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Évidemment, la culpabilité ne nous viendrait pas dans un McDo, puisque, sans vouloir disculper cette multinationale qui, je e concède demeure une "usine à cochonneries" côté nutrition et avenir de la santé de l'humanité, ce monstre de la malbouffe est déjà précurseur en ce qui a trait à la "sanitarisation" de l'image. N'oubliez pas déjà le Manoir Ronald McDonald, qui aide des enfants malades qui ne seraient pas malades si McDonald's n'existait pas. Enfin, vive l'altruisme, j'imagine....
Quand on est bien repu et que nos papilles sont bien gâtées, on a plus d'occasions de concentrer notre attention sur les vrais problèmes qui causent la pauvreté et la faim, au lieu de ne s'attaquer qu'aux symptômes (les pauvres ont faim? donnons-leur des paniers de bouffe en canne, comme ça ils ne pourront plus jamais s'en passer et éviteront de réfléchir à des solutions pour s'en sortir!). Alors que si on se sent supérieur parce qu'on est allé dans un resto branché qui nous déculpabilise en nous faisant croire qu'on fait partie de la solution, et qu'on n'a plus rien à faire pour les deux prochaines années parce qu'un pourcentage infime de nos 30$ (après tous les frais encourus par le restaurant moyen dans ses premières années d'exitence) aura nourri les têtes dirigeantes d'un organazisme de charité, pour l'une de leurs (nombreuses) conférences ou soirées-bénéfice, là je jubile.
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