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The Go-Between
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Le film divise. Cité apr plusieurs médias anglo-saxons comme un des meilleurs films de de 2007, il est aussi hué par beaucoup dont les critiques intellos francaises comme les Cahiers du cinéma et Positif.
Je suis d'accord avec certains des reproches.
On peut etre d'accord avec ceux qui disent que Ian McEwan est un faux-écrivain proustien et qu'il est plus proche de l' auteur de best sellers (dans le sens de roman de gare).
Joe Wright est un certes un virtuose de la caméra mais on ne sens pas (encore) dans ses films l'épaisseur d'un grand cinéaste.
J'ai senti dans le film les artifices et les calculs qu'a effectué Wrigth pour extirper des larmes aux spectateurs; comme par exemple: la musique pompeuse qui démarre aux moments opportuns, l'accent ou l'insistance mis sur des moments critiques...
Mais il reste que le film a un certain souffle et que sa mise en scène témoigne d'une recherche d'originalité de la part du cinéaste. Cinéphile, Wright a cherché à faire un cinéma de la fragmentation, ce n'est pas du Alain Resnais mais il y a dans ce film une tentative louable d'expérimenter les possibilités propres du médium cinématographique à raconter un récit de manière non-linéaire.
Toutefois je crois que le jeu des acteurs demeure LE point fort du film. En fait, je crois que ce sont les interprétations convainquantes de toute la distribution qui a fait qu'au final j'ai aimé ce film malgré les reproches que j'ai écrit plus haut. Et meme si le roamn de McEwan est un produit populaire, il demeure que c'est un roman dense qui traite bien de tous les sentiments recherchés par le consommateur dans un mélodrame.
Et le film réussi la tache d'etre l'adaptation du roman.
L'extrait du film de Carné LE QUAI DES BRUMES qu'on y voit lorsque Robbie est en France prend une résonnance incroyable à la fin...
Bref, le mélodrame britannique le plus émouvant depuis THE GO-BETWEEN que Joseph Losey a réalisé en 70.
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Tout est dans le ton!
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Ainsi donc l'Histoire retiendra que Scorsese a finalement eu son Oscar pour un remake qui de surcroit est une oeuvre de commande et non pas pour une oeuvre personnelle méditée pendant plusieurs années comme RAGING BULL, GOODFELLAS ou GANGS OF NEW YORK.
Si GANGS OF NEW YORK se voulait le film le plus ambitieux de Scorsese, il faut admettre qu'il s'agissait là d'une grande déception.
Où se trouve le mérite de THE DEPARTED?
Si Scosrsse prétend ne pas avoir vu INFERNAL AFFAIRS, on peut alors dire que le travail de transposition du scénariste William Monahan n'a rien d'extraordinaire. En effet, les grands moments de tension de The Departed sont calqués presque tel quel de INFERNAL AFFAIRS: les jeux de portables-cellulaires durant le piège tendu par la police à la gang de Costello, la poursuite entre les deux taupes dans une ruelle sombre, la mort soudaine du capitaine Queenan, les revirements vers la fin...
THE DEPARTED se démarque de la pale copie par le ton qu'il adopte. Alors que INFERNAL AFFAIRS est résolument un drame policier bien caractéristique des polars de Hong-Kong, le film de Scorsese peut presque passer pour une comédie policière par son cynisme à la John Huston. Il y a cette désinnvolture qui est encore plus mordante que celle trouvée dans GOODFELLAS. Le fait de recréer sur écran un tel univers où ces personnages pittoresques se confrontent témoingne d'une vision de la part du metteur-en-scène. Dans un semblant de légèreté, il y a donc une vision pessimiste sur le destin de ces mafieux.
J'ai aussi apprécié l'ajout des personnages interprétés par Mark Wahlberg et Vera Farmiga, absents de INFERNAL AFFAIRS.
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Lost highway
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Feux rouges a pour première qualité un choix judicieux de comédiens qui souligne la fragilité latente du couple protagoniste. Jean-Pierre Darroussin interprète un employé de bureau sans envergure marié à une avocate d'affaires prospère ayant le physique de Carole Bouquet.
Partant de prémices fort classiques, Feux rouges parvient à engendrer un suspense constant sur toute sa durée. La situation d'un voyage que le couple -mal assorti- entreprend lors d'un weekend des grands départs et qui tourne au vinaigre n'aboutit pas sur un seul intrigue mais d'une multitude de sous-intringues qui se suivent et se chevauchent.
Le récit semble s'intéresser d'abord au sort du couple. Antoine conduit dangereusement et l'alcool qui s'ajoute n'augure rien de bon. Une dispute avec sa femme Hélène éclate. Puis suite à la disparition de cette dernière lors d'une halte, c'est plutot le sort d'Antoine qui préoccupe le spectateur. Dans un désir orgueilleux de se racheter, Antoine semble se diriger tout droit vers le contraire, il fonce tête baisée à la poursuite de sa femme en enchainant des actes irréfléchies. Au lendemain de la nuit cauchemardesque, c'est le sort d'Hélène qui vient préoccuper le spectateur; car c'est plutôt elle qui semble ne pas être arrivée à destination. Et une fois cette énigme résolue, l'angoisse reviendra sur Antoine tourmenté par une conscience de Cain sur des actes exécutés en état d'ivresse ou de quasi- somnambule. La nuit d'Antoine en compagnie de l'inconnu n'est-elle pas le fruit de son imagination alcoolisée? A-t-il vraiment tué l'évadé en cavale ou le tout n'était qu'un rêve?
Kahn ne confirme absolument rien, laissant planer le doute chez le spectateur . Le spectateur doit juger par lui-même du danger que l'inconnu représente vis-à-vis d'Antoine. Toute cette ambiguité est d'autant plus appréciable lorsqu'on est au fait qu'elle en est complètement absente du roman de Siménon. Kahn a donc considérablement enrichit le roman.
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Le film le plus choquant du cinéma (sans usage abusif du superlatif)
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La musique douce et mélancolique de Morricone qui ouvre sur un générique noir blanc, et les premières images où la photographie montre le vert chatoyant de la pelouse laissent entrevoir un drame historique. Ces belles images d'une campagne italienne durant les années 40 sont là pour mieux créer l'horreur qui va démarrer tranquillement mais sûrement. Ainsi, ceux qui ont eu l'endurance de lire au complet le "torchon" du Marquis ne seront pas déçus...
Non, le spectateur n'est pas bombardé durant chacune des 117 minutes de violences graphiques et psychologiques mais, il faut le dire, Pasolini a bien atteint son objectif.
J'ai détesté ce film, voilà pourquoi je dis que justement Pasolini a réussit son objectif, celui de nous choquer.
Une jeune fille qui après avoir raconté son malheur familiale est forcer d'avaler la merde que son tortionnaire vient de pondre.Un gros plan sur le visage du tortionnaire qui lui crie: « Mangiare! »
Pasolini nous dit que ce qu'on voit là, et qu'on ne peut plus supporter, s'est réellement déroulé sous le régime de Mussolini ou Hitler.
Mais à mes yeux, son propos s'arrête là peu près là. Pour que l'extrême soit efficace et garde tout son impart, Pasolini le présente sans autre sous propos et réouverture.
Simone de Beauvoir et Proust sont cités mais, je ne vois pas une pertinence....
Sinon qu'il y a déshumanisation auprès des jeunes hommes qui ont survécu les 120 jours.
La toute dernière scène : un des jeunes hommes demande à un autre «Quel est le nom de ta copine? » avec en musique de fosse l'air triste de Morricone qui redémarre.
Cette musique de Morricone est finalement la seule chose que je peux qualifier de « belle » dans les 117 minutes qui se sont déroulés.
Techniquement efficace et maitrisé par un homme de lettres qui s'est bien converti au 7e art mais le propos me laisse de glace.
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The Benjamin Franklin Code
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Les producteurs n'ont pas perdu du temps lorsqu'ils ont senti le trésor dans le succes en librairie du livre de Dan Brown.... le film est sorti quelques mois apres la publication de Da Vinci Code. Calqué directement du best-seller de Brown, ce film est un produit exemplaire du blockbuster bien huilé comme PIRATES OF THE CARRAIBEANS (du meme producteur).
Nationalisme et nombrilisme américains obligent, les mythes, icons et institutions universels comme La Joconde, le Louvre ou le Vatican sont remplacés par la Déclaration de l'Indépendance et la Liberty Bell.
Paris et Londres sont remplacés par Washington, le vieux Philadelphie, et NY et son Wall Street. Evidemment le trésor n'est pas un secret révélé mais bien qqch de matériel et se trouvant en sol américain.
En anglais, l'expression "national treasure" a un sens qui ne se trouve pas dans "trésor national", un sens qui frole le légendaire et le mytique...
Le film répond aux attentes du public visé; il a su rejoindre ce public avec un bon dosage de tous les ingrédients du blockbuster disneyen: un Nicolas Cage qui s'amuse, un Sean Bean en méchant, une blondasse qui détient un doctorat en la personne de Diane Kruger, le tout avec humour et actions sans hémoglobine pour inclure les plus jeunes....
Bref, un divertissement léger dont personne ne fut agacé par le manque de sérieux alors qu'on a tenu un proces sévere a l'endroit de l'adaptation véritable de DA VINCI CODE par Ron Howard.
Une suite est en post-production...
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Pas mauvais mais on ne retrouve pas le Tim Burton des années 90
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Je ne fais pas partie de ceux qui ont détesté LA PLANETE DES SINGES, mais mes attentes ont été rehaussées pour BIG FISH.
Basé sur un roman «pour-tous-âges», BIG FISH n'a pas l'insolence des ED WOOD ou MARS ATTACKS et la féérie naive de EDWARD SCISSORSHAND.
C'est un peu un croisement entre FORREST GUMP et le monde visuel de Burton mais sans l'excentricité qu'on trouvait dans BETTELJUICE.
Manquait -il un Johnny Depp insolent?
Quoique Ewan McGregor fait du bon travail en affichant son fameux sourire naif-émerveillé.
Notons que le public anglo-saxon voit pour la première fois Marion Cotillard qui, à mon humble avis, a plus de potentiel qu'Audrey Tautou ou Virginie Ledoyen. Cependant elle ne joue ici qu'un rôle de mineur presque muet, ne faisant que promener son minois de jeune épouse enceinte.
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Cinéma du regard
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Il semble y avoir parmi les commentateurs de Voir.ca deux catégories: la première regroupe ceux qui ont trouvé ce film essentiellement terne et sans émotions tandis la deuxième fait l'éloge du jeu des acteurs et de l'authenticité di film.
Je fais partie du deuxième groupe.
Assayas délaisse le film "d'époque" (DESTINÉS SENTIMENTALES ou IRMA VEP) pour revenir à un cinéma du regard. Un cinéma qui pose un regard sur la vie contemporaine sans souligner quoique ce soit ou sans faire sentir la présence de celui qui nous amène à regarder, c-à-d l'auteur. C'est un cinéma qu'affectionnent beaucoup les cinéastes taiwanais et iraniens que les Cahiers du cinema encensent. (Assayas était ancien rédacteur pour ce magazine...)
C'est un film sur la dépendance à la drogue mais on ne verra pas notre héroine(sans jeu de mots) fait des crises d'hystérie ou hurler avec la caméra braquée sur son visage déformé.
Assayas filme avec sobriété, caméra à l'épaule, et cadrage désordonné comme s'il suivait une vraie personne dans son parcours du Canada à Paris pour reconstruire sa vie.
L'interprétation n'est pas, comme on le dit en anglais, "showy".
C'est le genre de film qui laisse la part aux acteurs d'habiter leur personnage. Mais le spectateur devra fournir un effort pour voir la souffrance recréer par Maggie Cheung ou Nick Nolte. Le visage de Cheung apparait souvent furtivement.
Tandis que Nick Nolte joue justement un homme qui se controle et retient ses entiments. On percevra ses sentiments internes seulement lorsqu'on se met à l'écouter lors des quelques occasions ou il s'exprime dans un cadrage en gros plan. (cf lorsqu'il apprend la mort de son fils ou lorsqu'il parle de sa femme malade et mourante)
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In dreams I walk with you...
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Pour son come-back, le Cinéma du Parc reste sagement prudent en se limitant aux long-métrages de Lynch. Je comprends facilement l'exclusion de DUNE, film de commande et renié par Lynch qui donne une mauvaise introduction à l'oeuvre de Frank Herbert.
Le Cinéma du Parc mise sur une clinetèle restreinte mais plutot fidèle alors la présence de produits considérés trop blockbusters aurait froissé...
S'il y a une absence moins justifiée, c'est l'omission des épisodes de la série télé TWIN PEAKS.
Et pour ceux qui ne connaissent pas Lynch, BLUE VELVET reste la meilleure introduction et ce, indépendemment du fait que c'est aussi le meilleur film tout court à mon humble avis.
Bien que BLUE VELVET se range parmi les "films de délire" (qui ont généré plusieurs détracteurs du cinéaste), ce film reste linéaire et assezclassique dans son intrigue policier pour etre rassembleur.
Bien sur ELEPHANT MAN et STRAIGHT STORY sont les "films sages" de facture classique et sont tout à fait admirables, mais ils ne constituent pas ce qui fait la particularité de ce cinéaste unique.
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Les uns et les autres
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Au festival Cinémania 2006, ce film a ému quelques spectateurs... ou plutot spectatrices qui furent les seules à poser des questions à la cinéaste à la fin de la projection...
Oui, à la différence de l'exubérant Almodovar ou du pince-sans-rire R. Altman , Nicole Garcia préfère garder une distance, une sobriété dans le regard qu'elle porte sur les êtres (comme dans tous ses films précédants)
L'incommunication et la solitude semblent être les thèmes de ce film. Pour illustrer l'isolement de ses hommes, Gairca filme souvent ses protagonsites dans leur moment de solitude et ne leur fait pas parler beaucoup. Elle saute beaucoup d'une sous-intrigue et à une autre peut être justement pour créer cet isolement. Mais l'ensemble est lourd et je dirais même ennuyeux par son ton monocorde.
Notons qu'Alain Resnais ou Jim Jarmusch ont eux aussi abordé ces même thèmes sans renoncer à une légèreté; ils sont parvenu même à créer chez leurs spectateur un entrain à voir les êtres en mélancolie.
Dans ce film ci, même si Bacri étale son cynisme habituel et Poelvoorde fait encore l'idiot de service, ils ne parviennent que très sporadiquement à égayer ce long tableau terne.
Oui, Garcia a intentionellement opté pour la subtilité comme Haneke plutot que de dicter les sentiments comme Lelouch, mais comme on le dit souvent chez nous: Trop c'est comme pas assez!
Prennez le risque d'aller voir ce film seulement si vous êtes inconditionels du cinéma francais et que la simple vue d'une brochette comprenant Bacri, Lindon, Poelvoorde et Magimel suffise à vous distraire.
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La lune dans le caniveau
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Jean-Jacques Beineix a abandonné des études de médecine pour faire du cinéma, et pas par une voie rapide et gratifiante. Il a passé les années 70 au complet comme assistant dans des films grand-public et assez pauvre sur le plan artistique.
Comme disait Georges Burns; "I'd rather be a failure in something I like than a success in sonmthing I don't like."
Mais finalement, son coup d'essai au long métrage était presqu'un coup de maitre. DIVA était franchement original dans son ton et sa recherche esthétique laissait voir un jeune auteur pormetteur. C'est un film qui a marqué ma cinéphilie dans mon jeune age.
Mais la suite , a l'exception de 37,2 LE MATIN, ce sont des films..... difficiles!
Il y a toujours cette désinvolture et cette recherche d'un figural mais Beiniex tombait souvent dans la complaisance. Par exemple ,son dernier film de fiction MORTEL TRANSFERT, un hommage a EYES WIDE SHUT etait extremement complaisant et prétentieux et n'est pas sorti de France sauf dans les festivals de second ordre.
Beineix s'est donc refugié dans le documentaire télévisuel sur des sujets sociologiques: des analyses encore compliquées qui rejoingnent peu de monde...
Un artiste victime de son audace et de son originalité qui sombre dans l'amertume...
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Transposition au Québec du film hardcore de Paul Schrader?
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Difficile de ne pas penser au film que Paul Schrader a réalisé en 1979 où George C. Scott interprête un businessman prospère du MilddleWest qui se rend à Los Angeles pour rechercher sa fille après avoir appris que cette dernière fut impliquée dans un film porno.
Dans les entrevues que Michel Coté a accordé récemment, j'ai vu un Michel Coté plutôt froid et peu locace, seul Karine Vanasse parle avec entrain (comme à son habitude).
Après le naufrage de SANS ELLE, et un sujet qui me fait davantage penser à un drame hollywoodien sensationaliste, j'étais très sceptique.
Les premières critiques à chaud parlent d'un film moyen qui toutefois évite le piège de la surenchère et du voyeurisme, choses dont je craingnais le plus.
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Bye Bye RBO et ne revenez plus
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Le show le plus attendu des fêtes est la plus grosse déception de l'année...et je ne fais même pas partie de ceux qui espéraient un retour durable du groupe.
La performance du groupe (qu'on peut qualifier de groupe culte de la fin des années 80 et début des 90) fut d'une médiocrité impardonnable.
Pour des sketchs qui n'étaient pas filmés devant le public ou en direct, c'est impardonnable que le résultat soit si mauvais. (Ils avaient tout leur temps pour reprendre les fausses notes.)
Il fallait s'attendre à une dose de vulgarité de la part de RBO. Mais la vulgarité qu'ils nous ont présentée est inacceptable pour un show comme le Bye Bye qui se doit d'être tout public. Et encore fallait-il que la vulgarité nous fasse rire mais...Pénétration double?!?
Et peu importe nos allégeances politiques, il est difficile d'accepter des attaques de mauvais goût contre les soldats canadiens qui meurent en Afghanistan. (Même Gilles Vigneaut a mis de coté ses allégeances pour rendre hommage à la présence candienne en Afghanistan.)
C'est triste, RBO est vraiment mort et la tradition du Bye Bye n'est pas sur le point de ressusciter pour de bon.
Jean René Dufort a-t-il été approché pour prendre le flambeau laissé par les Dominique Michel, René Simard, Yves Jacques et Patrice L'écuyer?
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Pas si mauvais que ça!
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Je n'avais pas d'attentes.
Certes le film reprend non pas un mais plusieurs thèmes qu'on a déjà vu maites fois:
Le meilleurs copain qui vient gâcher les premiers jours de notre ménage.
Le beau-père qui mène la vie dure parce qu'on lui a pris sa seule fille adorée.
On a droit à des gags classiques de l'invité trop envahissant comme: l'éruption de Dupree dans la chambre à coucher du nouveau couple lorsque ces derniers s'appretent à passer la nuit...
On a aussi droit à notre lot de blagues vulgaires pour toutes comédies légères en 2006 qui se respectent. Dupree se masturbe dans le salon en regardant la collection secrète de vidéo porno de son ami Carl. La femme de ce dernier surprend Dupree et du coup prend connaissance de la collection secrète de son jeune mari.
Mais Dillon et Wilson sont égaux à eux même en joaunt des personnages qu'ils nous ont habitués depuis longtemps. En effet, Dillon joue le même type de personnage qu'on a vu dans A NIGHT AT McCOOL ou jusqu'à une certaine mesure THERE'S SOMTHING ABOUT MARY.
Tandis que Wilson joue l'éternel adolescent dans un cours d'adulte.
Certes plaisir coupable mais il ne faut pas bouder son plaisir!
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Déception impériale
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ADIEU MA CONCUBINE est un drame magnifique qui est doté à la fois d'un souffle épique et d'un regard intimiste poignant. On peut dire que ce film a véritablement consacré Chen Kaige sur la scène internationale. Il consitue avec ÉPOUSES ET CONCUBINES (RAISE THE RED LANTERN) deux films phares du cinéma chinois continental de la 5e génération.
Fort de ce succès commercial et critique (Palme d'or et innombrables prix en occident), Kaige a disposé d'importants moyens pour réaliser cette fresque ambitieuse sur une histoire pour le moins connue dans son pays d'origine: la fameuse unification des sept royaumes.
Beaucoup d'occidentaux ont apprécié le travail "artisanal" en comparaison avec les films épiques hollywoodiens qui tombent dans la surenchère d'images de synthèse. Certes on doit concéder à Chen Kaige le mérite de filmer les grands déploiments de la manière classique au lieu de les dessiner sur un écran d'ordinateur. Mais je trouve qu'on est ici bien loin des prouesses que Kurosawa a réussi avec KAGEMUSHA ou RAN.
A mes yeux le film manque totalement le souffle et le lyrisme qu'on était en droit de s'attendre d'un telle histoire.
Le film n'a pas non plus la portée politique des films précédants de Kaige.
Ceux qui ont aimé Gong Li dans ses personnages torturés dans les films de Zhang Yimou seront très déçus car son personnage ici reste très superficiel. Elle occupe clairement le 3e rôle derrière l'empereur et l'assassin.
Kaige a-t-il fait ce film pour le vendre aux publics occidentaux?
Personnellement, je trouve que depuis ce film, l'oeuvre de Kaige perd de l'intérêt.
Sur un sujet similaire, j'ai préféré et je vous recommnade HERO de Zhang Yimou qui a approché le même sujet avec un wuxia (film de cape et d'épée chinois). Évidemment le wuxia privilégie la beauté formelle sur la profondeur mais au moins là vous obtenez la forme à défaut d'avoir le fond.
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Un mélange de Alie , The Abyss, The Blob...
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Le Léviathan est un monstre aquatique de la mythologie phénicienne. C'est aussi le titre de l'ouvrage maitresse de Hobbes, philosophe absolutiste (radical).
Mais ne vous attendez surtout pas à une métaphore quelconque ou une relecture moderne.
Si le titre est emprunt injustifié à la culture classique, le film en entier est un évident plagiat (justifié pour des raisons de manque de créativité) des films de monstres dont ALIEN est la référence.
Le film souffre aussi de la comparaison avec un autre film de James Cameron sorti la même année et beaucoup plus réussi: THE ABYSS, la ressemblance est au niveau du lieu claustrophobique et isolé d'un sous-marin.
Alors que la prouesse du Alien de Ridley Scott était l'utilisation du hors champs et du point de vue unique pour créer un suspense par la peur de l'invisible, LÉVIATHAN adopte le point de vue omnisicent et la surenchère d'horreur graphique. On doit dire que Comatos réussit bien sa mise-en-scène dans cette veine. Le monstre est, il faut le dire, particulièrement affreux; son corps est composé de la chair de ses victimes et surtout les visages des ces derniers demeurent encore visibles.
Le spectateur a bien sûr droit à un revirement qui ressemble tout craché à celui de ALIEN; le monstre n'est pas encore mort comme on pouvait naivement le croire lors de l'inplosion de la base sous-marine...
Originaire des Phillipines, George P. Cosmatos a tout de même le mérite d'avoir percé et réussi une carrière de tâcheron à Hollywood avec les films d'actions de club-vidéo...
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