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Le blogue chanson
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11 août 2009, 12:36

Brassens autour du monde

 

On a beau aimer Brassens depuis toujours, s’acheter ses nouvelles intégrales plus ou moins au fur et à mesure, le connaître par le cœur et sur le bout des cordes vocales, on surveille toujours les sorties de ses interprètes.

Parce qu’un jour Renaud a chanté Le vieux Léon et que ça a été une redécouverte. Même chose quand Maxime Le Forestier ou Anne Sylvestre reprennent Les passantes. Par la voix du bon Georges, elles étaient un peu passées inaperçues, va savoir pourquoi. Cette fois-ci, elles frappent l’attention et l’imaginaire.

Il y a quelques années le guitariste de Brassens Joël Favreau était venu à Montréal célébrer le répertoire du maître et ami. C’était au Petit Medley si je me souviens bien. Pendant son tour de chant, il a interprété Le verger du roi Louis, méconnue perle de Brassens (sur un texte de Théodore de Banville, poète du 19e siècle). Émotion brute. Totale redécouverte.

Favreau a consacré quelques albums de reprises de Brassens, dont le dernier : Brassens autour du monde. Ça rappelle un peu ce que Jane Birkin avait fait avec Arabesque en «arabisant» Gainsbourg. Tonton Georges en musique du monde, capté sur le vif, avec les musiciens du cru? C'est ce que propose Favreau, qui a traîné sa guitare à travers divers pays, et dont témoigne cet opus.

Quel plaisir d’entendre La marche nuptiale avec des percussions et du oud, enregistrée à Beyrouth! Ou Mourir pour des idées à Cotonou au Bénin. Ou Auprès de mon arbre avec des tablas, à Kaboul!

Ça donne aux chansons connues ou moins (L’arc-en-ciel d’un quart d’heure sur une musique de Favreau) une pulsion nouvelle, une rythmique du tonnerre – et une terrible envie de les rechanter encore et encore.

(Le CD Brassens autour du monde n’est disponible que sur le site Internet de Joël Favreau)

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François Desmeules a dit :

re: Brassens autour du monde

Evidemment rien ne remplacera le -remplacant- de Brassens qui termina pres de 30 chansons et qui était -presque- supérieur a l'original:

Jean Bertola décédé à Paris en 1989. directeur artistique chez Polydor, un temps musicien de Georges, Meme ton, meme timbre, meme pipe. Deux disques dont les chansons sont tres fortes. Meilleures que sur les derniers Brassens assez platte merci. Particulierement parceque pépère Georges craignit pendant 30 ans de les endisquer lui-meme pour cause de censure potentielle

On comprendra en écoutant entre autre: Aller s'faire enculer, -( la chanson la plus mysogine du monde-  ) Et la très remarquable: Dieu s'il existe.

.

# 12 août 2009, 10:47 [Signaler un abus]

Francis Hébert a dit :

re: Brassens autour du monde

Cher collègue et ancien patron,

Je ne suis pas du tout d'accord avec toi, ni pour Bertola ni pour les derniers Brassens, mais je suis ravi qu'un billet sur le bon Georges fasse réagir encore :o)

La chanson S'faire enculer est hilarante, dommage que Le Forestier la dédaigne...

# 12 août 2009, 10:56 [Signaler un abus]

François Desmeules a dit :

re: Brassens autour du monde

Georges etait un puriste-esthétiquement - jusque un peu tard..

Quelles questions faut-il se poser lors qu'un chanteur parti il y a 28 ans persiste autant, sinon plus, par ses interprètes que par ses propres enregistrements. Brassens a son Le Forestier, son Renaud, des gens qui croient qu'en le chantant a nouveau il prends quelque part un autre dimension. Et veulent savamment perp.tuer son heritage apres l'avoir cotoyé. Ils croient qu'ils y ajouteront quelque chose. Ou plus simplement que l'hommage est mérité. et que la chanson -littéraire- passe par lâ.

Peut on immaginer Lavilliers, Souchon, Aznavour reprendre Brel ? Non, tout le monde s,en fouterais car il n'y a pas de meilleur Brel que Brel.  

Peut-etre Georges laissait-il tellement d'espace dans dans ses esquisses qu'elles peuvent etre reprises sans risque, a l'infini. Es-ce une bénédiction ? Certainement pour sa postérité déja tres fragile.

Es-ce une faiblesse...quoique bien des gens s'acharnent a retrouver les prémisses d'un jazz plus complexe quil n'y parait dans ses semptiternels 4-4 et ses rodomontades...,  Un vide a combler ? Qui sait ? ;-)))

# 15 août 2009, 01:53 [Signaler un abus]

Didier Billette a dit :

re: Brassens autour du monde

Je réagis ici aux propos de M. Desmeules.

Si vous voulez mon avis, Renaud, Le Forestier et tous les autres n'interprètent pas Brassens pour en perpétuer son héritage. Ils le chantent car ils adorent ses chansons et qu'on ne se lasse - pourvu qu'on les aime au départ - de les chanter et de les entendre. Ils veulent se faire plaisir tout en sachant que des milliers de preneurs seront au rendez-vous. Et oui, c'est aussi un hommage et parfois du marketing.

Ceci dit, quand on aime Brassens, lorsqu'on se tourne vers ses mots pour y trouver plaisir, sourire, humanité et réconfort, on aime aussi sa voix et son interprétation. Je ne suis pas du tout intéressé par les enregistrement d'autres artistes(sauf quand c'est instrumental). On chante avec Brassens ; on écoute pas quelque d'autre chanter Brassens.

En ce qui a trait à la musique, les mélodies et les rythmes de Brassens sont si fort qu'il existe une pléiade de musiciens - guitaristes manouches en tête - qui interprètent ses pièces au même ttire qu'ils interprètent les standards de jazz... Pensez seulement à " La marine ", " Je me suis fait tout petit ", " Il n'y a pas d'amour heureux ", " Trompettes de la renommées", " Chanson pour l'auvergnat" , " Au bois de mon coeur", " La mauvaise herbe" , " Le Père Noël et la petite fille" et j'en passe...  McCartney et Lennon n'aurait pas fait mieux.

En ce qui concerne Brel, de nombreux interprètes le chantent fort bien et en livrent des interprétations fort convaincantes. Il est moins repris sur album d'une part parce que sa succession y est réfractaire et d'autre part car son répertoire s'y prête moins (moins de chansons, moins de surprises potentielles, moins de bijoux cachées à travers les grandes oeuvres) À Montréal seulement, vous pouvez entrendreThierry Fortuit et Didier Dumoutier l'interpréter, frissons garantis

Enfin bref, pour la postérité, j'ai 33 ans, j'ai les recueils de chansons de Brassens avec partitions à la maison et je le chanterai jusqu'à ma mort. C'est " pas pire " pour la postérité.  Et je suis loin d'être le seul... Brassens est un artiste fédérateur dont les chansons restent dans la psyché collective - moins au Québec - mais en France et dans la francophonie, absolument...

Et enfin, sur le genre littéraire, c'est une partie seulement de l'oeuvre comme " Supplique pour être enterré à la plage de Sête ". L'oeuvre de Brassens compte une panoplie de chansons populaires, plus accessibles mais non moins bien écrites, qui s'inscrivent dans la tradition de l'oralité. Mon grand père avait incorporé les " Les sabot d'Hélène" à son répertoire de la bonne chanson.  

Je remarque souvent les mêmes commentaires de la part des détracteurs de Brassens... Il n'y a pas de problème à ne pas en être un fan, mais n'essayez pas de le diminuer auprès d'un inconditionnel. Je trouverai toujours plus de substance sur le fond et la forme dans un seul couplet de Brassens, par exemple " Mourir pour des idées " que dans n'importe quel commentaires de blogueur, si malin se croit-il.

Merci!

# 24 août 2009, 02:46 [Signaler un abus]