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Joël Prades
Joël Prades
19 mars 2010, 9:34
ce bon vieux cinéma français...
Même si je dois reconnaître un certain charme à ce film j’avoue aussi qu’il ne m’a pas emballé. Un film français classique basé surtout sur le propos des dialogues et les histoires sentimentales qui viennent s’entremêler à ne plus finir. Camille, une française vivant et faisant partie d’une troupe théâtrale en Italie revient à Paris avec la troupe pour y jouer du Pirandello. Elle est avec Ugo, lui-même directeur de la troupe. Mais à Paris, Camille revoit son ex, Pierre, un philosophe “profond”, les deux ayant encore des sentiments l’un pour l’autre. Seulement Pierre vit maintenant avec Sonia. Ugo lui, recherche un manuscrit de Goldoni, et au gré de son travail rencontre Dominique “Do”, une jeune étudiante, les deux n’étant pas insensibles aux charmes de l’autre. “Do” a un frère, Arthur, qui se rapproche d’abord de Sonia, pour des raisons matériels, puis de Camille pour des raison sentimentales. Le tout avec comme point commun cette pièce de Pirandello, autour de laquelle ces personnages gravitent, se rapprochent et s’entrechoquent. Autant dire qu’on passe continuellement d’un couple à un autre, et que ça devient franchement long, deux heures et trente minutes exactement!  A voir si ce cinéma sentimental français vous fascine.
18 mars 2010, 9:54
Un film vrai
En France, Malik (Tahar Rahim) 19 ans, est condamné à six ans de prison. On ne saura jamais son crime. Il est presque analphabète. Très vite il est convoité par les prisonniers corses et leur chef  César Luciani (Niels Arestrup) qui le contraint à tuer un autre truand (arabe) en détention temporaire dans cette même prison. Les corses contrôlent pas mal tout ce qui se passe parce qu’ils sont en nombre (25), et surtout parce qu’ils ont corrompu des matons. Mais cela change un peu lorsque le gouvernement français décide que les prisonniers corses peuvent maintenant être incarcérés sur leur île sauf pour les plus dangereux. Il ne reste alors plus que cinq prisonniers corses dans ce centre pénitencier. Malik lui, travaille en prison, apprend à lire et à écrire et apprend aussi seul le corse. Il finit peu à peu par se servir du contrôle du chef des corses pour mener à bien ses affaires de petit caïd aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la prison car entre temps avec les interventions de César Luciani il obtient des permissions de sortie. Ce film est vrai dans le sens où l’on sent que ce que l’on découvre est probablement très proche de ce qui peut se passer dans le milieu carcéral français. Le jeune Malik apprend rapidement, mais pas à se réinsérer dans la société, au contraire il apprend à se mouvoir aisément d’un milieu à l’autre en faisant toujours croire qu’il n’appartient à aucun d’entre eux. Un film vrai encore, sur ce que devient la vie en situation d’isolement : une lutte sans merci et sans morale. Les acteurs eux aussi sont plus vrais que nature. Bravo Monsieur Audiard.
17 mars 2010, 10:40
pas si mal que ça après 20 ans
Je m'attendais plutôt à être déçu, car ce que j'avais pu lire ou entendre au sujet de ce troisième volet des "bronzés" n'était pas élogieux. Finalement même si les acteurs ont vieilli et leurs blagues avec, le résultat est certes un peu en dessous des deux précédents mais pas de beaucoup. Cette fois-ci on se retrouve en Sardaigne, où Thierry Lhermitte, toujours aussi charmeur, et toujours aussi infidèle, éprouve des difficultés à gérer ce complexe touristique  "pruneaux". Ces bons vieux copains déboulent pour y passer des vacances "à l'oeil" bien sûr, et c'est le début d'un assemblage de sketches. Les personnages restent dans la lignée des autres "bronzés" sauf celui de Gérard Blanc qui semble avoir réussi sa vie professionnelle et sentimentale aux "States"… Je dirais que dans les deux premiers, on se souvenait pour longtemps de certaines situations humoristiques, alors que dans celui-ci on rigole sur le moment mais il n'y a rien de franchement mémorable. A voir légèrement donc. 
16 mars 2010, 9:59
L'humour particulier de Valérie Lemercier
Parodie à peine voilée de la monarchie britannique, cette histoire de nouvelle princesse pas vraiment issue du "milieu", est marquée par le sceau de l'humour ironique de Valérie Lemercier. Le roi d'un domaine inconnu meurt, et par le jeu des préférences de son infidèle veuve (Catherine Deneuve), c'est le fils cadet (Lambert Wilson) qui est étonnamment désigné comme le futur roi. Catherine Deneuve, l'équivalent de la reine Elisabeth II ici, a un rôle qui lui sied parfaitement. Elle est froide, et souhaite tout contrôler sur ce royaume en appliquant des us et coutumes ancestraux. Le futur roi a pour épouse Valérie Lemercier, qui au début est un peu maladroite, mais aussi et surtout serviable. Son époux et sa bande d'amis ne cesse de la rabaisser dès qu'ils en ont l'opportunité. Elle en souffre en silence jusqu'au jour ou elle réalise que son prince de mari, est non seulement infidèle, mais il l'est avec sa meilleure amie! C'est le tournant du film, et on assiste alors à la transformation de la princesse maladroite, en découvrant les bassesses de la monarchie. L'humour est donc très très  ironique, on n'éclate jamais de rire, mais on sourit aux différentes situations proposées. Je pense que ce film est aussi une certaine réflexion sur la vie en générale, avec les luttes d'orgueil, d'image, parfaitement puériles, qui ne servent à rien mais que l'on ne peut s'empêcher de mener alors que les choses vraiment importantes sont souvent ignorées. A méditer donc, et merci Valérie Lemercier.
15 mars 2010, 9:08
une certaine analyse de la folie

En fait voilà ce qu'est ce film: une analyse de la folie. Ce que l'on y voit n'est pas forcément la réalité, mais bien la folie. Le sentiment de persécution, les hallucinations, les délires, les transferts et dédoublement de personnalité etc... Tout cela en suivant une histoire qui semble vraie mais qui çà et là "cloche", et plus on se rapproche du final plus on se dirige vers la confrontation: folie versus réalité. C'est relativement bien fait, Di Caprio ne fait pas vraiment Marshal endurci mais bon. Il y a un certain suspense, car pendant un moment on peut hésiter entre deux versions possibles, encore que...


12 mars 2010, 7:44
Film: "Le nid de Guêpes". Un film étonnant
Je ne m'attendais vraiment pas à grand chose, car film français et film d'action ne vont pas nécessairement ensemble. C'est peut-être en partie pourquoi je l'ai trouvé étonnant ce film, je veux dire par là étonnamment bon. Les forces spéciales françaises, avec à leur tête Laborie (Nadia Farès) escortent un mafieux albanais, très dangereux, entre l'Allemagne et la France. Parallèlement à cela, un petit groupe de petits voyous, avec à sa tête Nasser (Samy Naceri) entreprend de réaliser un vol de matériel informatique dans un entrepôt de la banlieue Strasbourgeoise. Le tout se déroulant le soir du 14 juillet, en France donc, avec les feux d'artifice pétaradant et éclairant le ciel toute la nuit. Tout semble bien se passer pour le petit groupe de voyous, alors que l'escorte des forces spéciales est prise dans une embuscade savamment orchestrée par les milieux albanais. Le véhicule blindé se réfugie alors dans l'entrepôt où les voleurs pensent être rattrapés par la police. Tout ce petit monde étant encerclé par des albanais bien décidés à récupérer leur mafieux de leader. C'est très bien fait, énormément d'action, d'effets spéciaux, et une histoire qui se tient et se déroule principalement dans un entrepôt. On est tenu en haleine jusqu'à la fin.
11 mars 2010, 12:19
un film sans relief
L'histoire n'est pas spécialement mauvaise, mais lorsqu'on regarde ce film on a l'impression que les personnages se sont empêtrés les pieds dans un tapis, et le scénario ne décolle jamais. On est en France et Flanette (Catherine Deneuve) écrit sur l'art moderne, elle revient d'une réunion d'anciens étudiants où elle a revu Bernard qui est resté jalousement amoureux d'elle depuis tout ce temps. Les deux évoquent Philippe, un autre ancien étudiant, ancien amant de Flanette et dont elle est apparemment toujours amoureuse, au point qu'elle veut tout faire pour le revoir. Bernard est verbalement, voire physiquement violent envers Flanette lorsqu'ils évoquent Philippe. Toujours est-il que Flanette reçoit une lettre de Philippe, l'invitant à le rencontrer en haut de l'Empire State Building un certain jour à une certaine heure, ce qui tombe à point puisque Flanette doit partir pour New York dans le cadre de son travail. Ce rendez-vous aura-t-il lieu? Que se passera-t-il d'ici à la date fatidique? On suit en fait le déroulement d'un stratagème ce qui devrait amener émotion et suspense. Je ne peux dire si c'est à cause des acteurs ou du story-board, ou des deux, mais la sauce ne prend jamais. On s'ennuie lourdement pendant toute la durée du film.
10 mars 2010, 11:51
du bon et du moins bon
Un homme de 32 ans et une adolescente de 14 se mettent d'accord pour enfin se rencontrer après avoir clavardé sur internet. A priori la victime est la jeune adolescente, mais pas dans ce film à suspense. En effet, Jeff ramène chez lui Hayley, mais elle le drogue et lui se retrouve ligoté et victime des supplices que va lui faire subir l’adolescente qui est persuadée qu’il est un pédophile. Ce film et son suspense reposent entièrement sur les dialogues, ce qui peut paraître un peu ennuyant à la longue. Le suspense reprend le dessus, lorsque l'adolescente décide de procéder à la castration de sa victime. On retrouve un peu l'idée des "7 jours du Talion" sauf qu'ici, et c'est tant mieux (!!!), on ne voit rien et ce sont les dialogues qui nous font imaginer le reste. On se retrouve à devoir juger cette jeune fille et “sa” justice, mais cela est difficile car on ne sait pas si ce qu’elle affirme est vrai… Puis la fin vient avec son lot de surprises qui, à mon avis, enlèvent la force qu'avait le scénario jusqu'à ce point. On réalise qu’on ne savait pas tout, qu’il y avait effectivement une autre histoire, mais ils manquent trop d’informations pour pouvoir éclaircir toutes les zones d’ombre. On reste donc avec une impression d’incompréhension.
1 mars 2010, 9:32
Très bon Documentaire

Un documentaire sobre mais fort qui révèle des faits hallucinants dans le milieu des syndicats d'entreprises américaines en Colombie. Etre dirigeant syndical est très dangereux en Colombie et le meurtre de huit syndicalistes est la base de cette histoire. En suivant le cas Coca-Cola, on ne peut s'empêcher d'avoir de sérieux doutes sur les pratiques de Coca-Cola et d'autres entreprises américaines en Colombie. Un suspense permanent qui nous fait découvrir les négociations entre Coca-Cola, et les avocats américains des syndicalistes colombiens, négociations aboutissant à une proposition d'arrangement à l'amiable de la part de Coca-Cola plus qu'étonnante, et une réaction des syndicalistes surprenantes d'abord, mais très compréhensibles ensuite. C'est du très bon reportage, à rebondissements, où les informations présentées donnent froid dans le dos.


24 février 2010, 10:30
une boucherie totalement inutile
Autant dire tout de suite que je n'ai absolument pas aimé ce film. Le début de l'histoire est du "copier/coller" du film français "Contre-enquête", où la fille d’un couple se fait kidnapper, puis violer, puis tuer, dans des circonstances atroces. Mais ici, le père est chirurgien et va manigancer une revanche certes compréhensible, mais qui selon moi, n'a pas sa place au cinéma, sous le format présenté. Le titre est lui même discutable: la loi du talion est la juste réciprocité du crime et de la peine. Or le calvaire de la petite fille n'a pas duré sept jours, et le crime subi par celle-ci n'est pas le même que celui que fait subir au meurtrier le père de la jeune victime. La réciprocité est donc tout à fait relative. Ensuite, je pense que ce film devrait faire partie de la catégorie : “film d’horreur”, tant les scènes de torture et de sang sont présentes et plus qu’explicites. Enfin, quel est le but d’un tel déballage de boucherie-charcuterie? Si le réalisateur voulait faire passer un message fort, c’est à mon avis, un documentaire avec de vraies victimes et de vrais assassins qu’il aurait du faire plutôt qu’un film de voyeurisme sanguinaire qui, pour moi, n’apporte rien à l’art cinématographique. Il y a en effet, des manières plus fines et plus subtiles pour exprimer une idée, même de profond dégoût, et l’on ne fait pas du cinéma pour donner aux spectateurs l’envie de vomir surtout quand on apporte aucune vraie conclusion au thème traité, je me réfère ici à la scène qui clos cette histoire.
22 février 2010, 9:48
un film courageux certes, mais...
Ce film a le mérite de traiter un thème difficile: mourir dignement, avec l'aide de sa famille si tel est le vœux de la personne concernée. Le sujet de l’euthanasie est présenté grâce à un grand-père, mourant, perdant peu à peu ses facultés, et le comportement de son épouse et de leur descendance face à cela. Curieusement c’est un des petits fils qui expriment le premier l’idée d’aider grand-père à partir dignement. L’idée suit son cours dans la famille, principalement par les interventions d’un des fils, celui qui a de bonnes raisons pour en vouloir le plus à son père dans la vie. Mais grand-père doit exprimer son désir et quand il le fait que va-t-il se passer? Le rythme est un peu lent, voire ennuyant, et il y a des raccourcis un peu trop brutaux. Le cheminement de la décision vient trop facilement je pense.
15 février 2010, 9:38
"Grace is Gone": Le fond du problème n'est pas traité

Un film triste sur la mort d'une soldate américaine en Irak, mais en fait surtout sur la réaction de son époux lorsqu'il apprend cette mort. Père de deux jeunes filles, il décide de leur apprendre la triste nouvelle à leur retour de l'école mais ne peut pas. Il les emmène alors dans un long voyage jusqu'en Floride en réalisant leurs moindres désirs. La plus agée des filles se doute bien de quelque chose, car on ne peut pas manquer l'école ainsi, impunément. Peu à peu la réalité devra donc faire son apparition. Ce que je regrette dans ce film, c'est que le  le thème sur les raisons de cette guerre ne sont pas franchement développées. Elles sont juste évoquées et de façon bien timides, comme pour éviter d'irriter ou de déclencher un débat. On reste donc uniquement sur la souffrance de cet époux sur un rythme volontairement lent mais pesant à la longue.


15 février 2010, 9:27
des ripoux à New York

Un père de famille chef de police, incite son fils Ray, à enquêter sur le meurtre récent de quatre policiers dans une histoire sombre de traffic de drogue. Les quatre policiers tués été sous la responsabilité du frère de Ray. Plus Ray enquête et plus il trouve des preuves révélant la responsabilité de son beau-frère (lui aussi policier) et de son frère... Une histoire de famille, qui met à jour un réseau de corruption au sein de la police New Yorkaise. C'est pas mal fait mais ça reste un peu trop une histoire de famille pour que la sauce prenne. Grande distribution aussi, mais on reste sur sa faim.


7 février 2010, 2:34
une réflexion intéressante

Cette histoire entre trois amis, avec pour décors le parachutisme donne certainement l'occasion de voir des scènes très spectaculaires, mais le thème de fond reste bien présent: doit-on se jouer de la mort, ou attendre qu'elle vienne nous prendre? Ici les deux s'opposent avec en plus une histoire sentimentale à trois. Des gens vont être blessés dans leurs sentiments, d'autres ne prendront pas leur responsabilité. Avec des conséquences terribles dans certains cas, ce film reste près de la vie, et de nos comportments divers: des plus conservateurs aux plus dangereux.


3 février 2010, 9:48
Du très bon cinéma

Ce film traite de l'alcoolisme en suivant en cure le dircteur d'une agence de presse atteint de ce mal. Il arrive dans un centre spécialisé où il est immédiatement mis dans un groupe cherchant à résoudre le problème ensemble. On réalise grâce aux personnages du groupes que ce problème atteint toutes les couches de la société, hommes et femmes. Le rythme est lent, mais c'est tout à fait normal, car on est plongé dans ce long traitement, en compagnie du personnage joué de façon excellente par Georges Cluzet. Tout y passe, le dénis, les tentations, la rechute, et les conséquences. A noter la musique, sans mauvais jeu de mots, sobre, et juste, de Jean-Louis Aubert (ex Téléphone). Du très bon cinéma, qui fait découvrir les ramifications de ce probléme, et qui fait réfléchir.


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