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Je fais Longueuil-Montréal à vélo presque tous les jours, et je suis loin d'être le seul. Le pont est bien occupé par les cyclistes, qui vont du coureur type Tour de France au pédaleur sur bécane grinçante, avec tout ce qu'il y a entre les deux.
Si j'ai la chance de travailler à un endroit où je peux prendre une douche en arrivant, je ferais quand même mon 8 km matinal même si ce n'était pas le cas. Pourquoi? Parce que sinon, ce serait soit les embouteillages infernaux ou la morosité du métro. Je le prend l'hiver, le métro, mais comme je suis content, dès avril, de laisser ce monde suffocant d'odeurs et de gens, avec ses harceleurs qui veulent me fourrer leur "24 heures" dans les mains. L'autobus me satisferait peut-être, mais je n'ai pas ce choix.
Dehors, je suis bien. Le trafic? Si on conduit comme du monde, il n'y a pas de problème. Soi dit en passant, j'aime dix fois mieux rouler dans la rue, avec les voitures, que dans ces pistes soi-disant cyclables que je trouve bien plus dangereuses. La pluie? Un imper fait la job. Mes deux sacoches gobent tout ce que je veux leur donner, mes vêtements, mon lunch, mon casque quand je n'en ai plus besoin, mon ordi à l'occasion, un livre. Le vélo, c'est simple. Le vélo, c'est le fun. Et c'est ça le plus important.
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