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Artiste auteur et sans hauteur!
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Je ne vois pas une once d'arrogance chez cet artiste, et surtout pas d'incohérence, au contraire il m'apparaît comme l'incarnation même de l'intégrité! Dans le prolongement du premier, son disque porte de A à Z sa signature. Celle d'un artiste, tout simplement.
C'est peut-être inhabituel dans un univers où l'on se réclame sans cesse de "l'industrie", où on présente ses "produits" sous étiquette X,Y ou Z, d'avoir une démarche d'auteur tout en étant littéralement une bête de scène. D'avoir des chansons, paroles et musique, sans compromis, pas travaillées dans un format radiophonique (ce qui serait hyper-facile pour ce musicien accompli à l'oreille particulièrement aiguisée).
Pire encore - quelle outrecuidance! -, ce créateur encore jeune assume seul les risques de la production, prend ses affaires en main, bref n'est pas trouillard. Comme écrivait Georges Dor , "Un homme qui se tient debout est le plus beau des monuments." J'en ai connu ainsi, qui avaient leur franc-parler et qu'on traitait d'arrogants...C'est sans doute une question de point de vue mais, pour ma part, la véhémence, la fierté dans l'affirmation comme la sincérité dans le doute quand il se pointe le nez ne me font pas peur et, quand elles se chantent, ont plutôt tendance à m'enchanter. Or, en plus, voilà quelqu'un d'intelligent et qui, en entrevue, a quelque chose à dire, alors bravo puisqu'en spectacle il ne donne vraiment pas sa place!
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On parlait alors de "la bouche molle"....Extraits des Insolences, 1960...
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Loin d'être un défenseur du joual, Jean-Paul Desbiens fut un de ses plus virulents détracteurs, l'associant à un relâchement de l'esprit, un délabrement de la culture, une sorte de manque à exister.
Il reprenait du journaliste André Laurendeau le terme "joual" et disait que justement c'était limité comme mode d'expression, "entre jouaux on se comprend!". Le joual est la phonétisation locale de "cheval", "parler comme on peut supposer que les chevaux parleraient s'ils n'avaient pas déjà opté pour le silence".
"Cette absence de langue qu'est le joual est un cas de notre inexistence ,à nous, les Canadiens français. On n'étudiera jamais assez le langage. Le langage est le lieu de toutes les significations. Notre inaptitude à nous affirmer, notre refus de l'avenir, notre obsession du passé, tout cela se reflète dans le joual, qui est vraiment notre langue.
"Je signale en passant l'abondance, dans notre parler, des locutions négatives. Au lieu de dire qu'une femme est belle, on dit qu'elle n'est pas laide; au lieu de dire qu'un élève est intelligent, on dit qu'il n'est pas bête; au lieu de dire qu'on se porte bien, on dit que ça va pas pire (...)
"Bien sûr qu'entre jouaux, ils se comprennent. La question est de savoir si on peut faire sa vie entre jouaux. Aussi longtemps qu'il ne s'agit que d'échanger des remarques sur la température ou le sport; aussi longtemps qu'il ne s'agit que de parler du cul, le joual suffit amplement. Pour échanger entre primitifs, une langue de primitifs suffit...Mais si l'on veut accéder au dialogue humain, le joual ne suffit plus."
Le passage le plus hilarant de son essai évoquait (eh oui!) la crise de l'orthographe chez les jeunes, en reproduisant des extraits de l'hymne national dicté en classe: "taire de nos ailleux", "de fleurs en glorieux", "ton histoire est une des pépés, est une des pas pires", etc.
Frère Untel, assurément à compter parmi les pères de la Révolution tranquille, mais peut-être aujourd'hui plus tranquille...
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Riche art à Montréal! Pour les amoureux des mots et du jeu...
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Pierre Richard nous convie à un pur éblouissement. C'est un spectacle génial, hautement artistique, un feu d'artifice d'intelligence, de sensibilité, de finesse d'esprit. La livraison scénique est merveilleuse, extraordinaire, je dirais exemplaire de naturel et d'art consommé. Bref, je suis bouche bée. (Je ne soupçonnais pas qu'il soit si fort, incroyable d'ailleurs que certains se basent sur ses films qu'ils n'aiment pas pour présumer de sa performance en scène, qui requiert un autre abattage. Le dicton qui dit que la critique est facile prend tout son sens! Lui, pourtant, n'a rien de prétentieux...)
Septuagénaire, le grand blond est un gamin qui trouve le tour d'être profondément attachant, oui, c'est indéniable, on en sort touché au sens d'ému, atteint aussi d'une grâce impalpable qui reste un des "moments artistiques" que l'on pourra compter sur une main au décompte final de notre existence puisque le jeune Richard nous situe quand même à l'heure des bilans. Dire que j'ai aimé? Que, simplement, je n'ai pas les mots pour le dire! Merci ma soeur qui m'y a "convoquée"!
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Spectacle brasier
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Qu'un mot si doux, "TAIMA", signifie avec brusquerie que c'est assez, basta en Innutitut a de quoi surprendre. Il y a bien le verbe "aimer", dans le nom de ce groupe, j'ai aimé le cadeau que l'on m'a fait d'un billet vendredi pour le spectacle au TNM. Nul ne restera de glace devant cet ensemble dont tous les membres débordent de talent.
Je croyais à un duo, j'imaginais même deux voix magnifiquement mariées, d'un homme et d'une femme. Mais les voies mariées sont bien plus celles de la voix et de la musique, présente, riche, enveloppante d'Alain Auger et de ses acolytes. La chanteuse Elisapie Isaac, ai-je dit en sortant, chante comme l'on prie, il y a un côté brut, entier, viscéral dans son exécution sonore, j'apprends ensuite qu'elle écrit, qu'elle flirte avec le cinéma, possède plein de talents et que, jeune, oui, elle a chanté dans des contextes religieux.
Il y a, en tout cas, beaucoup d'âme et d'émotion chez tous ces artistes qui livrent une performance forte, éclatante et intimiste, dont la chanteuse est un des maillons solides, vrai, mais qui est solidement entourée comme c'est rarement le cas.
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Du "ridé" pertinent, sans chirurgie majeure!
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Oui, le texte a pris quelques rides: la pièce est bonne, mais peut-être formellement datée, ou comme un peu piégée par la nécessité de raconter...Mais elle éclaire toute une époque et des travers qui, eux, n'ont rien de démodé! (Et puis la pièce est bonne, mais pour capitale qu'elle puisse être dans notre univers culturel , je ne crois pas criminel d'avancer qu'artistiquement ce n'est pas dans l'écriture un chef-d'oeuvre dont la cohérence interne serait telle qu'il en devienne indémodable! Elle n'en est pas moins expressive et signifiante...)
Pour les plus jeunes, il est extraordinaire de donner ainsi accès à des pans de notre histoire, j'ai pu constater que plusieurs étaient surpris par certains éléments des mentalités autant que par le contenu factuel. Il faut ainsi revisiter certaines de nos "pages", jeter un éclairage cru sur des "acteurs" centraux, comme Duplessis (servi ici par le magistral Sabourin, au visage métamorphosé de l'intérieur...)Vraiment, dans un tel contexte, le metteur en scène Claude Maher et les 27 comédiens sont étonnants de force et de pertinence. Vive intelligence de Maher, qui justement amenuise les aspérités du texte jusqu'à les effacer, comme le souligne votre critique. Il est vrai que les écrans géants permettent d'apprécier plusieurs dimensions, qu'ils magnifient les jeux vocaux et gestuels d'un Dumont et les expressions faciales d'un Sabourin et que tout le dispositif scénique est simple mais ingénieux. C'est très intéressant et instructif sans lourdeur, je ne l'avais jamais vue au théâtre et j'ai apprécié la représentation.
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Beausoleil rayonne
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Si parfois controversé, le ô combien prolifique Beausoleil est...à son rayon lorsqu'il s'agit "d'animer la vie poétique" même au-delà de nos frontières. Chantre hors-pair de nos voix poétiques, il a fait connaître plein de Québécois à l'étranger, surtout chez les hispanophones, et par ricochet a fait retentir ici des voix d'ailleurs, fortes, belles et mélodieuses. Son entrée à l'académie Mallarmé sera sans doute un atout pour la poésie contemporaine, pétrie du travail et du plaisir des auteurs et des lecteurs passionnés et patients!
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Tous des fous!
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J'ai trouvé que c'était une comédie à recommander, subtile, qui ne rate pas le coche, très juste et contemporaine à souhait. Et la salle ne boudait pas son plaisir, riait souvent de bon coeur. Fraîcheur, drôlerie , avec du comique de situation bien dosé, de l'humour dans le langage, à travers des dialogues punchés bien servis par les acteurs et une musique pleine de ressort. Ça passe en un clin d'oeil, ça pétille du début à la fin, bref c'est très efficace, riche de réflexions, assez sensible et pas du tout prétentieux. D'la belle ouvrage!
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Le courage, un art oublié
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"Il y a longtemps que l'on déploie les gestes anciens sans rien attendre en retour." Hugo, François, Kalsang, je n'étais pas de votre famille ou de vos amis intimes lors de la projection privée l'autre soir, mais à la fin du film, bouleversée, j'étais du fond du coeur, humblement, de votre parenté. Mes pensées à moi vers mon père, chantre de la liberté lui aussi, boulanger de paix, sculpteur actif comme vous, mais en territoires moins ingrats.
Votre film est un hymne. Comment font les critiques pour si bien deviser, décortiquer à chaud des oeuvres, même au coeur d'un brasier? J'appelle tout le monde à voir ce film, sur le risque, la responsabilité, l'engagement. Courage des auteurs-acteurs ( "rentrer dans un pays où l'on n'a pas le droit de s'exprimer"), force incroyable aussi des Tibétains qui témoignent.
La journaliste de Voir rend bien compte de la démarche, bravo! Je me contenterai ici de relever quelques citations que j'ai notées d'un peu partout dans la noirceur en regardant le film: "Vie basée sur la foi et l'espoir"; "c'est comme si le soleil du monde brillait à nouveau";
"sublimer la colère dans l'attente que le dalai-lama revienne"; "le gouvernement n'accorde pas de réelle liberté de religion"; "on espère que vous allez transporter nos paroles jusqu'au dalai-lama"; " 6 millions de corps et d'âmes sous l'emprise de la douleur"; "mourir sous vos yeux s'il le faut"...
Puissiez-vous porter votre film, tourné entre 1996 et 2004, auprès de ceux qui ont le pouvoir de changer les choses. Mais que le plus de gens aient la chance d'assister à cet événement-film que j'ai reçu comme un coup de poing aux yeux, au coeur et à l'intelligence.
Oui, le dosage entre informations et propos intimistes est merveilleusement équilibré dans ce film, absolument inoubliable! Sensible, profond, d'une sobriété exquise, quelque chose de grand et qui inspire tellement! Merci encore.
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Faut-il être fanfaron? Mystère de Larochellière...
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Savoir chanter, comme un musicien qui a des tripes, comme un comédien (interprète) habité, intelligent, vibrant, qui a de l'oreille et bien plus encore...
Vrai qu'il n'y a à peu près plus d'émissions de variétés (sauf pour des artistes amateurs, quelques mois par année, et le palmarès, l'année durant). Mais les talk-shows ne font pas la part belle à de Larochellière, on préfère largement inviter même le moins bon des acteurs qui chantonnent et cela m'intrigue depuis longtemps.Car plein des extraordinaires jeunes auteurs-compositeurs actuels lui sont, je crois, largement redevables, de Larochellière est une voix, et plus qu'une voix!
Si déjà l'on cessait à la radio d'attribuer aux interprètes la paternité de leurs chansons en ne donnant presque jamais le crédit aux paroliers et aux compositeurs, peut-être apprécierait-on un peu plus ceux qui créent leur répertoire en plus de le recréer sur scène...(car les interprètes ne sont pas à sous-estimer non plus!)
Mais de Larochellière n'est peut-être pas assez cheap, ou fanfaron, ou tonitruant? Chose certaine, il offre toujours de bons crus, qui vieillissent bien. Et il s'est révélé un excellent interprète aussi pour les chansons des autres, j'oserais presque dire à ma grande surprise, lors d'événements spéciaux, comme si je le "découvrais" chaque fois!
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Smash, 50 bravos!
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J'ai aimé le ton de Smash, sa subtilité, ses touches d'humour, sa peinture bien réelle et sensible de personnages qui sonnent vrai, autant les hommes que les femmes. Je crois d'ailleurs que ce nouveau scénariste, qui est intelligent et qui bénéficie d'appuis solides dans son travail, ne sera pas complaisant!
Les propos de Lemire aujourd'hui me le rendent sympathique, j'ai toujours été loin d'être une fan de l'homme et de l'humoriste qui, timidité oblige, parle souvent dans le ton "y'a rien là" de ses personnages. Il m'a quand même agréablement surprise comme comédien et ravie comme auteur! Vitement le prochain épisode, ça promet!
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Jappent et zappent, les Zapartistes!
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Les Zapartistes viennent combler le vide laissé par Les Cyniques dans le monde de l'humour. Curieux, d'ailleurs, qu'avec la quantité d'humoristes, la satire et la critique sociale soient tellement rares. Il faut du talent, certes, mais aussi de l'intelligence, de la culture, une grande ouverture d'esprit, et les Zapartistes en débordent! Ils "zappent" dans l'actualité, simulant d'increvables bulletins de nouvelles où ils parviennent à créer des liens inédits, à mettre des choses en perspective de façon lumineuse et...loufoque. L'un des membres du groupe, Jean-François Parenteau, livre à l'émission de Le Bigot des billets qui sont toujours un pur régal, et il arrive que tous les Zapartistes soient de la partie. Je ne crois pas que la télé soit leur médium par excellence, même si un de leurs spectacles fut récemment diffusé à Radio-Canada, assurément ils sont à voir, à écouter...et certainement pas à zapper!
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Bon...pas bombe!
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Eh bien non, ce n'est pas une bombe! Je suis un peu mal à l'aise, car il y a une rare conjonction de talents malgré tout, et le réalisateur est solide. Plusieurs, même, adoreront!
Je dirais que j'ai été un peu déçue, car il me semble que les ingrédients étaient en place pour que la pâte lève mieux...
Bien fait d'un point de vue technique, admirablement interprété (Lapointe, Marcotte, Côté,Bonnier, Canuel), j'ai trouvé le Tunnel long à traverser, comme s'il y manquait...des rebondissements. En fait, qu'on s'entende bien, c'est bon, mais pas extraordinaire. Les personnages sont peu approfondis, le scénario un peu mince, j'ai ressenti un manque général de substance et de vie et c'est justement la prestation remarquable en particulier des personnages secondaires qui me faisait sentir une sorte de décalage, une sorte de manque-à-exister. Et c'est d'après moi le personnage de Marcel Talon qui aurait dû être beaucoup plus...creusé.
J'estime trop le cinéma québécois pour exiger de la complaisance de la part des critiques, comme plusieurs des contributeurs de Voir m'ont semblé le faire ici. Je suis même cette fois assez d'accord avec votre critique sur toute la ligne. Je ne manque pas cependant de souligner que c'est très loin d'être un mauvais film, que certains aspects sont même excellents.
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Abitiblues
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J'adore ma région d'origine, l'Abitibi. Les méchantes langues disent qu'elle ne paie pas... de mine. C'est faux! Je vous assure que les forêts immenses, à perte de vue, sont une inspiration à rester debout, comme ces gens fiers et vaillants, jamais frileux. La chanson des années 70 "Il a neigé au mois de mai" nous faisait rire, c'était arrivé si souvent... (Oui, "Mon pays c'est l'hiver" dure plus longtemps qu'une chanson! )
Richard Desjardins et Louise, la poète, Suzanne Jacob, Jacques Michel, Raoul Duguay, la peintre Jacqueline Trudel, Bernard Clavel, ils sont et ont été nombreux à énumérer les beautés de ce pays, à déchiffrer ses mystères...Nous ne clamons pas que l'Abitibi est un royaume, nous ne fanfaronnons pas sur cette terre, mais nous invitons tout le monde à découvrir ce secret trop jaloux. Merci à Julie Roch de si bien rendre hommage aux mineurs et à la Cité de l'Or, merci à tous les autres contributeurs. Quand je songe au chant des loups, qui m'a bercée, j'ai trop l'âme à la nostalgie !
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Jamil pas à demi!
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Oui, Jamil fait de la chanson, avec un art d'orfèvre , de tisserand brodeur de fleurs , de roc, de métal et de mots , musicien aguerri... Il me tarde de le connaître ailleurs que sur disque, où il m'a éblouie, Christiane Charette le reçoit dimanche. Je l'ai découvert à CBF il y a une dizaine de jours, ses chansons en enfilade: humour, richesse de la langue, souffle de la voix comme de l'inspiration...une bombe, un régal! Des chansons tellement drôles, directes, irrévérencieuses... un bonhomme franchement personnel, dont votre article démontre la persévérance, la douce folie. Il chante magnifiquement, entre autres, Les moitiés...manifestement il ne connaît pas les demi-mesures et la tiédeur. Habile, très habile Jamil...
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Miaou, doux les chats...
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L'atmosphère agréable de ce film permet aux parents captifs, près des enfants, de rester sages...Techniquement bien fait, ce film pour enfants raconte intelligemment une histoire où chats et humains se côtoient...avec poésie.
Ils sont mignons, ces chats, et la fille encore tout proche de son passé félin est attachante. Et puis, une morale se dégage sans gros sabots, de façon ni mièvre ni mielleuse, avec des acteurs qui sonnent juste. Une salle pleine d'enfants, ravis et attentifs, tout sourires.
Il fait bon de pouvoir livrer aux bambins autre chose que des images de choc, une certaine façon de raconter qui les rapproche du monde des livres...j'ai même vu des petits avec à la main le roman jeunesse dont ce film est l'adaptation.
"Miaou", porte d'entrée pour d'autres récits, dans une langue qui sonne doux.
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