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un marais envahissant mais porteur d'espoir et de vie!
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Consommatrice compulsive de lecture, je n’ai pu m’empêcher d’acquérir le roman ‘”dérives”. Un roman succinct, lu rapidement, mais qui laisse en bouche et en tête un sentiment d'honnêteté et de profondeur!
Que de sentiments se noient au sein de ce marais envahissant qui constamment est à l’affut du mauvais pas pour engloutir plus profondément ce nouveau papa. La parole reste celle du rappeur des Loco-Locass, elle aime à jouer et se divertir, s’étirer pour nous emmener dans une ronde infernale, celle du malaise qui, peu à peu, grandit comme une fleur du mal, au sein du corps de l’auteur.
La métaphore du marais est très significative et dévoile selon moi, la graine d’espoir qui reste tapie au fond de l’auteur. Virgil Georghiu dit dans la vingt-cinquième heure:”l’espoir est une herbe qui pousse même entre les tombes”. Biz décrit le marais” un paysage morne, grisâtre monotone…toujours tout droit vers un horizon mort inatteignable” Mais Biz a t-il pensé inconsciemment à la faune et aux plantes qui vivent dans ces eaux stagnantes et bourbeuses? Même au plus profond de sa crise, la poésie l’habite et le jette dans un monde certes glauque, funeste, lugubre, ténébreux et triste mais il reste que dans son enfer, la vie prend le dessus sur le milieu et se développe. La graine de l’espoir est là!
J’ai connu personnellement cet état de dérive mais pour ma part, il s’agissait d’un gouffre noir, visqueux et profond où tout collait à la peau de façon pestilentielle et où il n’y avait que noirceur, sans vie et horizon possible.
Je félicite particulièrement l’homme en lui, qui n’a eut peur, ni de ses mots ni de ses émotions et, qui nous les as offerts pour soigner une partie de son âme et ne pas vivre dans le déni de cette période. Jacques Salomé dit: “quand il y a absence de mots, il y a violence des maux!” Tout un pas pour un homme qui a su assumé ce qu’il a vécu réellement! Combien d’hommes n’ont pas du tout ressenti l’orgasme de la paternité et ont eut le goût de jeter le bébé, même un instant seulement, dans une quelconque poubelle, sans jamais oser l’avouer! Combien se sont sentis démunis face à ce bébé qui vole toute l’attention de leur bien aimée, allant même juste qu’à accaparer, parfois de façon exclusive, les seins.
Je ne crois pas au fantasme d’une paternité spontanée jouissive pour tout père, car nous sommes tous individuellement différent. Le petit rayon de soleil, accapare toute la lumière et jette souvent dans l’ombre, le père qui se sent dépossédé par ce petit roi en puissance!
Merci Biz de lever le voile sur ce mythe du bonheur parfait! Merci d’énoncer tout haut ce que beaucoup gardent cachés en eux, comme un secret honteux! Merci pour ce récit honnête et sincère à la hauteur de l'homme et du père que tu es!
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Un film à voir pour guérir et comprendre l'absurdité de la vie!
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Xavier Dolan a non seulement tué sa mère mais toutes les mères qui ont assisté au film! Un coup de poignard en plein cœur, donné avec violence et précision par un jeune artiste bourré de talent qui n'a pas froid aux yeux et qui dépeint avec justesse et justice les rapports fils-mère! Les images martèlent notre âme et les traces laissées par ce conflit de sentiments haine-amour sont indélébiles! Les silences meurtriers, placés de façon judicieuse, nous confrontent à notre propre réalité et nous obligent à ressentir toute l’absurdité de la situation. Les émotions débordent de la trame pour venir nous chercher dans ce que nous avons de plus cher, l’être aimé, celui que nous avons porté dans notre ventre, ce petit cœur devenu grand que l’on ne reconnait plus et qui nous sert au quotidien un ramassis de haine et de frustration! Contrainte de respirer à pleine bouffée cette atmosphère sinistre et malsaine, débordante de mots qui tue tout espoir dans l’oeuf, la mère que je suis a pleuré et rit tout le long du film… Pitoyable et pathétique cette mère qui tente de résister aux assauts d’hormones qui déchirent intérieurement son fils. Attachant et pathétique ce jeune adolescent dont la souffrance dégouline sur la trame et qui par sa verve acérée vient déchirer en lambeaux le cœur de sa maman…des petits mots et des petits textes d'amour qui en disent long, jalonnnent le film… et tout ce gâchis d’amour qui nous fait disparaître dans un ailleurs douloureux. Et en rentrant la phrase de mon "ado gars" qui plante profondément le clou:” maman, est ce que tu t’es reconnue mots pour mots dans la mère?” La morale: un film excellent pour comprendre l'absurdité de la vie! Un conseil: faites des filles, la relation est complètement différente!
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Dérangeant et insoutenable et pourtant si Épormyable!
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Je reste encore perturbée et émotionnellement blessée par" la charge de l’orignal épormyable" et je crois qu’il va me falloir plus d’un mois pour digérer la violence de cette pièce, son texte ardu et anticonformiste mais cependant si riche, si radical, si profond, si nutritif pour l’esprit, parfois absurde et dérangeant, parfois questionnant voire émouvant. C’est dans un non-lieu, lugubre, peu rassurant et vide de repère que se déroule la confrontation permanente entre un poète, artiste dérangé et complètement immergé dans une souffrance intense liée au décès de l’être aimé et quatre médecins, pseudos analystes sans vergogne, prêts à tout, pour établir et valider par l’expérimentation le bon diagnostique. Incarcéré de son plein gré et acteur principal d’un jeu qu’il joue bien malgré lui, Mycroft va subir sous nos yeux les assauts cruels, humiliants et macabres de ces êtres vils qui, sous le couvert de leur pouvoir médical, s’octroient le droit de torturer de façon mentale puis physique cet être fragile, en souffrance sévère. On assiste impuissant et oppressé à la descente aux enfers de cet être torturé, traqué par les travers d’une humanité condescendante qui se moque impunément de sa souffrance et de son mal-être. Des polémiques radicales et intransigeantes écrites dans un langage soutenu succèdent à des tirades incompréhensibles, verbiages enfantins inaccessibles tandis que le protagoniste, errant dans les limbes de la folie, tente vainement d’analyser la situation pour mieux la subir! Que de cruauté ! Une pièce qui vous pénètre et qui s’imprègne jusque dans vos pores, malgré vous, par la cruauté de la manipulation sadique, par l’acidité de ses mots et de ses actes, par son visuel parfois insoutenable , par une musique ambiante effrayante, par le réalisme du jeu des acteurs qui nous font oublier que ce n’est qu’une pièce! Disséqué, morceaux par morceaux par ces pseudos médecins, Mycroft Mixédium, artiste naïf et confiant interprété par Francois Papineau, offre une performance hors du commun. Le talent incontestable de cet acteur nous plonge, tête première au sein de ce drame. Son intrusion totale dans la peau du personnage ne nous permet plus d’établir une barrière entre le réel et l’irréel et, sans alternative possible, il nous transporte dans un voyage privilégié, souffrant et incontestablement dérangeant à ses cotés, forcé de partager émotionnellement sa situation peu enviable de cobaye! Une piéce qui frappe fort et qui laisse une trace épormyable!
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un univers mutantesque pour un créateur de génie!
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Dans un monde où règne en maître absolu des règles strictes conçues
pour alimenter un marché purement commercial , Pierre Lapointe est un
créateur en dehors du système qui se distingue en offrant un opus, non
consensuel, non commercial et audacieux. « Mutantes » était un défi en
soi. Ceux qui se déplacent dans les concerts viennent écouter des «
tounes »connues, qui les ont fait vibrer et qui leur parlent
directement. Pierre Lapointe innove en proposant à ses fans un concept
rafraîchissant où seulement deux chansons des albums précédents sont
reprises. Pari réussi, Mutantés, conte moderne et invitation au voyage,
fait salle comble !
Fan inconditionnelle de Pierre Lapointe, les lecteurs de mes textes
savent à quel point je tripe, non pas sur l’homme, mais sur l’artiste,
sur sa démarche artistique engagée , sur la profondeur et la qualité de
ses textes , sur la pertinence de ses propos léchés et de ses textes
imagés, sur la poésie moderne et torturée qui s’échappe de ses
compositions, sur sa voix au timbre très clair qui résonne en harmonie
avec les mélodies, tant et si bien que le tout ne forme plus qu’un
fluide sensuel et charmeur qui pénètre en moi sans pouvoir s’en
échapper ! Véritable barde des temps modernes, Pierre a démontré qu’il
n’a pas froid aux yeux et ose s’attaquer à certains sujets plus
controversés sans se voiler la face derrière un vocable rangé et
politiquement correct ! Quelle saveur particulière que ces nouvelles
chansons existentialistes. Quel film
bouleversant que celui réalisé par Éric Morin permettant une incursion profonde dans l'univers hallucinant de l'artiste!
Quelle ne fut pas ma surprise en entendant à radio Canada cette
critique fortement négative du dernier album de Pierre Lapointe,
conseillant à l’artiste de prendre un break car quand c’est trop c’est
trop !!!Un peu comme de la poutine au caviar ! Mes cheveux se sont
dressés sur ma tête ! Pierre Lapointe y était présenté comme un
autodidacte ne sachant pas lire la musique et, selon ce critique ,cela
nuisait à ce nouvel opus ! Je reste sous le choc de ce
commentaire absurde!
L’univers ludique et foisonnant de l’artiste ne s’adresse peut-être pas
à « Monsieur Tout le Monde, mais comment ne pas voir le génie de cet
être mutant qui ose là où d’autres se taisent et se terrent ! Ceux
qui n’ont pas vus Mutantes ne pourront jamais ressentir cette explosion
émotionnelle magique qui jaillit de chaque note de musique en rapport
avec le visuel , les chœurs ,la gestuelle, les jeux de lumière ,
l’atmosphère magique de ce spectacle, mais seront cependant sous le
charme des arrangements musicaux et pourront se délecter du
questionnement de l’artiste sur la mort, la vie, l’amour et la
souffrance
Vivement le 7 avril pour que je puisse me saouler, au sens figuré ,en
écoutant en boucle le bar des suicidés , je reviendrai ainsi que toutes
ces consœurs !
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Incursion dans l'univers "mutantesque" de Pierre Lapointe
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Fan inconditionnelle de Pierre Lapointe, de ses textes imagés, pertinents et poétiques qui s’adressent directement à ma souffrance, de ses mélodies composées pour créer de la magie dans ma tête, de sa voix qui résonne dans mon corps liquéfiant littéralement mes émotions négatives, assister à la projection du film « dans la tête de Pierre Lapointe » était un incontournable ! Dans cette petite salle de la place des arts, l’émotion était palpable alors que le film se déroulait laissant apparaître l’univers ludique, foisonnant de créativité et débordant d’enthousiasme de cet artiste hors du commun, présent à la projection. Filmé avec simplicité et humour par Eric Morin , Pierre Lapointe offre à la caméra les tenants et les aboutissants de sa démarche artistique. On découvre le besoin de l’artiste de faire revivre le chœur grec, de créer un lieu agressif de vide, d’offrir une place importante à la souffrance imagée par la gestuelle des corps, de créer une œuvre vivante qui se perpétuera uniquement dans la tête des spectateurs. Durant le processus créatif, l'excitation s'échappe de la trame traduisant l’état émotionnel de l’artiste tandis que quelques minutes avant le début du spectacle , le doute et le stress envahissent l'écran. Après la « trans » du spectacle, on découvre un artiste vidé, perfectionniste, persuadé d’avoir créé un opus incomplet, peu satisfait de sa prestation. Selon l’artiste Mutantés est un préliminaire de quelque chose dont il ignore le devenir, un projet en mutation pour les années à venir. Deux plans ont particulièrement touché mes deux adolescentes qui ont d’ailleurs eut la chance de passer quelques minutes dans les bras de l’artiste, le temps d’une photo( que d’émotions !) : -Voir l’artiste complètement nu devant son piano. -Le plan où les collaborateurs semblent tous sortir, un par un, du corps de l’artiste. Pour ma part ,l’artiste est nu pendant tout le processus créatif ! Un film frais où les rires ont fusé, à plusieurs reprises, dans la salle. Dans la tête de Pierre Lapointe, la musique, le jeu, le questionnement, la souffrance , la mort , l’art s’entrechoquent et se marient pour créer d'un univers "mutantesque" à l’image de son créateur !
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un concept audacieux, non consensuel et non commercial pour un être hors du commun
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Mon billet pour « mutantes » a déversé en moi, une giboulée de petites étoiles scintillantes imbibées d’un univers musical déjanté, coloré et magique. Un spectacle où les mots, les textes, les voix, les corps et la lumière s’entremêlent, s’entrechoquent et se marient pour ne former plus qu’un tout : « un univers mutantesque et démesuré» à l’image de son créateur. Que de chemin parcouru par ce gamin en jeans et converses qui trépignait sur ces pieds, un soir au Spectrum et qui n’osait lever les yeux par peur d’être confronté à ceux du public! Nous n’aurons plus jamais peur, dit-il …pourquoi faut-il toujours être devant? Que de questions existentialistes, quelle profondeur dans les textes! Déjà 5 fois que je vois « Pierre », mais ce que j’ai vu hier était incommensurable, au dessus de toute attente ! Mes yeux sont restés écarquillés toute la soirée, essayant vainement de happer les moindres détails de la gestuelle saccadée ou harmonieuse, parfois déconcertante de la troupe mutante, tout en me concentrant sur la pertinence et la beauté des textes et complètement sous le charme ludique des jeux de lumière. Pas une seule minute, mon regard n’a pu s’échapper de cette scène ! Les danseurs mutants, reflétant la diversité physique et culturelle de notre société, créent sous nos yeux ébahis, par une scénographie orchestrée de main de maître, un tableau autour de Pierre, une ouverture, une porte pour que chaque spectateur puisse pénétrer visuellement dans le monde imaginaire de l’artiste. Au delà des mots, du timbre de voix unique, des mariages verbaux pertinents et acerbes qui attisent et stimulent notre curiosité littéraire (le bal des suicidés), Pierre Lapointe nous offre, ici un conte moderne démesuré et enchanteur, un concept léché dans les moindres détails où l’humanité de ses mutants, leur souffrance ,leur beauté, leur peur, leur désir et leur mort nous transportent dans un monde paralléle le temps de ce voyage virtuel…
Que de beauté, que d’émotions! Pierre Lapointe est un artiste accomplit, qui se met à nu sans gêne ni pudeur dans cet opus.
" Grandiose Pierre, mutantesque ta métamorphose ... Nous n’aurons plus jamais peur… et tu as bien raison!
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Agréablement surprise par le contenu!
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Si je n’avais pas offert la série des romans de Sophie Kinsella à mon adolescente, je n’aurai sans aucun doute jamais choisi d’aller voir ce film. Je partais d’ailleurs avec un léger préjugé, sachant d’avance que ma présence au cinéma était consacrée à partager un moment spécial avec ma fille et non à voir un film intéressant! Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un film rafraîchissant, rempli de miroirs reflétant avec humour et minutie, une société de consommation où les trop nombreuses cartes de crédit sont une tentation facile et quotidienne. Le personnage de Becky, dépensière compulsive, qui ne peut s’empêcher de magasiner toutes les dernières créations à la mode, bien que son placard déborde de tout bord, attise notre compassion car on sent, à travers la trame du film, toute la naïveté et l’ humanité qui pousse la jeune femme à se laisser bercer par l’illusion de bonheur qu’offre ses achats multiples. Qui ne connaît pas dans son entourage une « Becky » qui dépense plus que ce qu’elle ne gagne, pour acheter plus que ce qu ‘elle ne peut consommer, pour finalement stocker le tout dans un placard trop étroit et se trouver « surendettée » à la fin du mois? Le scénario, bien ficelé, ne fait pas l’apologie des dépenses excessives , mais met en exergue le coté superflu de cet acte et dévoile la dépendance face à cette consommation compulsive qui relève plus de la maladie que du choix conscient! Le film aurait pu être ennuyeux mais le personnage de Becky est sympathique et nous tombons rapidement sous le charme de cette belle fille : véritable bouffée d’air frais dans un monde corrompu! Persuadée qu’elle a besoin d’être bien habillée pour obtenir le poste dont elle rêve, l’inconsciente se laisse séduire par les mannequins ! La romance amoureuse avec Brandon, le rédacteur en chef d’un magasine de finances séduit notre coté romantique et justifie notre quête du bonheur : le prince charmant existe vraiment! Bien sûr tout est bien qui finit bien et la morale de l’histoire est sauve, surtout dans une société qui est en crise financière. J’ai rit aux éclats plusieurs fois en voyant dans cette trame la satire humoristique de toutes les accros du shopping que je connais!
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chef d'oeuvre d'écriture!!! pas en version française!
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Quelle ne fut pas ma déception en lisant les commentaires sur le site? un chef d'œuvre littéraire? Ouah! Ceux qui ont écrit cela, n'ont sûrement pas du lire beaucoup de littérature! Je viens de finir les quatre tomes de la quadrilogie et si j'avoue avoir été fascinée et captivée par les amours tourmentés et impossibles de Bella, je reste fortement déçue par la qualité des écrits en version française…Tant de fautes de syntaxe et de mots inexistants dans la langue française jonchent les 4 romans, que je me suis amusée dans “tentation “à en faire une liste exhaustive!!!! Même si les adolescentes qui m'entourent sont d'excellentes lectrices et que je leur soulignais régulièrement les fautes, elles trouvaient toujours à redire car pour elles, seule l'histoire magique et irréelle de Bella et d'Edward est importante . C’est ce qu’on appelle “ des fans inconditionnelles” . Certaines traductions sont ridicules voir "enfansson" pour "nourrisson", certaines sont de purs et simples anglicismes. Ayant insérée un petit papier collant dans mon livre à chaque fois qu’une faute se présentait , je me suis retrouvée avec un livre fourmillants de petits drapeaux!
Certains trouveront ma démarche ridicule mais j'avoue qu’ emballée par l'engouement créé par cette série chez les jeunes adolescentes j'aurai souhaité qu'au moins les jeunes puissent avoir accès à une écriture "potable"! Ayant lu le premier roman en anglais, pour améliorer ma compréhension, je n'ai pas été gênée au départ par ce détail. J’ai abandonné ma démarche de collage pour les tomes suivants mais mes yeux ont quand même remarqué le trop grand nombre de fautes !
Bravo pour cette histoire qui a su faire vibrer le coeur de nos jeunes filles et parfois même de leurs mères...seulement désolée que les versions françaises soient de si piètre qualité!!!
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Un québécois de plus ou de moins, ça fais-tu de quoi à quelqu'un?
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Contrairement à « Crazy », ce film n’offre aucun moment de détente. Dés la première scène, les dés sont jetés et le spectateur est projeté avec violence au sein du drame. Yves Christian Fournier ne s'attarde pas en palabres inutiles mais il va à l'essentiel. Les dialogues sont justes, les silences en disent long et le spectateur devient, malgré lui, voyeur dans la vie de Josh, un « ado » dévasté par le suicide collectif de ses amis. Colère, révolte, passion, frustration, peine et désespoir forment la toile de fond de ce film qui laisse des traces indélébiles et soulève une kyrielle de questions sans toutes fois apporter aucune solution. Comme dans « la neuvaine », le cinéaste propose des temps d’arrêts sur des images insolites de graffiti ou des gros plans de visages anéantis par la souffrance. Astucieux ces arrêts virtuels, qui permettent au spectateur de s’interroger et de réfléchir pendant la projection. Ces temps où, rien ne se passe, permettent au spectateur de ne pas être, tout simplement emporté par l’histoire, mais d’y participer de façon active. Alors que la caméra fige un paysage, la scène précédente, acquière, par contraste, encore plus de force et de violence. Quel film époustouflant soulignant ce gouffre d’incompréhension, de souffrance et de non-dit entre les parents et leurs ados. Maxime Dumontier est troublant et attachant. Il réalise une performance cinglante de vérité. Son langage, ses manières, sa désinvolture mais aussi toute la colère intérieure qu'il nourrit en sourdine, crèvent l'écran. Un monde minutieusement dépeint où les hormones et les émotions sont toujours à la limite de l’overdose, à l'intérieur de corps en transformation qui ne comprennent pas toujours ce qui leur arrivent.
Un film bouleversant... Une trame cinématographique sans maquillage, sans condescendance, et sans jugement. Un bout de chemin au cotés de jeunes en dérive et de parents meurtris pour essayer de briser le silence et pour apprivoiser l'incompréhensible.
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Pitoyable
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Alors que je m'affaisse sur mon sofa, je tombe par hasard sur un boitier de DVD loué par mes adolescents. Bien que peu intéressée, en général, par ce genre de soupe à l'eau de rose que nos jeunes aiment consommer, je décide cependant de visionner cette comédie sentimentale, sans aucune attente personnelle.
Ceux qui aiment le langage vulgaire, les scènes décousues et vides de sens seront servis. Entre la blonde sensuelle qui lèche «des couillees pleines de sable»selon ses propres paroles, les scènes d'amour« à la va vite » à l'avant de la voiture et «Docteur mamelon» alias Michael Teigen attardé sexuel qui ne rêve que de cumuler« des nanas bien roulées» dans son lit sans vraiment y arriver, on comprend très vite que le film ne volera pas bien haut…Je dirai même qu'il ne dépassera jamais la ceinture du pantalon !
Sur un écran fractionné en une multitude de scénettes, vous pourrez voir notre irrésistible jeune tombeur, se dévouer à la cause et faire l'amour dans toutes les positions possibles ! Le ridicule ne tuant personne, notre jeune séducteur, Dane Cook, objet sexuel consentant, s'avère être plus que généreux et se sacrifiant à la bonne cause, il satisfait les désirs de toutes les femmes, les grosses, les laides et même les vieilles !
Au delà de l'incompréhension, ce film me laisse perplexe ! Qu'apporte ce genre de film à nos jeunes ? En quoi les nourrit-il ou bien les fait-il rire ? Une absence totale de contenu, un aspect drôle ou attachant inexistant, une piètre interprétation à « la Gaston la gaffe» de la jeune héroïne…J'avoue être consternée par le coté débile et grotesque de cette amalgame de scènes qui forment la trame ennuyante de ce film plus qu'insignifiant à mes yeux.
Quand j'ai interrogé mes adolescents sur ce film, un sourire a éclairé leur visage, comme si des scènes hilarantes prenaient forme dans leur mémoire…un film drôle selon eux1
Pas de doute, nos enfants n'ont pas les mêmes valeurs que nous…d'où les conflits intergénérationnels.
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A vivre en direct pour sentir toute cette énergie...
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C'est sur une place en pleine effervescence, dans le parc Émilie Gamelin, station de métro Berri UQAM que se déroule le Forum Social Québécois (FSQ). Tandis que certains badauds cherchent à comprendre c'est quoi ce festival, de nombreux jeunes les yeux brillants, pétillants d'énergie et de détermination semblent venir d'un peu partout, pour participer à ce premier forum qui les interpelle. Il semblerait que l'information ait mieux circulé en région qu'à Montréal. Les ateliers sont nombreux et les questions sociales fusent de tous les cotés. C'est réconfortant de voir cette concentration de jeunes se poser des questions sur les problèmes sociaux, les femmes, la pauvreté l'immigration, l'environnement et surtout de lire dans leurs yeux ce désir profond de faire bouger les choses en optant pour des solutions adaptées. Je conseille à tous ceux qui sont intéressés par les nombreux ateliers de fureter sur le site internet du forum pour trouver la grille horaire.
Il y a aussi un marché artisanal. Situé à l'entrée du parc, nous, les artisans, profitons des événements musicaux, mais aussi de la visite de tous ces gens qui viennent partager avec nous leur vision d'un Québec différent .Parmi les rencontres très intéressantes de la journée, j'ai fait la connaissance d'une personne qui collabore au projet «écovillage» du Mont Radar. C'est un lieu où se développe un projet pilote unique au Québec. Il s'agit d'un village communautaire où chaque individu peut apprendre et partager ses connaissances .Ceux qui ont le goût d'en savoir plus peuvent se rendre à la conférence qui aura lieu demain samedi vers 10 h sous le chapiteau place Émilie Gamelin, où se rendre sur leur site: www.leradar.org.
Si vous avez le temps, passez donc prendre le pouls de cet événement qui se veut le reflet d'une société en marche vers un Québec différent.
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On sert de la sexualité à toutes les sauces...Que comprennent nos jeunes?
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Quand j'ai gagné mes billets dans le Voir, le libellé indiquant l'âge recommandé n'était pas disponible et l'extrait de la bande annonce laissait penser à une charmante comédie romantique. J'ai donc opté pour voir ce film en compagnie de mon adolescente de 14 ans. Ceux qui ont vu le film peuvent saisir mon désarroi. Dans une société où les magasines comme le «Montréal express» réalise des dossiers sur la sexualité en titrant encore cette semaine : «éducation à la sexualité qui s'en occupe ?» et «ces jeunes qui veulent devenir des experts du cul», comment ne pas se préoccuper de ces films qui créent une confusion totale dans l'esprit de nos jeunes. Mon adolescente a 14 ans, alors avec ou sans moi elle aurait pu voir ce film. Par contre elle n'a rien compris de cette sexualité qui n'est pas la sienne et dont elle ne possède pas encore les clés pour pouvoir en rire. Elle garde de cette séance des images sans réponse et sans compréhension. Pourquoi un ballon accroché à un pénis en érection ? Alors que la situation de nos jeunes est une question préoccupante pour bien des sexologues et éducateurs et que l'internet est bien souvent montré du doigt, on pourrait aussi se poser la question du rôle joué par la médiatisation de la sexualité dans les films. Les jeunes s'identifient à ces images qu'ils voient et ils ingèrent ces morceaux de sexualité sans avoir la possibilité ni la maturité pour les comprendre.
A mon avis, nous devrions nous poser des questions au lieu de passer notre temps à nous offenser des pipes à 10 dollars faîtes par des jeunes filles de 11 ans dans les écoles primaires! On sert de la sexualité à toutes les sauces et on voudrait que nos jeunes soient des oies blanches ! J'ai vu hier heure limite 3 (côte générale) et j'ai du expliquer certaines allusions sexuelles.
En tant qu'adulte, française de surcroit, le film aurait pu me faire rire, en tant que parent il a engendré un gros questionnement.
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Une prestation émouvante et touchante
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J'ai vécu, vendredi soir, un moment inoubliable : ma première incursion dans l'univers de monsieur Michel tremblay. Avec mes deux béquilles et ma mobilité réduite, j'ai réussi à m'installer sur mon siége et alors, l'instant d'une pièce, j'ai plongé corps et âmes dans une enfance pleine de petits rebondissements, de chicanes familiales mesquines et triviales qui m'ont émue et fait sourire aux larmes .Dans un franc parler québécois qui a su ravir mes oreilles, avec une aisance et une spontanéité désaltérante, les acteurs m'ont invitée dans une maison de quartier où la pauvreté donne lieu à toute sorte de conflits.
Chacune des minutes s'est écoulée trop vite! Une kyrielle de petites anecdotes truculentes issues du quotidien et empruntées à la mémoire de monsieur Tremblay se bousculent de scènes en scènes formant ainsi la trame de cette oeuvre. Les boules de noël, le plat de peanuts, la cannelle dans la tarte, sans oublier l'apparition de la fée bleue, autant de moments qui par leur simplicité et leur authenticité ont laissé une empreinte indélébile en moi.
L'acteur Daniel Gadouas par son jeu naïf, ses mouvements désordonnés, ses gaffes répétées et son langage enfantin réussi une performance assez impressionnante. Nana et albertine méritent une ovation particulière, mais je décerne « ma Palme d'or» à Pierrette Robitaille. Je suis tombée littéralement en amour avec son jeu, sa voix, ses petites manières, ses remarques acides et drôles, ses rictus amers. Quelle femme éblouissante! Quelle actrice remarquable! Envoûtée par son timbre de voix, j'ai sombré dans des mondes parallèles, celui des contes de mon enfance, des sorcières de Gripari, celui de ma grand-mère quand elle me racontait les histoires d'antan. Des larmes ont envahi mes yeux quand elle a entonné gaiement une vieille chanson française que ma grand-mère chantait.
Un divertissement frais, un pur délice ! Merci pour ses petits bonbons, une véritable sucrerie !
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Complétement déconcertant! Que suis-je donc venu faire dans cette galère!
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Parce que je suis de nature curieuse, j'ai décidé de voir ce film, me moquant délibérément des nombreux avis qui me le déconseillaient vivement. J'avoue avoir été complètement sidéré et sous le choc!
J'ai quitté la salle après 40 minutes de visionnement!
Certes je ne sais pas si le film s'est amélioré ou si du début à la fin l'acteur principal a continué à geindre et à pousser des gloussements voir des sons graves dignes d'un ours mal léché, tout en se déplaçant avec difficulté!
Pendant cette période, je tentais désespérément d'y croire et je suivais le personnage complétement défait, courant désespérément à travers champs puis se traînant dans une maison insalubre, sans but précis, ni aucun discours intelligible!
Ce type était-il aussi profond que ça? Il annone dans sa barbe et de façon presque inaudible « qu'est ce que je vais faire de ma vie?» en alternance avec des bruits sans aucun sens!
Y a t-il une histoire, un sens quelconque, un lien entre les événements filmés? Tout semble mis pêle mêle, c'est à ni rien comprendre!
Nous avons été, mon mari et moi, les premiers à quitter cette salle de première encore sous le choc de ce film où rien ne se passe, où la caméra présente des images floues, où tout semble incohérent et peu captivant!
Je suis rentrée chez moi attérrée! Je ne sais pas pourquoi les gens sont restés dans cette salle? Par politesse ou par crédulité? Croyaient-ils qu'il allait arriver quelque chose à un moment donné!
J'ai trouvé ça complétement désordonné et si pathétique! Je suis complétement dépassé par ce genre de film qui n'a pour moi n'a ni queue ni tête!
Pas d'histoires, trés peu de dialogues...seule la déchéance d'un homme...
Plus que décevant!
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Quel Don Juan, séducteur, charmeur, enjoliveur et beau parleur!
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Complètement craquant, Franck Dubosc propose un show palpitant et mouvementé où les personnages variés se croisent, où les commentaires vaniteux et égocentriques fusent de toute part déchaînant les foudres joyeuses des spectateurs exaltés, enivré par le charme de ce dragueur narcissique!
Une remarquable prestation mimée et harmonieusement chorégraphiée, avec des jeux de lumières et de son se déroule sous nos yeux! Ceux du premier rang ont goûté aux commentaires sarcastiques, humoristiques voir même indécents et déplacés de ce vaniteux larron! Les plus téméraires ont été conviés à monter sur scène pour participer au voyage. Celui du rire, bien sûr !
Les références musicales ne manquent pas et c'est avec un soucis permanent du détail que les anecdotes sont concoctées. La sonnerie du cellulaire saura évoquer aux oreilles averties la musique «les bronzés».
Je suis tombée sous le charme, j'ai ri à m'en défaire le zygomatique et j'étais, certes, loin d'être un cas isolé dans cette salle pleine à craquer!
A travers sa rupture, ce charmeur imbu nous fait visiter la France, ses campings nudistes ou non, ses institutions pour aliénés mentaux et ses grosses boîtes de nuit . Ceux qui ont vécu l'expérience, fortement désagréable des toilettes turcs, se délecteront goulûment de cette description très minutieuse du lieu! Certes« les expressions françaises de France» alimentent l'ensemble des sketches mais le spectacle demeure cohérent et compréhensif.
Dans sa corbeille de frivolités et d'indécences, jeux de mots corsés et hilarants, ce dandy au charme fou, insère des problématiques sérieuses, récurrentes dans les couples« de longue haleine». Le coté glamour, lumières étoilées, neige, ballons en cour qui envahissent la salle, a conquis mon petit coté romantique!
Le final est génial! Franck, excusez la familiarité, fait son« come back» avant l'hystérie finale! Astucieux, raffiné et charmeur jusqu'au bout!
J'avoue sincèrement : «je ne regrette rien!"
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