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En cette ère d'obligation de performance, reconnaître que l'on a besoin d'aide n'est pas une mince affaire. En effet, de nos jours, tout appel au secours est considéré comme une faiblesse et les personnes souffrantes sont vite étiquetées comme non productives et inutiles. Résultat: on "toffe" et on endure jusqu'à ce que le couvercle de notre "presto" vole en éclats.
La démarche accomplie par Youssef et Nicolas est profondément estimable puisqu'elle découle d'une ferme volonté de s'en sortir et ce, en dépit des blessures d'orgueil qu'un tel choix implique. Le fait de reconnaître qu'ils ne pouvaient pas y arriver sans aide exigeait une certaine humilité, de même que le courage de poser un regard impitoyable sur leur condition.
J'espère que d'autres personnes trouveront ce même courage pour mettre fin à leur enfer personnel. Pour Youssef et Nicolas, le salut passait par Le Refuge des jeunes de Montréal. Pour d'autres, comme moi, c'est passé par le bureau d'un psychologue. Mais quel que soit l'outil que l'on choisit, le début de la guérison passe tout d'abord par reconnaître qu'on a besoin d'aide.
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