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Un Ti-Jean tiré par les cheveux!
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Le
propos de la pièce ne retient des mouvements chauds des années 60 que la petite lorgnette
intimiste montrant d'un côté un écrivain amoindri, fier de ses célèbres sparages
coulés à jamais dans ses livres, et de l'autre, un jeunot extirpé des insolences du joual suite au coup de théâtre des Belles-Soeurs.
Je
ne m'attendais pas à une pièce politique. Néanmoins, je m'attendais à
renouer avec Kerouac qui est notre frère et qui déclara un jour ceci de
très important : « Quand je braille, je braille en français! »
Alain Goulem incarnant Ti-Jean est très bon. Il a notamment bien capté le phasé jazz-slam avant la lettre de Kerouac.
Mais on lui donne à faire un K dessiné de l'extérieur par un Américain qui tripe
sur la spécificité culturelle des Français d'Amérique. Au demeurant, un
K bien trop vigoureux pour une savate usée qui va crever dans les deux
mois à venir.
Au tout début de la pièce, le jeune Tremblay, ému, timide, s'adresse à Kerouac en français. L'auteur du Docteur Sax lui
coupe la parole subrepticement l'enjoignant de parler en anglais : « nous
sommes en Amérique ici! » Ce speak white m'a dérangé pour le reste de la pièce. Selon
mon humble opinion, il s'agit là d'une fausse note en regard des découvertes
récentes de manuscrits inédits de K écrits en « joual » américain, mais aussi à une connaissance, certes limitée, mais de première main des
héritiers locaux de l'œuvre tels que Roger Brunelle de Lowell. Kerouac
n'aurait pas pu adopter une attitude comme celle proposée dans la pièce.
Je
ne demande pas à ce que K soit
conforme à l'idée que je me forge de lui à mesure que j'explore cet
univers de roches qui roulent. Reste que je n'ai pas cru à
l'authenticité du personnage, au total plutôt déplaisant et
dont le désespoir final est joué de façon convenue.
En
comparaison, le Tremblay incarné par Vincent Hoss-Desmarais est une
réussite magistrale : même « suit » de l'époque, sensibilité, fragilité,
indignation à fleurs de peau (parfois un peu forcée), parti pris pour
les petits et les mal pris, le monde de la rue Fabre. L'auteur
de la pièce a été aiguillonné par des parallèles intéressants
entre les deux auteurs, Francos catholiques mangeant tous les deux du
baloney rôti dans l'poêle. Par moment, ce huis clos est zébré
d'émotions senties, en particulier quand il est question de la mère
canadienne-française, pilier et refuge, ou encore lorsque la mémoire des
pères en allés est évoquée, pères trahis, tués par les fils, bum ou fifi.
L'argument
se joue tout entier au niveau de ce terreau commun qui transfigure et
harnache l'œuvre de l'un et de l'autre. Un moment percutant advient
lorsque Tremblay expose les motifs pour lesquels il ne croit pas en
Dieu. Son indignation se charge de colère. Mais est-ce bien là la voix
de Tremblay?
Les
relations entre les deux écrivains alternent entre une complicité
ludique et bon-enfant qui fait beaucoup de broue dans l'imaginaire de
l'un à de l'autre, puis des moments de ruptures qui préfigurent la fin
de la pièce. K est incapable de se laisser aimer, conclura un Tremblay
qui se sent coupable d'avoir fait boire K pour gagner son amitié.
La
plupart des critiques ont vu dans ces échanges une ode à la
littérature. Ce n'est pas mon sentiment. Il me semble que des écrivains qui brossent ensemble ne partent pas comme ça, tout de
go, sur une balloune d'improvisation qui ferait écho à leur créativité
sans bride. C'est ainsi que la longue scène de la poule où l'esprit des
Belles-sœurs est ramené au
free-for-all d'une basse cour m'a semblé d'une grande dissonance en
regard du sujet. C'est d'autant plus décevant que la scène précédente
était des plus originale, en ligne droite avec le Kerouac qui a frayé
dans les clubs avec les jazzman, Zoot Sins, Parker, envoye par là, et
qui en vient dans la pièce à associer tourà tour les personnages des Belles-Sœurs
à un instrument de musique, qui trompette, qui sax, etc., le tout en
gerbe dans une symphonie. Cette scène pertinente dégringole en un
vaudeville que j'ai trouvé insignifiant.
L'idée principale de la pièce est
brillante, l'interprétation de Desmarais remarquable, mais le Ti-Jean
américain campé sur les planches du Centaur est maniéré, caricatural, invraisemblable alors que la
pièce prétend faire ressortir la parenté étonnante et profonde de deux grands écrivains Français d'Amérique.
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Les poètes, grands tonceurs d'alcyons1
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J'aime la poésie. Si ce n'était pas le cas, une partie de ma vie depuis l'âge de 18 ans serait tout autre.
C'est au Cégep, en effet, par les bons soins d'Émile Roberge, mon professeur de poésie, que me sont parvenus en pleine face les poèmes de la Nuit de la poésie (théâtre Gesù, le 27 mars 1970). Ce fut pour moi la révélation que la parole pouvait transcender la parole banale, enfermée, encrassée, gênée, passée sous silence. Mise en scène de «l'or alité» qui galope naturellement en joual, proclamation démontrant la force effrontée du langage, sa séduction déclamatoire, son pouvoir de fracasser l'indignation, de multiplier l'émotion, les lumières, les ambiances. Je ne me le disais pas à l'époque en ces termes-là, mais j'ai clairement éprouvé une joie profonde à l'écoute des poètes d'ici. Avant cette magistrale «leçon» de poésie, je n'aurais jamais imaginé que cela, l'interpellation, fut possible.
Trop jeune ou trop loin de Montréal pour y avoir participé en chair et en os, c'est par le cinéma (O.N.F., J. C. Labrecque/ Jean-Pierre Masse) que sont venus à moi ces Gauvreau, Lalonde, Duguay, Miron, Garneau, D'or, Godin, Julien, Lévesque...
C'est réjouissant de constater que l'alliage cinéma-poésie se poursuit de temps à autre et je suis à cent mille à l'heure d'accord avec les commentaires d'André Forcier. Je n'ai pas encore vu Un cri au bonheur qui sera lancé ce soir.
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Soirée Off jazz mémorable
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En ce jeudi si doux du 23 novembre, c'était encore au temps des jazzmen et des trombones qui dégoulinaient littéralement sur la scène du Plaza. Et encore, les six trombonistes de Richard Gagnon, c'était d'entrée de jeu de cette mémorable soirée de jazz mur à mur. Voici quelques impressions qui ne prétendent pas tout dire. Le solide quartet d'André Leroux avait auparavant parti le bal avec le toujours inspiré Frédéric Alarie. Puis le glorieux Ivanhoe Jolicoeur et son Bathyscaphe ont joué de corps, mélodieusement serré. Très bons. La voie était ouverte pour le concentré Dave Turner qui s'est appliqué, paupières clauses, à esquisser des prières de grandes étoiles rouges très blues qui montent haut dans le firmament lyrique du saxo. J'ai apprécié le jeu brillant du batteur Claude Lavergne. Yannick Rieu? Il a dû hélas se décommander à la dernière minute. Sauf erreur, au pied levé, ce sont les «frères» Fortin-Léveillé qui sont venus embraser la scène avec leurs airs de guitares à grandes coques. Simplicité, complicité, jeu impeccable. On se serait cru dans un cabaret enfumé très creux en quelque rêve où personne ne se pince, sauf les guitaristes bien sûr... Enfin, autour de minuit, il fallait attendre les jeunes du Erik Hove Quartet (Erik Hove, saxo, John Roney - époustouflant au piano, Adrian Vedady, contrebasse et Isaiah Cecccarelli à la batterie). Je le dis comme je le pense : l'étoile de la soirée pour l'improvisation libre revient à ces petits diables qui ont joué d'une traite du Miles et du je ne sais pas trop quoi avec brio et humour. Magnifique jeune ensemble qui prouve par quatre que les artistes du jazz québécois ont non seulement de la maturité dans les oreilles mais aussi, que ça frétille dans les orteils des plus jeunes. Oliver Jones avait un engagement au Corona le même soir. Cela explique peut être pourquoi le Plaza n'était pas rempli. Musique et solidarité ont tout de même tenu la promesse d'un grand bonheur pour les jazzeux.
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Kanasuta, un chef d'oeuvre!
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Kanasuta, vu au Spectrum il y a deux ans, c'est pas mêlant : un de mes meilleurs shows à vie! Avis à tous les incrédules, les indifférents, les indolents, les perdus, les innocents : last call d'orignal. Plus que l'exigeant bel album du même sang, le spectacle Kanasuta coule de source, monte haut, fait mieux saisir la poésie d'un grand sorcier bien entouré. Il y a du feu sur la scène. Et dans l'âme. Plutôt rare.
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Chapeau!
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Je suis un vieux feuilleteux de VOIR. J'en ai collectionné une couple. Je saisi ce journal «gratuit» depuis les toutes premières semaines de son existence, au temps où l'encre beurrait en masse avec des titres vifs, amusants, surprenants, avec un drôle de Barbe à la barre. Je me suis toujours ennuyé de la plume de ce monstre. Semaine après semaine, je m'en suis fait une vieille habitude pour être moins seul parmi la foule dans le métro du retour les jeudis soir. C'est avant le souper et c'est normal de rester le plus souvent sur sa faim avec l'édito qui n'en est surtout pas un! VOIR n'est pas le DEVOIR, on s'entend. Alors, je feuillette. Je lis en filigrane. Pas dans le même sens que le Journal de Montréal. Je commence au début. Puis je zieute la recension des disques et me trouve bien dépassé de n'avoir le plus souvent aucune idée des artistes cités! VOIR déniaise. De temps à autres, il y a de bons coups, des rencontres, des interviews qu'on ne trouve pas ailleurs. Pas avec le même ton. VOIR bat la mesure, sonne la cloche pour le début de la récréation quand adviennent les grosses pointures: jazz, cinéma, littérature... Je vous donne un demi scoop : au prochain Festival On se les gèle sous la lumière, la Gaspésie gastronomique sera l'invitée d'honneur. C'est magnifique. D'ailleurs, et c'est une de ses qualités, VOIR ne cesse de vanter les beautés et le plein air des régions du Québec. Et la vie en ville continue. Déjà 20 ans! 20 ans! 20 ans! Tout ça pour une gonzesse, comme dirait maître Ferland. En terminant ce petit tour bien réducteur, je dirais que l'une des choses que j'apprécie le plus au VOIR, c'est le dialogue qu'il entretient avec ses lecteurs. Il y a là beaucoup de coeur. Les mots de la tribu circulent. Librement. Chapeau!
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Alcools à volonté
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Apollinaire, un artilleur, un nom qui sonne à lui seul comme un poème, comme une blessure d'obus réparée avec des vers sortis d'une planète matinale. Apollinaire, amoureux comme une lune cuite, papillon rare au nom savant de Wihelm Apollinoris de Kostrowtzky.
Et Dieu créa Trintignant, un acteur, un diseur, un rêveur de mots qui sifflent, un nom ribambelle qui trépigne de retenue sur la piste de la parole et du souffle...
«Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine»
Quel beau rendez-vous!
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Jean-Paul Daoust : il danse !
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Il y a quelque chose de perçant dans les yeux et dans la voix de Jean-Paul Daoust, poète de la persistance qui rimaille avec résistance. Il y a quelque chose de berceur. Jean-Paul Dandy par accident. C'est très heureux que le chapeau de la Quinzaine de la poésie lui fasse cette année! Il peut conduire la baraque tambour battant, smoking dérisoire en gerbe incisive. Il peut interpeller. Il y a quelque chose de réverbère dans la vrille de ses vers limes qui monte d'un octave si l'indignation est de l'huile bétonnée, s'il faut épandre une pelletée de cendre bleue pour couvrir la dignité. Au-delà des cauchemars, il y a le rire d'un enfant qui ne veux plus s'éteindre. Telle est la trace, piste de meute, poésie minuit passé sur la ville aux cent petits clochers de nos têtes. «Ah, la musique que vous faites! Camarade jargon d'argot!» (Gilles Vigneault, Chanson pour Bob Dylan).
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Danser malgré tout
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Hier soir (le 9 mars) au Lion d'Or, André Duchesne a fait au pied levé la première partie du show de Marie-Jo Thério. Un beau petit set, guitare sèche appuyée par l'excellent Bernard Falaise qui se réchauffait les doigts pour la suite de la belle Acadienne. Et c'est heureux car je découvrais ce chansonnier familier des oiseaux de nuit, des yeux brulés, des ruelles et du métro Laurier. Danser avec, danser tout contre son amour devient dans les cirsconstances une lueur d'espoir. On comprend cela très bien. Sa voix et son allure me firent penser à Jean Custeau, un autre faiseur de chansons injustement négligé des ondes radios, des distributeurs, du cercle vicieux du show-biscuit! L'écriture de Duchesne est directe et sème dans votre tête les cailloux d'une poésie achevée. Après le spectacle de Marie-Jo, étirant encore un peu cette soirée de bonheur, l'ai vu à quelques tables de la nôtre André Duchesne qui saluait des amis, guitare et paletot sous le bras. L'idée m'a traversé d'aller lui demander s'il avait son CD avec lui. Je n'aime pas déranger. Je l'achèterai de toute façon via son site Internet.
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Argument de pacotille dans un écrin de luxe
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Ma blonde m'a récemment dit: «Sais-tu? Nous n'avons jamais vu de comédie musicale live». C'était vrai. Ni comédie, ni drame, ni Hair, ni Fantôme, ni Girls, ni Demain matin Montréal m'attend, ni Starmania, Notre-Dame, Sept péchés, Don Juan et tutti quanti... Alors va pour Dracula! J'ai donc cassé mon petit cochon et même la queue de mon plus gros cochon pour deux places au parterre, derrière la console. Je partage à peu près tout de ce que le critique Sylvain Cormier a pu écrire dans Le Devoir du 2 février. Les personnages «à la voix», plus qu'au jeu, sont tous très bons. Bruno Pelletier excelle. Le décor et les projections vidéos aiguillonnent le trip vers l'enfer, dépassent en rythme et en prouesses ce que l'on a pu voir à Cavalia! Mais sauf quelques bijoux, les textes du livret ont des poux et des cailloux, ils m'ont semblé en dissonance en regard du drame qui est supposé se développer tel un orage mécanique bouleversant. Les mélodies «poperettes» imaginées d'une seule traite ne font pas souvent l'aller-retour de la scène jusqu'au cour. Quoique ma blonde à pleuré au moins une fois! Moi, pantoute. Mais où avais-je la tête? C'est surtout l'argument du drame qui m'a laissé à côté de ces pompes grandiloquentes : le mal du monde, pour les siècles et les siècles, se ramène à une seule source aux masques chatoyant de vipères (Diable, Dracula, Hitler. Pinochet, assassinat de Kennedy, vices, luxure, drogues...); ces forces agissent évidemment à l'intérieur même de «l'homme-animal» et jouent aux bâtons avec l'amour, la pureté, le courage, la vérité. «Oh! miroir, dis-moi qui est le plus puissant?» Ce «combat» moral, redondant, mince comme une feuille de papier ciré, est le seul filon narratif à se mettre sous la dent et il n'aboutit pas malgré les flammes rouges du chalumeau, malgré les très belles voix réunies sur scène. Le public du St-Denis était debout à la fin. Mais pas d'un seul homme.
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Quand les mots viennent à manquer...
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Le professeur Bearing entrevoit au bout de tout qu'il lui faudra de la bonté pour quitter cette terre et rendre l'âme, pas nécessairement de l'intelligence comme elle l'avait toujours pensé! La rigoureuse femme de lettres à l'esprit mordant nous prend à témoin, nous sommes ses étudiants, ses confidents et, contre toutes attentes, on rira ferme et souvent au cours de cette pièce dont le dénouement, comme le nôtre, est connu d'avance. La pédagogue intransigeante, l'amoureuse des mots depuis l'enfance tient quand même mordicus à nous expliquer «comment ça se passe, le cancer.» Aussi bien dire qu'elle accouchera mot à mot devant nous sa propre douleur impensable et les mots, justement, lui manqueront! La salle comprendra ce vide et sera émue. «Ça fait mal en... Christ!», finira-t-elle par lâcher. Il faut beaucoup d'humilité à la brochette d'acteurs qui servent ce texte brillant. Car cette Vivian chauve, déterminée mais souffrante, cobaye consentante entre les mains des bons docteurs, prisonnière de son lit d'hôpital et de l'éthos de l'institution, garde en réserve ses munitions de petite fille, des lapins... Elle accepte d'être un personnage qui souffle toute la scène pour se désagréger inexorablement comme une étoile laissant à chacun le soin de penser sa propre finitude, sa propre solitude. Louise Turcot, croyez-moi, est une grande étoile.
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