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ni vu ni connu
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Monsieur le directeur du Carnaval de Québec a raison. Il n'y a jamais eu de bagarres aux sorties de bars entre francophones et anglophones, pendant le Carnaval, depuis cinquante ans. D'ailleurs, il n'y a pas de bar à Québec, pas plus qu'il n'y a de francophones et d'anglophones, pendant cette joyeuse mascarade. Il n'y a que de bons citoyens de la belle ville de Québec qui ne boivent que de l'eau claire en chantant sur les Plaines d'Abraham et en jouant de la trompette en plastique.Il n'y a pas davantage de police à Québec, on le les voit jamais aux fins de soirée sur la Grande Allée. Donc résumons: on ne sait pas davantage qui est ce Kevin Parent, un chanteur pacifiste, paraît-il,et il se pourrait bien que ce monsieur soit une invention des médias.Et je me demande au fait si monsieur Pelletier existe vraiment, lui et son carnaval, c'est pas clair dans mon esprit. Enfin ,on me dirait demain matin que la belle ville de Québec n'a jamais existée que je serais l'homme le moins surpris de la planète. D'ailleurs, je m'en fous souverainement.
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nos médias et Haïti: le meilleur et la pire
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J'avais peur, je craignais les dérapages, que la gauche se mette à maudire les USA. Hormis une certaine presse française, d'ailleurs dénoncée par le peuple, la-bas, ce fut assez bien mené, côté médias. Ici, au début, on a lourdement insisté sur le côté spectaculaire de cette tragédie, avec images et gros titres macabres...mais bon, l'indignation d'estrade, on connaît , ça fait partie de notre nature.
Une semaine plus tard, on peut déjà dégager deux tendances dans la couverture du séisme. La première, la meilleure, à mon avis, c'est la manière Richard Latendresse. Bien sûr, c'est parfois confus, improvisé, choquant même, comme cette course du journaliste vers un camion transportant des cadavres, mais au moins, on voit se déployer le drame en temps réel, devant nos yeux. Latendresse nous renvoie une toute autre image du journaliste, plus vraie, celui dont la présence sur les lieux se marie avec la misère des Haïtiens. Il est humain, il se trompe, il est angoissé, il veut savoir.... et surtout...en se promenant dans les rues, parmi la foule...il permet peut-être à quelques uns des 130,000 Haïtiens de Montréal de reconnaitre un des leurs, sait-on jamais, dont ils étaient sans nouvelle. Et Latendresse dialogue avec le peuple de la rue, aux antipodes des donneurs de leçon sédentaires dans nos quotidiens imprimés. On s'aperçoit que les Haïtiens sont bien vivants, avec tous leurs paradoxes et que leur désespoir, si on accepte ce mot à partir de leur propre Histoire, et non pour satisfaire nos phantasmes, leur désespoir,ponctuel, ne les couchera pas.
La deuxième tendance, la pire, c'est Joyce Napier. Bien à l'abri, à Washington, cette dame ne cesse de me les casser avec ses soit-disant reportages sur le séisme, qui glissent toujours vers le propos édifiant, vaguement gauchiste, elle qui n'a aucune expérience physique de ce qui se passe la-bas. Et sur quel ton sentencieux, pompeux de quelqu'un qui se croit sorti tout droit de la cuisse de Jupiter. En plus, madame Napier ne s'aperçoit pas que sa manière, très littéraire, de rendre compte des événements passe très mal à la télévision, qui cherche à nous restrituer le temps présent, la seule préoccupation essentielle chez quiconque a de la parenté en Haïti. Même Dany Laferrière, rentré de sa patrie, a refusé de jouer à l'écrivain, trouvant par ailleurs déplacé notre choix de mots terribles, face à ce désastre, nous qui vivons dans le confort jusque dans nos pauvres misères. De grâce, qu'on déplace Joyce Napier, qu'on l'envoie sur les lieux, ou alors qu'on la mette dans des émissions culturelles inoffensives comme il y en a tant à Radio-Canada....
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on sait pas....
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"...on sait pas". C'est ce que me répond toujours mon ami Freddy, le Gaspésien, quand j'essaie de le convaincre contre son gré. La mer, les tempêtes, les marées d'automne, c'est vrai, on sait jamais.. . Un marin qui pense qu'il le sait,lui, a de bonnes chances d'aller périr en mer, par gros temps. On sait pas...
C'est pas comme ça que ça raisonne sur la terre ferme. Le réchauffement climatique? On le sait de moins en moins. La preuve? Les gourous de la verditude disent désormais "changements" plutôt que "réchauffement". On sait pus très bien....On voudrait bien savoir pour de bon mais on sait qu'on le sait pas. Alors on se fait accroire. Et on s'insulte.On sait pas...
L'Iran aura-t-elle la bombe avant la démocratie? On sait pas. C'est pas grave, on sait qu'Israël, elle, l'a la bombe. Et la démocratie aussi. Ça on le sait, même quand on veut rien savoir. On sait pas savoir, quand c'est Israël. Et on sait comment pas savoir, quand c'est l'Iran. On sait pas deux fois, mon père...
La gauche a été foudroyé par Ben Laden, le 11 septembre 2001? Ça, on le savait, mais on l'a jamais dit. Savoir , c'est une chose, comprendre, c'est une autre paire de manches. Une gauche, une droite, pas plus, pas moins. Un vrai manteau, comme les deux hémisphères du cerveau. On sait qu'à l'UQUAM, dans une classe de Sciences Humaines, les étudiants ont applaudi chaudement quand le prof leur a annoncé que les Tours venaient de tomber à New-York. Et on sait aussi que le 11 septembre est un complot de la CIA. Ben Laden est dans la tête de la gauche québécoise, and he is alive!!!.Et il le sait!!!
La blogosphère, c'est pour les nuls, nous disent, rouges de colère, les intellos de la presse écrite.Un nid de barbares, écrit même un chroniqueur verdâtre, qui s'échappe à pleine pages dans son journal. Il le sait, on le sait, ils le savent, nous le savons, quatre fois, mon tit-père Gesca.
En politique québécoise, ça va à-peu près comme le slogan publicitaire, remanié par moi à la mode du jour: "Tout le monde le sait, sait-le donc!" Le PLQ sait qu'il sera réélu à la condition expresse qu'il ne change rien au Québec. Le peuple sait que le PLQ ne bougera pas.Et il le sait de plus en plus en anglais. Ça c'est du savoir, mes amis!!! Le PQ sait qu'il fera un référendum quand le peuple saura qu'il veut voter OUI. Tant et aussi longtemps que le peuple le sait pas, le PQ le sait lui....Saura-t-on jamais, avec le PQ? On sait pas....
Nos artistes sont tous des génies. Ils le savent puisqu'ils acceptent tous les prix qu'on leur donne. Ils le savent tellement qu'ils nous remercient, en plus. Vous doutez? Honte à vous! Alors ils vous excommunient! On comprend pas que c'est pour not' bien. On mérite de manger d'la marde.On sait pas....
En dehors de ce qu'on sait, on sait pas grand chose. On sait pas qu'on est en pleine décadence, on sait pas que c'est l'Orient, l'Inde, la Chine qui vont prendre notre place, on sait pas que des réchauffements climatiques dix, vingt fois plus intenses que le nôtre ont été observés dans d'autres systèmes planétaires, on sait pas que l'art appartient à tout le monde, on a oublié que la politique c'est l'art du possible, et c'est pour ça qu'on est contre la guerre,qu'on croit pas à la victoire dans un éventuel référendum,ou en Afghanistan. On nage dans l'impossible, avec nos comiques, le cul à planche dans Internet,le PLQ, le PQ, et on s'envoie en l'air, en anglais de plus en plus. On s'imagine invincibles, on avance en arrière, on prend pour le CH, on aime nos soldats qui se battent à notre place. Surtout quand ils meurent à notre place...
Le doute de mon ami Freddy est ailleurs,toujours plus fort que ses certitudes. Il se sait parce qu'il doute, et c'est bien ce qui l'empêche d'haïr la vie. Rien ne me fait plus de bien que cet homme qui sait comment dire son doute. "On sait pas"...tout l'espoir du monde est là. J'te paye une bière, Freddy!!!
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Des docteurs dangereux(2)
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J'ai trouvé étrange que personne dans la presse écrite n'ait dénoncé vigoureusement le chantage des 24 docteurs de Sept-Îles contre la population. Et dans cette ville, j'apprends, par le dernier exercice de style de Foglia, aujourd'hui, que la Chambre de Commerce, et tous les citoyens corporatifs en vue, appuient les médecins.C'est fabuleux!!!
Bon, inutile de répéter les faits avérés par les ingénieurs au sujet de l'uranium, ces gens-là sont tous des ignorants vendus au Grand Capital (C't'une joke!) D'ailleurs je connais pas beaucoup de malades qui iraient faire traiter leurs varices par des ingénieurs.Le monde sont très intelligents quand y sont souffrants...
Mais moi j'ai pas de médecin. Je ne suis pas malade, et c'est mon corps qui me le répète chaque jour depuis vingt ans. Mon intelligence est en bons termes avec mon corps. On se soigne.Nous formons un tout compact et complice devant la mort. Donc, si j'ai tout de suite senti l'urgence de dénoncer la menace de démission des docteurs c'est parce que je ne leur suis redevable de rien. Mais j'imagine assez facilement que les journalistes, les chambrés de commerce, les citoyens, leurs femmes et leurs enfants , les écolos réchauffés à blanc, bref je comprends que tout ce monde puisse appuyer des docteurs, fort probablement parce qu'ils les tiennent responsables de leur santé. "Responsables" au sens propre. L'irresponsable, c'est le Québécois moyen, accro aux pilules et physiquement aussi actif qu'un concombre en janvier.
Iriez-vous engueuler votre docteur qui menace de démissionner et de quitter votre ville, parce qu'il vous fait peur avec le nucléaire? Parce que votre père, de son vivant, fut un ingénieur qui a du se battre durant la Grande Noirceur, contre la tyrannie des curés, avec leur enfer contre la science?
Ce que je vois ici se pointer dans l'horizon, c'est une autre grande peur, une sorte de péril vert, si on veut. Un peuple totalement asservi au pouvoir médical, avec ses curés dans les urgences, ces cathédrales de leur infaillibilité, avec leurs pilules qui ont remplaçé le Saint-Crême et l'hostie. Les indulgences de nos docteurs frénétiques à Sept-Îles, c'est gratis,mais encore faut-il croire sans voir, comme ne l'a pas compris cet abruti de Saint-Thomas, il y a 2000 ans.... Un pouvoir médical , et son Vatican, dépendant lui aussi d'un Grand Capital émergent, le Vert, à Copenhague.
Je ne blâme pas les gens de Sept-Îles à tort et à travers. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir une santé de fer. Même moi, en traversant la rue, tantôt, sait-on jamais...Ce qui est obscène, ici, c'est bien sûr le calcul réfléchi, bien plus important que la santé de leurs concitoyens.Les médecins auraient-ils reçu le même appui s'ils n'avaient pas brandi cette menace de démission? Moi je pense que oui, mais c'aurait été alors un appui éclairé.Les docteurs n'y ont pas pensé. Ou alors ils y ont pensé très sérieusement, et l'éclair leur a foutu la trouille. On est électrique chez les docteurs, mais de là à laisser les citoyens éclairer leur santé avec leurs propres moyens, voyons don...
Et puis autre chose. Aucun journaliste n'est allé examiner la provenance de ces docteurs. Leurs allégeances idéologiques. Sont-ils tous originaires de Sept-Îles? Et si cette menace de démission cachait un désir plus profond, le désir de décrisser ailleurs, une sorte de démission plus large, qui a à voir avec l'avenir du Québec? Et voilà où mon indignation s'élève encore d'un cran. J'imagine un stratège fédéraliste qui regarde ça.Et il a une idée. La mienne plutôt, et vous me remercierez après demain de vous l'avoir révélé avant lui. La peur, c'est payant au Québec, et pas seulement pour les docteurs. Imaginez un autre référendum. On nous propose de prendre possession de notre territoire, avec tous les pouvoirs et ses richesses naturelles. Mais le territoire, c'est un lieu concret, géographique, si on veut. Et depuis 50 ans, avec l'urbanisation, nous avons déserté le territoire avec la même fureur que nous mettons à déserter nos corps, gras durs et malades en ville devant nos docteurs tout puissants.La partition du Québec, moi si j'étais docteur en fédéralisme, j'y penserais très fort. Et peut-être alors cela récolterait-il le même appui très large des éditorialistes, des chambrés du commerce, de leurs femmes et de leurs enfants,des citoyens corporatifs et des écolos réchauffés à blanc....
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Le cas Réjean Léveillé
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Quand il faisait "Salut Bonjour", Réjean Léveillé savait se montrer affable sans minauderie, son intérêt pour la nouvelle lui interdisait de plaisanter sur des sujets sérieux, et il était capable d'approfondir, sans s'égarer au détail, dans une langue québécoise impeccable.
Trente ans d'expérience. Son curriculum vitae, la couverture en direct de grands événements: La crise du verglas, Polytechnique, le 11 septembre, etc. Pour le récompenser, le saint patron de la génération X, l'ineffable PKP, l'a remplacé par quelques insignifiants frénétiques: Claude" je le dis dis je le répète" Poirier, Richard "le caméléon" Martineau et surtout, Gino Chouinard, avec son sourire d'embaumé content. Ça placote, ça s'en va dans tous les sens, ça s'embrasserait si ça se pouvait, ça s'en peux pus, pis moi je zappe avant de garrocher ma tv en bas du sixième.
Léveillé, on le met dans l'hélico, pour faire la météo. Une job de débutant ou de comique passée date. Une insulte au métier de journaliste et à l'intelligence du téléspectateur.C'est pas pour rien que tous les pros du métier, inquiets après son accident ce matin ,peu importe "l'Empire" pour lequel ils travaillent, se sont empressés de nous le mettre en évidence, de nous dire leur estime pour lui.
S'il s'en remet, j'espère qu'il se trouvera quelqu'un en autorité, dans cette business, pour lui redonner le poste qu'il mérite, aux meilleures heures d'écoute, quitte à nous débarrasser de un ou deux parachutés tombés sur la tête, pour avoir trop voulu bien placer leurs grands pieds.
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des docteurs dangereux
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Vous êtes médecin et vous travaillez dans un centre hospitalier en pleine rénovation. Or voici que les ingénieurs chargés de plans de ces travaux menacent de ne pas aller plus loin dans l'installation du nouveau système de chauffage sous prétexte qu'on meurt plus dans un hôpital que sur nos routes. Ou à la guerre.Nous sommes au mois de janvier. Imaginez un peu la consternation, la colère de la population.
Les vingt docteurs qui ont menacé de démissionner n'ont pas agi autrement. Oui, mais nous disent les bonnes âmes, c'était pour une juste cause. La juste cause, qui reste à prouver, c'est pas ça le problème. Le problème c'est la prise en otage de toute une population, en ce qu'elle a de plus fragile: sa santé. En prenant fait et acte pour un moratoire, les docteurs ont bien agi. En y ajoutant ce chantage à la santé,ils se sont discrédités, et pour longtemps, auprès de la population de Sept-Îles, peu importe qu'elle soit pour ou contre.Un médecin qui fait du chantage, on est pas loin de la radiation de la profession. Nos brillants chroniqueurs de Montréal, qui n'ont jamais mis les pieds à Sept-Îles, trouvent ça cool...
Moi ça m'en dit un peu plus sur l'hystérie verte qui s'est emparé du mouvement écologiste, à tel point que des scientifiques et des citoyens de plus en plus informés commencent à ruer sérieusement dans les brancards. Le Sommet de Copenhague, qui durera deux semaines, ne fera qu'amplifier l'esprit critique des citoyens, et c'est un juste retour des choses. En prolongeant ainsi indument leur sommet, les écolos, qui ont les moyens financiers de le faire, auront réussi au contraire à éveiller le sens critique des citoyens. Et à faire sortir de l'ombre des scientifiques qui en ont assez de l'omerta imposée par la GIEC sur leur dissidence. La GIEC, un lobby puissant et richissime, dont les extrapolations catastrophiques se mesurent à la hauteur du Mont-Everest. Que les alpinistes de Greenpeace essaient donc de grimper ça, pour voir, ça nous donnerait la vraie mesure de leur talent...
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Parizeau a raison...cette fois!
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Quinze ans! Il aura fallu 15 ans à Jacques Parizeau pour enfin se sortir de son marécage référendaire. Ça en dit long sur la profondeur dudit cloaque....En 95, les Anglos du West Island ont fait ce que les Québécois de souche n'ont pas voulu faire. Voter massivement pour la protection de leurs intérêts. L'argent et le vote ethnique, yes sir! contre la lâcheté et l'insouciance des purs laine.Comparez: 95% du vote pour le NON chez les Anglos, 61% de OUI chez les francophones. La vraie défaite, elle est avec les 35% d'intérêts manquants chez les nôtres. Pour une fois que nous allions voter massivement, nous avons voté bêtement.
Parizeau n'ira pas s'excuser pour son discours le soir du référendum,ce n'est pas dans sa nature, mais il affirme quelque chose d'encore plus important...et d'inattendu, dans son livre. Il clame haut et fort que l'intérêt incontournable de la souveraineté pour le Québec se trouve dans son appartenance à l'Amérique du Nord. Et là, j'ai bien peur que ça fasse grincer des dents tout l'apparatchik péquiste de madame Marois, sans parler de la gauche pâté chinois, des nationaleux de stricte obédience, qui ne jurent que par la France, avec la même vigueur qu'ils mettent à vômir sur les USA.
Ainsi donc, Parizeau sèmera encore la zizanie chez les souverainistes, comme en 95, mais cette fois parce qu'il a raison. C'est assez extraordinaire. Et il faudra attendre la suite, qui s'annonce prodigieuse, au sein du PQ. Ça va débouler, mes amis, garanti!!! Pourquoi? Pour ce que je viens d'écrire plus haut. Mais il y a autre chose. J'ai remarqué que les jeunes générations,ni à gauche, ni à droite, ont beaucoup aimé ce que Parizeau a dit, c'est flagrant, dans facebook, sur la rue, sur le campus de l'UdeM, on entend souvent des jeunes gens totalement apolitiques me dire et se dire entre eux: "Heille, as-tu lu le livre de Parizeau?" Parizeau, en tout cas, a probablement ranimé la curiosité politique de toute une génération de Québécois qui accordent infiniment plus de crédibilité à notre plus grand argentier qu'aux faiseurs de beaux discours qui encombrent nos facultés de Sciences (soit-disant) Humaines, dans les universités. C'est pas pour rien que Monsieur affirme que les jeunes sont la clef de la victoire au prochain référendum. Et ce qui est encore plus extraordinaire, c'est la certitude tranquille de cette prédiction, chez cet homme, aux antipodes de sa colère incontrôlée, le soir du référendum. Se faire dire par un vieux monsieur qu'on a une foi inébranlable en lui, si j'étais jeune, moi je voudrais fréquenter ce grand Québécois de toute urgence.
Ne soyez pas surpris si madame Marois quitte le PQ(de force?) bientôt. Pour y laisser la place à la relève qui s'est fait honteusement montrer la porte, il y a deux ans. Et qui attend son heure, dans les coulisses, à la mairie de Montréal, ...et ailleurs. Trois hommes ont fait l'unanimité ici,dans la courte histoire du PQ. René Lévesque, et Lucien Bouchard, qui n'étaient pas de Montréal mais du Québec plus grand que Montréal. Et Camille Laurin, qui a imposé le français comme langue commune pour tous.
Dans son livre, Parizeau fait un peu la synthèse de tout ça, en affirmant que le Québec souverain sera francophone, mais en association avec le grand peuple américain, qui parle anglais... Ça va brasser, et Dieu du Ciel qu'il est temps, quand on voit l'hostilité nauséabonde envers l'Anglais manifestée encore grossièrement au congrès du PQ, en fin de semaine.
Chapeau, monsieur Parizeau...je vous pardonne!
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un Martineau n'attend pas l'autre...
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Curieux...Il y a quelques semaines, Martineau s'était tout démanché dans son blog ,à propos de l'affaire Polanski. Non seulement trouvait-il le personnage dégueulasse, ce avec quoi je suis plutôt d'accord, mais surtout, il prenait à témoin ses deux enfants pour aller dire que cette ordure de Polanski, on devrait l'envoyer en prison pour le reste de ses jours. Devançant ainsi le procès à venir, et le refus de la victime d'aller plus loin dans les procédures. Ses enfants comme instrument d'une justice expiatoire et sans pitié, avant la cour,les juges et contre la volonté de la principale intéressée,c'était assez spécial. Ses enfants étaient-ils seulement consentants???...
Anyway, voilà-t-il pas que le même Martineau se démanche une deuxième fois dans son blog, contre le chanteur Claude Dubois cette fois, parce qu'il aurait passé devant tout le monde pour faire vacciner sa petite fille de deux ans contre le H1N1....C'est confondant...
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Nelly Arcan, Pierre Falardeau
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Deux présences fortes, sans compromis, qui nous renvoyaient en pleine face nos deux grandes peurs,nous Québécois: l'indépendance démaquillée et une femme supérieurement intelligente.
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Le moulin du mensonge primordial
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Si j'étais un historien moderne, je serais en colère. Et quasiment désespéré. Comment un peuple si jeune peut-il s'imaginer se sortir de l'anonymat en continuant ainsi à confondre rêve et réalité? Faire du théâtre sur le dos de l'Histoire, c'est déjà pratique courante dans les pays gouvernés par des dictateurs. Mais ici au Québec, chez nos élites fédéralistes comme indépendantistes, on perd toute contenance quand les mots s'emparent de nous. Je comparerais ça à un ado qui se croit le roi de la route quand il monte dans son premier char avant d'aller illico se fracasser la face sur le premier poteau venu.
Aaaaahhh!!!! les mots, qu'ils nous disent, les extasiés, les mots, c'est bien mieux que tout le reste.... Dimanche, sur les Plaines, ils étaient environ 4000 citoyens dopés par la parole, encore plus puissante, séduisante quand elle est colportée par des comédiens . Le reste, ce reste, qu'on regarde de haut,plus lourd de sens pourtant, il était ailleurs , ce jour-là,sur le Pont Jacques-Cartier et dans les rues de Montréal, avec les 20,000 citoyens, des coureurs de ville, qui ont arpentés, pris symboliquement possession de leur métropole blessée, par le marathon, une épreuve qui vous fait mesurer physiquement et intellectuellement le vrai poids des choses. Payer de sa personne, ne plus être simple spectateur d'un Moulin à Paroles dévoyé par une habile metteure en scène, pas besoin d'avoir fait de grosses études en journalisme pour saisir que l'avenir ne se conjugue jamais par sa mise en représentation dans le passé ,glorieux ou misérable.
Si j'étais candidat à la mairie aujourd'hui, j'aurais la frousse. J'aurais peur car tous ces Montréalais, de tous les âges, ( c'est toute la beauté de la chose) qui ont couru dans les rues trouées de leur ville, ce sont eux le vrai changement, à mille lieues des ambitions de leurs politicailleurs, de vulgaires haut-parleurs en relayeurs de mots pervertis, pour ne pas dire la vérité.
Le manifeste du FLQ? Merville aurait bien pu nous appeler à prendre les armes en le lisant, je m'en sacre, c'est pas ça le problème. D'ailleurs, je me serais battu bec et ongles si des censeurs avaient voulu l'exclure de la cérémonie. Le problème c'est l'ignorance, l'absence de notre Histoire, la vraie, dans nos écoles. Une absence qui ravit les menteurs qui n'en demandaient pas tant. La grande fête des fédéralistes la veille du référendum de 1995, c'est la face cachée du Moulin à Paroles de nos nationaleux en 2009. Même tabac, autres fumeurs.
Le Moulin à Paroles, c'est d'abord et avant toute chose notre plus grand mensonge; celui qui s'esquinte à nous faire croire que les Québécois formaient déjà un peuple en 1759. Et surtout, qu'ils en avaient une conscience claire. C'est faux, bien entendu, puisque les seuls habitants de cet espace géographique qui pouvaient se nommer, c'était bien sûr les Amérindiens, et ce n'est pas un hasard s'ils ont été ignorés par madame Haentjens et ses complices, malgré les protestations de Conrad Sioui qui aurait préféré la lecture de textes Amérindiens, les vrais suppliciés de notre Histoire, en lieu et place du manifeste du FLQ. Quelle fumisterie, en effet, une belle saloperie, cette omission....
Jacques Ferron, notre plus grand écrivain,( à mes yeux notre seul philosophe authentiquement québécois dans sa pensée) Ferron donc, l'a bien écrit une fois pour toutes dans son livre le plus important, Historiettes ,publié en 1969 aux Éditions du Jour. En voici un extrait éclairant, tirée de "La soumission des clercs", l'essai qui ouvre l'oeuvre:
"..... commencer avec Cartier, groupiller* le Dollard des Ormeaux, frégoter* sur la Conquète, c'est tout ce qu'on voudra, mais ce n'est pas notre Histoire. Remarquez que je ne dédaigne pas la littérature: elle retient la sagesse des nations, elle constitue le grand trésor du monde. Seulement, lorsqu'on tire un chèque sur elle, il est plus honnête de le mentionner. Notre fonds n'y est pas. Il se trouve à la banque d'Hochelaga* et à la caisse populaire Desjardins.
"....le journal de Cartier est une introduction à Rabelais et à l'ethnographie amérindienne.La Nouvelle-France des Jésuites appartient à la Contre-Réforme catholique, celle du Roi avec Frontenac, Lahontan, Bougainville, à l'Encyclopédie. Auparavant, nous aurons eu ce paradoxe de cette France alliée à la Nouvelle-Angleterre et de l'Angleterre protectrice de la Nouvelle-France. Tout cela ne manque pas d'intérêt, mais ne nous concerne qu'indirectement, oeuf, embryon, foetus que nous étions.
"..... en remontant au Déluge, nos historiens furent de mauvais échansons. Ils versèrent dans notre petit gobelet une durée que celui-ci ne pouvait pas contenir. Le gobelet débordait, les siècles coulaient par terre. Un beau gâchis! De quoi avions-nous l'air? D'être saouls avant même d'avoir bu. C'était assez pour nous donner la tremblette. Richelieu, Louis XIV, Monseigneur de Laval, Wolfe, Shakespeare, Moïse même-- car l'Histoire du Canada et l'histoire-Sainte avaient fini par se chevaucher---, tous ces grands personnages nous regardaient. Cela finissait que nous pleurnichions que ce n'était pas de notre faute, Monseigneur. Et en effet, nous avons été très peu dans la sortie d'Égypte, du Déluge et de la Conquête. Ce n'était pas notre faute parce que ce n'était pas de notre Histoire. Vraiment, on ne peut assumer que ce qu'on a vécu..." Fin de la citation.
*Frégoter, groupiller, termes inventés par Ferron à partir du nom de deux historiens traditionalistes, Lionel Groulx et Guy Frégault
*Banque d'Hochelaga, désigne ironiquement The Bank of Montreal.
Le texte cité plus haut n'aurait pu être lu au Moulin à Paroles sur les Plaines. Le vent que ça aurait fait avait de quoi décoiffer nos patriotes, et leurs cheveux se seraient vite éparpillés, surtout ceux qui leur poussent dans la tête. Un vent capable même de décoiffer les Plaines d'Abraham au grand complet, trop bien peignées à mon goût pour être honnêtes.
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Brèves des Îles, (4)
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Outrés par le boycott des produits de la chasse au phoque, les Terre-Neuviens ont commencé à ne plus vendre de vins et de bières des pays européens ayant voté en faveur. À Cornerbrook, des restaurateurs envisagent même de faire appel aux micro-brasseries québécoises, en guise d'alternative. Génial! Imaginons la suite. Advenant un OUI au prochain référendum, Terre-Neuve et Québec pourraient ainsi avoir ouvert la voie à une éventuelle souveraineté association de leurs deux territoires. Un partenariat entre Québécois de souche et Irlandais, trempé dans la bière,imaginez, ce serait incassable, invincible!! Ainsi donc, les deux provinces qui sont entrées contre leur gré dans la Confédération, en ressortiraient derechef, en en buvant une grosse sur la tombe du plus meilleur pays du monde. I'll drink to that!!
Sur les Îles, il y a un pont. Un pont qui relie deux Îles, le Cap -aux-Meules et le Havre-aux-Maisons.Ce pont chambranle quand un 26 roues passe dessus,et sur son tablier, on peut voir, sous la couche d'asphalte, le bois qui se fissure, et ça fait dix ans qu'on parle de le remplacer.On parle mais on ne fait rien. Moi, comme Montréalais, ça me sonne une cloche. Pas vous? Attend-t-on, à Québec, que le foutu pont tombe à l'eau, pour agir. L'inneffable ministre Julie Goulet, elle dort encore au gaz ou quoi???
Mon rapport à la mer diffère de celui des Madelinots. Quand je vais me baigner, c'est par pur plaisir. Pas pour plusieurs Madelinots. Il y a eu 400 naufrages répertoriés aux Îles depuis deux cents ans. La moitié jetant le deuil sur les familles madeliniennes, l'autre moitié touchant des Irlandais venus pêcher là, dont les rescapés s'établirent aux Îles, y fondant le village de Old Harry. Depuis trente ans, avec la modernisation des technologies de navigation, le naufrage est un drame rarissime aux Îles. Cette dure statistique du passé, cependant,explique deux choses. La solidarité forte entre les communauités anglophone et francophone, imposée par la mer qui ne fait pas de quartier, même durant le référendum de 95, atténuant ainsi les désirs d'affrontement.Cela explique aussi le respect pour les vieux, ici, que l'on consulte volontiers, que l'on écoute religieusement, ne serait-ce que pour la langue majestueuse, de tradition orale, encore de nos jours, malgré Internet.
Quand un Madelinot va se baigner dans la mer, il entre dans une eau douloureuse, une mémoire vivante, pas mal plus perninente, à mon avis pour lui,que les cimetières sur la terre ferme.
À Météo-Média. à LCN, ça m'exaspère d'entendre les annonceurs nous faire la météo en désignant les Îles par ce coin-là. Coin-coin toi-même, chose!. L'océan, la mer, ç'a n'a rien d'un coin. Que diraient les Montréalais si un météorologue des Îles leur donnait le temps qu'il fait à Montréal en la désignant par ce trou-là . Encore que là, étant donné le nombre de nids-de-poule...
Mardi, je rembarque sur le beau bateau qui va sur l'eau, et je rentre à Montréal, ma ville. Ma ville, parce que mon séjour aux Îles, en me privant de tous mes repères habituels, me permet de mieux comprendre ma vraie nature : un poisson d'eau douce. Un peu de sel me réveille, trop finirait par me rendre fou. Quelques liens intéressants, aux lecteurs de Voir, pour finir.
Sur Internet:
www.tourismeilesdelamadeleine.com
Toutes les informations, tous les types d'hébergement, les événements, etc, le guide officiel du gouvernement du Québec.
www.leradar.qc.ca
L'hebdo des Îles, souverainiste mais assez indépendant d'esprit, une mine d'or pour mieux comprendre les Îles
www.arrimage-im.qc.ca
L'organisme qui coordonne les activités culturelles aux Îles. Pour constater la vie culturelle intense des Madelinots.
www.lamorueverte.ca
Une maison d'édition purement madelinienne. Incontournable, essentielle. Aussi bandes dessinées pour adultes et enfants.
Sur les lieux( Septembre est un mois idéal, côté température, pour s'y rendre)
-Centre d'interprétation du phoque. Pour mieux comprendre... Et pour les produits issus de la peau, de la fourrure du phoque: "La Maison du Héron", et "La Maison du Loup-Marin", tous deux situés à Pointe-aux-Loups, un endroit par ailleurs totalement surréaliste, côté paysage, à voir absolument!
-Les artisans du sable( boutique d'objets d'art fabriqués avec la sable)
-Espace Bleu, un atelier galerie, où exposent quelques uns des artistes peintres les plus originaux du Québec.
Enfin, tous les chanteurs populaires qui viennent aux Îles. J'en ai déjà nommé quelques uns dans un précédent commentaire. En voici d'autres à venir: Daniel Bélanger, Beast, Coral Egan, Harry Manx, Charles Papasof, Marco Calliari, Coeur de Pirate(!!!), etc. Ce voyagement(payant!) de nos chanteurs pourrait à l'année longue faire émigrer les Québécois et repleupler toutes les régions monopolisées par Montréal et Québec, et leurs deux coin-coin tonitruants. Partez vite, la mer est belle, mais....
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Brèves, des Îles(3)
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Le concours des châteaux de sable a lieu chaque année, première fin de semaine d'aôut. Il se distingue de tous les autres, plus spectaculaires, qui se tiennent ailleurs en Amérique. Très peu de professionnels y participent. C'est une affaire de famille surtout, avec beaucoup d'amateurs, qui vont tout simplement jouer dans un grand carré de sable, comme dans leur enfance. Cela tient à la composition du sable des Îles, sa grande pureté, qui ne contient presque pas d'argile, ce ciment qui ailleurs permet des constructions sophistiquées et gigantesques. Le vent et les marées ont vite fait de faire disparaître les fantasmes de sable de leurs architectes. Les vaniteux ne font pas vieux os aux Îles, et le mal de mer rachève les prétentieux importés des grandes villes.
Les Îles sont un lieu magique, proverbial, important pour l'enfance. je ne saurais trop les recommander aux parents qui ont des enfants en bas âge. La campagne c'est beau, avec sa forêt, ses lacs, ses montagnes. Tous ces paysages variés incitent bien sûr là l'exploration les jeunes cerveaux. Mais rien ne vaut la mer, sans perspective claire, à l'eau qui bouge éternellement, sans limite et sans frontière, rien n'ouvre plus définitivement, et dans sa totalité, la curiosité sans borne de l'enfance. Des coureurs des bois, des explorateurs, on en a des masses au Québec. Ce qui nous manque le plus, en 2009, c'est cette race de monde capable de nous faire sortir des sentiers battus, ce dont nous avons le plus besoin, ce ne sont pas des explorateurs, je trouve que nous manquons tragiquement de navigateurs.
Les Îles, ce n'est pas seulement un lieu prévilégié pour les urbains qui aiment les plages et la mer. C'est aussi un espace territorial stratégique, politiquement parlant. Au référendum de 1995, les Madelinots ont voté OUI à 58%. Les anglos ayant dit NON massivement,( mais sans animosité féroce, comme à Montréal) on peut croire que le vote de Acadiens fut massivement en faveur du OUI. Quinze ans plus tard, les Madelinots ont encore poussé plus loin leur affranchissement, leur dépendance économique et alimentaire des Maritimes. Ils font maintenant affaire avec le Québec.Et leur indépendance farouche, longuement sculptée par la mer infranchissable, sans foi ni loi, s'est encore accrue avec la prise en main de plus en plus grande de leur économie. En plus, les Îles sont un lieu foisonnant d'artistes aussi doués et originaux que l'on puisse imaginer. Totalement méconnus et ignorés de nos capitales. Une honte!
Aux Îles, on commence à regarder du côté du Golfe, de possibles gisements importants de gaz et de pétrole, à proximité, qui pourraient combler le manque à gagner d'une pêche de plus en plus exsangue et règlementée par Ottawa. Imaginez l'importance stratégique des Îles de la Madeleine dans un tel contexte, advenant un autre référendum(inévitable à mon avis) où les Madelinots voteraient massivement OUI en faveur de la souveraineté du Québec, concrétisant à la fois leur appartenance à notre pays, et l'importance extraordinaire de leur vote. Douce vengeance au coeur du seul peuple déporté de langue française de l'Amérique du Nord....
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Brèves, des Îles (2)
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Je me lève, j'ouvre la radio, deux postes seulement: CFIM, "le son de la mer", le poste local, et Radio-Canada Gaspésie-Les Îles, le poste régional. La voix de la journaliste m'est familière, elle anime une émission "La route des phares", j'ai l'ai déjà entendu à Montréal. Vérification faite, c'est Carole Trahan!!!Mème verve enjouée, mème attitude chaleureuse avec ses invités, même curiosité sans apprêt, pas guindée pour deux sous, une rareté à Radio-Canada. J'ai signé la pétition contre la fin de son contrat à Espace Musique. De l'entendre aussi à l'aise et ouverte à la culture "populaire" de cette région malconnue des Montréalais et mise à mal par le bonhomme Foglia, voilà une belle addition. Un phare beau comme le jour, Carole Trahan nous fait du bien.Et la mer est si belle, et si chaude, si chaude!!! Pauvre Montréalais, pognés avec Harel, Tremblay, Simard, etc et le bla-bla-bla nauséabond de l'autre, là, le Labaume...
Les vêêêudettes de la chanson québécoise, courtisées par nos deux mamelles festivaleuses, on peut les voir aux Îles, tout l'été,dans un resto bar assez unique, "Les Pas Perdus", à Cap-aux-Meules. Le meilleur du Plateau, sans la prétention et les postures. Mara Tremblay, Grimskunck, France D'Amour, Michel Rivard et autres, on a rien à envier à Montréal. Et c'est moins cher. "Les Pas Perdus", je vous en reparle plus tard, c'est un lieu extraordinaire d'expression, une sorte de "Factory" où viennent s'y manifester quelques uns des artistes les plus prometteurs dans toutes les disciplines artistiques.
Je tiens à attirer l'attention des animalistes sur le fait suivant. Hier, à la Dune du Sud, j'ai vu un phoque,manifestement perdu parmi les soleils de mer. Les demandes pour son adoption doivent être faites à l'ONU, et de toute urgence. L'avenir de l'espèce humaine en dépend.
Hier, je me suis baigné dans la mer, Dune du Sud. Température de l'eau: 20degrés celsius!! Du jamais vu aux Îles. L'eau de mer la plus chaude au nord de la Caroline du Nord!! Vivement le réchauffement climatique!! On cultivera la vigne. Ça nous changera du sirop d'érable, et de l'esprit de bottine des nationaleux qui en font leur petit lait amer!
'Scusez-moi, j'm'en va m'baigner. Beau temps aux Îles pour les dix prochains jours!!!
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Brèves, des Îles (1)
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La traversée du fleuve, bord en bord, jusqu'aux Îles-de-la-Madeleine, sur "Le Vacancier" ,nous transforme en arpenteurs géomètres. On voit le fleuve changer peu à peu,l'eau sort toutes ses couleurs,ça va du brun sale à Montréal au noir profond, dans le golfe, et enfin en vert rêveur dans les hauts fonds de sable d'or des 300kilomètres de plage qui ceinturent les îles. Les humeurs changent aussi, chez ceux qui sont attentifs aux caprices de ce fleuve magnifique. On passe de la mauvaise foi du désolé professionnel au silence surprenant de celui qui ne se croyait plus "attendu" par personne.
Pourquoi alors faut-il que les vieux qui voyagent en groupe soient si peu curieux, tout occupés qu'ils sont à bouffer. Et la valse en ligne, avant le souper,dans le bar, on dirait la danse des canards, avant le gavage. Je parle des vieux en groupe, car ceux qui voyagent seuls ou en couple se font plutôt discrets, renvoyés à eux-mêmes, loin des airs du temps, semble-t-il, et bien capables si on les pousse au bout de notre mémoire, d'aller s'endormir sans reproches dans les eaux salées de la Grande Échouerie.
Un cancer très montréalais est en train de contaminer les Îles. Des promoteurs qui achètent des grands terrains, sur les montants, sur le flanc des buttes pour les vendre à des parvenus, qui s'y construisent des maisons gigantesques, sorte de châteaux post-modernes, y interdisant l'accès aux Madelinots sur des sentiers parfois centenaires, véritables chemins secrets de leur difficile Histoire. Le syndrôme de Charlevoix où vont s'échouer tous les naufragés de luxe de la Révolution tranquille.
Les enfants sur la plage de la Dune du Sud. Une merveille!! Faut voir ces petits gripettes lâchés lousses sur une plage qui fait 22kilomètres de long sur 50 mètres de large!! Ça les change du carré de sable du parc devant chez eux, à Montréal. Et la mer, qui s'étend sur 3000 kilomètres,devant, jusqu'en Europe, voilà qui les guérira pour toujours de la piscine du bungalow à papa, en banlieue. Faut voir ces enfants se mettre à courir partout, comme des animaux sauvages libérés de leur enclos, comme dans les zoo, pour comprendre leur découverte frénétique, celle de l'espace mesurable de l'intelligence des adultes. On comprend alors les cris et les crises de larmes quand les papas veulent les ramener souper au chalet, espace dérisoire désormais pour leurs yeux émerveillés.
Les taons, ces guèpes de plage, il y en à profusion sur la plage de la Martinique. Mais une autre sorte de taons, humaine celle-là, sévit sur certaines plages, celle de la Dune du Sud, notammant. Quatre ou cinq ados, montés sur leurs tri-motos, ne cessent d'aller faire du slalom sur la plage, et dans les dunes, mettant ainsi à rude épreuve le milieu fragile de cet espace protégé. Pourtant c'est défendu. Et la police? Les policiers de la Sureté du Québec aux Îles, ça ressemble aux autobus de la STM à Mountréal: on les voit pas souvent. C'est quoi leur problème? Ils ont peur du vent, de l'eau salée, des maringouins? C'est pas compliqué, tout le monde le sait, ces imbéciles à motos se pointent toujours de la même manière: ils partent de la halte routière, à la Dune du Sud, et foncent tout droit vers un endroit donné, vers les 17hre pm, à 2kilomètres sur la plage, vers le nord, où ils commencent leur ravage. Alors, on souhaiterait que nos policiers fassent de quoi, qu'ils se grouillassent le cul, genre, avant que ces étourdis ne tuent un quidam qui circule sur le sable, merde!!!
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Le "YES" gagnant
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Il n'y a pas à dire, quand une langue se délie, c'est tout son dictionnaire qui s'ouvre.Le président de la SSJB ne veut pas d'anglais dans sa Saint-Jean. Ne lui lançons pas la pierre tout de suite car si sa sortie pouvait convaincre Pascale Picard de mettre au moins une chanson en français dans son prochain CD, monsieur beaulieu aurait alors réalisé tout un exploit!
L'erreur de Mario Beaulieu est ailleurs, dans sa perception de notre langue, de toute langue qui se tient, et c'est pas mal plus grave. Mon Larousse le prouve éloquemment. D'abord corrigeons cette idée fausse qui affirme que la fête nationale est la célébration d'une langue. La Saint-Jean est avant toute autre prétention la fête d'un peuple sur un territoire donné, toutes langues confondues en une seule, la française, mais pas abolies pour autant. Mon dictionnaire est la métaphore parfaite de cette fête où viennent y enrichir son génie propre des mots venus d'ailleurs, qui ont conservé toute leur saveur, toutes leurs racines. Ces mots qui ennoblissent la langue française, j'en ai choisi quelques uns, des mots graves, et quelques noms propres importants, sans lesquels notre langue maternelle et notre pays seraient fort diminués.
Le plus beau mot de notre langue, poésie, on le doit à la Grèce, patrie de Platon, qui voulait la proscrire de sa Cité. Interdire aux Québécois d'origine grecque de chanter les poètes de leur pays dans leur langue maternelle, ce serait reconduire ni plus ni moins cet anathème, d'une manière encore plus grotesque, en le leur imposant en français. Aussi, interdire aux Espagnols du Québec de lire les poèmes de Garcia Lorca ou de Zoé Valdés dans leur langue maternelle le jour de la Saint-Jean, ne serait-ce pas avaliser par la bande les terribles dictatures de Franco et des frères Castro? Et le leur imposer en français, ne serait-ce pas en plus blasphémer "La Marche à l'Amour" de Gaston Miron?
Parlant de poésie(et de mon pays), Gilles Vigneault serait bien mal pris en chantant "La Danse à Saint-Dilon" quand lui prendrait l'envie d'y pousser une petite gigue, parce que gigue c'est anglais, dans ses racines et tous ses pieds. Quoi??? Vigneault qui chante en français mais qui danse en anglais?!?! Honte sur lui!! Expulsons-le vite!!!
Même raisonnement pour deux autres mots qui font danser notre peuple depuis ses commencements, violon, du vieux provençal, une langue interdite dans les écoles de France. Et guitare, de l'Espagne encore, qui vient électrifier nos mots et nous remettre en mémoire René Lévesque qui fit parler le français à notre électricité
Même le nom de notre pays à faire, Québec, d'origine algonquine, qui signifie " là où le fleuve se rétrécit", faudrait-il l'interdire sur les affiches de notre fête nationale parce que nous sommes aujourd'hui trop lâches et trop paresseux pour habiter l'ensemble de notre territoire? Serait-ce par culpabilité à rebours, dissimulée, que nous refuserions alors aux nations amérindiennes de venir nous rappeler cette triste réalité dans leurs langues maternelles, le 24 juin?
Mais plus bête enfin, et plus dangereux, ce refus de l'anglais, il me force à aller voir au plus sombre de notre Histoire, où un nom important, prophétique, s'allume chez moi: Wolfred Nelson. Wolfred Nelson, un Anglais, était loyaliste au Québec, en 1830. Mais une fréquentation assidue de notre peuple d'alors lui fit virer son capot de bord, comme c'est écrit en langue québécoise dans le dictionnaire de Léandre Bergeron. Il alla donc rejoindre nos patriotes en 1837, et fut déporté avec eux.
Ces anglophones qui ont exprimé le désir de venir chanter en anglais dans notre fête nationale, ne sont-ils pas en quelque part en train de continuer le chemin de Wolfred Nelson, 170 ans plus tard. Et les choses étant ce qu'elles sont aujourd'hui, quinze ans après le référendum de 1995, avec tous ces anglos qui ont déserté le West Island et le "NO" tonitruant de leurs parents pour venir habiter au coeur du Plateau, de la Petite Patrie, de Villeray, et même jusque dans Hochelaga- Maisonneuve, leur refuser notre fête dans leur langue maternelle, ne serait-ce pas se priver peut-être, une fois pour toutes,du petit essentiel qui manquait à notre "OUI" majoritaire ? Ne serait-ce pas demain nous interdire leur "YES" gagnant?
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