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Hantée
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J'ai été hantée par ce film pendant plusieurs jours après son visionnement. Et j'ai aimé cela même si c'était triste. L'inversion des caractères homme-femme (heureusement car sinon cela aurait été caricatural), la pression sociale tant sur les hommes que sur les femmes, la volonté d'exister en tant que personne écrasée par les conventions, la volonté d'exister en tant que couple comme rêvé à deux écrasé par tous. Que c'est douloureux, que c'est déchirant. Une lumière hallucinante, Kate Winslet fantastique, une musique enfin non envahissante. Que j'aime le cinéma pour vivre cela !
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Les difficultées de l'après
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Sujet bien dérangeant que la culpabilité d'un peuple et comment le dit peuple le vit, y survit. Comment ne pas entendre ici l'idée que des milliers de personnes savaient ce qui se passait dans les camps, y travaillaient tous les jours et n'ont pas agit, non pas réagit devant l'ampleur. Il y a de l'incompréhensible à l'histoire qui ne peut être compris même après. Heureusement certains ont agit, certains ont aidés, certains ont sauvés des vies. Dans la limites de leurs possibles, dans la limites de ce qu'étaient cette société à l'époque. Il est tellement facile de juger en étant hors du temps. Qui sait où nous serions si nous étions nés là ? Qui sait ce que nous aurions fait ? Personne ne peut le dire et je crois que le propos est en partie là. Cette femme illetrée, désolée pour le dévoilement d'information, était au milieu de tout ce pan d'histoire, elle n'était pas seule, elle est un exemple de l'enbriguement des masses. Cette croyance que tu obéis dans ton travail sans réfléchir beaucoup plus loin, que tu sois illetrée ou pas. Elle est montrée comme la seule qui assume ses actes car c'était son travail, aussi horrible qu'il ait été. Elle n'était pas inhumaine, mais peut-être simplement humaine à son niveau. Est-ce que si elle avait su lire elle aurait agit autrement ? Peut-être pas, car ses co-acusées ont agit comme elle tout en étant lettrés. Il s'agit là de toute la chaine de culpabilité en tant de guerre. Est-ce qu'un soldat qui obéit à un ordre est plus coupable que le général qui le donne ? Est-ce qu'un peuple qui subit est plus coupable que ceux qui se révoltent ? Qui est apte à juger de cela ? Et quand ? De quel droit ?
Si jamais vous avez la chance de voir le film HUNGER de Steve McQueen (2008 - Angleterre - Irlande), le propos peut se recroiser.
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Oh que oui
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Plus que conseillé, tant pour son propos que pour la démonstration du fait qu'il faut être soit et ne pas se cacher. Je suis sortie de ce film avec l'envie de militer, dans le sens général du terme, défendre les idées en quoi je crois et m'y tenir car c'est ainsi qu'on vit.
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Tant et plus
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Tant de mots ont été dit et écrit que l'on pourrait croire que tout a été écrit, ou dit. Surement. Pourtant l'envie est là de vouloir donner quand même son petit mot aussi. N'étant pas Québécoise d'origine, la tragédie de Polytechnique est pour moi un évènement raconté et commémoré. Effrayant dans son contexte, sans aucun bon sens par rapport à mes idées et mes convictions, par rapport à ma condition de femme aussi. Appréciant Denis Villeneuve, voulant essayer de comprendre ce qui s'était passé, je suis allé voir ce film en sachant que cela allait être difficile et sans rien prévoir après, surtout. J'ai vécu l'angoisse et le ventre serré pendant toute la séance, sachant vers où tout cela s'en allait, sachant que je n'aurais aucune explication à ces actes. J'ai aussi ressenti en filigrane, la position accordée à la femme à l'époque, comme elle était sensée se placée en fonction de ses projets de maternité, comme il fallait ne pas vouloir être mère (ou dire ce fait) pour avoir les même chances qu'un homme. Comme l'oppression pouvait être plus subtile. Même si ce n'était pas le propos du film en premier lieu il reste que cette situation était la norme dans certains milieu plus masculin de l'époque. Et je crois qu'elle a encore cette forme aujourd'hui, parfois. De plus, ces actes monstrueux ont aussi forgés des femmes fortes, des hommes plus forts pour se rendre compte de ces idées absurdes et les combattre. Malgré l'abomination, et comme dans toute épreuve, les survivants se relèvent, se battent. Même si parfois l'envie d'arrêter d'être fort et de survivre est là. Ce qui est démontré avec ces deux personnages fictifs. La comparaison avec Elephant est trop facile à mon gout. Tout d'abord les deux évènements ont des prémisces différents : l'un est la volonté très précise de tuer des femmes, l'autre celui d'être connu même après s'être suicidé, projet beaucoup plus narcissique s'il en est. Ensuite, ce n'est pas parce que les plans sont fait en steadycam et dans de longs plans séquences très fluides qu'il faut faire le lien automatiquement. Oui il s'agit de tueries, de massacres, dans des établissement scolaires, mais je crois que là s'arrête la comparaison. Fallait-il faire un (autre) film sur le sujet après celui de Gus Van Sant n'est même pas une question à poser. Dans ce cas, faudrait-il faire des films sur la seconde guerre mondiale, sur les massacres au Rwanda ou sur les catastrophes naturelles ?
Le débat de savoir si il faut montrer la violence ou pas sera toujours là. Il y a différentes écoles de pensées. Ne pas la montrer ne veut pas dire qu'elle n'existe pas et ne l'empêchera pas d'exister. La montrer la fera t-elle augmenter, donnera t-elle des idées à d'autres ? Peux-t-on vraiment le savoir ? Ce qu'il faut c'est ne pas oublier.
Rien d'évident dans tout cela bien sur. Il semble évident qu'aller voir ce film est un acte volontaire de mémoire. La sobriété de la réalisation est la meilleure alliée de ces évènements.
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Enfin !
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Retrouver la verve absurde de ces frères est trop plaisant pour ne pas le dire, que dis-je, l'écrire. Je suis une cinéphile et une fan de ces 2 là depuis leur premier, soit BLOOD SIMPLE. Ce quie ne nous rajeunit vraiment pas. Je n'ai pas tout aimé, loin de là, mais j'ai à chaque fois admiré la réalisation et je suis donc persistante. Et enfin je retrouve leur humour absurde, les rouages qui coincent, les rôles ridicules, les situations aberrantes. Que c'est bon de voir s'empêtrer ces personnages qui nous touchent même si ils sont bêtes, obstinés ou méchants. Rien à dire si ce n'est d'y aller et de se laisser aller. Ne pas attendre de logique, les situations ont la leur propre, et ce n'est pas forcément la même que celle de tout le monde.
Dans la ligne du génial FARGO, que c'est bon de rire ainsi !!! Vivement le prochain.
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Limite moyen
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Difficile de rentrer dans ce film qui pourrait être une belle surprise. De beaux premiers rôles, même si cela ne fait pas tout, un réalisateur non conventionnel et si on aime les western... on essaye. D'abord il y a facilement 20 min de trop. L'histoire s'allonge car elle prend son temps mais le dernier rebond est de trop, bien qu'il soit très intéressant. Les rapports humains y sont peut-être ce qui est le plus juste avec ce qu'il faut de subtilité. Ed Harris qui s'il maitrise parfaitement son revolver ne connait rien aux femmes et ne sait pas leur parler. Viggo Mortensen est très juste dans son effacement et sa compréhension des femmes justement. Mais aussi dans son amour et son respect pour son ami. Renée Zellwegger est assez fine pour nous faire comprendre toute la difficulté d'être femme à cette époque et dans ce lieu. La politique montrée ici est bien cynique et toujours actuelle. Des mesures draconniennes sont nécessaires mais les dirigeants ne veulent pas savoir comment, et surtout rester du côté du plus fort en tout temps. L'argent domine bien sur et ce ne sont pas forcement les plus honnêtes qui s'en sorte le mieux. On est pas dans un conte de fées ! L'amour est très présent, assez bizarrement. L'amour fraternel, amical, homosexuel peut-être, la recherche du ou de la partenaire avec qui faire. L'homme pour travailler, errer aussi. La femme pour se poser, construire une maison, s'ancrer. Pour la femme c'est une sécurité avant tout. Ou un travail. Et ce sont les seules que l'on peut voir. Pas de mère au foyer, heureuse ou pas, pas d'institutrice. C'est à peine effleuré, mais les schémas sont là.
Pourtant il m'a manqué l'étincelle, la petite flamme qui m'aurait enflammé justement. Même si j'aime vraiment beaucoup Ed Harris, j'ai le regret de dire qu'il n'est pas Clint Eastwood. Il m'en reste la lumière blanche et sèche et ce très beau plan de Renée Zellwegger a son piano alors qu'elle est de nouveau face à la difficulté d'être femme.
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Oui, oui, non et pourtant
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La caméra intimiste, insidieuse, à l'épaule, proche des visages et des émotions ne va pas forcement à tout le monde ni a tout les sujets. Ici le choix est justifié et fonctionne, heureusement. On colle aux regards, aux changements de pièces, aux évitements et collisions des corps. L'envahissement par la musique qui traduit aussi l'envahissement de l'espace par ces sons sensés être témoins du bonheur alors que les douleurs ressortent fonctionne aussi. Cela nous énerve, comme cela est sensé énerver les protagonistes. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus agréable mais c'est fait pour. Comme le silence sur ce drame familial qui se retrouve verbalisé devant tous, avec tout ce monde autour, ces portes et ces fenêtres ouvertes. Cela sort, des bouches, des corps, de l'espace. Cela frappe, les cœurs et les têtes, les idées et les corps, encore. Est-ce que dans tout ce chaos un peu de stabilité aurait facilité l'accès ? Est-ce que cela aurait donné plus d'impact à ces mouvements des personnages ? Peut-être, peut-être pas. C'est un choix de réalisation qui se défend très bien. N'est pas Von Trier qui veux non plus. Cependant on reste pris dans cette famille. La distance de la mère, la douleur de ses fille qui y sont confrontés, leur amour mutuel, ce mariage coloré et musical, on découvre la vraie question qui n'a jamais été posée, on comprend peut-être mieux les dilemnes. On en sort secoué, chacun à notre façon suivant notre vécu, mais avec l'envie de se dire qu'ils continuent de s'aimer même si ce n'est pas réglé.
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Découverte et admiration
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Étant non-montréalaise de naissance je n'ai pas ressenti de nostalgie en découvrant ce film mais je ne peux qu'admirer le magnifique travail de recherche, montage, mixage qu'il anécessité en plus de nous plonger si admirablement dans cette ville qui a tant changé. Je suis restée les yeux et les oreilles réjouies en voyant Schwartz's inchangé, les mêmes évitements de slush sur Sainte-Catherine et les sourires des gens. Surprenant, accueillant et on ne peut plus plaisant, il faut se laisser bercer et découvrir ce film presque inclassable.
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une démonstration magistrale de ce qu'est une réalisation... de fiction
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Ah Michael Moore... Je suis sortie de ce film avec tellement de commentaires qui cherchaient leur chemin dans mes neurones qu'il m'a fallu plusieurs jours pour clarifier tout cela.
Pour le contenu : je suis française d'origine, et je connais le système qu'il décrit si idéalement. Malheureusement...l'accès aux garderies est limité en nombre de places et il faut parfois attendre 2 ans pour en avoir une. Pour voir un spécialiste il faut aussi parfois attendre plus d'un an. Les consultations coutent 25 euros minimum, remboursées en partie par l'État, tous ne peuvent pas avancer l'argent. Enfin, le système de santé français est un gouffre financier. Je crois me souvenir que pour 2006 le déficit est de 12 milliards d'euros.
Quand à la démonstration canadienne... quelle belle démonstration d'omissions ! les 24h d'attentes aux urgences ont disparues, les manques et les listes d'attentes pour les spécialistes : évaporées ! Quand à l'idéal de Cuba... mais alors pourquoi des cubains éxilés font envoyer des valises avec des médicaments à leurs familles encore sur place...
Quelques remarques : aucun témoignage de personnes pauvres, seules ou dans le besoin, aucune notion de temps non plus. En combien de temps les américains à Cuba ont-ils eu accès à une IRM ? Et est-ce si accessible pour tous ? Est-ce que la caméra y a aidé ? Un témoignage de cubain quelque part ? Qu'en est-il dans les prisons qui se trouvent aux États-Unis ?
Il y aurait encore vraiment beaucoup à dire mais bon, les mots sont limités.
Il n'existe pas de système de santé parfait dans le monde. Et il n'est pas besoin de Michael Moore pour démontrer la faiblesse du système américain. Par contre le faire en comparaison d'autres système nécessite un peu plus de rigueur. Celle-ci est beaucoup trop pleine de raccourcis et de fausses informations pour valoir des applaudissements. J'ai réservé ces derniers pour la magistrale démonstration de réalisation
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Une vraie définition
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Mme Dumais,
Dans votre critique de ce film, écrire "l'acte sexuel dépeint n'est pas loin du viol" est une bien belle erreur qui me titille les neurones et les doigts depuis que je l'ai lue.
Selon Le Petit Robert : VIOL : acte de violence par lequel un homme impose des relations sexuelles avec pénétration à une autre personne, contre sa volonté.
Je ne devrais même pas avoir à rappeler cette définition primaire pour définir que la première scène du film en est un. Elle dit non et il la force.
Il ne faut pas oublier de respecter ce qu'à voulu montrer M. Ozon : la frustration d'un homme dominateur qui n'aime pas être seul, sa volonté qui doit être assouvie, sa relation au sexe qui n'est jamais montré avec tendresse ; la tristesse d'une femme qui se rend vraiment compte de la personne qu'elle a en face de lui, ce qu'il ne lui a pas apporté durant leur relation (respect, écoute, présence). Toute leur relation est basée sur ce déséquilibre, sur ce que cet homme impose à cette femme pas son absence volontaire (naissance de l'enfant) et par la démonstration de sa domination sur elle (la partouze). Si la première fois que sa compagne (Valérie) lui dit d'y aller et qu'il décide de ne pas le faire, la fois suivante (Marion lui dit de rentrer dans la partouze) il ne recule pas et assoit encore ainsi sa domination sur elle. Et au moment où elle décide de refuser ce jeu entre eux il ne la laisse pas faire. Ce sont malheureusement des histoires qui arrivent dans les couples aussi, mariés ou pas, et si la réaction de Marion à la suite de cet acte nous permet de nous poser nous des questions sur ce que ce genre d'évènements peut engendrer comme conséquences, il ne faut pas avoir peur de le nommer pour ce qu'il est.
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Pas si tapas que ça
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Il y a Bar à Tapas et Bar qui se dit à Tapas. Les vrais tapas sont de petites portions qui se piochent et non des assiettes si légères qu'il faut en commander au moins 2 pour se sentir un tant soit peu rassasié.
Jai été souper chez Taza Flores la semaine dernière car l'ambiance et le décor m'ont attirée. Je n'y retire rien, cela reste extrèmement amical comme lieu (ancien magasin de meuble de deuxième main ici recyclés). Mais j'ai trouvé cela très cher pour ce qu'il y avait dans l'assiette, même si c'était très bon et pas mal présenté.
Le service est un peu léger aussi. Il a fallu demander 4 fois du pain et par 2 fois nous avons été oubliés. Et les verres vides étaient enlevés avant que nous passions une nouvelle commande. C'est un peu pousser à la consommation.... Et la talbe du fond près de la fenêtre vous rendra frigorifié (un problème d'isolation ?) avec un méchant courant d'air qui passe constament dans les pieds.
Alors, pas de vraies tapas (demander à un espagnol d'origine ce que sont les vraies tapas, vous verrez la différence) mais une bonne qualité de nourriture, un service un petit peu limite même si c'était toujours avec le sourire, et un décor sympathique mais qui est très vite enfumé aussi (pas de zone définie pour ceux qui ne veulent pas d'intoxiquer...).
Je ne pense pas que cela fasse les meilleures qualité d'un restaurant, pardon, d'un Bar à Tapas mais on va espérer que cela va s'améliorer....
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