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Blogue Danse
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Des conseils, des points de vue, des regards multiples sur le monde de la danse au Québec et ailleurs. Un blogue ouvert à vos questions et à vos commentaires.
février 2009 - Messages
27 février 2009, 3:28
Danse parent-bébé

Qui a dit qu'être parent signifiait faire une croix sur toute activité sociale ?

Dès le 9 mars, la Maison de la culture Maisonneuve offre des cours de danse parent-bébé gratuits dans le cadre du festival Petits bonheurs.

Artiste très active dans le milieu du cirque et de la danse, Karine Cloutier (en pantalons noirs sur la photo) donne des cours de danse afro-contemporaine avec bébé pour les poupons de 3 à 12 mois accompagnés d'un papa ou d'une maman.

Sa collègue Cheryl Williams, que je ne connais pas, invite les parents à venir danser la salsa et autres danses latines ou le swing, le rock et le charleston avec leur bébé de 3 à 8 mois.

Les intéressés ont droit à 8 séances gratuites et ça devrait finir en apothéose pendant le festival avec l'évènement Le bal des bébés (spectacle et soirée dansante).

Infos et inscriptions : 514-872-6898 ou 514-872-2200

Photo prise par Jean-François Boucher à Bérégadougou, au Burkina Faso


25 février 2009, 6:33
Du grand art

Cet après-midi, j'ai vu la générale de Spoken Word/Body à l'Agora. J'en suis ressortie ébranlée et éblouie. Profondément touchée par l'intelligence et la sensibilité du propos de Martin Bélanger. Totalement séduite par sa façon de bouger. Il parle, raconte un peu sa vie, nous fait partager de brillantes lectures qui alimentent sa réflexion sur le corps et sur son devenir. Il danse, occupe l'espace en duo avec le concepteur sonore Jean-Sébastien Durocher. Si vous voulez en savoir plus, allez donc sur le site de l'Agora où la pièce est présentée du 26 au 28 février. Il y a peu de chances qu'on en parle dans les médias car on y boude généralement les reprises. Même quand ce sont de petits bijoux comme celui-là. Alors voici de quoi vous mettre l'eau à la bouche pour ce qui concerne le corps dansant.

Pour ce qui est du corps parlant, il faudra vous déplacer jusqu'à la rue Cherrier. Si vous venez jeudi soir, vous aurez même droit à une rencontre avec les artistes. Je serai là. C'est moi qui l'anime.

 


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24 février 2009, 1:20
Le syndrome de l'investissement culturel

Payer une place de spectacle au prix fort pourrait conditionner le spectateur à aimer sa soirée, quelle qu'en soit la qualité. Et vice versa: on pourrait présupposer de la mauvaise qualité d'un show uniquement parce que le billet d'entrée pour le voir est bon marché.

Baptisé «syndrome de l'investissement culturel», ce phénomène n'est pas une nouvelle découverte dans le domaine des neurosciences. C'est juste le thème de l'une de ces diatribes chères au chorégraphe-interprète Frédérick Gravel. Cette fois, il nous en gratifie depuis la baignoire du délirant condo que La 2e Porte à Gauche a loué pour une nouvelle édition de son expérience de danse en appartement. Mon collègue Christian Saint-Pierre décrit brièvement ici cet événement auquel je vous recommande de participer d'ici le 27 février et dont vous pouvez lire ma critique dans le magazine DF Danse.

Pour aller dans le sens de Gravel, je crois aussi que certains éléments peuvent conditionner préalablement le public à apprécier une œuvre: la réputation de génie d'un créateur, le battage médiatique autour d'une pièce ou l'enthousiasme de l'ami(e) qui nous a invités. Par exemple. Mais le prix de la place, pas sur... Peut-être bien que les applaudissements interminables auxquels on a toujours droit à la Place des Arts font partie du décorum sans forcément être proportionnels à la qualité de la représentation. Peut-être aussi que la personne qui s'est mise sur son 31 pour aller au resto avant de se rendre à la PDA n'a pas besoin que le spectacle soit bon pour trouver sa soirée formidable. Peut-être même qu'elle s'attend à voir un bon spectacle si son billet a coûté cher. Mais justement, qui dit attente, dit déception potentielle. Alors peut-être bien que le coût du billet rend aussi le spectateur plus exigeant.

En tout cas, moi qui ai la chance d'être généralement très bien placée, j'ai entendu plus d'une fois mes voisins de siège critiquer le spectacle, même s'ils avaient déboursé dans les 80 dollars pour le voir. Par exemple, en janvier, un vieux monsieur classieux disait ne pas avoir apprécié la prestation de Juliette Binoche mais être tout de même content d'avoir pu éduquer son goût pour la danse en découvrant quelque chose de différent. Alors même si on regrette que le public de Danse Danse et de la PDA ne vienne pas plus souvent à l'Agora et à Tangente, on peut tout de même concevoir qu'il peut faire preuve d'intelligence et de discernement.

Qu'en dites-vous? Pensez-vous, vous aussi, qu'il existe un syndrome de l'investissement culturel?