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Christian Boisvert
Christian Boisvert
21 mars 2010, 7:09
Livre "La Porte des Enfers": Mort... à temps partiel!

Laurent Gaudé propose ici une histoire intéressante où le style policier côtoie le fantastique.  Un jeune garçon est tué par une balle perdue lors de combats entre gang mafieux, à Naples.  Son père, présent au moment de la fusillade, est inconsolable, tout comme la femme de celui-ci.  Il se dit que s'il tue le meurtrier, au moins cela permettra en partie de s'en remettre.  Mais il n'est pas capable d'aller au bout de son geste, ce que sa femme ne lui pardonnera pas.  Elle le quitte alors.

L'homme rencontre alors d'étranges personnages dont l'un d'eux lui apprend qu'il existe des portes qui permettent un passage entre les morts et les vivants.  L'homme est alors résolu à franchir l'une de ses portes et en ramener son fils.  Y arrivera-t-il?

L'histoire est très bien construite.  En fait, on alterne entre l'histoire du père et l'histoire du fils, une quinzaine d'année plus tard, donc qui a réussit à revenir sur terre.  Même si le roman fait dans le fantastique, l'intérêt principal est plutôt de découvrir les ravages que peut causer la mort d'un être cher pour des parents.

Le style est direct, tout ça construit autour de chapitres qui ne font que quelques pages et qui contribuent à maintenir un rythme accéléré, malgré un sujet plutôt émotionnel.

Le résultat est un livre très bien écrit, intéressant tant par l'histoire que par la forme et qui mérite certainement qu'on s'y attarde.


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21 mars 2010, 7:07
Film "Shanghai Knights": Une bonne petite comédie!

Voilà un acteur expert en arts martiaux qui ne se prend pas au sérieux!  J'ai trouvé ce film plutôt amusant avec plusieurs clins d'œil, tel que ce combat de parapluie qui finit par parodier la chanson "Singin in the rain".  Les scènes de combats sont souvent originales et on y mêle de nombreuses touches d'humour.

Le point le plus faible demeure le scénario.  On aurait aimé quelque chose de plus osé et de plus novateur que cette petite histoire de complot visant la famille royale britannique.

J'apprécie le fait que Jackie Chan soit un acteur qui s'investit à fond.  Ainsi, il est de notoriété publique qu'il effectue lui-même la plupart, voire la totalité de ses cascades.  Et dans tous ses films, on peut constater à quel point il prend plaisir à jouer.  Ce plaisir transparaît à l'écran et nous fait apprécier encore plus ses films.

En définitive, c'est une bonne petite comédie qui vous divertira!  Et comme elle passe régulièrement à la télé, il suffit de surveiller le télé horaire.


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21 mars 2010, 7:03
Film "Audition (L')": Chef-d'oeuvre!

Voilà un autre film qui montre bien la vitalité du cinéma québécois et surtout la très grande maîtrise et compétence de ceux qui y travaillent.  Cette oeuvre est, à mon avis, achevée; elle frôle la perfection et pourrait en montrer à plusieurs grands d'Hollywood ou même aux gens du cinéma européen.

Il y a bien sûr l'intrigue, qui tourne au quart de tour.  Chaque scène a son importance.  Chaque personnage est crucial au déroulement de ce scénario qui nous surprend à chaque détour.  Cela n'empêchera pas de laisser pleinement la chance aux acteurs d'afficher les émotions requises selon le moment et de nous laisser le temps de bien les apprécier.

Parlant des acteurs, ils sont excellents, à commencer par Luc Picard, qui joue là l'un de ses meilleurs rôles en carrière.  Suzanne Clément est aussi criante de vérité.  Ces acteurs ne sont qu'une raison de plus d'encenser ce film.

La cerise sur le sundae, c'est la trame sonore, qui est à la fois discrète mais néanmoins très efficace. Tous ces éléments, accordés à la perfection et de main de maître, font de ce film l'un des grands succès québécois de la dernière décennie, au même titre que "C.R.A.Z.Y." ou "Gaz Bar Blues".


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21 mars 2010, 10:22
Film "Brunante (La)": Générations!

Ce film est tout simplement magnifique et ce, à plusieurs égards.  L'histoire est celle d'une jeune femme droguée et en manque d'argent qui croise le chemin d'une femme âgée, atteinte de la maladie d'Alzheimer, qui cherche à faire une dernière fois le tour de sa famille et ses amis, avant de se suicider.  La vieille dame demande alors à la jeune femme de lui servir de chauffeur dans son périple, qui les mènera jusqu'en Gaspésie, à Percé.

Bien sûr, on encensera le scénario de ce film, tout en nuance et offrant aux personnages une belle profondeur.  On pourra aussi souligner la beauté des paysages québécois et la trame sonore.  On pourra même trouver brillante l'idée de prendre un film de 1967 dans lequel Monique Mercure interprétait déjà son personnage et s'en servir comme flash-back au personnage, qui a ainsi vieilli magiquement d'une quarantaine d'années et dont on se demande, tout au long du film, s'ils ont trouvé véritablement une jeune sosie à Monique Mercure où s'ils ont vraiment réussi à dissimuler ses traits vieillissants, jusqu'à ce que le générique nous apprenne l'existence de l'autre film ("Ça n'est pas le temps des romans" tourné en 1967).

Mais, personnellement, ce qui m'aura le plus accroché, c'est le jeu absolument époustouflant des acteurs de ce film, dont plusieurs ne font que de courtes apparitions.  Et c'est surtout l'immense talent de Monique Mercure et de Suzanne Clément.  Ces actrices se sont donnés à fond et même si tous les éléments étaient en place pour faire de ce film un excellent film, elles ont réussi à lui faire gravir quelques échelons de plus.  En un mot comme en cent, c'est du grand cinéma québécois.


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21 mars 2010, 10:18
Film "Pet Sematary": Morts... vivants!

Voilà un roman de Stephen King qui a été très bien transposé au cinéma.  L'auteur de fantastique et de drames d'horreur nous présente ici l'histoire d'une famille tout ce qu'il y a de plus conventionnel qui déménage dans un patelin qui l'est un peu moins qu'eux!! En fait, leur nouvelle maison jouxte un cimetière d'animaux.  Ce n'est déjà pas banal!  Mais, au-delà de ce cimetière réside un ancien cimetière indien qui a l'étrange propriété de faire ressusciter les cadavres qu'on y enterre.  Comme la route qui passe devant la propriété de la famille est régulièrement parcourue par des camions citernes roulant à vitesse folle, ça ne prendra pas beaucoup de temps avant que le chat familial ne s'y fasse frapper.  Mais comme le père ne veut pas chagriner sa fille, il envoie le corps du félin dans le cimetière indien et le chat revient, puant, avec des yeux lumineux et un tantinet plus agressif.

Les choses se corsent lorsque c'est le bébé de la famille qui se fait frapper et que le père décide de le faire revenir à la vie.  Pendant ce temps, un jeune homme mort dans d'atroces conditions vient hanter le père et la mère pour les prévenir des dangers qui les guettent à faire ressusciter les morts.  Mais il est déjà trop tard!  Le bébé revient et il a envie d'égorger quelques personnes sur son passage!

Le film est intéressant pour ceux qui apprécient l'horreur.  On saute, malheureusement, à quelques reprises, grâce à l'utilisation de techniques malhonnêtes (musique trop forte, par exemple).  Mais, dans la plupart des cas, dont celui des apparitions du jeune homme mort, les effets sont saisissants sans être trop exagérés.  Et le bébé zombie est quand même assez effrayant, avec toutefois, très peu de moyens.

Côté acteurs, ça demeure une déception, alors que la plupart sont coincés comme ce n'est pas possible.  Que ce soit Dale Midkiff, qui interprète le père, ou Fred Gwynne, en étrange voisin qui révèle au père les secrets du cimetière, ou encore Denise Crosby qu'on reverra dans la nouvelle génération de Star Trek, tous offrent un jeu des plus ordinaires.  Par chance, Stephen King est là pour faire de ce film un très honnête produit d'horreur.  Déjà, qu'un film de ce genre fait en 1989 vaille le déplacement, c'est un signe qui ne trompe pas.


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19 mars 2010, 7:32
Film "I Am Trying to Break Your Heart": Wilco Forever!

Les fans de Wilco et le public en général apprécieront ce documentaire qui nous présente le célèbre groupe sur le point d'accoucher d'un nouvel album: "Yankee Hotel Foxtrot".  À sa sortie, ce disque a été considéré, par de nombreuses critiques et amateurs de musique, comme étant excellent.  Mais lorsqu'on découvre tous les problèmes auxquels ont fait face les membres du groupe, on se dit bien chanceux d'y avoir accès!

Dans ce documentaire, tout est fait à petit budget, que ce soit la production du disque comme celle du... documentaire lui-même, alors que l'auteur nous explique, dans un livret accompagnant le DVD qu'il a presque raté sa conclusion, alors qu'il n'avait plus d'argent pour payer le personnel.

Pour en revenir à Wilco, le documentaire nous offre, en noir et blanc s'il vous plait, la possibilité de comprendre la complexité que peut représenter la production d'un disque: hésitations sur la façon d'interpréter les divers pièces musicales, conflits entre les membres les plus forts (lors du tournage, on assistera au renvoie de l'un des membres, Jay Bennett qui, lors d'une discussion musclée préalable, nous apparaît d'ailleurs comme un empêcheur de tourner en rond).

Puis ce sont les angoisses du leader du groupe (Jeff Tweedy) qu'on ira même jusqu'à nous montrer en train de vomir, tellement il est anxieux (d'ailleurs les amateurs de Wilco savent que Tweedy a eu de nombreux problèmes d'angoisses dans les dernières années).  Puis, la cerise sur le sundae, c'est la maison de production qui les lâche... alors que le disque est complété, après plus d'un an d'ouvrage.  Mais il y a de l'espoir au bout de ce long tunnel.

Le documentaire est fait avec des moyens minimaux, et pourtant, il atteint merveilleusement bien la cible qui est de nous faire pénétrer dans l'atmosphère chaotique de l'environnement Wilco.  Les musiciens ont ouvert porte et cœur au réalisateur ce qui nous donne un portrait intimiste et passionnant sur le processus de création et tout ce qu'il peut engendrer de problèmes et de moments (rares) de joie.  C'est à voir!


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19 mars 2010, 7:30
Film "eXistenZ": Où la fiction devient réalité!

Ce film est tout simplement génial, et ce, à plusieurs points de vue. D'abord le scénario: solide et intriguant. Bien sûr, on comprend rapidement l'utilisation du concept des poupées gigognes où l'on passe d'un jeu à l'autre, en se demandant à chaque fois si on est retourné à la réalité ou si, au contraire, on n'est pas encore en train de participer au jeu. Et jusqu'à la toute fin, on se demande encore à quel niveau on se situe: réalité ou fiction.

Il y a aussi la réalisation très efficace de Cronenberg. La conception des consoles de jeu en espèce d'animal caoutchouteux est brillante et son utilisation, excellente. Dans ce film, on comprend que des effets spéciaux, ce ne sont pas seulement des rayons lasers, mais parfois, aussi, de simples morceaux de caoutchoucs bizarrement maquillés et dont notre imagination s'empare pour les transformer en divers sortes d'objets futuristes.

Les acteurs sont excellents: Jason-Leigh et Law nous font embarquer totalement dans cette histoire, qui nous captive du début à la fin.

Pour les amateurs de science-fiction ou tout simplement de petits bijoux de films, c'est une recommandation certaine.


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18 mars 2010, 8:06
Film "Dreamcatcher": Bon début... mais fin bancale!

Au début de ce film, j'ai vraiment embarqué!  On tissait une toile autour de ces 4 amis qui avaient vécus ensemble, jeunes, une expérience particulière avec un autre enfant, déficient, celui-là.

Toutefois, après 45 minutes, ça commence à partir dans toutes les directions et ce qui promettait de devenir un bon thriller fantastique est devenu une sorte de "Alien" bien en deçà de l'original.

Il y a quelques bons effets spéciaux, mais sans plus.  On décroche complètement au milieu de l'histoire.  Sans compter que pour ce qu'il y avait à raconter, 2 heures c'est trop long. 1h30 aurait été amplement suffisante!  Les acteurs ne m'ont pas convaincu, à part Freeman, qu'on ne voit apparaître, malheureusement, qu'à la seconde moitié du film.

Honnêtement, je trouve que King vieillit mal!  Il semble sacrifier la quantité à la qualité. Ne fondez donc pas trop d'espoir sur ce film; vous pourriez être déçus!


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18 mars 2010, 8:02
Livre "Conte cruel": Conte pour tous!

Voici une petite plaquette de 80 pages qui se lit en près d'une heure et qui m'aura beaucoup plu.  C'est un conte mais, comme son titre l'indique, il ne se termine pas nécessairement bien.  En fait, il donne l'occasion de découvrir le bon et le moins bon qui caractérise les êtres humaines.

Un garçon de 14 ans part à la recherche de son frère parti pour Dubaï. Avant de quitter son village, il voit sa vache être vendue.  Celle-ci, avant d'être emportée, lui parle (c'est un conte!!) et lui dit que lorsqu'il pleurera, ses larmes se transformeront en or ou en bijoux.  Le jeune garçon part donc à la quête du frère, en laissant la femme et les enfants de ce dernier derrière lui.  Il aura l'occasion de vivre quelques aventures où la méchanceté de l'homme est très apparente.  Puis c'est la conclusion, cruelle et noire.

J'ai apprécié le style direct de Maryse Condé, qui sait raconter de bien belle façon, ses histoires.  L'imaginaire le dispute au réel et tout ça dans un langage des plus colorés et imagés.  Le livre est agrémenté des illustrations de Mance Lanctôt qui ajoutent une petite touche rafraîchissante à ce conte que tous apprécieront, autant les petits que les grands.


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18 mars 2010, 7:59
Film "Elvis Gratton": Québécois canadien franco-américain pure laine... fléchée!

Voici donc l'original, le premier qui nous donnera plusieurs suites et une série télévisée: j'ai nommé, "Elvis Gratton".  Je dois reconnaître que, même si ce genre de film ne figure pas en tête de mon box office particulier, la satire qu'on y fait du québécois moyen de la fin des années 70 est réussie.

Bob Gratton et sa femme, Linda, sont donc deux québécois tout ce qu'il y a de plus ordinaires qui vivent modestement, dans les années 70.  Suite à sa participation réussie à un concours d'imitateurs d'Elvis, Bob Gratton gagne un voyage sur l'île de Santa Bananas et qui n'est pas sans rappeler, avec son dictateur, Augusto Pinochet et son pays, alors que l'armée patrouille en permanence sur la plage.  Puis c'est le retour à Montréal où des aventures sont encore possibles.

Il y a du génie et de l'ordinaire, dans ce Elvis.  On pense à ces gags qui sont maintenant devenus des classiques, comme l'écoute d'une partie de baseball, en reprise, sur cassette, sur une plage de Santa Bananas. Puis c'est aussi le quétainisme à l'état pur, avec tous les symboles "kitch" qui ont fait le succès de ce film au moment de sa sortie: la tenue vestimentaire, la bedaine de bière avec le régime où l'on fait du sport une fois par mois et qu'on boit du Coke diète, donc excellent pour la santé!

Quelque part, Falardeau nous passe quand même ses messages, comme on le constate avec le discours du dictateur de Santa Bananas, impérialiste et acoquiné avec les américains. Même Gratton est paradoxal, en fédéraliste convaincu, alors que le réalisateur du film, Pierre Falardeau, est dans le camps des indépendantistes purs et durs.  Mais parfois, il faut parodier l'ennemi pour faire comprendre au bon peuple le travers réel et la démagogie entourant l'idéologie.

C'est, à n'en pas douter, le plus réussi des films de la série, et, c'est amusant à voir ne serait-ce que pour déceler les éclairs de génie qui zigzaguent ça et là.


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18 mars 2010, 7:43
Film "Cake": Indigestion de rose!

Une jeune femme décide de reprendre en main l'entreprise de son père, malade, et donc la production d'une revue traitant du mariage.  Malheureusement, elle ne croit absolument pas en cette institution et a donc beaucoup de mal à gérer le contenu du magazine.  Mais grâce à l'aide d'un photographe et du jeune second dans l'entreprise, après son père, elle réussira à maintenir la revue.  Reste à savoir si sa vie sentimentale, elle, finira par s'épanouir.

Honnêtement, ce film est ultra stéréotypé et assez ordinaire, voire même ennuyant!  Le scénario est convenu et je ne peux pas dire que j'ai trouvé l'humour particulièrement amusant.  Ce sont des phrases faciles et des situations conventionnelles. 

Les acteurs sont honnêtes sans plus et nettement choisis pour leur physique avantageux.  Pour le reste, disons qu'il n'y a pas grand-chose d'impressionnant.  C'est le genre de film dont a rapidement tout oublié.


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18 mars 2010, 7:40
Film "Ordo": Non évènement!

Ouf!  Deux heures pour ne rien nous dire, c'est long longtemps!  Je me suis ennuyé ferme tout au long de cette histoire pourtant prometteuse!  Un marin appelé Ordo redécouvre la photo d'un mariage précédent avec une jeune fille qui serait maintenant devenue une vedette du cinéma.  Il part en permission afin de découvrir si l'actrice est vraiment la même femme que celle qu'il épousa jadis.

Oui, cette histoire recélait un potentiel de mystère, d'intrigue, de sous-entendus.  Malheureusement, rapidement, tout s'écrase.  En effet, le récit s'éternise et finit par être dilué dans une série de scènes toutes aussi inutiles les unes que les autres, entortillées dans un déballage de faux sentiments qui m'ont exaspéré au plus haut point!

Bref, ne perdez pas trop de temps à voir cette histoire ennuyante.  Il y a tellement d'autres choses de plus intéressant à voir ailleurs!


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17 mars 2010, 10:24
Pièce de théâtre "Excuse-moi": Dialogues de sourd!

Je crois que plusieurs se retrouveront, quelque part, dans cette pièce qui confronte un jeune homme face à ses parents, qui ont des problèmes et qui n'arrivent pourtant pas à les régler ou même s'exprimer à ce sujet.  Dans un cas, c'est l'alcoolisme, dans l'autre c'est le jeu pathologique.  Ceci dit, ça aurait pu être la maladie, la dépression... Ce qui est le plus difficile, c'est de faire parler les parents.  On fait face à cette génération qui n'a jamais voulu étaler ses problèmes ou discuter de ce qu'ils ressentaient.  On préfère masquer le tout derrière des conversations banales et superficielles, comme le temps qu'il fait.

On trouve un bon dosage d'humour et de tension dramatique dans cette pièce qui met en vedette trois excellents acteurs: Benoît McGinnis, Michel Dumont et Louison Danis.   À cela s'ajoute une utilisation judicieuse de la scène avec deux séries de décors qui sont glissés tour à tour sur la scène.  Les quelques pièces musicales m'auront dérangé puisqu'à quelques occasions, elles m'empêchaient de bien comprendre les paroles de McGinnis, particulièrement au début.

Je dois reconnaître que cette pièce me réconcilie avec le théâtre de Jean-Duceppe.  Les dernières pièces que j'y avais vues ("Amadeus" par exemple) ne m'avaient pas enthousiasmées, empruntant un style lourd et offrant peu de convivialité.  Ici, ce n'est pas parfait... mais c'est quand même beaucoup plus intéressant.  Puis, 1h30 sans entracte, c'est toujours plus facile à digérer après une difficile journée au bureau!


17 mars 2010, 10:07
Film "Veuve de Saint-Pierre (La)": Coupera, coupera pas!

Le fond de l'histoire est intéressant: se déroulant il y a près d'un siècle, sur une île française (Saint-Pierre) près des côtes canadiennes, un étranger a commis un crime, et il est condamné à la peine de mort.  Toutefois, en attendant de recevoir, par bateau, une guillotine, aussi appelée "La veuve", d'où le titre du film, les villageois s'éprennent du criminel jusqu'à ne plus souhaiter son exécution.  Que se passera-t-il lorsque enfin la guillotine arrivera par bateau?

Tous les ingrédients sont là pour faire du film un chef-d'oeuvre, ce qu'il est, en grande partie.  Toutefois, on est sceptique lorsque, par exemple, ne croyant plus à la culpabilité du criminel, les villageois lui offrent de s'évader et qu'il préfère rester.

Ne serait-ce que pour les acteurs et pour les paysages superbes, ce film présente un intérêt certain!  Imaginez Juliette Binoche et Daniel Auteuil ensemble!  Puis il a des acteurs québécois qui apparaissent ça et là.  Ainsi Yves Jacques sera de la distribution, tout comme Ghislain Tremblay.

Oui le film apporte de l'eau au moulin de ceux qui sont contre la peine de mort, bien qu'on n'en sorte pas vraiment convaincu.

Pour les paysages, pour les acteurs et pour scénario sommes toutes intriguant, ce film est une recommandation.


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17 mars 2010, 10:05
Film "Lost In La Mancha": Quand ça va mal, tout va mal!

Ce documentaire nous présente, de façon très convaincante, les aléas de la production d'un film dont le sujet est Don Quichotte. Et ce n'est pas une petite production anonyme!!! Jean Rochefort et Johnny Depp y participaient! Ceci dit, ce "Making of", c'est surtout l'application en règle de la phrase-clé qui dit que "Quand ça va mal, tout va mal!". En effet, vous verrez comment une série de vols de chasseurs F16 au dessus du lieu de tournage viendront perturber ce dernier. Puis ce sera l'arrivée de nuages, qui vireront rapidement en orages, qui se termineront en... tempête de grêle! Pendant ce temps, l'eau tombée se transformera en une petite rivière de boue qui passera, Murphy aidant, exactement à l'emplacement du matériel et des camions de tournage. Et, comble de malheur, Jean Rochefort, qui interprète Don Quichotte, tombera malade, sonnant définitivement le glas de la production.

À part le côté didactique et humoristique de la chose, il n'y a toutefois pas grand chose d'autre à se mettre sous la dent, ici. Donc ou bien vous vous intéressez à la production cinématographique, ou bien vous passerez votre tour... à moins que vous ne souhaitiez rire du malheur des autres, petits chenapans!!!


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