Mais comme Mabuse agit toujours par hypnose, il est difficile de savoir qu'il est responsable de tout ça. Les choses se corsent lorsque Mabuse se rendra responsable de la mort de gens. Mais le policier est tenace!
Ce film de Lang est muet. Cela a son importance, parce que ça explique très naturellement le jeu forcé des comédiens... à défaut d'entendre, il faut bien voir! Alors vous aurez droit à tous les classiques, du genre la main de la femme sur le front alors qu'elle lance des regards desespérés vers le ciel.
Bien que le film, de nos jours, n'attirerait qu'un public averti, il faut saluer les efforts de ce réalisateur qui aura réussi à nous concocter un film intéressant, malgré les conditions limitées du moment, alors que l'Allemagne sortait tout juste de la première guerre.
Les effets sont nombreux et même s'ils nous semblent anodins aujourd'hui, ils ont certainement dû impressionner à l'époque. Ainsi, vers la fin, Mabuse revoit les fantômes des personnes qu'il aura tuées. Ces fantômes apparaissent puis disparaissent. Il y a aussi ces ronds noirs autour du cadre de la scène qui se rapprochent en focusant sur l'un des personnages dans une foule. On aura même droit à des explosions et quelques poursuites intéressantes.
Lang a le don de créer une atmosphère de tension avec peu de choses... que ce soit les éclairages, les jeux d'ombres ou même les cernes "accentués" sur les visages. En ce sens, son film est une réussite sur toute la ligne. Et c'est cette raison ainsi que le caractère très novateur au moment de sa sortie, qui me fait lui octroyer un 5*. Mais préparez-vous! La version intégrale fait plus de 4 heures!!!
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Film "Murder at the Gallop": Agatha Christie présente...
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Ah! Margaret Rutherford qui interprète la très célèbre Miss Marple, héroïne créée par Agatha Christie! Rutherford aura interprété Miss Marple dans 5 films: il y a bien sûr celui-ci, mais également "Murder she said", "Murder Ahoy", "Murder Most Foul" et une brève apparition dans "Alphabet Murders".
"Murder At the Gallop" est le second dans la liste et il est sorti l'année où Agatha Christie dédiait un autre de ses livres ("Mirror Crack'd From Side to Side") à la célèbre actrice que certains considéraient comme la véritable représentante de Miss Jane Marple.
Dans ce film, un vieil homme meurt assassiné. Or les soupçons se portent vers l'un des quatre héritiers de ce vieillard. D'ailleurs, l'une de ces personnes sera bien rapidement tuée à son tour, après avoir déclaré à tous que le vieil homme avait été assassiné. Miss Marple enquête à l'hôtel "Gallop" qui appartient à l'un des héritiers et où les chambreurs pratiquent l'équitation. Il faudra d'ailleurs voir Margaret Rutherford monter à cheval, malgré son âge vénérable. Un peu plus loin, elle danse avec beaucoup d'énergie sur la piste de danse. Et pourtant, au moment de faire ce film, elle a près de 70 ans!!
Ce film, c'est l'occasion de s'amuser un peu puisqu'Agatha Christie mettait toujours des touches d'humour dans ses textes. D'ailleurs, ici, on a droit à une "plogue" alors que Miss Marple parle à l'inspecteur Craddock (bien connu des initiés!!) d'un roman... d'Agatha Christie qui lui révèle une partie de l'intrigue!
Pour le personnage amusant qu'a su imaginer Margaret Rutherford à partir des textes d'Agatha Christie et malgré le fait que ce film ait près de 50 ans, il demeure toujours intéressant. C'est un signe de qualité!
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Film "New World (The)": Nouveau regard sur un nouveau monde!
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Voilà un film qui m'aura beaucoup surpris... et que j'ai grandement apprécié. Je m'attendais à un autre film d'aventure à la "1492: Conquest of Paradise". Au lieu de cela, je me retrouve devant un film d'une beauté magistrale, et dont l'histoire est une suite de réflexions poétiques que se relaient cet anglais qui débarque en Virginie en 1600 et des poussières et qui tombera amoureux de la belle Pocahontas.
En ce sens, je suis très surpris de la cote plutôt faible qu'obtient ce film auprès des internautes (soit 2.97 au moment d'écrire ces lignes). J'ai l'impression que les gens ont été déçus parce qu'ils ne s'attendaient pas du tout à ce genre de film...
... parce que pour apprécier cette histoire, il faut aimer les rythmes lents, l'explosion de paysages d'une très grande beauté, la douce poésie qui vient nous bercer et surtout, le jeu tout en nuances et en profondeurs de 3 merveilleux acteurs: Colin Farrell, Christian Bale et surtout, la très belle Q'Orianka Kilcher.
Oui, malgré tout, il y a des scènes de combats. Mais elles ne sont pas vraiment sanguinolentes. De plus, de nombreux commentateurs ont parlé avant moi, d'un ballet, plutôt que de combats. Et j'abonde dans leur sens. C'est présenté de très belle façon et la violence se transforme plutôt en chorégraphie réussie.
Je n'ai eu qu'une grande déception en écoutant ce film; c'est de l'avoir vu sur le tout petit écran de ma télé. Pour le reste, si vous savez à quoi vous attendre, vous ne pourrez qu'adorer ce petit bijou de film.
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Film "Mr. & Mrs. Smith": Travail d'appoint!
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Ce film est une réussite sur toute la ligne. On a droit à un mélange de "The War of the Roses" alors qu'un couple s'autodétruit, et de "La Totale !", alors qu'un homme est agent secret à l'insu de sa femme, qui rêve, elle-même, de vivre une aventure excitante.
Dans ce cas-ci, le mari et la femme travaillent chacun pour des organisations rivales. Les choses se compliquent lorsque chaque organisation les envoie sur la même cible. L'opération rate, mais chacun découvre le véritable boulot de l'autre. Mais ça ne s'arrête pas là! Puisqu'un contrat est passé sur la tête de chacun. Le mari et la femme doivent alors tenter de s'éliminer, dans des scènes où l'amour sauvage le dispute à une violence caricaturale. Puis, lorsque les deux sont visés par des tueurs externes, ils se regroupent et décident de faire face à leurs adversaires, ce qui consolidera d'autant leur mariage.
L'idée est brillante et très bien exploitée. Le parallèle entre la vie de tous les jours et des boulots extrêmes, qu'on avait effleuré dans "La Totale !", est ici, très bien présenté. Il faut voir ce repas alors que chacun soupçonne l'autre de complot et que chaque geste, tel que boire un verre de vin ou découper de la viande prend une tournure inquiétante.
C'est également un film où les effets spéciaux sont bien dosés et les scènes de cascades sont orchestrées à la perfection. Il n'y a pas vraiment de temps morts. L'action est continuelle et intéressante.
Mais la cerise sur le sundae, c'est ce duo d'acteurs (Angelina Jolie et Brad Pitt) qui, à eux deux, rehaussent de beaucoup le niveau de ce film, déjà très bon. C'est à voir, sans réserve!
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Film "Wicker Man (The)": Un autre "remake" raté!
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Une erreur de réservation à la Grande bibliothèque m'avait fait voir la version de 1973 de ce film, dans lequel le mystérieux propriétaire de l'île de Summersisle n'était nul autre que Christopher Lee, qui était génial. Corrigeant mon erreur, je me suis empressé de réserver et donc visionnerla nouvelle mouture de 2006. Je peux dire que mon erreur m'a permis de mettre en perspective les deux films et d'apprécier encore plus le premier... et de détester le second.
Dans cette histoire, un policier débarque sur une île où une jeune fille, qu'il découvrira d'ailleurs être sa fille en cours de route, a disparu. Très rapidement, il réalise que sur cette île, il se passe des choses peu catholiques, s'approchant de rites païens. Il pressent même que la jeune fille est vivante et qu'on la destine à un sacrifice humain afin que les dieux redeviennent favorables, la récolte de légumes n'ayant pas été très bonne.
Les américains ont le don de souvent vouloir entourer l'essentiel du film d'une série d'aventures non pertinentes mais surtout pétaradantes. Ainsi, alors que la version 1973 s'ouvre sur un policier qui débarque directement sur l'île, il faut que le personnage de Cage voit une fille et sa mère se faire frapper par un camion et il en rêvera tout le long du film. Ceci ne fait que distraire le spectateur du véritable sujet. Idem pour l'idée que la jeune disparue soit sa fille et qu'il trouve sur l'île son ex-femme. Dans l'original, rien de tout cela. L'essentiel est, pour le policier de découvrir ce qui se passe là... pas de nous embarquer dans des romances à l'eau de rose!
Autres changements avec la version initiale: elle était plus osée! Ainsi, on voyait des jeunes femmes faire des danses, les seins nues... pensez-vous que les amerlocs puritains auraient laissé faire ça?? Idem pour la protection des animaux, alors que dans le premier film, de nombreux animaux étaient offerts en sacrifice en final. Dans ce film-ci, on entend les animaux, mais leur présence dans la structure de bois n'est pas très visible.
Par chance, on a gardé la conclusion. J'avais bien peur qu'Hollywood n'aille jusqu'à travestir la finale. Autre différence toutefois: dans le premier film, le policier y allait d'une rhétorique sur la religion... pas Cage qui se contente de... mais vous verrez bien par vous-mêmes!
Le premier film, également appelé "The Wicker Man", était peut-être moins spectaculaire. Pourtant, il offrait beaucoup plus de profondeur et d'intérêt que ce film-ci. Préférez-le à la version 2006!
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Film "Valiant": La brigade des pigeons au secours des alliés!
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Honnêtement, je ne comprends pas! Je ne comprends pas que Disney choisisse un sujet comme la résistance dans la seconde guerre mondiale et qu'il en fasse un dessin animé, mettant en vedette des pigeons. Ceux-ci sont envoyés, en avion (tiens! Ça ne vole pas, un pigeon!), pour transporter un message et revenir au bercail, en Angleterre, en transportant d'autres messages. Bien sûr, il y a les mauvais allemands, symbolisés ici par des oiseaux de proie. Mais rassurez-vous! Valiant, le petit pigeon, réussira à s'en tirer.
Ne serait-ce que pour le sujet, le film est à proscrire. Ce que vécurent les résistants, lors de la 2e guerre mondiale, n'a aucune commune mesure avec ce qu'on nous présente ici et ne devrait même pas s'y apparenter de quelque façon que ce soit.
Si au moins le scénario était intéressant... mais non! Je comprends que c'est pour les enfants. D'ailleurs peut-être que les plus jeunes se laisseront prendre par la magie de l'animation, mais certainement pas par l'histoire! L'adulte, de son côté, n'y trouvera aucun intérêt, ça je peux vous le garantir, en raison d'un scénario d'une banalité et d'un ennui à tout casser.
L'animation, elle-même, est, je le concède, réussie. Malheureusement, ce n'est pas suffisant, à mon avis, pour faire de ce film une recommandation.
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Film "Laboratoires Crête (Les)": Innovation théâtrale!
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Voilà que je viens de lire le livre "Les Laboratoires Crête" que j'ai d'ailleurs commenté dans l'article concerné. Et comme le livre incluait le DVD documentant le "making of" de cette expérience scientifico-théâtrale, j'en ai profité pour le visionner!
Stéphane Crête a tenté, au début des années 2000, de vérifier si des stimuli quelconques pouvaient influencer le jeu des acteurs. Il a concocté quatre "laboratoires" où, devant public, des acteurs déclamaient des textes sans stimulus puis avec les stimuli. Ils devaient ensuite commenter l'impact des stimuli sur leur jeu.
Ces stimuli étaient de natures diverses. Dans le laboratoire 1, ils suscitaient la douleur; dans le second, l'hypnose était utilisée. Dans le troisième, ce sont les drogues diverses. Dans la quatrième et dernier: les stimuli sexuels.
Le livre est très intéressant pour nous fournir les faits entourant les préparatifs, l'exécution et les conclusions de chaque laboratoire. Le film, lui, a l'avantage de nous montrer les réactions des gens lors des préparations et des répétitions ainsi que lors du spectacle. Si je n'avais vu que le livre, il m'aurait manqué un élément essentiel: les sentiments de tous. On comprend très rapidement le sérieux de l'entreprise. Oui, les acteurs ont, pour la plupart, tous été soumis aux divers stimuli. Par contre, on comprend également très vite qu'ils ont apprécié cette expérience qui était très différente de tout ce qu'ils ont fait jusqu'à présent.
Évidemment, les quatre laboratoires auront demandé une disponibilité et une ouverture d'esprit immense aux acteurs qui, soit dit en passant, n'étaient pas nécessairement les mêmes d'un lab à l'autre. Entre autres, les répétitions du laboratoire sur les drogues ou celui des stimuli sexuels étaient particulièrement exigeants et commandaient que chacun s'offre aux autres acteurs avec un minimum de pudeur. Durant le spectacle devant public, cet état d'abandon était moins visible puisque les préparatifs se faisaient en arrière scène et que rien n'indiquait au public que les acteurs avaient réellement consommé les drogues qu'ils prétendaient avoir pris ou qu'ils avaient sur eux les objets sexuels décrits dans le lab no 4.
Le résultat est passionnant, amusant et surtout, la preuve qu'au Québec, on ose encore faire de l'art qui repousse les limites du connu. C'est à voir sans réserve!
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Livre "Les Laboratoires Crête" par Gunther de Villier, en collaboration avec Stéphane Crête: Expérience théâtrale scientifique fascinante!
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Ce livre et le DVD qui l'accompagnent sont absolument fascinants. Je commenterai le DVD dans la section "Cinéma" (Ici!). Pour ce qui est du livre, il présente, sous forme de document fouillé, une expérience pseudo scientifique hors du commun réalisée par un homme de théâtre: Stéphane Crête. Celui-ci a eu l'idée de concevoir quatre laboratoires qu'il a présenté au public au début des années 2000. Son objectif était de voir si le jeu des acteurs pouvait être altéré d'une façon ou d'une autre lorsque ceux-ci sont soumis à divers stimuli alors qu'ils sont sur scène. Le premier laboratoire introduisait la notion de douleur. Ainsi, des comédiens comme Jacques L'heureux, Brigitte Poupard ou Didier Lucien déclamaient leur texte pour, ensuite, le redire mais en subissant une douleur quelconque, que ce soit une oppression auditive, un serrement du crâne, etc. On leur demandait ensuite si ce changement d'état avait changé leur façon de jouer.
Le second laboratoire permettait de mesurer le niveau d'altération des acteurs par l'hypnose ou la transe. Le troisième mesurait les effets des états altérés de conscience par des drogues telles que l'ecstasy, la marijuana ou l'alcool (ce laboratoire s'est tenu en un lieu secret et avec public restreint pour éviter les représailles des forces de l'ordre). Le dernier, finalement, utilisait les stimulations sexuelles telles que les râles d'une femme ou, plus terre à terre (!!!), le viagra, le godemiché ou le bouchon anal (on plaint l'acteur qui a du déclamer son texte avec le bidule planté vous savez où!!!)
Le livre décrit chaque expérience, les techniques utilisées, les résultats obtenus. Les acteurs devaient compléter un questionnaire en plus de faire prendre leurs signes vitaux durant le représentation (une véritable infirmière était sur place!). Mais le public n'était pas passif, loin de là. On demandait à ceux qui assistaient de compléter un formulaire d'évaluation de chaque personnage. Aussi, pour diverses raisons techniques, il arrivait parfois que l'un des acteurs doive simuler son stimulus (soit en raison d'une panne d'équipement ou de douleurs trop intenses pour le subir réellement). Le public devait toutefois, à la fin de la représentation, deviner lequel des acteurs avait simulé. Au dire même de Crête, tout ceci engendrait un effet de bord qui amenait le public à se demander si tout n'était pas que simulation ou, au contraire, une expérience scientifique réelle.
Le livre est très bien fait et il a l'avantage de nous présenter avec moult détails les tenants et aboutissants de cette expérience scientifico-théâtrale qui me fait dire que l'innovation culturelle se porte très bien chez nous! À lire avidement!
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Livre "Hélène Bruller est une vraie salope" par Hélène Bruller: Pour changer le "mâle" de place!
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Bon! Côté subtilité, on n'est pas au bon endroit, ici! Par contre, après une difficile et longue journée de travail, c'est un excellent moyen de s'amuser un peu en parcourant cette BD, toute légère, et qui raconte les diverses perspectives qui entourent la rupture de couple vécue par une jeune femme: la réaction de la mère, des amis, les tentatives de reprendre ou de devenir copain copain, etc.
Malgré le dessin grossier et les couleurs un tantinet enfantines, j'ai eu l'occasion de sourire à plusieurs reprises, du genre d'humour qu'on nous présentait. Ça n'est pas "Rubrique-À-Brac" de Gotlib... mais pas loin, du moins à la lecture de certaines planches.
Bref, c'est un bon petit divertissement honnête, en autant qu'on ne soit pas trop exigeant.
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Livre "Le Travail de l'huître" par Jean Barbe: Surprenant!
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Ah! Quel plaisir de lire des auteurs québécois aussi intéressants que Jean Barbe, dans ce "travail de l'huître!". Au début, c'est la surprise! L'histoire qui commence comme un simple thriller politique où il est question, à la fin du 19e siècle, de l'assassinat du Tsar de Russie. Mais voilà que l'un des comploteurs s'assomme contre une table lors d'une rencontre de préparation de l'attentat... et qu'il disparaît tout simplement au regard des autres. En fait, il est dans une sorte d'entre deux où il doit quand même se nourrir et où il peut souffrir. Mais personne ne le voit ou ne l'entend. On se croirait dans un livre de Gogol!
Au début de cette condition, l'homme apprend à s'éloigner des autres et il agit en ermite et en simple spectateur. Mais, très vite, cette solitude lui pèse. Il découvre alors qu'il peut aider son prochain, en sauvant de la noyade un jeune enfant qui deviendra, plus tard, Raspoutine. Mais sa vie (si on peut appeler cette condition, "vie"!!) bascule lorsqu'il rencontre une jeune femme mourante. Il l'épaulera sans que celle-ci ne comprenne ce qui lui arrive. Puis, comme elle a été violée et qu'elle en est tombée enceinte, elle finira pas accoucher, seule avec son "fantôme". Son bébé dans ses bras, alors que le conflit de la révolution russe prend de l'ampleur, elle s'enfuit, toujours protégée par notre homme "semi vivant", jusqu'à une conclusion tragique.
Ce livre est passionnant. Le style est direct et particulièrement intéressant. Mais c'est surtout cette impression que j'ai eue de partir dans diverses directions et de toucher à une multitude de styles qui m'aura accroché. Au début, on pense au fantastique. Mais très rapidement, on retombe sur nos pattes et le côté psychologique prend la relève, avec cet être qui se cherche à travers sa condition d'isolement. Et ce n'est qu'en sauvant cette jeune femme et son enfant que l'homme réussira véritablement à redevenir quelqu'un.
Tout n'est pas nécessairement rose dans ce livre où les horreurs de la guerre ne sont jamais très loin. Mais qu'à cela ne tienne. On apprécie chaque page à sa juste valeur et on se dit qu'on a bien hâte de lire le prochain livre de Jean Barbe.
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Film "Pokémon 4Ever": Ah! Non! Pas "Forever", par pitié!
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C'est par pure curiosité que je me suis attardé (tiens! Que ce mot est bien choisi!) à écouter ce film qui, en fait, n'offre absolument aucun intérêt! Le dessin est celui des mangas que l'on retrouvait dans les années 70, sans véritable amélioration. L'animation est saccadée et inacceptable au 21e siècle. L'histoire véhicule de fortes valeurs environnementales (pas très subtiles, par ailleurs), et on peut s'en réjouir. Mais au-delà de ça, l'histoire est surtout ciblée en fonction d'un public très jeune; les adultes n'y trouveront rien d'intéressant. Les réactions des personnages sont enfantines et le résultat est une histoire assez assommante.
Dans le télé horaire, ce film était classé 6/7, ce qui l'approche du stade de "minable". Je supporte tout à fait cette cote et je me dis qu'il y a tellement de bons films pour enfants, qu'il ne vaut vraiment pas la peine de perdre son temps avec celui-ci.
Titre français: "Pokémon 4 pour toujours"
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Film "Cry-Baby": Snif!
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Voici certainement là l'un des premiers films de Johnny Depp. Toutefois, à mon avis, son rôle n'est pas typique de ce qu'on le verra jouer plus tard, soit des rôles étranges ("Edward Scissorhands") ou drolatiques ("Pirates of the Caribbean"), mais toujours avec une forte dose d'originalité et de surprise. Ici, il peut faire penser à John Travolta dans "Grease", ce qui n'est pas très exceptionnel!
Nous sommes donc dans les années 50. Une jeune fille d'une famille aisée tombe amoureuse d'un jeune voyou au cœur tendre et qui a la particularité de pouvoir verser une larme, ce qui fait craquer les filles. Cela lui a d'ailleurs valut le surnom de "Cry-Baby". Alors que la jeune fille essaie d'être moins "constipée" et d'entrer dans la gang anarchique de Cry-Baby, un incident se produit qui enverra ce dernier en prison. Mais qu'à cela ne tienne! La jeune fille fera tout pour maintenir sa relation avec son idole.
Le film est résolument humoristique avec une touche musicale. La jeunesse des années 50 est assez bien représentée. Les membres de la famille de Cry-Baby sont très caricaturaux, dont l'une de ses sœurs qui est particulièrement affreuse à voir, mais qui réussit néanmoins à se trouver un amoureux (tous les goûts sont dans la nature!).
Côté acteur, on peut voir que Depp a du potentiel. Mais ce rôle de jeune malfrat n'est certainement pas le genre qu'il affectionnera plus tard. C'est véritablement un passage obligé qui l'aura probablement aidé à se faire connaître pour qu'enfin, il tombe dans les rôles plus difficiles et plus propres à sa personnalité.
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Livre "ATSA: Quand l'art passe à l'action" par un collectif: Lorsque l'art et le militantisme s'allient pour une bonne cause!
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Vous connaissez l'ATSA? L'"Action Terroriste Socialement Acceptable"? Ce sont eux qui installent, une fois par an, un camp au parc Émilie-Gamelin, au centre ville de Montréal où l'on nous présente l'État d'urgence qui permet de nourrir des itinérants, que ce soit grâce à du matériel de l'armée ou encore à la cuisine de grands chefs montréalais. Ou peut-être vous souviendrez-vous de ces fausses contraventions qui furent distribuées aux conducteurs de véhicules polluants? À moins que vous vous rappeliez de cette banque de bas installée illégalement près du Musée d'art contemporain, pour les moins nantis?
Pendant 10 ans, l'ATSA a laissé une trace essentielle au sein de la société québécoise et même canadienne, certaines actions ayant visé des villes telles que Toronto ou Calgary. L'anniversaire de ces 10 ans, c'était l'occasion en or de publier une petite plaquette qui contient un rappel de chacune des actions menées par ce groupe qui veut mettre l'art au service du militantisme, qu'il soit de nature environnemental, gouvernemental ou social. Bilingue, le livre contient également les textes de support d'une dizaine de personnalités de divers horizons, allant de Steven Guilbeault à Louis Hamelin en passant par Guy Sioui Durand.
Nous avons besoin de ces éveilleurs de consciences sociales que sont les membres de l'ATSA. En ce sens, leur art engagé est essentiel et surtout, le gage d'une société saine et qui accepte la contestation "socialement acceptable". Alors, pour tout savoir de cette organisation, feuilletez ce livre, disponible gratuitement... à la Grande bibliothèque. Et, bien sûr, surveillez leurs prochaines actions. Elles ne vous laisseront certainement pas indifférents!
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Film "Wicker Man (The)": Rites païens!
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Ce film est intéressant et très bien construit. Un policier anglais se rend dans une petite île d'Écosse appartenant à Lord Summerisle, interprété de belle façon par un Christopher Lee cinquantenaire, un acteur fétiche des films d'horreur de série "B" de cette époque (dans combien de "Dracula" aura-t-il joué!!!).
Le policier est à la recherche d'une jeune fille qui aurait disparu. Il enquête donc auprès de l'ensemble des habitants de l'île. Mais très rapidement, il découvre que le comportement de ceux-ci est très étrange. Le policier est un fervent croyant. Il tombe sous le choc en réalisant que les habitants s'adonnent à des rythmes païens. Et il les soupçonne bientôt d'avoir enlevé la jeune fille qu'il recherche pour l'offrir en sacrifice aux dieux qu'ils vénèrent. Le sacrifice doit avoir lieu bientôt. Le policier arrivera-t-il à temps pour sauver la jeune fille?
Voici un drame d'horreur qui n'en est pas vraiment un, sauf peut-être en final. Cela ne le rend pas moins intéressant, bien au contraire. On est aussi intrigué que le policier, à la vue des danses de filles nues et de ces villageois qui portent des masques d'animaux. Lord Summerisle est aussi très fascinant comme personnage, lui qui n'hésite pas à se déguiser en femme pour gambader lors d'une procession religieuse.
En ce sens, l'intrigue est très bien construite, avec un intérêt qui croit au fur et à mesure que la vérité nous apparaît dans toute son horreur. Edward Woodward campe très bien le policier. Mais c'est, évidemment, Christopher Lee qui reçoit la palme, même si on ne le voit pas très souvent.
Les amateurs d'horreur psychologique apprécieront certainement ce film, qui vieillit assez bien, contrairement au remake indigeste que nous a préparé Hollywood ("Wicker Man (The)", version 2006).
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Film "Atalante (L')": Du grand cinéma... sur un petit bateau!
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Dans le télé horaire, ce film a une cote de 1 sur 7. C'est rare, et ça indique un chef-d'œuvre. Donc, en partant, c'est le genre de film que tout cinéphile digne de ce nom doit absolument voir.
L'histoire, elle-même, est plutôt simple. Voilà un couple qui se marie. Or l'homme travaille sur une péniche. Il y amène sa nouvelle femme. Mais bien vite, celle-ci se lasse de vivre ainsi cloisonnée avec son mari et deux membres d'équipage plutôt étranges. Alors que la péniche atteint Paris, la femme quitte le bateau, pensant y apprécier la vie. Or survivre dans la capitale française se révèle rapidement un cauchemar. Pendant ce temps, le mari déprime. C'est l'un des deux membres d'équipage qui retrouvera la dame et la fera revenir au bercail, au grand bonheur de tous.
Malheureusement, la pellicule de ce film de 1934 a subi divers sévices qui paraissent, lors du visionnement. Mais qu'à cela ne tienne. On est encore en mesure d'apprécier l'excellence de la réalisation de Jean Vigo. Entre autre, cette image de la mariée, dans sa robe blanche, qui déambule sur la péniche est mythique. C'est aussi l'occasion de découvrir la vie parisienne en 1934 (la seconde guerre mondiale n'était alors pas commencée!).
Côté acteurs, Dita Parlo est criante de vérité. Jean Dasté et Michel Simon sont tous deux excellents. Il faut dire que le film est ponctué de nombreuses disputes entre les divers personnages et le jeu des acteurs est à ce moment-là crucial pour bien montrer la portée dramatique de la situation.
Si vous n'avez pas encore vu ce film, je vous le recommande fortement. C'est un "must"!
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