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Jour 16: Pro(g)fessionnel
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La sixième et dernière semaine des ¼ de finale d'Emergenza débutait plutôt bien, avec ANYTHING BUT REASON et sa jolie reprise hard rockifiée du tube «Hungry Like the Wolf» des fromageux Duran Duran. Peu après ce petit plaisir coupable (mais assumé), un orchestre progressivement métallique nommé SEQUENCE brassa efficacement la cage du Kola Note.
Mixant habilement power metal et progressif à la manière d'un Dream Theater, leurs arrangements denses et entraînants ont séduit leur foule imposante automatiquement. Cette bande de musiciens chevronnés en profitait également pour lancer leur premier album, PLAGUE SOLSTICE Part I, tel une offrande à un Dieu égyptien : d'ailleurs, le concept pharaonique de l'album n'était pas sans rappeler leur influence principale, Iron Maiden, l'ultime référence du genre. Effectivement, les amateurs de voix d'opéra ont bien été servi, mais ceux préfèrant celles d'outre-tombe ont été comblés : le gargantuesque bassiste DOMINIC NUDO proférait lorsque requis (et avec brio !) chants de gorge bien gutturaux. Aux rythmes syncopés de l'hyper-active batterie, s'ajoutaient les mélodies complexes du guitariste émérique JACQUES MARCOUX, ainsi que quelques lignes de clavier en guise de chorale grégorienne, afin d'inquiéter l'ambiance épique et quasi-symphonique. Un metal riche et fort réussi. Pour plus d'info, visitez www.sequencemusic.net.
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Jour 17: Cravaté
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On sait tous que les petits groupes débutant leur carrière doivent faire avec les mauvais commentaires et les spectateurs involontaires. Ces derniers peuvent être bornés, fermés, déplacés, chiants et parfois même méchants. Vous savez, ceux qui ne viennent pour voir qu'un groupe et qui haïssent systématiquement - et surtout bruyamment - tous les autres. Pas très gentil, vous conviendrez. Lors des ¼ de finale du concours Emergenza au Kola Note, les gars de THE COSBEES ont pu en rencontrer quelques uns. Ça ne les a pas empêchés de livrer une performance endiablée, entre le punk - le vrai - et le rock nouveau genre. Vêtus élégamment de cravates noires sur chemises blanches, nos trois compères nous balançaient avec une assurance précoce leurs courtes pièces comme autant de petites bombes. Il serait difficile de ne pas les associer à la vague de groupes rock qui déferlait sur le monde entier l'an dernier (les The Hives, The Strokes, The Datsons, The D4, The.). Néanmoins, ces jeunots tiraient tout de même fort bien leur épingle du jeu, avec juste assez de cette attitude je-m'en-foutiste et de cette humble coolitude qui va si bien aux White Stripes. Lâchez pas les gars, votre rock n' punk est dans la bonne voie.
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Jour 18: Désordre artificiel
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Lors du dernier jour officiel des ¼ de finale du concours Emergenza, le Kola Note fut ébranlé par multiples groupes aux styles différents, qui se suivaient mais se ressemblaient rarement : de l'emo photocopié d'ANGELS CATCHING BULLETS au hard rock générique de ART OF LIFE, en passant par un country sympathique de THE JIMMYDIGGERS et plusieurs autres.
Celui qui ouvrait se nommait étrangement NATURAL ORDER et en était un de covers. Trouver le moyen d'inclure trois (3) reprises - deux de System of a Down et une de Rage Against the Machine - dans une prestation de vingt (20) minutes relève de l'exploit. Pour joindre l'inutile au désagréable, les trop souvent désaccordés musiciens se perdaient et se trompaient on-ne-peut-plus fréquemment dans leur nü metal bancal, sous le regard médusé du batteur - visiblement découragé de l'amateurisme de ses collègues. Malgré sa forte présence et son chant Nina Hagen-ien, leur sexy punkette de chanteuse n'a pas empêché leur bateau de couler. Oui, son décolté plongeant, ses longues bottes, ses rallonges écarlates, ses tatouages colorés et autres anneaux argentés accrochaient l'oeil des curieux, mais le groupe dans son ensemble manquait drôlement de sérieux. Next.
Vivement l'été et les demi-finales d'Emergenza au Club Soda en mai !
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Jour 14: Du funk-rock épicé
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Par un beau et ensoleillé vendredi printanier, l'agréable Kola Note accueillait une fois de plus les quarts de finale d'Emergenza. Des sept formations présentes, c'est véritablement les gars d'OPEN.D qui ont réussi à faire vibrer la foule, (presque) toujours toute ouïe, à l'aide de leur rock n'roll ultra-funky. D'abord, on les a appréciés pour leur assurance et leur présence sympathique. D'ailleurs, l'engouement des nombreux spectateurs n'a pas nuit non plus.
À babord, VLADO et sa guitare électrisante, qui ne se faisait pas prier pour rocker; au centre, MASS et sa batterie aux cymbales omni-présentes, explosant sans cesse sous d'incessants martellements; et à tribord, ZOOK et sa basse 6-cordes poppante, qui rappelait joyeusement celle du coloré Flea des Red Hot Chili Peppers. Oui, ils n'étaient que trois et chanter ils ne voulaient pas : leur rock parfois bien sale ou plutôt groovy était strictement instrumental. On pourrait argumenter sur le fait qu'une voix rocailleuse et éraillée aurait parfaitement complété le tout mais, étant donné leur style musical (rock), on doit avouer que leur choix reste néanmoins assez original. Une croisière funk-rock pas du tout banale, qui nous berçait/brassait en amont et en aval.
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Jour 15: Un bon coup de (code) barre en pleine tronche
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Au Kola Note, le dernier jour de la semaine numéro 5 des ¼ de finale d'Emergenza débutait sur une note grave avec le metal de BARKODE, si pesant qu'on aurait juré du mercure en ébullition ! L'influente mais défunte formation Pantera l'ayant bien éduqué, BARKODE dégageait une énergie brute et dynamique. On pouvait également déceller dans les compositions du quatuor des traces de death metal, ainsi que du même hardcore dont Slayer s'est jadis abreuvé.
Là où cognait la basse (à la manière de l'architecte nü-metal qu'était Korn), il n'y avait visiblement pas de temps pour des solos. Barbu comme deux, leur guitariste préférait plutôt charcuter ses riffs tel un boucher expérimenté, pendant que le batteur s'activait derrière son arme de percussion massive. Ce poids lourd à quatre tête était complété par un costaud gueulard, qui bougeait et sautait constamment. Convainquant.
En somme, une bande charismatique et fort bien assortie; s'ils étaient Américains, on pourrait parier qu'ils auraient leur place au Ozzfest. Féroces comme un Slipknot, leurs courtes pièces étaient solidement ficelées et fonctionnaient fort bien, sans pourtant apporter de réelles nouveautés. Mais ces gars-là ne portent pas de masques : ils aiment sincèrement le metal et en font DANS TA FACE ! Un poing c'est tout.
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Jour 12: Bouche bée
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En ce dernier jour de la quatrième semaine des quarts de finale d'Emergenza, on retrouvait le maintenant familier Kola Note, en espérant s'y faire prendre par surprise. Peu après que la douce AMYLIE ait terminé ses chansons folk façon Norah Jones (voix) vs. Sheryl Crow (guitare), le quatuor OSMOSIS en mettait plein les oreilles et ce, sans dire un mot. Enfin, presque. Non pas qu'ils était muets (le métronomique batteur ALEXANDRE DESÈVE présentait chaque pièce), mais plutôt instrumentaux.
En pigeant dans à peu près tout [rock, reggae, musique arabe.], on pouvait occasionnellement penser à GrimSkunk, mais c'était véritablement leurs racines solidement fixées dans le progressif et le metal qui ressortaient de leur compositions. Les structures complexes mais toujours entraînantes de leurs morceaux faisaient écho à des légendes comme Dream Theater, Goblin et King Crimson. Par moments, on pouvait également reconnaître quelques ambiances spatiales à la Voïvod, la précision intemporelle de Rush et la force de frappe d'un Pantera. Comme plusieurs grands du death/black metal européen, de magnifiques car maléfiques nappes de claviers venaient envelopper le tout - gracieuseté de la démone à rastas MYRIAM DESCOUTURES. Viscérale pour le «mental», la musique instrumentale d'OSMOSIS laissait pantois et littéralement sans mots. Enfin, presque.
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Jour 11: Star d'un soir
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Vendredi dernier au Kola Note, le concours/festival Emergenza continuait sa sélection en vue des demi-finales qui auront bientôt lieu au nouveau Club Soda. Même les petits groupes peuvent y avoir des hordes de groupies, bien décidées à revoir leurs idoles à l'étape suivante. SHADOWINGS était de ceux là. Donnant dans le power metal à gros claviers, ces efficaces musiciens ont démontré honnêtement que les harmonies de guitares d'Iron Maiden les avait beaucoup marqués (bien que leur fier chanteur ne pouvait - devrait ? - monter aussi haut que Bruce Dickinson, ténor des pionniers susmentionnés). Un metal puissant et, somme toute, respectable.
Tout en sobriété, le trio NEVER FOREVER [clavier/batterie/guitare] a su charmer par son approche acoustique du punk classique, qui se traduisait par un amalgame souvent calme et posé d'indie rock, de country, de punkrock et de new wave. On pensait parfois au rockpunk accrocheur de Sparta, alors que la voix singulièrement sincère du guitariste RILEY MCMILLAN se rapprochait de The Cure - qui pourrait bien être LE précurseur du très tendance emo. De plus, ils étaient drôlement marrants avec leur «Turtle Infernal», qui incluait les thèmes des Tortues Ninjas et de Rocky III. Un potentiel évident car fortement indépendant.
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Jour 10: Paralysie cérébrale
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Jeudi dernier, certains ont dû faire un choix déchirant : obtenir quelques votes supplémentaires en assistant à la 10e soirée des ¼ de finale d'EMERGENZA au Kola Note ou passer une excellente soirée en compagnie de QUEENS OF THE STONE AGE dans un Metropolis bondé. Ceux qui choisirent la deuxième option ne l'ont certainement pas regretté, QotSA leur ayant offert une généreuse (deux heures !) et mémorable performance.
Non, la bande à Josh Homme [capitaine/chanteur/guitariste] n'a pas chômé, faisant vivre à ses fans leur stoner rock bien gras, puissant, brillant mais surtout fort enivrant, revisitant également leurs quatre albums. D'emblée, ils nous balancèrent en pleine tronche les bombes 'Someone's in the Wolf', 'Feel Good Hit of the Summer', 'No One Knows' et 'Go With the Flow'. Pow! Bang! Boom! Blam!
Hypnotisée, la foule embarqua aussitôt dans cette bagnole parfaitement huilée, rafistolée par les rockers mécanos Mark Lanegan [voix, ex-Screeming Trees], Troy Van Leeuwan [guitare, ex-A Perfect Circle], Joey Castillo [batterie], Alain Johannes [bassiste] et sa copine Natasha Shneider [clavier]. Lors de ce véritable road trip, chaque chanson agissait comme la trame sonore d'une virée fantastique, voire quasiment mystique (psychédélique ?). On prit quelques détours inattendus en improvisant ici et là, sur la route perdue menant dans une sombre forêt - symbolisée par un coloré et 'branché' décor d'automne. Wow.
Bien qu'on doit avouer s'être un peu ennuyé du punk fâché Nick Olivieri [l'ex-bassiste ayant été récemment congédié], on ressortit de ce périple chaotique tout de même fortement ébranlé, comblé, paralysé. Bravo, jeunes loups (garous ?), z'avez vraiment le rock dans la peau.
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Jour 7: Chauds saxos
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Dans l'enceinte du chaleureux Kola Note jeudi dernier, s'amorçait la troisième semaine des ¼ de finale d'Emergenza. Ayant visiblement adoré le metal plaintif/agressif de Deftones, PORTACAROUSEL ouvrait vigoureusement les hostilités. Les suivants (A.D.D.) ont réussi à saboter l'ambiance établie, avec leurs balades mollassonnes et expirées de type soft/hard rock que leurs invités ont pourtant tant aimées, récoltant ainsi le maximum de votes. Passons. Plusieurs couples de danseurs ont pu ensuite se laisser aller lorsque SICKWORLD MUSIK a soufflé son swing actif et cravaté, en une bouffée d'air frais sur nos oreilles échauffées.
Par la suite, les mélomanes avertis ont pu être témoins de l'ingéniosité, la virtuosité et la fougue amusée des diplômés formant KC & THE SKETCHES. La passionnée contrebassiste KARINE CHAPDELEINE menait de mains de maître les chevronnés musiciens [violoncelliste, claviériste, saxophoniste et batteur] formant THE SKETCHES, un de ses divers projets. Lors de leur impeccable performance de jazz contemporain, se mêlaient habilement musique classique, actuelle et même folklorique. Le résultat était grandement avant-gardiste, restant néanmoins un peu trop hermétique pour la masse, qui devait décrypter leurs mélodies inspirées d'airs populaires, comme 'Au Clair de la Lune' et 'Le Roi Dagobert'. En deux mots, raffiné et désaltérant.
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Jour 8: Chaotique
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Vendredi saint, la troisième semaine des ¼ de finale d'Emergenza se poursuivait au Kola Note et ce, sans que personne ne soit crucifié. Malheureusement. Pour espérer découvrir quelques talents cachés, on doit parfois aussi subir l'amateurisme en grande quantité.
On a dû d'abord endurer le combo alterno CARELESS OBSESSION et sa pénible chanteuse qui ne savait pas du tout chanter. Peu après, CONCIOUS nous a refilé son punkrock usagé, parvenant à y inclure une reprise de la reprise de 'Summer of '69' (Bryan Adams), qu'avait jadis commis les punks de MX-PX. Insignifiant. Et on en passe des pertes (de temps) et des pas-sûr (de rien).
Seul HUMAN CHAOS a réussi à offrir un divertissement original. En plus de son thrash metal efficace et bien brutal, le groupe possédait un atout de taille : une jolie chanteuse avec une voix bien grave, dotée d'une forte présence scénique. Arborant un look militaire approprié [camisole tank top, minijupe de camouflage, longues bottes de cuir, etc.], cette fonceuse bougeait constamment et avec beaucoup d'aplomb, tout en faisant tournoyer sa longue tignasse comme une éolienne métallique. Grâce à leur fort réussie version de 'Cemetery Gates' (Pantera), un bel hommage a été rendu au guitariste 'Dimebag' Darrell Abbott [1966-2004]. Fort apprécié.
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Jour 9: Le chanteur de noces
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La troisième semaine des ¼ de finale d'Emergenza s'achevait au Kola Note samedi dernier. On s'entend pour sur le fait que lorsqu'on annonce la venue d'un groupe black metal, le spectateur est en droit d'espérer voir des visages maquillés, du cuir clouté et surtout une brutalité démoniaque et insensée. Mais non, pas de costumes ni des tronches barbouillées à la Kiss ou King Diamond pour les gars de MIDWAR. D'autant plus que leur musique découlait beaucoup plus d'Iron Maiden et de Metallica (le groupe en a d'ailleurs repris une pièce de chaque) que de, mettons, Cradle of Filth, étant LA référence ultime en terme de black metal. Peu convainquant car leur charisme était, disons, absent.
D'ARC prenait le relais avec leur rock formaté, qu'on aurait dit tout droit sorti d'une salle de réception pour mariage bidon. Légèrement plus âgés que la moyenne des participants de ce concours, ces musiciens d'expérience ont interprété leur rock détente, parfois radiophonique et jazzé, laissant un arrière goût varié mais un peu trop velouté pour véritablement accrocher. 'Adulte' et (presque) soporifique. Mention spéciale à leur ex-rockeur de chanteur, qui savait tout de même bien crooner. Suite de ces aventures de 'mélomaniaque' la semaine prochaine.
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Jour 4: Coucher de soleil (plein la tête)
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Aucun groupe de reggae n'ayant encore participé aux éliminatoires, plusieurs ont été agréablement surpris par JAH CHILDREN, lors du premier concert de la deuxième semaine des ¼ de finale d'Emergenza au Kola Note. Conscients de leur pouvoir de persuasion mélodique (ou simplement distraits par une certaine marie-jeanne), aucun des six authentiques rastafari - dreadlocks et barbes caractéristiques incluses - n'avait préalablement vendu de billets : ils n'avaient donc aucun partisan vendu d'avance et devaient rapidement convaincre/séduire l'audience afin de pouvoir passer à l'étape suivante. En une minute, tous mangeaient dans leur main et buvaient leurs pacifiques paroles. En passant par des chemins battus jadis par le grand Bob Marley, nos amis basanés aux chapeaux colorés nous ont gentiment amenés en lieu sûr et réconfortant. Un parfait car ensoleillé show, où il faisait si beau, si chaud (en espérant que l'été ne tarde pas trop).
On ne peut passer sous silence la solide performance de RANDOM PRECISION, qui en a enivré plus d'un avec leur progalterno introspectif. Leur vocaliste DOMINIQUE LEQUIN, un disciple avoué de James Maynard Keenan [Tool et A Perfect Circle], a véritablement élevé leur trop bref tour de chant à un niveau supérieur. À surveiller avec votre troisième oeil.
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Jour 5: Jazz bombe
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Vendredi soir, les chanceux - qui étaient au Kola Note pour les ¼ de finale d'Emergenza - ont eu droit une époustouflante performance, gracieuseté de CON-FUSION. Aux épatants solos de guitare et langoureuses bouffées de saxophone, s'ajoutaient les lignes diablement funky et percussive du bassiste (rappelant l'incroyable Les Claypool de Primus) et les rythmes syncopés de leur batteur explosif. Le style flamboyant de ce dernier [grand gagnant du DrummerKombat 2004] a su subjuguer la foule, maniant ses baguettes tel un magicien expérimenté et ce, avant, pendant et après son remarquable solo. Chapeau. Le quatuor n'a cessé de balancer sans retenue son énergique jazz actuel, auquel les oreilles de la masse se sont graduellement habituées, n'étant que peu familières avec ces sonorités peu communes et populaires. Tous sans exceptions ont fini par être conquis et éblouis par leur débit de notes si rapide mais toujours parfaitement fluide. Longtemps associé à l'élite (ou aux badauds festivaliers qui envahissent Montréal chaque année), le jazz reste peu connu des jeunes, a-t-on pu encore et toujours constater. Parfois, un groupe de virtuoses comme CON-FUSION arrive et mystifie public et musiciens, les laissant littéralement bouche bée, en les obligeant à voter. C'est précisément ce qui est arrivé.
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Jour 6: Coeur de rockeur dans un corps d'ado
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Submergés d'innombrables copies emo-punk-metal, quelques irréductibles arrivent encore à surprendre et se démarquer. Pendant les ¼ de finale d'Emergenza au Kola Note, ceux qui ont propagé la fièvre d'un samedi soir n'avaient même pas l'âge légal pour fumer et boire. Malgré son manque d'expérience, SELF-TITLED et son rock bien musclé a gagné le cour de tous en moins de temps qu'il ne faut pour dire patience. Avec le timbre de voix d'un vieux bluesman et beaucoup d'assurance, le batteur/chanteur DARCY PARKINSON nous ont fait voyager dans le temps à grands coups de guitares, visitant les années '70 des CCR, Lynyrd Skynyrd et consorts, avec sa bande de rockers nés. Transporté à l'époque des Stone Temple Pilots et Guns n' Roses, le bar a pu ensuite vibrer au son de leurs versions des 'Sweet Child O'Mine' et 'Do You Wanna Be My Girl' [de Jet]. Et v'lan, dans les dents.
Alors qu'on croyait avoir tout vu, HYMNOSIS nous a littéralement jeté sur le cul. Leur metal on en peut plus brutal (un hymne à Pantera) rendit le parterre complètement dingue, créant une véritable tornade de corps, sur laquelle quelques heureux ont pu surfer avant de plonger vers le plancher. Hypnotisant.
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Jour 1: Ambersparks a la Rage...
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D'emblée, les ex-Français de Contreband cassèrent la glace. Rappelant parfois le métissage de Mano Negra, ils exécutèrent leur rockalterno en pro, bien qu'avec trop de clichés radios; mais leur rigolo cover de Britney Spears était-il réellement ironique? Suivit le nü metal teinté d'emo des jeunots d'Ambersparks, nourris aux LimpBizkit, Rage. et autres Blink182. Mention à leur rappeur/gueuleur pour son assurance étonnante. Les choristes de Fixelf se lancèrent à leur tour, visant un jour le VansWarpedTour, avec de rudimentaires chansonnettes s'enchaînant sans surprises. Comme Ambersparks, ils fûrent récompensés pour leur bel effort bien rythmé. Flanqués d'un wannabe Jim Morrison, Naomi se servit une tasse de son Tea Party avec toast à la Pearl Jam. Parfaitement apprêtée, on y avait déjà trop souvent goûté. Désolé. Devant moults parents et amis déjà conquis, SevenStories présenta son softrock, qui pourrait figurer sur n'importe quel palmarès FM. Leur chanteuse fut instantanément couronnée reine de la soirée pour sa performance vocale décapante. Noized et DwarfBarf pratiquèrent ensuite leur punkrock à numéro, inoffensif mais contagieux: quelques heureux ont même réussi à trasher durant les derniers (qui furent aussi sélectionnés). Se disant progmetal dans leur bio, le trio d'âge mûr AxéSyncopé conclut avec leur rock plutôt lourdeau. À suivre.
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