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Vivre dans la misère ! Voilà, en quelques mots, le résumé du 3e film de Bohdan Slama.
Malgré le contexte pitoyable, pour ne pas dire sordide, de ce film, ce qu'on en retient et ce qui nous touche surtout, c'est la générosité qui fait oublier la pauvreté, l'amour qui transcende la misère, cette dernière finissant par prendre une importance secondaire à mesure que l'intrigue se précise.
On imagine facilement que cette histoire n'est pas que fictive. Beaucoup de Tchèques ont dû vivre cette période noire après la défunte U.R.S.S. La vie de ces gens, toute simple, trop simple, presque sans plaisirs excepté celui du sexe, nous apparaît d'un ennui incommensurable. À travers la grisaille quotidienne, le réalisateur nous expose des situations, nous dévoile l'âme de ses personnages, nous intéresse à cette vie de communauté qui pourtant est d'une banalité sans nom. Un peu d'humour, une sensibilité perceptible du cinéaste à travers la caméra, la beauté de certaines images, font de ce film un surprenant amalgame qui nous séduit assurément. Slamal a su s'entourer d'excellents acteurs et mentionnons que les enfants sont d'un naturel désarmant.
Si la fin n'apporte pas de réponse à toutes nos questions, au moins nous donne-t-elle à penser que la suite sera plus heureuse et bien que non exprimées, on peut facilement deviner les raisons du retour de l'héroïne dans sa ville natale.
Pour le cinéphile, ce film représentera quelque chose comme le bonheur !
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