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Pierre-Luc Gagnon
Pierre-Luc Gagnon
4 juin 2007, 12:29
Le design, c'est...
Le design c'est l'agencement poétique de l'esthétisme dans toute sa splendeur. C'est l'art de la beauté que l'on désire exposer, et plus encore, de celle que l'on souhaite contempler. Le design c'est l'éclatement de la créativité, l'exil du style, le plaisir des yeux.
10 mars 2007, 1:47
Le meilleur film de boxe de l'histoire, mais pas le meilleur film de 2005
Le meilleur de film 2005 aux Oscars. En alliant des acteurs de la trempe d'Hilary Swank, Clint Eastwood et Morgan Freeman sur un même ring, on ne peut que frapper fort et dans le mille. Toutefois, je n'ai pas eu l'impression d'assister à une grande page de l'histoire du cinéma. Ce qui m'a déplu, ou plutôt déçu dans ce film, c'est le manque d'audace. On nous livre la bonne vieille formule. Frankie Dunn (Eastwood) ne veut pas entraîner Maggie (Swank) puisque c'est une fille. Évidemment, la persévérance de celle-ci finira par le convaincre. Et on s'en doute, elle triomphera tôt ou tard. C'est le fameux modèle du personnage qui se trouve un mentor qui l'entraînera rudement. On a déjà vu ça dans Kill Bill, Le Comte de Monte Cristo et dans bien d'autres films. Même dans des films aussi simples que Karaté Kid. Mais dans La fille à un million de dollars, la formule est simplement mieux utilisée, moins superflue. Ce qui soude le scénario, c'est le côté humain de Scrap (Freeman est toujours humain dans tous ses films), le côté fonceur de Maggie et le calme pragmatique de Frankie. Aussi, on réussit brillamment à nous faire sentir que la jeune fonceuse est inébranlable. Elle ne s'en laisse pas imposer la petite, ni dans l'arène, ni dans sa vie. Et son entraîneur nous est présenté comme un homme de métier expérimenté, un soigneur aux mille secrets, un gérant qui surprotecteur qui n'aime pas les risques. À mesure que les images déroulent, les héros créent un cercle de relation réellement prenant qui oblige l'implication émotionnelle du spectateur. Et c'est là que le film réussit. Non seulement on nous largue l'histoire d'une autre championne, mais on le fait avec le souci du fond et de la forme. On est loin de l'insipide Rocky. La narration, qui trouve son sens à la fin, est un autre point fort. Pour le reste, je n'ai aucune idée si Hilary Swank vaut réellement un million de dollars, mais elle vaut certainement le prix de la location.
13 janvier 2007, 5:56
J'ai bien hâte d'entendre ça...
J'ai découvert le groupe le mois passé en achetant le mini-album de 2003 (remasterisé en 2005), sous la pression bienveillante de quelques amis. J'ai adoré. Ayant commandé le véritable premier album complet Funeral quelques jours après, je suis désormais dans l'attente de la Bible de Neon comme bon nombre d'entre vous. J'ai entendu Intervention et Black Mirror ainsi qu'un extrait du réenregistrement de "No Cars Go" qui était sur le mini-album. Ça promet!
3 décembre 2006, 3:13
Une rage contrôlée
Outre le fait qu'il s'agisse d'un album conceptuel, légèrement apprêté à la sauce Green Day, «The Black Parade» se démarque davantage par la puissance et la naïveté de ses mélodies que par la thématique qui entoure le projet. Et Dieu sait que la barre était haute après l'excellent «Three Cheers For Sweet Revenge», paru deux ans plus tôt. Mais comme de bons sauteurs à la perche, les cinq gars du New Jersey ont réussi à sauter par-dessus cette barre avec de précieux arrangements musicaux et de nouveaux riffs à tout casser. Les textes beaucoup moins «classé adolescent» leur permettront probablement de sortir du carcan Emo qui commence déjà à sentir le réchauffé. En terme de réussite sur l'album, notons «Dead» (saccadée et déchaînée), «Welcome to the black parade» (structurée et progressive), «Cancer» (brève mais touchante, juste assez emo), «Mama» (dramatique et fanfaresque à la fois) et «Teenagers» (qui sonne comme un hymne old school). Il y a aussi «Blood», la pièce cachée qui ne laisse pas indifférent en tournant la fin de l'album en dérision assumée. En somme, l'auditeur se retrouve avec un album bien balancé et rempli de paradoxes : de l'amour au sang, de la vie à la mort, de la paix à la guerre... tout ça, offert avec une rage contrôlée. 8.5 / 10
3 décembre 2006, 2:52
L'un des derniers trésors cachés
Douze années après la parution de la fameuse VHS, est enfin sorti le DVD de Live! Tonight! Sold Out!!, véritable pièce d'anthologie de Nirvana. Il en aura fallu du temps et des sous-produits de bas niveau avant de voir apparaître cet amalgame d'enregistrements sur les tablettes. Mais l'attente est néanmoins bonifiée de quelques trucs plutôt difficiles à trouver ailleurs en toute légalité (un enregistrement caché de la pièce On a Plain lors d'une pratique pour Nevermind en 1991 ainsi que quelques excellents enregistrement captés live à Amsterdam). Live! Tonight! Sold Out!! c'est aussi quelques souvenirs inusités captés sur le vif. Kurt Cobain qui ridiculise l'émission «Top of the pops» en chantant sarcastiquement Smell Like Teen Spirit alors qu'on lui avait clairement demandé de faire du lipsink. Mémorable! Et que dire de l'interprétation de «Territorial Pissing» en direct à l'émission d'un Jonathan Ross qui présente la pièce «Lithium». Voilà une chanson beaucoup moins télé-friendly que prévu. Succulent! J'ai regardé ce DVD remasterisé avec autant de plaisir que de nostalgie. Outre le coffret «With the lights out», paru il y a deux ans, Live! Tonight! Sold Out!! représente probablement le dernier souvenir substanciel que pourront se mettre les fans sous la dent. Sinon, la succession de Cobain lancera probablement un DVD pour «Unglugged in New York» un de ces jours...
19 novembre 2006, 1:28
De bons moments
Je connais Voir depuis à peine 2 ou 3 ans (au choix). J'ai découvert cet hebdo alors que je vivais dans la paisible contrée du Saguenay, là où les pages du Voir n'existent pas depuis 20 ans (et loin de là). Un peu comme plusieurs personnes de ma région d'origine, j'ai découvert la version Internet en même temps que la version papier. Ces deux grandes découvertes m'ont valu les statuts simultanés de lecteur et de contributeur. De bouche à oreille, quelques amis et moi-même étions devenus de fervents envahisseurs de cette tribune culturelle d'une ampleur que je n'avais encore jamais vue auparavant. Je salue d'ailleurs Jonathan Habel, comparse de toujours, qui a passé des journées grises entières comme moi à partager ses opinions sur des disques et des films qu'il a à la maison. Un petit coucou aussi à Nicolas Gendron, un jeune homme intelligent qui possède le mot juste. Un clin d'oeil à Béatrice André, qui m'a encouragé à continuer d'écrire il y a quelques mois... Et finalement, je lève mon verre et mon chapeau à la communauté de Voir qui, malgré ses 20 ans d'existence, vient à peine de faire son entrée dans une nouvelle ère.
12 novembre 2006, 8:06
Anik Jean... mais quel Jean ?
Lorsqu'elle a attaqué les ondes par surprise, Anik Jean m'a laissé plutôt perplexe avec ses interprétations de Leloup en guise de deux premiers extraits (Je suis partie et Junkie de toi). La jeune et fougueuse chanteuse démontre un certain caractère et une indépendance marquée, mais elle a préféré amorcer sa carrière avec des reprises. Coup de pub ? Quoi qu'on en dise, elles n'étaient pas piquéesdes vers ses versions. Et Anik a gagné son pari puisque le public semble désormais porter une attention plus particulière à son travail. En dehors de son constume de «protégée du grand méchant loup», la waitress du Trashy Saloon nous sert quelques verres qui coulent en douceur : «Amour Absinthe», «Into my Dreams» puis «Numb» qui se démarque par un sens évident de la mélodie. L'album s'amorce avec «Tendre sorcière», une ritournelle aguichante qui s'est finalement présentée comme troisième extrait radio. Évidemment, la plume de Leloup nous rattrape au combat, tout au long du projet. En piste 3, on découvre «Pense à toi», une chanson arabisante qu'il n'a jamais enregistrée. Et puis, en piste 10, c'est l'excellente «Let me Go», que nous avait interprété Leloup sur son dernier Live «Exit», avant de léguer le texte à sa jeune muse. Le disque se termine sur une note plus allongée avec l'étrange, bien qu'originale, «Duel I, II, III» qui semble se diviser en trois séquences comme l'indique son titre. Et la boucle se referme avec «La Haine», une jolie chanson sombre sur laquelle Denton G. prête sa voix ténébreuse. Très bon effort musical, assez homogène, d'une qualité étonnante. 8 / 10
12 novembre 2006, 7:37
Quelques commentaires...
Au sujet de Tom Delonge qui jette un regard plutôt pessimiste sur sa carrière avec Blink, je suis plutôt perplexe. À chaque album, le type n'hésitait pas à prendre le micro pour dire qu'il s'agissait du meilleur. Et quand Mister Delonge a délaissé Blink 182 pour travailler sur le projet «Boxcar Racer», le résultat a donné, encore une fois, quelque chose qui sonnait exactement comme du Blink. C'est bien beau de cracher sur son passé, mais ça ne sert à rien si c'est pour faire d'autres trucs qui sonnent encore pareil! (...) À propos du duo Green Day / U2, c'est génial. La voix de Bono se marie étrangement bien avec celle de Billie Joe. Une belle surprise!
15 octobre 2006, 1:04
Grandes boîtes recherchées
Je rêve qu'une jolie fille échappe son écharpe dans l'autobus pour que je puisse lui bégayer de la ramasser!
10 octobre 2006, 2:04
Meilleur album du genre au Québec
J'ai connu les Vulgaires Machins avec Aimer le mal alors qu'un ami avait apporté le disque lors d'un voyage en voiture. J'ai carrément tout aimé de ce premier entretien avec le groupe: La crudité des propos, la spontanéïté des riffs ainsi que le sens évident de la mélodie et des harmonies vocales. Avec Compter les Corps, la mission se poursuit. Expérience en sus. Toutes les pièces sont encore bien réussies, mais certaines se démarquent davantage. Anéantir le dogme (intense et vraie), Compter les corps (structurée et prenante), Puits sans fond (accrocheuse et cinglante), Être un comme (révélatrice et directe) et Soleil (mélodiquement saccadée). Guillaume Beauregard et Marie-Eve Roy s'alternent de façon brillante pour casser l'uniformité tout au long du projet. Ils partagent aussi le micro à l'intérieur de mêmes pièces, et à ce niveau, les harmonies sont très bien réussies. Il s'agit probablement du qu'il m'a été d'entendre. Je lève mon chapeau, et ma chandelle est bien fière!
1 octobre 2006, 7:52
Ladies and gentlemen...
Leloup est mort, certes, mais Leclerc casse la baraque. Ladies and gentleman, Mr. Deadwolf is presenting... Mexico. L'entrée en scène se fait avec Ice Cream, un pastiche hétéroclite un peu hip-hop qui emprunte quelques paroles de la chanson Personne, pour ne nommer que celle-là. Par la suite, c'est l'extrait Mexico, longtemps entendu à la radio. Pas trop surprenante, cette seconde piste est l'une des chansons les plus ordinaires du disque après quelques écoutes. Le duo de pièces Personne I et Personne II, voilà un véritable bijou. Monotones, morbides et linéaires, mais combien lucides. Il s'agit sans aucun doute du meilleur segment du disque avec Tangerine (fugace et efficace) et L'innocence de l'âme (Nostalgique, tranchante et rétro) qui se suivent respectivement sur la galette. Tout le monde l'a remarqué : Leclerc parle beaucoup plus qu'il ne chante. D'entrée de jeu, l'auditeur est débalancé. De mon côté, j'ai quasiment regretté les 15 dollars investis. Heureusement, les écoutes subséquentes ont été plus fructueuses... et pour moi, et pour l'artiste qui avait quelque chose de nouveau à offrir. Si Leloup n'a plus rien à prouver, la barre était plutôt haute pour Leclerc. Et il s'est lancé dans un jeu plutôt risqué. Mexico n'est pas un album traditionnel; c'est le tout pour le tout, l'expérience tentée. On y trouve un poème lu sans aucune trame musicale (L'Église), une plage où des gens hurlent de peur (Mygale Jaune I), une instrumentale dénudée de l'incroyable verve du chanteur (No Money No Home) ainsi qu'une chanson qui ressemble davantage à un dialogue entre deux personnes (Jarneton et Gringoire). Mais malgré tout ça, malgré l'imprévisible et le décousu, le projet tient la route... Et pas à peu près! Drôle, intelligent, étonnant et... après plusieurs approfondissements, très mélodique! 9/10 - Un fan demeure un fan!
1 octobre 2006, 7:31
Grandes boîtes recherchées1
Je ne connais pas votre passé ni votre avenir, mais je sais que dans le présent vous êtes en train de lire cette phrase.
26 septembre 2006, 11:10
Fémininement drôle
Avant d'avoir vu le spectacle, je ne connaissais pas beaucoup les Moquettes. En fait, tout ce que je savais d'elles, c'est qu'elles sont coquettes. C'est tout dire. J'avais aussi lu qu'elles ne sont considéraient pas comme des humoriste. Alors là, je me dois de les reprendre. Femme au féminin est un spectacle d'humour à part entière, ni plus ni moins. La plupart des sketches présentés sont très bons, certains sont excellents et quelques rares autres sont un peu moins «punchés». Malgré tout, les tableaux ne durent pas longtemps et ils sont variés. Chacun y trouve son compte. Les Moquettes Coquettes aiment raconter à la blague qu'elles sont «drôles pour des filles». Là-dessus, je n'ai rien à redire; je les préfère nettement à toutes les Lise Dion, Claudine Mercier et Marie-Lise Pilote de ce monde. En somme, on parle d'une soirée divertissante en compagnie de 6 filles qui s'assument (la sixième est bien évidemment celle qui m'accompagnait au show)...
22 septembre 2006, 2:04
Grandes boîtes recherchées2
Si la pomme d'Adam était réellement une pomme, j'aurais peine à respirer...
20 septembre 2006, 8:42
Grandes boîtes recherchées3
Pour participer au concours, il faut répondre à une question mathématique. Or, cette fois-ci, j'ai fait exprès de mettre la mauvaise réponse. J'ai répondu 12, complètement au hasard. Certains diront que je joue avec le feu. Vivons dangereusement!
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