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oppressant à souhait
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Loin d'être un chef d'oeuvre vue l'épaisseur du scénario, panic room n'en demeure pas moins un joli exercice de style où le climat, l'ambiance et la mise en scène concourrent à mettre le spectateur dans même 'état d'alerte que celui dans lequel se trouvent les 2 "séquestrées".
Les acteurs sont justes, la réalisation de Fincher est toujours aussi pointue et "noire".
Un bon thriller, sans plus certes, mais un bon moment à passer!
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le malaise de la création artistique
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Au delà même de l'intrigue somme toute "classique" ce qui fait la force et la particularité de ce film c'est le malaise que Capote/Philip Seymour Hoffman provoque chez le spectateur : écrire un livre, réaliser un film, créer une oeuvre d'art, cela doit-il se faire coûte que coûte au détriment des personnages réels dont les oeuvres sont inspirées.
Capote s'intéresse-t-il humainement, avec empathie à ces assassins condamnés à mourir ou ne vise-t-il à travers eux que sa propre réussite littéraire?
Le film répond finement, patiemment et gâce à l'interprétation sans faille de l'intrigant Hoffman à cette question de fond (qui n'est pas sans rappeler le sujet assez proche d'un autre film, la mort en direct, qui traitait de ce-même malaise pour un réalisateur).
Cependant, sans l'excellent PSH Capote aurait pu devenir trop lent, voire abstrait ; son immersion totale dans le personnage vaut à elle seule deux heures de vos loisirs!
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pas d'accord
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Je viens de lire les (rares) commentaires sur ce bon film et je ressens le besoin de réagir.
Oui, le film décrit deux solitudes alcooliques, deux parcours différents qui ont amené les personnage à sombrer dans le méandres de l'alcool.
Non, les personnages de ce films ne sont pas des loques humaines pour autant ; ils conservent ce souffle de vie, cet espoir qui, par moment, perce et qui les ramène à la lucidité, à une vraie humanité.
Qui, dans son entourage ou personnellement n'a pas connu de telles descentes aux enfers, peut, je le conçois ne rien comprendre à ce film et du coup ne pas s'intéresser aux personnages.
Mais avec un brin d'empathie, avec un soupçon de curiosité ou "grâce" à la connaissance de tels parcours, vous passerez un moment précieux avec des acteurs imprégnés (oui, oui...) par leur rôle. M Rourke joue un rôle qui semble l'avoir poursuivi ou hanté depuis et F. Dunaway est beaucoup plus fine dans sa composition que certains semblent vouloir le dire : très crédible jusque dans ses plus petits rictus.
Le moins crédible dans ce film pourrait être le frère Stallone et encore il apparaît dans deux scènes assez loufoques assez réussis.
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bonnie and clyde revisité
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Ce film trop méconnu du génial Malick est une ode à la liberté, à la jeunesse et à la difficulté de se faire une place dans le monde adulte.
Lassé par des expériences professionnelles misérables, M. Sheen, après avoir charmé la sémillante S. Spacek entame avec sa toute jeune petite amie un périple au cours duquel il va, par orgueil et pour évacuer une frustration longuement enfouie, commettre des crimes d'une rare sauvagerie et avec un détachement proche de l'immaturité la plus totale.
La comparaison peut être tentante immédiatement avec Bonnie and Clyde, alors même que les motivations des personnages de la balade sauvage sont beaucoup plus puériles, moins pécunières : se créer un monde à eux, avec leurs règles, sans les contraintes et sans le souci du temps qui passe.
Malick est comme toujours prompt à montrer la nature dans tout ce qu'elle a de magnifique comme dans sa brutalité.
Ce film est superbe, la photo y est très soignée et le scénario, sans être génial réserve quelques péripéties et scènes assez inattendues.
A voir ou revoir!
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voyage initiatique
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Bien au delà de la dénonciation évidente et parfois un peu trop martelée de la guerre et de ses absurdités, l'enjeu et le principal intérêt de ce film est la reconstruction, l'évolution et la révélation de la personnalité du personnage central interprété par Martin Sheen.
Brando est magnifique, Duvall est parfait, mais Martin Sheen est un personnage somme toute très "ordinaire" qui revient peu à peu du chaos et qui tout au long de son périple à travers ce fleuve se révèle aux autres avant de se révéler à lui-même et de se réveiller complètement.
Coppola réussit ici un coup de maître : prendre son temps, être peu bavard et finalement provoquer une impatience jusqu'au "bouquet final", chef d'oeuvre de mise en scène et de montage aux ciseaux.
Dommage pour Sheen que le voyage initiatique de son personnage ait correspondu avec l'amorce du déclin de sa carrière parce qu'avec un peu de recul, entre la balade sauvage de Malick et apocalypse now il a participé à deux des plus solides films des années 70!
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la damnation de De Niro
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Même si après avoir été très impressionné à sa sortie, j'ai été un peu déçu en revoyant le film beaucoup plus tard, il reste de cette oeuvre deux prouesses d'acteur ; la tension entre De Niro et Rourke est palpable du début à la fin.
De Niro vous glace le sang tant il semble personnifier le mal absolu, pendant que Rourke attire votre attention et vous amène à vous identifier à lui dans son "enquête", avant qu'on ne tombe de très haut avec lui!
Ce film fait partie de ceux dont, une fois le coup de théatre connu, la re-vision n'apporte pas grand chose sauf de découvrir quelques défauts ou incohérences qui gâchent un peu le plaisir.
Seulement voilà, malgré tout il y a deux acteurs au sommet de leur forme et tous les films ne peuvent pas avancer de tels arguments!!!
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la mort mise en scène... et en musique
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Ce film est un modèle de mise en scène, les acteurs ne sont que des instruments qui jouent la partition que Forman compose au nom et sur la musique de Mozart.
S'il ne fallait retenir qu'un passage de ce film c'est cette fameuse nuit (cela s'est-il passé ainsi, pour les puristes, sans doute non, mais qu'importe il s'agit d'une allégorie!) où Mozart essaie de terminer cette commande du requiem.
Au delà même de la musique, sublime, c'est la description de lacomposition, la douleur et le bonheur de la création, l'aisance du génie mise en abyme face à la médiocrité de Salieri qui nous sont donnés à voir et entendre.
Même si Forman n'est pas fidèle dans le détail à la vie de Mozart, une chose est sûre il a compris sa musique, il aide ceux qui la méconnaissent à la comprendre, et ceux qui l'aiment déjà à mieux savoir pourquoi.
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le niveau zéro
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Simple coup de gueule en passant.
Ce film est rediffusé au moins une fois par an à la télé française ; or la caricature véhiculée est beaucoup plus complexe qu'elle n'y parait au premier abord et les valeurs transmises à travers de type de média "culturel" de grande masse sont dangereuses (antisémitisme latent, racisme, cloisonnement des classes sociales...).
Ce film au premier abord très léger est en fait la lie du cinéma français d'"humour" des années 70.
A éviter impérativement
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Il faut l'avouer Costa Gavras est grand
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Ce film est un coup de poing au visage, un pamphlet politico-socio-économique des régimes totalitaires.
Comme souvent dans le cinéma de Costa Gavras on s'attache plus ici à dépeindre les personnages et leur psychologie pour dénoncer les systèmes politiques plutôt que d'asséner des vérités à coup d'effets spéciaux et de longuies scènes d'action.
Même si le système décrit ici est clairement inspriré des régimes communistes il serait dangereux de n'y voir que le dysfonctionnement de ce système politique précis! C'est tous les totalitarismes que rejette Costa Gavras.
Montand est saisissant ; mention spéciale pour la scène où, au bout de la fatigue, il parvient à manipuler, brièvement, un de ses bourreaux qui sombre alors dans le sommeil alors que lui même lutte contre l'éveil forcé depuis un long moment.
La scène finale est aussi un grand moment de cinéma, et au spectateur de se demander si dans n'importe qui ne pourrait pas se transformer en bourreau, en instrument de torture quand le système l'y pousse.
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De Niro est un génie!
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Ce film est à voir absolument, rien que pour la prestation de De Niro. Comment en effet rester insensible à cet homme emmuré dans son propre coprs, incapable de s'ouvrir au monde extérieur, tant la finesse du jeu Du grand Bob est touchante?!
Certes, les âmes sensibles doivent se préparer au choc et aux émotions dégagées mais ce film est mieux qu'une simple curiosité et mieux qu'un tremplin "facile" pour les Oscars pour De Niro, tel qu'il avait été présenté par la presse de l'époque!
Les scènes de dépression de De Niro dans Mafia blues revêtent un tout autre sens quand on a vu "l'éveil" (awakenings) et donnent à cet acteur rare l'occasion d'envoyer des clins d'oeil à ces fans fidèles!
A vos mouchoirs...
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à propose de Jack
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Nicholson parvient dans ce film aux fausses apparences de comédie à faire passer le trouble et le malaise que peuvent provoquer chez un homme des événements qui bouleversent un mode de vie longuement et patiemment élaboré.
Campé sur ses certitudes Schmidt-Nicholson finit, à force de temps et de pénibles remises en cause, par lâcher prise et accepter de ne pas tout contrôler dans sa vie et celle des autres. Pour dépeindre ce long et difficile parcours (moral et routier!) Nicholson use de toute la palette de ces mimiques, attitudes et froncements de sourcils et permet au spectateur de percevoir la finesse du personnage et de son évolution.
Rarement décevant, Nicholson est ici à la pointe de sa forme!
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à voir pour Lanvin!
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Ce petit film sans prétention a deux mérites principaux : décrire un galerie de personnages "marginaux" de manière très crédible et mettre en avant ce formidable acteur qu'est Gérard Lanvin.
Karmann arrive à "exploiter" le magnétisme, la voix et le physique athétique de Lanvin et laisse regretter que si peu de grands réalisateurs se soient penchés sur son cas ces 20 denrières années. Lanvin est toujours juste, il sait émouvoir, et faire rire, il sait jouer les durs et les sensibles ; Karmann fait jouer toute la palette à Lanvin! Il faut impérativement que des réalisateurs proposent des histoires et des films plus ambitieux pour qu'éclate enfin tout le talent de Lanvin.
Alors oui, si ce film aura pou servir de nouveau tremplin à Lanvin, il vaut le coup d'oeil rien que pour ça! Et messieurs les producteurs merci d'ouvrir vos yeux!
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à la folie, pas du tout... en fait pas trop!
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Intérêt majeur de ce film finalement mineur, la construction du récit est très habile et arrive à tenir en haleine le spectateur jusqu'à 10-15 minutes de la fin.
Pourtant en dehors du procédé scénaristique l'histoire est finalement assez classique et service par des acteurs très inégaux (Tautou très bien pendant un long moment mais pas vraiment crédible en désaxée complète ; Le Bihan transparent et au charisme de mollusque franchement très éloigné d'une Comédie Française dont il fut parait-il récipiendaire...).
Le sujet (la folie amoureuse, la construction inulatérale d'une relation sentimentale) reste intéressant mais ici ça devient quelque peu caricatural, notamment sur la fin, et cela dessert le résultat final qui aurait, avec plus de simplicité et de talent de comédien, pu être une vraie réussite.
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si sa femme est une (bonne) actrice, Attal est un vrai réalisateur
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Des films sur ou dans le monde du cinéma, il y en a eu beaucoup!
Mais les films sur la condition de l'acteur/actice et de la difficulté de le vivre au quotidien ne sont pas légion.
Celui-ci est une vraie réussite : un bon rythme, un scenario solide et des acteurs épatants. Attal quant à lui devant et derrière la caméra assure et rassure : dèjà pas facile de réaliser et de jouer, mais en plus faire jouer sa femme à la ville et à l'écran dans un tel rôle, c'est un vrai défi, REUSSI!!!
Si ce petit bijou vous a échappé, saisissez l'occasion dès que possible!
mention spécial à Terence Stamp toujours aussi impeccable et plein de classe!
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un film qui prend son temps ; une épopée magistrale
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Ils sont désormais rares les réalisateurs qui peuvent encore, comme Leone le faisait, installer doucement mais surement leur intrigue.
Maintenant, pour la plupart des films, il est nécessaire, comme dans une série télé, de présenter vite fait les personnages au début, de décrire un intrigue à la va-vite et de nous emmener, souvent efficacement certes, rapidement dans les méandres du scénario.
Loin de toutes ces considérations de productivité, de calibrage marketing et d'économie de pellicule, l'ami Sergio lui prenait son temps et suspendait celui de son spectateur.
Un jeunbe réalisateur, à notre époque, aurait il encore la chance de faire une scène d'ouverture d'un quart d'heure, avec des gros plans sur les acteurs, des bruits d'ambiance répétitifs, sans dialogue, coup de feu ou action dramatique? J'en doute!!
En tout cas Sergio Leone,lui, avait l'art de nous faire découvrir ses personnages, d'alterner , avec des travellings arriere et avant qui donnaient une perspective large et donnait tout son sens à l'utilisation du cinemascope.
Sergio aura-t-il inspiré de jeunes réalisateurs? Surement, mais jusqu'ici ils ne semblent pas avoir eu les moyens et surtout la liberté d'installer leur histoire comme lui, sans doute serrés qu'ils sont la plupart du temps dans des formats commerciaux de 1h30, voire 2h.
Si la durée d'un film ne préjuge pas de sa qualité, loin de là, parfois il est dommageable de condenser un récit dans un schéma formaté ; cela lui enlève de sa force et de sa profondeur.
Amis monteurs amusez-vous à couper les scènes qui ne semblent rien apporter à l'action ou la compréhension d'"il était une fois...", vous arriverez sans effort à un film d'1h30! Ce serait sans doute un bon film, mais il n'aurait pas la force épique de l'orginal.
Alors siou plait messieurs des grands studios, sortez de temps en temps de vos études de marché et de vos règles commerciales, vous aurez alors peut-être la surprise de voir à nouveau des chefs d'oeuvre
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