|
|
|
Once upon a time in Sin City
|
Jamais une transposition d'une bd au grand écran n'avait frappé aussi juste que ce Sin City. Les précédents essais ont soit respecté l'ascpect visuel en dénaturant l'histoire (l'insipide Immortel) soit utilisé l'histoire dans un univers qui tombe à plat (Superman, Batman, League of Extroardinary Gentlemen). Mais Rodriguez n'a pas adapté l'oeuvre de Miller: il lui a donné vie. Ce n'est pas un film "inspiré de l'oeuvre de", c'est Sin City, de Frank Miller!
Contrairement à certains, la brochette de vedettes ne me disait personellement rien qui vaille. J'avais très peur qu'ils éclipsent leur personnage, mais mes craintes n'étaient pas justifiées. Ils sont tous stupéfiants, surtout Mickey Rourke et Elijah Wood (le visage de Kevin au moment-clé, sourire calme aux lèvres, me hantera un bon moment!) Penser qu'ils ont tout fait ça devant des écrans vides: impresionnant!
Les quelques touches de couleur sont bien utilisées, sinon, le noir et blanc sert magnifiquement la noirceur du propos. Quant aux narateurs, très "film noir", ils ont bien donné l'impression d'être dans la bd.
Des acteurs justes qui semblent s'éclater, un réalisateur est en pleine possession de ses moyens, la technologie mise au service de l'histoire et non l'inverse, bref, une belle réussite!
|
|
|
|
Thorgal et son suicide assisté
|
Thorgal, c'est la série qui m'a fait découvrir la bédé. Avant, je pensais que le neuvième art se résumait à Tintin, mais grâce aux fantastiques aventures de cet enfant des étoiles, j'ai découvert un monde fantastique. Aussi çe me fait mal de l'écrire, mais il le faut: il est plus que temps que cette série aboutisse! Depuis plusieurs albums, on nous sert absolument n'importe quoi. C'est descendre plus bas que le fond du baril, avec cette scène de hammam où Kriss saute sur Aaricia... Franchement! Il y a belle lurette que Thorgal aurait dû tirer sda révérence, mais il n'est pas trop tard! Quite à laisser la place aux aventures de son fils Jolan, par exemple, si les éditeurs y tiennent. Étirer la sauce? Après 28 albums, elle ne goûte plus rien...
|
|
|
|
Aaaahhhh....
|
Dans le désolant paysage qu'est la chanson française d'aujourd'hui, où les populaires prennent la place des talentueux, Bénabar nous arrive (enfin!) comme un ouragant de fraîcheur. Des textes capables de nous faire rigoler comme de nous émouvoir, toujours soutenus par des mélodies qu'on aime fredonner: c'est un plaisir autant pour l'esprit que pour les oreilles. A quand un concert chez nous? C'est qu'il est mignon, en plus...
|
|
|
|
Dur dur d'être un gars...
|
Avec sa bouille de Hugh Grant dépeigné, et son attitude de gars dépassé par les femmes comme par les évènements, Baer est hilarant dans ce petit film rigolo qui dépend les femmes comme solides et censées, et les hommes comme des pauvres cloches paumés. Le cinéma français n'est pas tendre avec les hommes ces temps-ci: ici ils sont lâches et "twits", chez Ozon ils sont lâches et violents (voir "5X2"). Encore heureux que les cinéastes soient des gars eux-aussi!
"Mensonge et trahisons" m'a bien fait rire. Et Croze mérite son succès: elle joue juste et surtout elle ne semble pas trop tomber dans le complexe du québécois qui réussit en France. Bravo!
|
|
|
|
Lentement... éblouie
|
Le sentiment d'infériorité des gens de Québec face aux métropolitains atteint quelquefois des sommets. Quand je pense à CHOI ou au traitement médiatique de l'Affaire Scorpion, j'ai honte. Mais heureusement, il y a des évènements qui nous font relever la tête, et le théâtre de Québec m'aide à marcher la tête haute. "Lentement la beauté" est l'une des pièces les plus touchantes, les plus merveilleusement simple et magnifique que j'ai vu dans ma "carrière" d'amateure de théâtre. Un pur moment de magie. Si monsieur Robitaille et madame Côté prennent un jour le chemin de la métropole, je crois que les habitants de la ville de Québec devront porter le deuil et dira adieu à leur fierté...
|
|