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Colette Babeu
Colette Babeu
3 avril 2007, 7:36
Pierrot le bien aimé
Je suis une fan inconditionnelle de Pierre Lapointe. Pourquoi? Parce qu'il réussit toujours à m'étonner, à m'émerveiller et à me garder sous le charme. Réussir à re-créer ses propres chansons, sous une autre vision et avec autant de savoir et de saveurs, voilà qui ne m'avait pas accroché depuis l'Heptade ré-inventée par Harmonium il y a de cela quelques décennies. Ce tour de force démontre encore une fois tout le talent qui émane de cet être sensible et fort tout à la fois. Et cette pochette de 2 X 2 innovatrice, interactive qui dénote un certain rafinement, celui que l'on retrouve partout dans tout ce qu'il touche, qu'il vêt, dans tout ce qu'il crée, dans tout ce que l'on voit sur scène, visuel ou auditif, et jusque dans le logo qui l'identifie. J'ai revu notre Pierrot-le-bien-aimé au Grand Théatre cette fin de semaine, pour une deuxième fois en autant de mois et avec autant de bonheur dans la forêt des mal aimés. Et ce qu'il est drôle sur scène, à se rouler par terre! Fait étonnant et rarissime qui m'a frappé: ses fans s'étalent sur une longue période de vie comme ceux de Tintin...de 7 à 77 ans.J'étais là avec ma fille pour ce doublé, y ait croisé une connaissance de 60 printemps accompagnée de sa jeune nièce ado...2 x 2 rassemblé! J'ai bien hâte de voir dans quelle direction ses pas de géant le mèneront. Va où le vent te poussera, mon ptit Pierre, droit devant, sans te laisser distraire par les vautours.
20 octobre 2006, 4:57
L'incontournable Swartz
Depuis que je me suis expatriée dans un petit patelin du côté de Québec il y a au delà de 10 ans, je ne me suis jamais ennuyée de mon ancienne vie de banlieue de Montréal mais j'avoue qu'il y a quand même deux ou trois petites choses qui sont irremplaçables parce qu'inimitables. Lorsque je laisse vagabonder mes pensées, elles voguent du coté de la rue St-Laurent avec comme principale piste, la souvenance du fumet de smoke meat de chez Swartz. Irrésistible! Pittoresque! Cette binerie grande comme ma main oblige souvent les inconditionnels à faire le trottoir (paradoxal, sur la Main) afin d'attendre qu'une place exigu se libère, et où l'on s'installe où l'on peut et non pas où l'on veut , au comptoir ou à une table à six, et dans ce dernier cas, devoir inévitablement partager notre valeureuse pitance avec de purs étrangers à qui l'on devra immanquablement demander de nous passer le ketchup pour nos frites, ou la moutarde pour surdoser notre fondant smoke meat. Dernier bastillon d'un semblant de vie de village au coeur d'une ville remplie d'indifférents humains. Depuis mon exil, je ne sais pas ce que sont devenus les serveurs/serveuses (dont je soupconne qu'ils y sont depuis les débuts des opérations du resto) mais ils y vaquaient avec entrain et efficacité pour rendre ce frugal repas de l'ordre du petit festin.Service rapide, déglutition rapide, exit rapide, le lieu ne se prête pas au romantisme mais une ptite vite, on en conviendra, a aussi son charme. Swartz, un incontournable !
13 octobre 2006, 1:41
Grandes boîtes recherchées
Ouvres ta grande boite!!!! Un F risson R afraichissant I nondé de S aveurs in K royables ! Te voilà prêt à partager généreusement, à bouches-que-veux-tu, tous les plaisirs du monde recherchés! Je suis tout contre toi!
5 octobre 2006, 8:38
Quand la nostalgie surpasse la réalité!
J'ai l'âge d'avoir connu le vrai Joe Dassin en chair et en os. Le souvenir que j'en ai de lui, pro-formol, c'est qu'il était un fabricant de ptites tounes niaiseuses, gnan-gnan, au texte nul mais qui plaisait physiquement aux femmes. On est loin de Brel, Leclerc et cie! Pourquoi le sort-on des boules à mites??? Je crois que la seule qualité qu'avaient ses chansons, se résume à s'incruster au creux du cerveau comme une larve africaine. Sa musique et ses paroles faciles sont du genre à les avoir dans la tête toute la journée. Faut-il être en mal d'inspiration pour ressortir son attirail de pêche et nous re-servir ses chansonnettes sans âme et sans profondeur. Je n'ai jamais compris l'engouement viscéral que cet homme a su provoquer de son vivant et qui perdure au delà du trépas qui l'a foudroyé il y a quand même bien des années. Au delà de mon aversion, je peux rendre grâce à tout l'investissement qu'une telle entreprise à dû demander en audaces. Partir d'une valeur sure, Dassin étant la nostalgie dont tout le monde sur-enchère, y suivre le filon pour en pondre un show qui se veut rassembleur pour tous ceux qui l'ont aimé ou ceux qui le découvre. Que de sueurs, de gros sous, de découragements, d'excitations et d'espoirs pour faire en sorte que cette aventure soit la grande fête souhaitée. Malgré toutes mes objections quand à vouloir le faire passer pour ce qu'il n'a jamais été, je leur souhaite sincèrement un grand succès!
2 octobre 2006, 11:08
Tolérance de la différence
Tout est question de courant. Et celui actuellement sur la sellette, c'est qu'il faut, il le faut absolument, être fou des Drag Queen sous peine de passer pour un attardé, un pas évolué, un sans génie, un phobe de la pire espèce.homophobe, draguophobe, etc. Ce pourrait-il que l'on n'adhère pas à ces modes et être quand même remplit d'humanité? Comme pour la populace en général, je connais des homosexuels, hommes ou femmes, et ce qui m'intéresse chez eux comme chez les hétéro comme moi, les noirs, les jaunes et tous ceux qui ne sont pas ma copie conforme, c'est ce qui ressort de l'être humain qu'il y a en eux sans toutefois tout aimer. Je peux accepter ce qu'ils sont sans pour autant aimer ce qu'ils font. Alors j'ose le dire : je n'aime pas les spectacles de Drag Queen. L'atmosphère qui s'en dégage ne me rejoint tout simplement pas mais je ne les condamne pas. Et s'il y a des gens qui s'amusent à le faire pour d'autres qui s'amusent à les regarder, ça fait des tas d'heureux et ce n'est que cela qui compte vraiment.
28 septembre 2006, 9:19
La tolérance passe par la connaissance
En ces temps musulmanophobes, une bouffée de fraicheur émane de ce tout discret bout de film comme pour nous rappeller que malgré tout ce qui s'est dit, s'écrit et se dira sur le sujet chaud de l'heure, la nature humaine transpire, nonobstant les cultures, conventions et autres divergences . Cette tranche de vie nous fait voir l'autre coté de la médaille, celle que nous ne connaissons pas et qui , par conséquent, nous est étrangère et difficile à comprendre. Mais elle parvient à nous instruire sur la forme que prend cette autre cellule familiale, cette autre hiérarchie, cette autre pensée, cette autre conscience, ces autres valeurs, comme quoi la connaissance de l'autre rapproche et écarte l'intolérance et la condamnation. Ce film nous fait voir toutes les pudeurs reliées à cette culture de femmes portant hidjab, cachant ainsi tout attrait suscité par la chevelure, et qui dévoile qu'entre les murs protecteurs de leur foyer, elles se lâchent lousses littéralement, laissent glisser leurs foulards afin de faire valser leurs corps au rythme sensuel d'une musique aphrodisiaque. De radicale dans sa tradition, cette famille syrienne s'accordera un assouplissement en accord avec la vie sous d'autres cieux et ce faisant, s'intègre mieux dans son présent. Le message est clair. L'occidental lui, celui qui provoque ce remous, laisse paraitre ouverture d'esprit sans non plus tendre à l'aplatventrisme. Ce qu'on nous fait constater, c'est que si chaque partie fait son bout de chemin dans l'acceptation de l'autre dans ses différences, on peut en arriver à une vie en coopérative tout à fait agréable en apprenant de l'autre plutôt que de se regarder en chien de faience, avec méfiance et défensive. Pourquoi ne pas présenter ce bijou ailleurs que sur Super-Écran. Il serait pédagogique de le visionner sur TVA ou R-C et à une heure de grande diffusion.Un ptit coup de pouce pour la paix dans le monde! Un ptit cours de baladi ( danse du ventre) pour raviver la vie de couple!
25 mai 2006, 9:57
Amour incinditionnel
Quand j'étais jeune adulte, j'ai eu la très grande chance d'assister à quelques spectacles d'Harmonium. Je me souviens d'un cérémonial d'une grande profondeur s'apparentant à une symphonie où la musique et son exploration était à l'avant plan. Mais la qualité de la création doublée du talent de ses interprètes et auteurs ont grandement contribué au mythe qui s'est instauré autour de Fiori qui, par son charisme mystérieux, fût confondu bien malgré lui à un gourou. Aujourd'hui encore, j'écoute l'ouvre avec ravissements mais sans nostalgie. Qu'on ait songé à la reprendre n'a rien de surprenant puisque les petits bijoux de Fiori sont intemporels. Ayant fait le bonheur d'un vaste public en son temps, ils contribueront à les faire revivre sous une autre sonorité et ce, sans amputer de quelques façons la facture des originaux. Faut y voir un hommage certain et une marque d'amour inconditionnel envers son créateur, nonobstant le fait qu'il se soit esquivé des projecteurs aveuglants et d'une pression trop lourde pour qui aime discrétion et humilité. Si ce faisant, Fiori retrouve un tant soit peu le goût de nous chérir de sa présence sur scène et de nous faire partager où il en est rendu dans son évolution, je parierais fort que nous en seront tous ravis, pour peu qu'on s'abstienne de vouloir retrouver celui qui fût mais d'apprécier celui qui est, maintenant.
21 mai 2006, 6:31
Montréal bio!
C'est le monde à l'envers! Autrefois, avant l'avènement du bio, tout l'était sans le nom. Les cultures de toutes sortes étaient engraissées de divers fumiers, exant de pesticides et autres poisons de contrôle. Les tomates de ce temps n'avaient pas tout le temps fières allures mais elles étaient savoureuses, juteuses et pleines de vie. Actuellement, l'apparence prévaut sur les critères, ce qui nous donnent des récoltes aux formats identiques, sans saveurs, sans couleurs, sans textures et à effet plastique. L'avenir est au retour aux sources en favorisant la qualité plutôt que l'apparence. Nous y gagnerons tous et toutes en santé et en satisfaction. Plus nous serons conscientisés à ses bienfaits, plus le prix en sera révisé à l'avantage des consommateurs et des producteurs. Nos gouvernements devraient accorder plus d'importance à son développement et cette simple mesure pourrait aider grandement à une meilleure santé collective rejaillissant du même coup sur les dépenses effarantes dans le domaine des finances du Ministère de la Santé. Bien sûr que ces avantageuses conséquences ne peuvent pas être visibles dans un avenir immédiat mais à miser sur long terme, cela pourrait être hautement économique au point de vue individuel et collectif. En étant visionnaire et responsable dans nos choix de société, nous ne pouvons qu'en sortir gagnant!
20 mai 2006, 9:59
Le Roi Heureux le serait de ce prix
Ce qui me plait le plus dans tout ce qui entoure le prix Félix-Leclerc de la Chanson, c'est qu'il est représentatif de la pensée de notre patriarche. Notre Félix était un homme intègre et un artiste intègre. Son panache et sa créativité n'avait d'égal que son besoin de liberté et de discrétion dans sa vie d'homme, dans sa vie de plume et dans sa vie publique. Il plaçait le talent bien au-dessus de l'aspect commercial du talent. Ce prix portant son nom reflète bien les aspirations fondamentales de cet Orléanais d'adoption et qui a su si bien nous livrer tout son amour pour son Isle aux mille trésors. Le ''Tour de l'île'' restera toujours pour moi la plus belle symphonie du monde. Les candidats à ce prestigieux prix sont toujours sélectionnés en fonction de critères de qualité en dépit d'une popularité quelque fois underground. C'est ce côté axé sur l'encouragement et le soutien à tous ceux qui osent créer, innover, transcender qui me fait croire qu'il y a de l'espoir pour que l'émergence de ces talents fasse jour et nous inonde de leurs bienfaits créatifs. Aux antipodes d'un Star Académie surexposé, ce prix mise sur le long terme, à petit pas, en consolidant les bases de premiers balbutiements et d'apprentissage d'un métier qui part de l'intérieur de soi, bien au-delà des paillettes et des unes d'assoiffés de potins.
4 mai 2006, 9:35
Vive l'été!
Après un long hiver et un printemps tardif, vivement qu'arrive l'été! C'est tellemnt agréable de pouvoir sortir dehors sans avoir à enfiler bottes et manteaux et de profiter au maximum de ces quelques mois de chaleur si bien entendu, le celsius nous invite de sa générosité. Nous devenons tous un peu enivrés lorsque chaleur et soleil sont au rendez-vous et nous permets d'en abuser allègrement assis à une terrasse, sirotant un bon drink glacé en regardant passer le temps. Faut en profiter de ce vent suave bordé des caresses du soleil et refaire le plein avant que ne revienne l'incontournable cycle des saisons. Alors vivement qu'arrive l'été !
8 avril 2006, 1:53
Esprit tordu et fric vite fait, à vomir!
À la lecture de ce résumé, il ne me viendrait pas à l'idée d'avoir une seconde le goût d'aller gratter un peu plus dans ce qui m'apparaît être une suite d'historiettes tordues émanant d'un esprit tout aussi tordu, sous toutes ses coutures. Quand j'entreprends la lecture d'un livre, j'ai à coeur, entres autres comme critères, d'apprendre quelque chose qui va me rapporter au niveau humain. Avec cette bibitte appelée ''Insecte'' on se dirait à la porte d'entrée du Musée des Horreurs et il ne serait pas surprenant d'y lire les raisons toutes légitimes, à force d'être dénaturées par la torsion de cet esprit malsain, qui amènent un tueur en séries à mettre à exécution ses pulsions meurtrières et présentées comme tout ce qu'il y a de plus normales par cette timbrés. Lorsque l'on s'arrête à penser que tout ceci pourrait tout aussi bien être arrivé pour de vrai ou sur le point de l'être, soyons empathiques pour les victimes et leurs familles et dénonçons haut et fort de telles publications indécentes et de très mauvais goût. Et dire qu'elle va sûrement trouver à vendre sa marchandise dégueux et faire du fric avec. Beurk! N'importe quoi!
8 avril 2006, 9:17
Roumanoffement folle
Follement Roumanoff..je l'ai vue cette semaine. D'entrée de jeu, elle sait enjôler le public et le mettre dans sa poche en moins de deux. Son spectacle nous la présente dans des sketchs basés sur une fine observation de cette humoriste et dont la facture est universelle. Qu'il s'agisse de comportements humains, de situations parentales ou de relations de couples, à société égale, l'humain se compare. J'ai fortement apprécié l'insertion typiquement québécoise de certaines de ses jokes, adaptation réussie. Ce qui m'a plu chez elle, c'est qu'elle n'a pas ce côté condescendant de certains Français qui débarque ici. Elle avait l'air de vraiment s'amuser du fait qu'elle ne comprenne pas toutes nos expressions mais également, à l'inverse, qu'elle n'ait pas été comprise, entre autres, la fois où son partenaire repêché dans la salle ne l'a pas comprit non plus. De l'anti-Ardisson quoi! Le numéro cité sur le sexe était très drôle et tous, la salle et elle-même, se sont bidonnés. Et j'ai eu le net sentiment que l'imagination et la qualité des interventions du public choisi l'avaient beaucoup impressionné. La salle était très joyeuse et je suis convaincue que tous ont passé une très agréable soirée.
7 avril 2006, 7:48
Les Piknic Électronik!
Cet événement qu'est ce Piknik Electronik, regroupant musique dans ce style et tradition printanière est tout à fait génial. L'hiver étant ce qu'il est, dans toute sa longueur, langueur et froidure, quoi de mieux au sortir de l'igloo que de festoyer avec ses pairs et autres oreilles intéressées pour se donner le prétexte invitant de démarrer de façon agréablement musicale l'arrivée du Printemps et ainsi inaugurer cette longue période de Festivals qui débute et se poursuivra au fil des futurs mois. Je souligne qu'on a pensé à ceux qui ont des tout-petits, ce qui aura l'heur de plaire à ceux qui doivent composer avec cet impondérable aux petits pas et ce faisant, verra grossir le nombre de participants à cette activité joyeuse. Parlant de créativité, je crois fermement que beaucoup de concitoyens au pouce carré possèdent un degré supérieur de génie et ce, dans plein de domaines. San fausse modestie, mirons-nous les ongles !
6 avril 2006, 8:23
Pour que jamais on perde la mémoire
Contrairement à d'autres films qui ont été fait sur des sujets d'horreurs humaines et en particulier Hotel Rwanda tourné ailleurs sur le génocide de ce pays, l'importance d'avoir travaillé dans le pays même où ce sont déroulés toutes ces abominations est primordial. Devoir, pour les acteurs et tous les artisans de ce film, faire son job sur les lieux et sites où le diable est passé, qui devait, même après douze ans, être tout imprégnés des massacres vécus en 94 , figés sur place, fixant le temps sur la réalité de l'irréel, a dû inévitablement contribuer à instaurer un climat d'émotivités et de compassions envers les victimes disparues, que Dieu ait leurs âmes, mais encore plus pour celles ayant survécues sur le coup, ayant survécues aux conséquences sur leur propre personne, ayant survécues comme société. Pour renaître de ses cendres, cette société survivante présage un modèle nouveau, inconnu et impensé qui après avoir donné dans le dégoût de l'humain, m'apparaît comme toute axée sur une ré-écriture du terme société. Constituée d'une majorité de femmes (trop d'hommes n'étant plus) dont les visées me semblent empreintes de guérison plutôt que de grattages de plaies, elles se regroupent, se tiennent, se consolent au lieu de parler vengeance et ça, ça m'apparaît admirable en soi. D'avoir côtoyé tous ces citoyens rudement impliqués, d'avoir été imprégnés de telle sorte dans ce drame, saura sûrement rejaillir en une image crédible au-delà des mots. Connaissant Luc Picard comme un être empathique comme humain, je sais très bien qu'il aura comme à son habitude, su transmettre sa sensibilité dans son immense talent d'acteur. J'ai très hâte d'en voir le résultat final.
2 avril 2006, 8:14
Soirées de détente
Avec un sujet comme le conte et son ambassadeur le plus internationalement concerné, et j'ai nommé Fred Pellerin, le monde entier peut respirer en paix : l'authenticité existe encore. Contrairement à l'ubersexuel qui ne sait pas qui il doit être, les superstars indie-rock obligés d'aimer fonction de modes et non pas de goûts personnels, le sex-appeal qui cible partout sauf à la bonne place soit dans la tête, Fred lui, sait qui il est puisqu'il sait d'où il vient soit d'un environnement bourré d'imagination débordante, de fabulation débridée, de verbo-moteur clownesque, là où en contant depuis St-Élie-de-Caxton on reprend un repir par Tadoussac pour mettre le point final en Beauce. Avec lui, le conte a regagné ses galons de gardien de la tradition orale. Fred offre un vent de fraîcheur, de folie et d'optimisme tout teinté de sagesse, peut-être empruntée à tous ces vieux inspirateurs de fables, autant dans ses contes, ses livres mais également de vive-voix en entrevues. Ce gars-là me fait du bien.
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