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Jean-François Sauriol
Jean-François Sauriol
18 février 2010, 11:06
Scratch my back : un superbe album d'un artiste exceptionnel

Comme beaucoup d'autres, je suis un fan (presque) inconditionnel de Peter Gabriel.  J'étais trop jeune pour le voir avec Genesis, mais j'ai découvert la richesse de la période Gabriel de ce groupe mystique après coup, mais avec quel bonheur!

En fait, j'ai commencé par connaître l'oeuvre solo de Gabriel par l'intermédiaire de son album "Plays Live" du début des années 80.  Et ce génial créateur, chanteur et musicien ne m'a plus jamais quitté depuis.

La sortie de "Scratch my Back" est donc tout un événement pour moi.  N'écoutant que mon fanatisme, je me suis procuré comme de raison la version de luxe de deux disques, le deuxième nous présentant d'autres mixages de trois pièces et une inédite.  Et, encore une fois, je ne suis pas déçu!

L'album débute par "Heroes" de David Bowie et nous surprend tout de suite par une version toute ralentie de cette pièce d'ordinaire assez "swingnante".  On réalise immédiatement qu'on a affaire à une oeuvre majeure qui sera à part dans la discographie déjà géniale de Gabriel.  Le fait qu'il s'agisse de reprises de chansons qu'il aime n'enlève rien à la pertinence de l'exercice, puisque les arrangements orchestraux de John Metcalfe sont tout simplement sublimes et nous éloignent à cent lieues des versions originales.  Et Peter Gabriel, de son côté, nous sert cette voix inimitable, rauque, parfois puissante, mais souvent d'une fragilité désarmante et émouvante.

J'aime tout sur cet album, mais mes préférées sont "My Body Is A Cage" d'Arcade Fire, "Flume" de Bon Iver, "Listening Wind" des Talking Heads et "Après moi" de Regina Spektor.  Ça nous donne le goût de réécouter (ou écouter pour une première fois dans certains cas) les versions originales.

Ce CD obtient donc un "cinq étoiles" de ma part.  Le seul point négatif que j'y trouve est qu'il me semble un peu linéaire alors que Gabriel nous a habitués à des albums beaucoup plus variés.  Il faut croire que ce projet l'a mis dans un état d'esprit spécial qui ne l'a pas vraiment quitté.

Finalement, je dirais que cette version "de luxe" de l'album ne devrait être réservée qu'aux fous comme moi.  La seule pièce qui m'a semblé valoir la peine est "Waterloo Sunset" qu'on ne retrouve pas sur l'autre CD.

Je me suis procuré des billets pour le spectacle du 28 avril au Centre Bell et ferai le voyage du Sagnenay pour y assister.  Je sais maintenant que j'ai bien fait.  Non seulement la partie "Scratch" sera super, mais il sera aussi très intéressant de voir quelles pièces de son précédent répertoire il aura choisies et quelle couleur l'orchestre symphonique leur apportera.  Ce ne serait pas surprenant qu'on nous offre par la suite un DVD et/ou un album "live" de cet événement certainement mémorable.

 


26 janvier 2010, 4:10
Le Quatuor Alcan nous en met plein les oreilles!

Ma fille et moi avons eu la chance d'assister à un magnifique concert du Quatuor Alcan à la chapelle St-Cyriac du Lac-Kénogami, le 24 janvier 2010.  Quel événement!

Premièrement, le site est magique, la chapelle étant située sur la rive du lac.  Évidemment, à ce temps-ci de l'année, le lac est gelé et tout était blanc.  Quelques cabanes de pêches étaient visibles au loin.  Comme le ciel était radieux, le soleil entrait à plein par les grandes fenêtres.

Le Quatuor nous a servi une première partie variée, passant de Mendelssohn à quelques oeuvres de compositeurs peu connus.  En fait, certaines de ces oeuvres ne sont jouées que par le Quatuor Alcan.  On nous a fait passer par la Russie, les influences arabes présentes en Espagne et par le vent Meltemi des Balkans.  J'avoue que j'étais dans un état d'esprit propice pour recevoir cette musique : certains moments étaient suffisamment intenses pour que mes yeux s'humidifient de bonheur!

La deuxième partie était plus conventionnelle.  Un quatuor de Beethoven.  C'était tout aussi beau, quoique moins varié.

J'ai toujours apprécié les artistes qui nous surprennent.  J'ai été servi par ce programme.

Le Quatuor Alcan a aussi le bonheur de réunir la technique de la virtuosité et le sentiment.  C'est ce qui fait qu'on peut se considérer privilégiés d'avoir un tel ensemble au Saguenay-Lac-Saint-Jean.


21 janvier 2010, 10:55
L'espion d'à côté "de la track"

Jackie Chan m'a déjà impressionné dans ses précédents films, quand j'avais le goût d'une comédie d'action.  Mais j'avoue que là, j'ai été déçu.  "L'espion d'à côté" est prévisible au possible.  Les scènes d'action "comiques" m'ont fait sourire, sans plus.  Même mes ados ne semblent pas avoir été convaincus.

 Par contre, d'autres spectateurs autour de nous ont vraiment apprécié, à en juger par leurs rires et leurs commentaires.  C'est de là que vient la deuxième étoile de ma cote.

(C'est peut-être meilleur en anglais, mais les films du genre ne sont présentés qu'en français au Saguenay.)


10 janvier 2010, 3:08
Alegria : pas nouveau mais d'une extrême beauté

Je suis allé voir Alegria du Cirque du Soleil à Québec avec un groupe d'ados de l'Atelier de Musique de Jonquière.  Les billets avaient été achetés avant que la venue du spectacle à Chicoutimi ne soit annoncée!

 J'avais vu ce spectacle à la télé il y a quelques années mais ça n'a pas diminué mon appréciation en direct.  Le cirque est une discipline complexe, la rencontre du théâtre, de la danse, de la musique, du sport...  On ne peut qu'admirer la mise en scène et les performances de ces artistes et acrobates qui repoussent les limites du corps humain.  Que ce soit les trapézistes, les équilibristes, le jongleur de feu, le numéro des trampolines, celui des cerceaux et même les clowns, chacun fait sa grande part et nous en met plein la vue.

Tous les membres de notre groupe sont sortis enchantés de cette expérience.  Avis, donc, à ceux et celles qui hésitent encore à aller les voir!


10 janvier 2010, 1:46
Une course à regarder avec les jeunes

J'ai loué ce film pour passer un bon moment avec ma fille de treize ans.  Dans ce contexte c'était bien.  L'action, les effets spéciaux et l'intrigue sauront plaire aux enfants et aux jeunes ados.

Il ne faut cependant pas s'attendre à un grand film.  L'intrigue est intéressante au début (deux jeunes extra-terrestres venant sur Terre pour récupérer les résultats d'une expérience) mais sombre vite dans le déjà vu.  On ne peut que prévoir les rebondissemets et la fin du film, entre autres le résultat de la confrontation du chauffeur de taxi ancien truand repenti et du gros monstre tueur venu de l'espace.

Mais j'avoue avoir apprécié le rythme, certains effets spéciaux et, surtout, le moment père/fille.


10 janvier 2010, 1:20
Nous m'avons un peu déçu, mais nous pourrions surprendre

Daniel Bélanger s'est dit un peu écrasé par la lourdeur de son précédent opus, "L'échec du matériel", et a voulu faire un album beaucoup plus lumineux avec "Nous".  C'est très palpable dès la première écoute.  Ce qui l'est moins au premier abord, ce sont les qualités indéniables de cet enregistrement.

J'avoue que "Nous" m'a d'abord laissé perplexe et que j'ai même dû me reprendre à cinq ou six fois pour en finir l'écoute!  Je ne pensais jamais écrire ça d'un album de Daniel Bélanger, un artiste que j'admire, respecte et "consomme" en disques et spectacles depuis ses débuts.  En refaisant le bilan de ce CD, je réalise que les pièces que j'aime le moins sont les pistes 8-9-10-11, où mon écoute a bloqué.  Le style funk ne m'a jamais vraiment attiré et DB y fait une nette incursion.  Il cherche à se renouveler et, d'une façon, c'est tant mieux, quitte à un peu choquer des fans comme moi.

Musicalement, il y a plusieurs trouvailles ou mélodies intéressantes sur cet album.  Le piano de "Reste", un solo de sifflement sur "Qui ne suis-je?", la ligne de vents et les voix à la fin de "L'équivalence des contraires", le solo de flûte de "Mieux vaut voler", ...

Côté mots, Daniel Bélanger reste surprenant et original.  Mais il semble avoir opté encore une fois pour plus de simplicité.

En résumé, "Nous" n'est certainement pas mon album préféré de DB, mais il pourrait bien vieillir et s'imposer à mon coeur et ma tête.  Reste à savoir si je perpétuerai la tradition et irai voir son spectacle.


10 janvier 2010, 11:34
Un Millénium fidèle au livre

J'ai volontairement attendu avant de voir Millénim, ayant lu le livre peu avant la sortie du film.  Je voulais laisser décanter cette histoire lugubre et passionnante pour mieux apprécier son passage à l'écran.  Je n'ai pas été déçu.

 Le premier Millénium comporte plusieurs intrigues qui s'entrecroisent.  L'histoire commence avec la condamnation pour diffamation de Mikael Blomkvist, journaliste économique.  Il est ensuite engagé par un vieil industriel, Henryk Vanger, pour enquêter sur le meutre de sa nièce Harriet, disparue plusieurs décennies auparavant.

La transposition d'un long roman en images est toujours un exercice périlleux.  Inévitablement, on doit sauter certaines facettes de l'histoire, pour finir avec une durée raisonnable.  Dans ce cas-ci, le scénario est passé par dessus les relations du personnage principal, Mikael Blomkvist, avec Erika Berger, sa collègue de Millénium et avec Cécilia Vanger.  L'étape de la recherche autour d'Anita Vanger a été raccourcie, même si c'est une des clés de l'histoire.  Mais dans l'ensemble, le film est fidèle au livre et réussit bien à recréer l'atmosphère lourde et noire qui rend ce récit intéressant.

Comme plusieurs l'ont dit, l'interprétation de Noomi Rapace en Lisbeth Salander est époustouflante.

Bref, un bon film, où la noirceur et la violonce sont bien présentes, mais au service d'un excellent récit.  Un bon signe :  j'ai lu le livre en ayant hâte de savoir la suite et vu le film en regrettant qu'il ne soit pas plus long.


2 janvier 2010, 11:43
Fred Pellerin fait silence et nous touche autrement

J'ai reçu "Silence" en cadeau à Montréal et l'ai écouté plusieurs fois dans la voiture, un contexte qui s'y prêtait bien.  Maintenant de retour au Saguenay, je compte le redécouvrir en mode immobile!

Cet album mérite tous les bons mots que vous lirez.  Il est sobre mais combien touchant.  Fred Pellerin n'est pas un grand chanteur mais sa voix est empreinte d'authenticité.  Son apparente vulnérabilité lui donne beaucoup de charme.

Les arrangements sont simples mais efficaces, un violoncelle par ci, une clarinette, un violon ou une mandoline par là...

Le choix des pièces est également intéressant puisqu'on retrouve plusieurs chansons d'autres auteurs/compositeurs (dont Vigneault, Leclerc, David Portelance) et trois pièces composées par Fred lui-même. 

C'est donc un beau cadeau que j'ai reçu.


14 décembre 2009, 11:17
Munich : la violence engendre la violence

Un des meilleurs films de Steven Spielberg, mais probablement aussi son plus violent.  Suite à l'enlèvement et au meurtre de plusieurs athlètes juifs aux olympiques de Munich, en 1972, par le groupe terroriste Septembre Noir, le gouvernement d'Israel décide d'envoyer une escouade secrète de cinq hommes pour retrouver les onze terroristes et les abattre.

Au début, malgré leur manque d'expérience, ils se posent peu de questions et l'esprit de vengeance qui les habite est suffisant pour les motiver.  Plus le film avance, plus leur violence en engendre en retour et le doute s'installe...  Pour ne rien arranger, ils sentent la situation leur échapper peu à peu et la paranoïa se met de la partie.

Même si le film est surtout centré sur la vision juive du conflit, j'ai trouvé que Spielberg avait réussi à montrer l'humanité des deux côtés.  Et, malheureusement, qui dit humanité dit amour, mais aussi haine, oeil pour oeil, dent pour dent, etc.

À noter, Marie-Josée Croze y tient un tout petit rôle mais c'est quand même spécial de voir une actrice québécoise dans un film de Spielberg.


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14 décembre 2009, 11:02
Z : malheureusement toujours actuel

Un excellent film sur un gouvernement pourri, la tricherie, les coups montés, la supercherie, ...  Suit à un meurtre maquillé en accident, un juge d'instruction décide d'être honnête dans ce contexte difficile.

Costa-Gravas a réussi un chef-d'oeuvre de cynisme mais empreint de réalisme, malheureusement.  Il y a encore trop de pays où les dirigeants agissent ainsi impunément.  En quelque part, ça nous fait apprécier notre système politique, malgré ses lacunes.

Il est intéressant aussi de voir Yves Montand dans ses jeunes années.  On y rencontre également Irene Papas et Jean-Louis Trintigant.


14 décembre 2009, 10:54
La grande vadrouille : encore drôle

Il y a des comédies qui restent drôles pendant des décennies.  "La grande vadrouille" est de cette catégorie.  Le tandem Louis de Funes et Bourvil y est évidemment pour quelque chose.  Funes, en particulier, en chef d'orchestre hautain, est tout simplement tordant.

Nous avons regardé ce film avec nos ados, qui ne l'avaient évidemment jamais vu auparavant, et ils ont beaucoup aimé aussi.  Pour ma part, j'ai eu le sentiment de retomber en enfance!


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23 octobre 2009, 11:56
Musical Box : on ferme les yeux et c'est Genesis

Musical Box va vraiment jusqu'au bout.  Ce sont des maniaques qui doivent trimer dûr pour arriver à interpréter les pièces complexes du groupe mythique avec une telle perfection.  Si vous aimez la période Gabriel, allez voir ce spectacle.  Les versions des pièces de cette période sont tout simplement géniales, ainsi que les chansons du disque "A Trick of the Tail" que tous comparent avantageusement aux précédents produits avec l'ange Gabriel.

On a ainsi droit à "Firth of Fifth", "White Mountain", "The Cinema Show", "I Know What I Like", "Supper's Ready", "The Lamb Lies Down on Broadway", "The Carpet Crawlers", "Squonk", ...  Le choix des pièces respecte la tournée originale et il est phénoménal.  On peut même reconnaître les fins des versions "live" de l'époque, parfois différentes de celles des disques en studio.  J'avoue avoir été transporté au 7ième ciel par le solo de guitare électrique au milieu de "Firth of Fifth".

Maintenant la technique :  le visuel est maintenant axé sur des films, images et lazers.  Le seul bémol, à mon goût à moi, a été la qualité du son.  On entendait mal le chanteur Denis Gagné, en particulier.  Ce n'était pas le cas lorsque j'ai vu Musical Box par le passé.

Je suis allé là avec cinq autres gars, en covoiturage jusqu'à La Baie.  Il fallait voir mon ami Guy, entre les chansons,  arborer un sourire d'enfant de quatre ans qui découvre les cadeaux sous l'arbre de Noël...  Ça veut tout dire!


23 octobre 2009, 11:22
Généreux Bori

Tout un personnage que ce Edgar Bori.  Et il nous a offert un généreux échantillonnage de son répertoire.  En fait, ce soir, le public avait eu la chance de faire des demandes à l'avance, lors de la réservation des billets.  Résultat, nous en avons entendu beaucoup. Dans certains cas, des pièces que Bori n'avait pas interprétées depuis longtemps :  "Les choses", "Maussade", "Tango" (une de mes préférées), "C'est mon métier", la sublime "Cyrano", "Ti-cul", "Grande vallée", "C'était", "Mon frère", "Vos papiers", "Hisser haut", son mélange de "Ne me quitte pas" et "Avec le temps", "Dans ce monde poutt poutt", "J'ai aimé" et ses nouvelles "Foule anonyme", "Sans toi à Washington", "À l'arraché", les très drôles "Noël", "Toute ta lettre" et j'en oublie.  Toute une performance!

Le fait qu'il découvre maintenant son visage rend le spectacle moins théâtral, mais ça le rapproche énormément de son public.  Ce qui m'a frappé cette fois-ci (je le voyais pour la 4ième fois!), c'est la connivence qu'Edgar a su établir avec les musiciens et le public.  On sentait la chaleur passer.  Il a même annoncé qu'il reviendrait prendre une bière avec nous après le spectacle.  Moi, j'ai dû quitter, mais avec une pointe de regret.

Jean-François Groulx est toujours impressionnant tant au piano, qu'à la guitare, à la percussion, aux voix et autres qu'il joue parfois en même temps.  On se demande comment un cerveau humain peut gérer autant de performances à la fois.  Le guitariste/bassiste Christian Frappier complétait ce trio.  C'est d'ailleurs lui qui a chanté la partie "Rivard" du duo "Toute ta lettre" composé et interprété avec Michel Rivard sur le dernier album.  Un beau moment.

Bref, toute personne intéressée par la chanson québécoise, par la poésie ou par la justice sociale devrait un jour assiter à un spectacle d'Edgar Bori.

Note :  J'ai trouvé que ce spectacle nous ramenait un peu à l'époque de "Le sort de l'ombre", du point de vue musical.  Le choix des plus vieilles pièces se rapproche d'ailleurs de ce qui se trouve sur l'album du même nom.  Évidemment, à l'époque, Edgar Bori était des plus mystérieux!

 


17 octobre 2009, 2:49
Bori arrive, les canards partent

Je n'ai pas été autant emballé par un album de Bori depuis "Le sort de l'ombre" en spectacle et le précédent en studio, tout simplement intitulé "Bori" et réalisé avec Michel Rivard.  "Fous les canards" ne fera pas un tabac à la radio, encore une fois, et Edgar Bori ne deviendra pas une vedette interplanétaire.  Mais il me semble être très heureux d'occuper une niche particulière, celle d'un artiste à multiples facettes qui nous fait vibrer et réfléchir.  Cet album est effectivement très varié et c'est tant mieux, c'est maintenant une marque de commerce d'Edgar.  J'avoue que je préfère un disque qui visite plusieurs styles qu'un enregistrement homogène et sans surprises.

 Je ne suis donc pas d'accord avec les "deux étoiles et demie" de Francis Hébert.  Pour moi, "Fous les canards" est l'oeuvre d'un artiste accompli qui a le mérite d'être différent.  Il ne faut donc pas se fier à une seule critique!  (Pas plus à la mienne qu'à celle des autres, d'ailleurs.)

***

Après une troisième écoute, je ne peux m'empêcher de revisiter cette critique.  Elle passe de 4 étoiles à 5.

Cet album est pour moi un petit chef-d'oeuvre, ou peut-être même un grand.  Tout y est si différent, mais tout y est si bon!   Ne vous arrêtez pas à une première chanson si par malheur elle ne vous plaît pas, c'est tellement varié qu'une seule pièce ne peut représenter l'ensemble.

Comme toujours, les textes sont recherchés, travaillés, peaufinés et parfois pleins de mordant.  Les musiques et arrangements atteignent une finesse qui font de cet enregistrement mon préféré d'Edgar Bori.

À classer dans mon coeur aux côtés de "Les insomniaques s'amusent", "Les 6 suites de Bach" par Yo-Yo Ma, "Dark Side of the Moon", "Si on avait besoin d'une cinquième saison", "Up", "Récolte de rêves", "Abbey Road", "Deux cents nuits à l'heure", "Friday Night in San Francisco", l'ensemble de l'oeuvre de Michel Rivard, "Thick as a Brick", "Tu m'aimes-tu", "Selling England by the Pound", "Rose sang", "Close to the Edge", "Mon frère", "The Steve Howe Album", "Lougarou", "Breakfast in America", etc...  Je m'emballe un peu mais j'exagère à peine.


14 octobre 2009, 10:59
Sept vies : un bon suspense

Je ne suis pas d'accord avec ceux qui trouvent ce film trop décousu.  L'histoire est intéressante, on se demande longtemps où le personnage principal, Ben Thomas, s'en va.  Les morceaux du puzzle se mettent ensemble à la fin et j'avoue apprécier ce genre de films.  On revoit certaines scènes à retardement et on comprend finalement pourquoi il a agi ainsi.

Will Smith excelle dans ce genre de rôle tourmenté.  Pas un chef-d'oeuvre mais un bon film américain.


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