Voilà un livre que j'ai trouvé intéressant, même s'il est d'un genre qui ne me plait habituellement pas. En effet, nous avons ici une histoire à la fois tragique, sentimentale et narrée avec une certaine effluve poétique... rien pour m'exciter! Et pourtant, j'ai poursuivi la lecture de ce livre avec beaucoup d'intérêt. Il faut dire que l'histoire de Thomas est distillée au compte goutte. Son frère s'est suicidé il y a peu de temps. Thomas ne cesse d'y penser et de revoir le visage de Myriam, l'amie de ce dernier. Toutefois, nous découvrirons, en cours de lecture, que l'histoire est, en fait plus nuancée.
Toutes ces réminiscences qu'a Thomas lui font s'éloigner de la théologie, qu'il étudiait, et le font plutôt se diriger vers la littérature grecque. La rencontre d'une jeune professeure, Elsa, va changer le cours de l'histoire. Mais, encore là, rien n'est simple et de nouveaux rebondissements nous attendent au détour.
Un peu comme Tristan Malavoy-Racine ci-dessus, je ne cache pas que j'ai trouvé un petit air plutôt théorique et cartésien à cette histoire où la passion aurait dû ressortir de façon plus éclatante. Ceci dit, comme ce genre de livre n'est pas ma tasse de thé et qu'il m'a quand même plu, il faut croire que Julie Gravel-Richard a su produire là un roman intéressant. Peut-être sont-ce ces petites phrases poétiques lancées en début des chapitres, ou peut-être est-ce le petit côté intello des rencontres d'étude et d'analyse de textes qui s'en suivent...
Je crois que nous avons là une première œuvre qui laisse présager de bien beaux moments pour les lectures futures des œuvres de Mme Gravel-Richard. On attendra le tout avec impatience!