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Geneviève Tessier-De L'Étoile
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Dans l'intimité d'un petit théâtre du nord
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Le 30 Janvier dernier, au théâtre des Marais de Val-Morin, Mara Tremblay nous a fait un cadeau mangifique. Ces moments partagés grandioses qui prenaient des airs de petits riens, de confidences resteront bien gravés dans les mémoires. Sa luminosité ,sa présence si profondément authentique, son humanité forte et fragile livrée avec tant d'ouverture et de génie à travers sa musique tantôt vibrante, tantôt délicate comme la pluie, tout cela nous a éloigné de la toute bête consommation d'un produit culturel; on nous avait plutôt convié à poser l'oreille près de la cage thoracique d'un élan artisique bien inspiré et d'écouter un coeur qui bat. Simplement humains, simplement vivant, nous étions.
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À qui s'adresse le vélotaf?
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C'est la seule question qui me chatouille. Car un bémol s'impose tout de go; parlons d'hygiène personnelle. Qui peut se permettre d'aller au travail après avoir fait du vélo? Car au-delà de la question de garder des odeurs corporelles propres à l'espace public, il y a aussi une question de confort pendant la journée de travail. La bicyclette comme moyen de transport est une idée louable bien sûr, mais pour les gens qui comme moi se trouveraient moins disposés, le métro, l'autobus et la marche semblent des options tout à fait simples qui prennent tout autant le virage vert, non? Par contre, j'adopte le patin à roues alignées pour aller faire de légères emplettes ou pour aller à la bibliothèque. Ce sont des moment dans l'espace public de courte durée qui ne sont donc pas indisposants. Je n'ai qu'à transporter de petits souliers dans mon sac à eau et emmener mes patins dans ma main (avis à ceux qui sont découragés par le manque d'espace pour vélos). Aller travailler à bicyclette comporte son lot d'organisation, alors chapeau à ceux qui s'y plaisent et...chapeau à ceux qui s'enfournent dans le métro!
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Repousser la limite
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La censure au cinéma? Non, merci! Qu'aurait été Borderline sinon qu'un pâle reflet des écrits de Marie-Sissi Labrèche sans la violence d'une nudité souillée, catastrophique et compensatoire. Notre corps est un canal si propice pour se dévoiler, la relation à son enveloppe et à la sexualité est souvent révélatrice d'histoires de vies. Borderline en fait état de façon puissante, le film étant porté par l'interprétation solide de comédiennes absolument justes et inspirantes, c'est-à-dire Angèle Coutu, Sylvie Drapeau et bien sûr Isabelle Blais.
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Le bel essoufflement
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L'âge des ténèbre fait joliment grincer des dents. Ce film nous met en plein visage le ridicule de moins en moins subtil de notre beau gouvernement du Québec. Aussi, il fait la critique, amenée de manière assez croustillante, d'une société qui nous échappe. Il traduit parfaitement cet état de course constante par lequel chacun se galvanise, en s'oubliant dans un horaire, une compétition, une agitation. Tout au long de la projection, j'étais essouflée de voir Jean-Marc, le personnage principal, s'enliser dans une vie qui manifestement ne lui faisait pas sens. Il semblait perdu dans une époque qu'il ne souhaitait pas. Il ne voulait pas vivre cet état, vide de sens, de parole, de simplicité et d'humanité par le fait même. Au-delà de la forme, résolument amusante grâce entre autres aux rêves teintés d'érotisme de Jean-Marc, c'est le contenu qui me reste. Loin d'être amené tout en subtilité, le message est pourtant clair: revenons à l'humanité, que ce soit notre valeur première. La vie est fraîche sans artifice.
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