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Jerusalem in my Heart
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"Jerusalem in my Heart" de Montréal, je pense, faisait la première partie du spectacle de Diamanda Gallas. Si c'était à refaire, j'inverserais les rôles tellement Jerusalem est pertinent, actuel, fort, troublant. Ils n'ont fait qu'une performance de 13 minutes, ai-je découvert en lisant un mot qui accompagnait un bandeau noir glissé dans une enveloppe et distribué à quelques spectateurs à qui on demandait de se bander les yeux durant la représentation. Pour la portée politique ou esthétique du geste, ou pour protéger les coeurs sensibles, je ne sais pas. Chose certaine, une partie du spectacle était particulièrement troublante, accompagnée de la vidéo, qui se laissait découvrir peu à peu, de la décapitation au couteau d'un homme vivant. Ouf! Silence! Fin de la mise en scène. Le début s'était fait avec l'entrée d'une trentaine de jeunes hommes nus jusqu'à la taille et parfois simplement en slip, qui se sont assis côte à côte sur la scène. Avait suivi 2 ou 3 minutes de silence non annoncé mais créant un espace de représentation particulier. Puis une première pièce de plusieurs minutes à la flute, en fait deux flutes de sonorités du Moyen-Orient, et au chant. Très belles voix. Un moment donné, les jeunes hommes sur la scène se sont mis à taper sur le plancher avec leurs mains, leurs poings, leurs pieds, quelques uns avec des tambours, à sauter, à crier. Danse. Percussion. Voix. Ça valait bien des spectacles de danse contemporaine que je fréquente aussi! Ils venaient ainsi accentuer la douleur de Jérusalem et de ses environs que l'on sentait déjà à travers les flutes et les voix. Un spectacle très, très impressionnant. Avec un nom comme ça, je me suis demandé si les artistes étaient arabes ou juifs, Ou si j'avais même affaire à un mélange des deux. Je les ai imaginés plutôt arabes, voire d'origine palestinienne et en cela peut-être aussi chrétiens. J'aurais aimé savoir, mais l'interrogation est peut-être préférable qui laisse la pensée continuer son travail. (Bon, j'ai vérifié et j'ai des quasi réponses, mais je ne les donne pas). La représentation fut trop courte et beaucoup plus forte que le spectacle de Diamanda Gallas ! Il faut vite ramener sur scène Radwan Moumne et "Jerusalem in my Hearth". Et leur laisser plus de temps de scène. Et tenez-nous informés!
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Diamanda Gallas, toujours la même chanson
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Diamanda Gallas, voix et piano seulement, ce qui n'avait pas été publicisé ma connaissance. Je suis content de l'avoir vue (DG) car j'entendais parler de la dame depuis longtemps et avais vu plusieurs clips et entendu quelques chansons. Sans doute a-t-elle connu de meilleurs jours. Peu-être le show est-il plus varié ou équilibré avec un band, mais juste voix et piano, ça nous a semblé être toujours la même chanson. Certes les paroles variaient, quand elles étaient saisissables ou qu'on les connaissait à l'avance. Mais la structure des chansons était toujours la même. Je dirais une chanteuse à voix mais pas une chanteuse de chansons: la dame chante sa voix, pas les chansons. Et la voix, elle l'a divine en effet, De la basse la plus profonde aux aiguês les plus hautes ou presque. Impressionnant! Et sa technique de piano est très vibrante aussi. Dommage qu'elle ne varie pas ses interprétations davantage. Par contre, la voix est souvent planante, trippante et au début c'était pour moi toute une expérience esthétique. Mais après 5 chansons trop semblables, j'étais prêt à quitter. Mais ses fans semblaient ravis, même si elle ne communique à peu près pas avec la salle. Ah, oui! magnifiques photos à vendre à l'entrée. Très travaillées, très esthétiques, mais sans grande ressemblance. Diamanda Gallas était précédée sur scène de "Jerusalem in my Heart" de Montréal. Très actuel. Impressionnant! Troublant! Trop court! Il faut vite les ramener sur scène, "Jerusalem in my Hearth".
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Une de nos plus grandes comédiennes
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J’avais vu Pol Pelletier dans Nicole, c'est moi il y a 5 ans, je crois. Le spectacle avait été puissant, cathartique, très féministe. Pol portait sa croix, une grosse croix de bois. La sienne. Celle des femmes crucifiées et menacées dans l’histoire, une menace que la tuerie de Polytechnique avait cristallisée pour plusieurs.
Avec Une contrée sauvage appelée courage, le spectacle est plus léger, beaucoup plus léger, tout en ne manquant pas de moments dramatiques. Tiens, comme Vie et mort du roi boiteux qu’elle m’a rappelé et où je l’imagine si bien aux côtés de ses camarades d’antan. La comédienne y déploie plus de facettes de son jeu : tantôt légère, tantôt fofolle, tantôt sombre (mais brièvement et surtout quand elle parle de ses compagnes Jovette Marchessault oubliée et Hélène Pednault décédée), tantôt chanteuse à la voix riche et portant bien la joie et la fête, la complainte comme le drame. Ses boniments, ses courts récits, ses culbutes, enchâssent deux œuvres, deux affluents de cette contrée sauvage qu’elle nous présente. Les Vaches de nuit de Jovette Marchessault, dont l’entrée clame: « Ma mère est une vache. Et moi aussi. » — On comprendra que j’en aie oublié la suite!
Et surtout le magnifique Élégie au génocide des nasopodes de Michel Garneau, un texte à la fois brutal et ciselé. Juste en évoquer le souvenir, déjà distant, me prend encore à la gorge. Pol Pelletier nous dit que cette Élégie a été rédigée ou prévue pour une présentation avec un orchestre symphonique et qu’il faudrait l'imaginer. Au retour, mon épouse et moi nous disions que le poème de Garneau n’avait nul besoin d’un tel orchestre qui risquait plutôt d’en distraire. Peut-être parce que nous ne pouvions imaginer que l’Orchestre fasse mieux que Pol Pelletier une comédienne hors pair, dont la présence et le corps parlent autant que la voix. Certainement une de nos plus grandes comédiennes, je vous dis. Elle reviendra en octobre et novembre. À ne pas manquer!
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Comédien exceptionnel, spectacle mi-raté
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Mon épouse et moi sommes allés voir Fabrice Luchini au Monument National. Un génie! Un comédien exceptionnel. Quelqu'un dont on sent très bien qu'il aime le texte de Barthes alors même qu'il s'en moque. Idem pour le texte de Genest qu'il prend plaisir à mettre et remettre dans la bouche des spectateurs: « Venez vous assoir sur ma bite et causons ». Proust dont il ne nie pas le poids en le résumant en 1 courte phrase mais dont sent qu'il l'aime tout autant que les autres.
Et dire que, peu après le début, il avait gentiment averti les hétéros (un peu trucker sur les bords) que nous pouvions quitter dans les 10 prochaines minutes; que tout le spectacle serait de la même eau. Je suis resté, mais le spectacle n'est pas resté de la même eau. Ce merveilleux littéraire et comédien, ce merveilleux fou s’est partiellement transformé en petit comique québécois qui moque gentiment mais trop longuement monsieur x dans la salle, puis monsieur ou madame y, puis en invite un autre à monter sur la scène. Plus tard, viendra la bite de Genest, littéraire et fort bien rendue.
Puis il nous fera chanter, et deux fois plutôt qu’une en comptant le ‘rappel’, « L’hymne au printemps » de Félix Leclerc. Deux fois ! Ah s’il l’avait lu ! Un si beau texte. Simple et plein. Mais non ! C’est moi l’ai chanté, avec d’autres comme moi. Je n’ai pas besoin d’aller voir Luchini pour chanter ! Et puis, et puis… il a aussi dansé 3 fois. Un peu de disco pour les hétéros peu sensibles à cette littérature plus ou moins gaie, peut-être ? Une belle folie que ces danses ! Mais on était loin de la littérature annoncée. Nietzsche, qui ne saurait croire en un Dieu qui ne saurait danser (comme Luchini ?), s’en est trouvé balancé en une phrase. Et je ne sais plus qui d’autre.
Quel dommage ! Un génie, je le répète, mais un show en partie gâché. Pour moi, c’est comme si l’accueil que lui a fait le Québec avait ouvert les vannes et avait sorti Luchini de son personnage (ou de sa bouteille) pour le glisser dans un autre. Dommage pour moi : j’étais allé voir le personnage littéraire et je l’ai trouvé bien mélangé avec un clown parfois très bon, parfois très moyen.
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Dédé, parti dans 'a brume - Superbe!
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J’allais voir ce film pour revivre un peu l’époque des Colocs, mais non sans réserve devant le rappel du suicide de Dédé qui m’avait beaucoup touché et qui donnait un poids particulièrement tragique à « Dehors Novembre ». Et plus encore à la prestation de « Répondeur » qui sonnait en spectacle comme un appel à l’aide. Un appel à l’aide auquel nous applaudissions tous avant de rentrer chacun chez soi. « J’te dis qu’à soir dans mon p’tit cœur, y - fait – frette. » L’affaire c’est que dans « Répondeur », la musique ne rachetait pas le tragique des histoires de Dédé comme c’était souvent le cas ailleurs. Le meilleur rock n'est-il pas fait de drame et d'espoir?
C’et donc ce qu m’habitait quand je suis entré au cinéma. Or le film est d’un tout autre ordre. Certes, le suicide de Dédé y occupe une certaine place, mais justement « une certaine place » et non toute la place. Ce qui y occupe le plus de place, c’est la créativité folle de Dédé et des Colocs. C’est la joie de vivre ou le ‘drive’ de vivre dans une existence et un monde ‘fuckés’. C’est le plaisir du rock, du reggae, du blues même.
Le jeu des comédiens est à l’avenant. On a tous dit comment Sébastien Ricard était incroyable de crédibilité. Un tour de force! Et Bénédicte Décarie donne une vitalité contagieuse au personnage de Nicole, la première blonde de Dédé dans le film. Et que dire de la scène du décès de Patrick Esposito, une scène d’anthologie, le blues de « Dehors Novembre » nous rappelant celui de son « Séropositif Boogie »!
Bien sûr, j'aurais préféré lestrames originales des chansons, mais elles sont tout de même très bien rendues et Sébastien Ricard y ajoute parfois son grain de sel, un petit accent.
Un film que je recommande sans réserve malgré sa triste fin. Chapeau à Jean-Philippe Duval.
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The Dark Knight lave plus blanc !
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The Dark Knight est bon et je ne m'y suis pas ennuyé, sauf 2 minutes. Dans le rôle du Joker, Heath Ledger est génial. Troublant... mais avec tout de même une impression de déjà vu. Et quelle intelligence... que celle des scénaristes. Vraiment, un Joker étonnant, mémorable. À tel point qu'il n'y a aucun doute pour moi que le Joker est le principal de ce film... et ce serait indécent de le mettre en nomination pour un rôle de soutien. En fait, le Joker éclipse complètement Batman. Bon film aussi à cause de l'atmosphère particulière de Gotham City très bien rendue.
Par contre, j'ai tout de même été déçu. Le propos moral si vanté par certains est somme toute banal. Le coup des bateaux ressemble à un exercice dans un cours de morale au secondaire (ou au collégial). Et puis, c'est finalement assez facile d'inverser ainsi les rôles entre le blanc et le noir. Le blanc procureur qui devient noir en-dedans... alors que le sombre chevalier est bien blanc à l'intérieur. Tellement qu'à la fin du film, iil blanchit le procureur devenu sombre. The Dark Knight lave plus blanc ! Je regrette d'opposer ainsi le blanc et le noir, mais comment ne pas le faire devant un tel film. C'est si évident. Bien sûr, c'est de la BD, mais cessons de crier au génie ou à la valeur éthique du film.
Enfin, j'intitulerais le film: Kill the Joker. Combien de fois on se dit, devant ce si machiavélique Joker, que Batman devrait le tuer. Et jamais on n'imagine pourquoi il ne le fait pas. Trop blanc en dedans??? Et c'est ce si noble Batman qui est pourchassé comme un criminel! Ça, j'ai oublié pourquoi. Je devrai peut-être revoir Batman Begins que j'avais préféré.
Donc, oui, on passe un bon moment. Mais pour un grand film, il faudra repasser. D'autant qu'en sortant, on se dit: "Belle photo. On vient de passer 2h30. So what?" Ça va nulle part... d'autant que ça n'en finit plus de finir! J'ai néanmoins aimé le film. Mais je ne comprends pas le hype qui l'entoure.
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Un très bon film, pas pessimiste du tout
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Attention, des éléments de la fin du film sont dévoilés.
Je ne sais pas si « L’Âge des ténèbres » est un grand film, mais c’est certainement un bon film, un très bon film. Je ne m’y suis pas ennuyé un instant… et j’aurais volontiers allongé certaines scènes. J’ai même aimé Caroline Néron! Et puisqu’on l’a tant dénigré, je précise que j’ai aussi aimé le week-end médiéval, qui fait écho au jeu vidéo des filles de Jean-Marc et dont le décalé et l’humour m’ont rappelé Chevalier ("A Knight's Tale"). Et pourquoi pas Monty Python and the Holy Grail puisque ce week-end est sous le signe du Graal ? Clins d’œil d’Arcand ? Je ne sais pas. J’avoue ne pas comprendre les articles qui ont regretté la minceur du propos. Quand je veux lire un ouvrage de sociologie ou de philosophie, j’en sors un de ma bibliothèque. Il m’en reste encore tellement à lire!. C’est tout. Le cinéma, c’est fait pour s’amuser. Dire que c’est un amateur de Bergman qui parle ici. Alors, non, le cinéma n’est pas fait seulement pour s’amuser. Mais pourquoi faudrait-il qu’un film d’Arcand soit un film de sociologie, d’anthropo ou de philo? Certes, il y a eu « Le déclin de l’empire américain », si encensé mais pourtant tellement plus proche du show de chaises… ou de tapis roulants que celui-ci où la caméra et les dialogues sont bien plus cinématographiques! On comprend que les critiques qui ont encensé « Le déclin… » n’aient pas aimé « L’âge… ». Ça bougeait peut-être trop pour eux.
Tout se passe ici comme si Arcand avait décidé de s’amuser…malgré tout. S’amuser tout en dénonçant. Les clins d’œil sont trop nombreux pour en penser autrement. En quelques minutes, Arcand fait le tour d’une série de scandales bureaucratiques et gouvernementaux de notre société qui ont marqué les manchettes ces dernières années. Manifestement, lui non plus n’a pas de réponse, si ce n’est le rire… malgré sa critique de « Humour Québec ». Et si le ridicule ne tue pas, une réplique de Jean-Marc à Sylvie indique combien il peut en donner le goût. Quant aux pelures de pomme, j’avoue ne pas avoir été séduit. Nostalgie? Oies blanches de l’Hommage à Rosa Luxembourg? Entre Riopelle et Cézanne, une jeune fille rapporte à son père ses livres et ses magazines pornos, un imaginaire où régnait une Diane Kruger, toujours magnifique, qui rappelle Stardom, autre échec pour les critiques, à laquelle le héros donne congé.
On a parlé du pessimisme du film, de son côté noir. Et bien. On n’a qu’à lire les journaux pour trouver le film plutôt réaliste. Si le film est pessimiste, c’est dans sa dimension onirique dont on regrette qu’elle se termine. Certes, le héros retrouve la conduite de sa vie, va cultiver le jardin de sa voisine dans le Bas du Fleuve, et donne congé à sa Véronica Star. Quel dommage ! S’il y a quelque réflexion, c’est ici qu’on la trouve. Pessimiste, la vision qu’Arcand a de la bureaucratie gouvernementale ? On n’a qu’à avoir un problème avec un fonctionnaire, surtout s’il est de haut niveau (genre directeur régional au ministère des transports) pour voir qu’Arcand est plutôt réaliste. Pessimiste, la vision qu’Arcand a du vieillissement et du CHSLD ? On n’a qu’à accompagner ses parents régulièrement pour trouver que si Arcand travestit la réalité c’est pour l’adoucir. Pessimiste sa vision de la violence dans les écoles ? Il ne fait que raconter l’équivalent d’un fait qu’on a déjà lu dans le journal. Non ! De même qu’il faut imaginer Sisyphe heureux, il faut voir le côté optimiste d’Arcand dans ce portrait d’un fonctionnaire qui a du cœur et sympathise avec les victimes du système. Oui, il en existe. Optimiste aussi, Arcand quand Jean-Marc quitte sa job et son épouse parce qu’il n’en peut plus. Optimiste, Arcand, quand la belle lui sourit en lui rapportant quelques vêtements et livres. Et que sa fille lui adresse la parole avec cœur ! OK ! OK ! J’avoue. « L’âge des ténèbres » n’est pas un film rose, ni un film féministe. Et si les fantasmes de Jean-Marc sont parfois gros, on ne s’y ennuie pas ! Ce qui est la première qualité d’un film. Malgré son thème très près du quotidien, « L’âge des ténèbres » est un film drôle, un bon film de samedi soir avec une histoire bien racontée et ses images léchées. Un film qui nous habite tout de même durant la semaine qui suit, et même plus longtemps.
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Beauté du lieu, erreur du lien
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L'Ile de Havre aux maisons est un de nos endroits préférés aux Iles, mais je ne connais pas l'auberge Au pied de la Butte Ronde. Tentant d'y aller l'hiver, on verra. En atendant, je me suis dit que j'irais y faire une visite virtuelle, question de me rappeler quelques paysages et de voir les lieux. Misère, le lien m'a amené sur un site tout en anglais. Surprise! Crainte! Qu'est-ce qui se passe? Un site en anglais pour une petite auberge des Iles et mê^mê pas un petit lien vers une page en français. Mais non, il s'agit d'une laiterie. Oh la la! Alors, je vérifie et, avec un autre lien, , je trouve la bonne page et les bonnes images, les magnifiques images des Iles. Et même des images d'hiver... encore plus beau! Mais, mais, ce sont des maisons, pas une vieille école. Oh la la! (Encore!) Je suis perdu. 'Voir', vite, aide-moi! Mais cela n'a rien à voir avec Voir, c'est le lien indiqué par l'Auberge qui est mauvais. Voici le bon: Mais, ici, je me sens un peu coincé, les murs se sont refermés sur moi. Je dois sortir! Mon voyage est terminé. À la prochaine, aux Îles.
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Décevant
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Je vais au théâtre depuis des années. J'aime être saisi, bousculé. J'aime quand je ne saisis pas le propos de la pièce ou quand je le saisis tard, parce que c'est autre chose que ce à quoi je m'attendais. Ç'aurait pu être le cas ici. Ça ne l'a pas été. Et c'est dommage car j'aime le travail d'Alexis Martin que j'ai pu apprécier plusieurs fois. Mais ici, vraiment, je n'ai pas compris. Pire, je n'ai pas aimé. Ni le jeu des comédiens, sauf exception, dont évidemment François Papineau qui vient presque à bout de sauver la pièce. Je me suis même demandé si la troupe n'était pas truffée de suppléants (en supplémentaires). L'entrée est tellement mauvaise que je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'une mise en abîme où la troupe prépare une pièce sur l'Illiade... et où le metteur en scène demendera à la comédienne de reprendre le début sur un autre ton, un autre rythme.
Un mauvais soir? Une mise en scène hésitant entre lyrisme et dérision, mêlant l'un et l'autre à travers les répliques des comédiens? Mise en scène hésitante aussi du côté de l'usage des tables déjà mieu utilisées, peut-être par le même Alexis Martin à la Licorne il y a quelques années. Un propos faible quant aux combats plutôt mous, de base. Certaines scènes tiennent tout de même la route, avec Zeus, par exemple, comme avec Achille, mais le texte fait problème. Et le ton. Le ton qu'on n'a pas su trouver. Ah "Les Troyennes", jouées au même TNM en '93 !
Il faut savoir gré à Alexis Martin et à la troupe d'avoir tenté le coup. Pas facile de se colletailler à ces textes et à ces personnages plus grands que nature. Pas facile de la jouer moderne et de faire ressentir le grandiose de l'affaire. Et le tragique. L'Odyssée y réussissait. Wajdi le réussit souvent aussi. Cette fois, ça n'a pas marché. Ça ne m'empêchera pas de retourner voir une autre version. Et encore moins de demeurer un admirateur du travail de Alexis Martin. J'ai acheté le programme. Il m'aidera peut-être à comprendre.
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Greg et Bad Religion ont raison
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C'est vrai que le Warped Tour est très consommation et les groupes souvent primaires. La pub est omniprésente et ça ne fait pas très punk. La bière est chère, mais pas plus qu'aux différents festivals d'été à travers le Québec ou autres événements du genre. Par contre, Greg Graffin (de Bad Religion) a raison de dire que ça permet de voir plusieurs groupes pour pas trop cher - mais il y a les fameux frais de service et de manutention de plus en plus absurdes. C'est le temps de faire des découvertes ou de voir enfin des groupes qu'on écoute. Et il y avait toujours une longue file, au gros soleil comme le reste, pour signer des pétitions ou s'informer de questions sociales. Le show de Bad Religion a été l'un des plus dynamiques et, sûrement, des plus intelligents, si on peut dire, et avec beaucoup de crowd surfing. Comme quoi l'un n'empêche pas l'autre. C'est bon que ce groupe reste aussi critique politiquement et socialement après plus de 25 ans. Et la biblique Sorrow fait toujours une finale enlevante et acclamée: "There will be sorrow, there will be sorrow, there will be sorrow... no more."
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Comment se fait-il que personne ne signale qu'on a déjà vu ce film deux fois?
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Bourne Ultimatum est un bon film et qui passe vite. Le fiml est super bien tourné. On ne s'ennuie pas. Il y a toujours de l'action - ou, plutôt, de la poursuite soulignée par une trame sonore qui nous garde sur les nerfs (sinon, on se fouterait probablement de ces poursuites toutes déjà vues). Et Matt Damon est enfin crédible dans son personnage de Bourne. Il a vieilli et il n'a plus l'air d'un kid comme dans le premier film, surtout pour quelqu'un qui avais déjà lu le roman. Les amateurs peuvent se réjouir, comme il y a un 4e Bourne, Bourne Inheritance, déjà traduit en français je crois. Donc, un bon film? Oui. Un très bon film. Cela dépend. Si vous n'avez jamais vu ce type de film. Sans doute. Mais si vous avez vu les premiers Bourne? Non! Comment se fait-il que personne ne signale qu'on a déjà vu ce film deux fois? Bonne réalisation, mais on a juste un clone de scénario. L'histoire est la même. Bourne est poursuivi par les siens, ou une partie des siens, trahi, mais il réussit à remonter à la tête dans son agence, et à gagner. Puis on sort de la salle. La trame sonore est terminée. Ah oui, à la fin, il sait qui il est et pourquoi il s'est fourré dans ce pétrin. Ce qui est tout de même un plus, mais si bref dans toute cette poursuite. Enfin, c'est une insulte de comparer ce film à Cours, Lola, cours! On est loin de la finesse de Tykwer. Allez plutôt voir Guillaume et Lucie dans Nitro qui risque de quitter l'écran à son tour et dont la réalisation est tout aussi bonne que celle de Greengrass.
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Bien content de l'avoir vu. Enfin un film québécois qui bouge!
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Je suis bien content d'avoir vu ce film d'Alain Desrochers dont j'avais aimé la Bouteille il y a quelques années. C'est un excellent film, où l'amour et la sensualité se mêlent à l'action. Il y a un héros, plutôt fou, mais décidé (Guillaume Lemay-Thivierge). Une princesse (Alice) qui dort au CHUM, sinon au bois. Un petit prince tout blond. Mais pas de sorcière malgré le nom de Morgane la noire très bien habitée par Lucie Laurier. Et des chars, un TRex, quelques filles bien roulées. Lucie et Guilaume sont très crédibles. Ils portent le film sur leurs épaules et crèvent l'écran. Guilllaume, énergique et plein d'émotions. Lucie, sensuelle, dure et vulnérable, amoureuse. Le petit Théo (Antoine Desrochers) est criant de vérité, parfois insouciant, parfois troublé. Et sa mère Alice (Myriam Tallard) pour qui Max met tout le monde dans le trouble. Martin Matte est hilarant dans la scène du taxi, mais sonne étrange dans les scènes du club. Bianca Gervais (Fanfreluche) a un caméo jeune et amusant (comprendre sexy rigolo). Je ne m'y suis pas ennuyé une seconde. La réalisation est parfois remarquable avec des images parlantes. Un film de coeur où la vie éclate, même dans la mort. Malheureusement le meurtre y semble plus ou moins gratuit malgré les bonnes intentions qui le motivent. Tuer pour sauver. Encore une fois. Je le recommande tout à fait et j'y retournerai certainement.
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Le meilleur album rock de 2006
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"Compter les corps" est pour moi le meilleur album rock de 2006. Bien devant celui de Malajube souvent identifié comme tel (mais qui est trop soft pour prétendre à ce titre). Les textes de "Compter les corps" sont durs, la musique solide, qui dépeigne. L'album se situe dans la tradition punk; la batterie descend en ligne droite de Bad Religion, mais l'album est un peu plus rock que les précédents avec de bonnes riffs de guitare. J'aime les paroles critiques d'une certaine religion et de notre société, mais encore porteuses d'espoir. Les Vulgaires Machins sont pleins de vie et j'ai hâte de les voir au Métropolis en février.
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De l'imaginaire
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Tolkien fait partie de ces nombreux auteurs qui ont un imaginaire chrétien, un imaginaire qui nourrit leurs oeuvres avec des affirmations de rédemption et de salut. Parmi ceux-ci, on compte aujourd'hui nombre de musiciens ou de groupes rock (Bruce Springsteen, Nick Cave, Madona, Black Eyed Pea, Beyoncee Knowles, etc). Mais cela ne fait pas automatiquement de toutes leurs oeuvres des oeuvres religieuses. Il y a des lecteurs, des auditeurs qui verront dans Le Seigneur des anneaux de quoi nourrir leur fibre religieuse. Et les média américains en sont pleins quand ils parlent du Seigneur des anneaux. C'est tant mieux pour eux, quoique l'univers du Seigneur... soit plutot manichéen. La vie, fut-elle religieuse, n'est pas toute en noir et blanc. Mais, les églises étant ce qu'elles sont, on ne s'étonnera pas qu'il faille parfois aller au cinéma pour nourrir sa religion.
Le Seigneur des anneaux a quelque chose de grandiose, particulièrement lorsqu'il est porté au cinéma, quelque chose qui nous sort de notre univers quotidien et nous offre d'autres possibilités de vivre, d'autres possibilités d'être. Plus grand, par exemple. Plus fort, plus courageux, moins peureux, moins attachés à notre confort et davantage à une cause, fut-ce celle de l'antimondialisation. Se battre pour une cause, c'est se mettre en route, quitter son confort, sa Comté, que l'on porte un anneau ou un rêve. Certains diront qu'il n'y a là rien de spécifiquement religieux! Et ils auront raison. D'autres y verront une occasion de se rapprocher du divin. Et ils auront raison. À condition de ne pas l'imposer leur perception. À condition d'en sortir grandis.
Quant à moi, quand je vais au cinéma, c'est pour me divertir. Et Le Seigneur des anneaux est un maudit, pardon: un bénit bon film, une bénite bonne trilogie.
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Un merveilleux album
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L'album The Rising tranche sur la produciton courante. Il a peu joué sur MTV malgré quelques bons vidéos clips. C'est dommage car cet album est excellent du début jusqu'à la fin, meme s'il ne colle pas aux canons actuels des stations de radio. Surtout, il n'y a pas de pièce faible sur le CD, mais, au contraire, beaucoup de variétés. En auto, c'est l'album que nous préférons. À cause de la musique qui groove et vous habite progressivement à mesure que l'audition progresse. À cause des paroles, parmi les plus intelligentes sur CD. À cause de l'esprit, un esprit de courage et d'espoir appelé par le contexte post 11 septembre. Et parce que Bruce c'est Bruce, une voix sans pareille qui vient vous chercher, une guitare qui gratte le fond de l'âme et vous chavire, des refrains qui s'imposent et vous rendent un peu plus intelligent et sensible. Un merveilleux album même sans gros hit.
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