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Vers de départ soumis par: Gabriel Thivierge
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Marcher à l'envers des grandes artères
dans les ruelles à l'abris des mensonges,
marcher le nez dans les airs
saisissant le vent l'instant d un songe.
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Le réveur parle tout bas
Oubliant ce pourquoi il est là.
Il s'y trouve et puis voilà!
Mais d'où vient-il déja?
Ah oui! Son regard a croisé la vieille maison
De son amante. Il a pensé à leur passion
A traversé la rue, s'est amusé de son ambition
Cantatrice? cantatrice? Quelle déraison
Pour cette femme à la voix de baryton!
Il s'est arrêté sur l'avenue
A apostrophé un inconnu. S'est tû
A rit en lisant "rue de la vertu"
Puis a été déçu.
Nuls sages, nulles déesses
En cette rue pleine de détresse
Des passants agards à ceux épris de vitesse,
Cette voie ne tenait pas ses promesses!
L'homme, errant, songe à la voix de la douce Alice
Sa peau, son odeur, son sourire, les liens qu'ils tissent
Et étirent chaque jour comme un délice,
Une gourmandise, presque un péché. Il compte jusqu'à six.
Un,
Prends ma main.
Deux,
Mets-y le feu.
Trois,
Mes bras en croix.
Quatre,
Viens m'abattre.
Cinq,
Trinques.
Six,
On ouvre la porte: Alice!
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Finalement, tellement vraie!
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Ma première réaction en sortant du film a été de trouver Jacinthe Lague trop souriante, trop forte par rapport à ce que son personnage avait enduré. Mais finalement, j'ai compris grâce à elle, que les personnes qui ont enduré de telles horreurs essayent de vivre, malgré tout. C'est leur seul moyen de sauver ce qui leur reste! Que peut-on attendre d'autre du cinéma que de donner à voir, à comprendre des choses aussi complexes?. Et ce but n'aurait été accompli sans cette magnifique comédienne. Jacinthe Lague m'a vraiment touchée par les expressions qu'elle fait passer à travers ses traits, ses yeux, sa voix. Sa force est discrète mais tellement intense. Merci pour cette beauté tout en subtilité, merci pour cet art. Merci et reviens-nous vite!!
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