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14 juillet 2009, 5:30

Le vote n'est pas une science exacte

Depuis 2004, les gouvernements minoritaires se succèdent à Ottawa comme les heures d'attente dans une urgence d'hôpital. Ce qui amène les sondeurs à poser régulièrement leur question à 300 millions de dollars (le coût d'une élection fédérale): Êtes-vous pour ou contre les gouvernements minoritaires?

Selon le dernier sondage en date du 13 juillet - un Harris/Décima fait pour La Presse Canadienne - 64 % des répondants préféreraient maintenant un gouvernement fédéral majoritaire. Tellement qu'ils "sont prêts à voter de façon stratégique à cet effet". Eh bien. Bonne chance!

Désolée, mais voter n'est pas une science exacte! Dans notre mode de scrutin, le vote dit stratégique tient carrément du fantasme. Essentiellement pour trois raisons: 1) Les députés sont élus par circonscription. 2) Les grands partis jouissent d'une brochette de "comtés sûrs" où même un chimpanzé borgne se ferait élire s'il est du "bon" parti. 3) Le parti avec le plus grand nombre de députés forme le gouvernement tant qu'il a la confiance de la Chambre. Qu'il soit minoritaire ou majoritaire.

Si on ajoute l'impact imprévisible sur le résultat d'un taux de participation de plus en plus bas, on comprend que "vouloir" un gouvernement majoritaire ou minoritaire, c'est une chose. Mais que penser en "produire" un en additionnant une multitude de petits "x" apposés de manière dite stratégique par des électeurs isolés les uns des autres à travers divers comtés, c'est prendre ses rêves pour la réalité!

De toute façon, la chose à faire n'est-elle pas de voter selon ses convictions? D'autant plus que voter "stratégique" est à peu près futile dans notre système.

ROMANTISME VS NOSTALGIE

La réalité est que la préférence exprimée pour un gouvernement majoritaire ou minoritaire est éminemment circonstancielle. Ce que ce dernier sondage confirme surtout, je dirais, est qu'une majorité de Canadiens considèrent que le gouvernement Harper fonctionne peu ou mal. À un point tel où 44 % souhaiteraient un gouvernement majoritaire libéral plutôt que conservateur! Au Québec, malgré le scandale des commandites, le chiffre grimpe à 51 %! C'est tout dire...

Force est de constater que le spectacle d'un premier ministre néoconservateur et hyper-partisan commence à user les nerfs des électeurs à l'est de l'Alberta. Et à leur faire souhaiter qu'une majorité mette fin à cette mauvaise joute tenant lieu de gouvernement. L'homme est partisan au point d'avoir été obligé de s'excuser pour avoir attaqué Michael Ignatieff au G8 pour des propos qu'il n'avait même pas tenus. Partisan au point d'avoir transformé la Chambre des communes en un western spaghetti sans fin où chaque session tourne au duel avec les libéraux pour quelques votes de plus...

L'an dernier, Stephen Harper a tellement joué avec son petit jeu de stratégie, que la gouverneure générale en a même fermé le Parlement face à la possibilité qu'une coalition PLC-NPD prenne le pouvoir. Le Canada est ainsi devenu le seul pays en Occident dont le Parlement fut fermé pendant des mois en pleine crise économique! Pas surprenant que l'appétit des Canadiens pour les gouvernements minoritaires ait viré en indigestion chronique.

Pourtant, ils sont habitués à la chose. La dernière élection leur donnait leur 11e gouvernement minoritaire depuis 1867! Mais avant Harper, cela signifiait une certaine collaboration entre les partis et des menus législatifs variés et parfois même consistants. Bref, si cette préférence pour les gouvernements minoritaires venait d'une vision quelque peu "romantique" de la chose publique, elle était également formée par des expériences passées plus heureuses que celles vécues sous M. Harper.

Au Québec, même s'il n'y a eu que deux gouvernements minoritaires - 1878 et 2007 -, bien des Québécois leur étaient favorables en 2007 et 2008. D'autant plus que Jean Charest, contrairement à M. Harper, s'était métamorphosé en "Monsieur Consensus" et prêchait les vertus de la "cohabitation" du haut de la Grande-Allée. Mais paradoxalement, il fut reporté au pouvoir en décembre avec une majorité.

Et pourtant, voyant les crises des derniers mois, c'est à se demander si les Québécois, contrairement à ce qu'ils souhaitent à Ottawa, n'éprouveraient pas maintenant ne serait-ce qu'un brin de nostalgie pour un gouvernement minoritaire à Québec...

Mais qu'ils soient minoritaires ou non, les gouvernements au Canada souffrent d'un mal bien plus inquiétant encore: celui d'une chute dramatique du taux de participation due à une érosion croissante de la confiance des citoyens à leur endroit. Pour une brochette de raisons. Dont cette impression que certains élus ont l'éthique de plus en plus flexible; qu'ils exercent de moins en moins leur pouvoir; que leurs premiers ministres en exercent trop; et que les lobbys d'affaires prennent trop souvent le dessus sur la société civile et le bien commun.

Tant et aussi longtemps qu'une ou un chef de parti ne se pointera pas avec une vision et une équipe que les citoyens sentiront capables de stopper, ou au moins de ralentir ce glissement du pouvoir politique, le taux de participation restera anémique. Parce que les citoyens verront que rien ne change. Que leurs gouvernements soient minoritaires ou majoritaires.

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Serge Gingras a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

Comme le disait la chanson : " C'est bien décourageant ".

Ça n'est pas blanc bonnet, bonnet blanc, mais ce n'est pas loin.

# 14 juil. 2009, 17:56

Claude Perrier a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

Vous écoutez de bien curieuses chansons, cher Monsieur Gingras...

Pas étonnant que les idées noires vous courtisent (trop?) régulièrement, donc.  Pourtant, en variant un peu votre répertoire, avec des titres tels que "La vie en rose", ou "Don't worry, be happy", votre moral ne s'en porterait probablement que mieux...

Bon.  Ce que je retiens surtout du billet ci-dessus, c'est que le bon peuple voudrait ceci ou préférerait cela - et tout le reste au cas où, mais que ce même bon peuple est trop mou pour se donner la peine de faire quelques pas pour aller voter.

Au fond, vous avez sans doute raison, Monsieur Gingras: c'est bien décourageant...

# 14 juil. 2009, 18:39

Gilles Bousquet a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

Arrêtez les "c'est bien décourageant" vu qu'on est à la veille d'avoir de la chaleur cet été, que nous n'avons pas la guerre au Québec et pas d'épidémie trop meurtrière, que le taux de chômage est bien plus bas qu'en Afrique, que la grande majorité des Québécois sont habillés pour jouir de nos 4 saisons, possèdent un char qui peut les mener partout tant qu'il y a du gaz dedans qui vient de réduire de prix pour se situer en bas de 1 $ le gallon sans compter que le degré de satisfaction du PLQ de M. Charest est à la baisse.

Who can ask for anything more pour que le bonheur nous tombe dessus ? Je vous le demande.

Pour ce qui est du fédéral, on vote Bloc, on n'est pas le ROC.

# 14 juil. 2009, 19:00

Gilles Bousquet a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

S'cusez, le gaz est en bas de 1 $ le litre, pas le gallon. Vieille habitude des mesures anglaises.

# 14 juil. 2009, 21:41

Jean-Serge Baribeau a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

Ce serait attristant si la «mauvaise volonté démocratique» de Stephen Harper amenait la majorité des citoyens à penser qu'un gouvernement minoritaire, c'est à la fois la peste et le choléra.  

Moi, j'aime bien, de manière relativiste plus qu'absolutiste, les gouvernements minoritaires.  Mais, me répétant un peu, je considère que lorsqu'il y a un gouvernement minoritaire il faut absolument que le sens de ce qu'est la démocratie soit l'apanage de tous les partis.  Et comme le souligne Josée Legault, cela est vrai aussi lorsqu'il y a un gouvernement majoritaire.

Moi je considère que les conservateurs et le petit despote appelé Harper sont une véritable catastrophe pour les deux pays (le Québec et le Canada).  Il est clair que ces esprits bornés, formatés et rétrogrades sont trop «idéologiques» pour comprendre, même minimalement, ce qu'est la démocratie telle qu'elle existe dans nos sociétés.  

L'idéologie réactionnaire et ultraconservatrice sera toujours, je l'espère, rejetée comme un corps étranger par la majorité des Québécois et des Canadiens.  Je n'ose imaginer la catastrophe politique, sociale et culturelle qui surgirait si un gouvernement majoritaire conservateur devait un jour gouverner ce pays (ou ces pays).

JSB

# 15 juil. 2009, 10:49

Richard Sauvé a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

Je vois, madame Legault, que vous avez regardé Télé-Québec hier soir!  

On y passait "Pour quelques dollars de plus" avec Clint Eastwood et Lee Van Cleef!

# 15 juil. 2009, 16:25

Serge Gingras a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

Merci beaucoup M. Perrier. En effet, j'ai un vaste répertoir passif, je ne chante plus, surdité oblige, depuis belle lurette. J'adore la chansonnette française et je ne crache pas sur les chansons anglaises. Mes préférées sont celles de Monthy Pyton, entre autres " Always look on the bright side of life " tiré du film hilarant " The Life of Bian ", la scène finale, la cucifixion.

Si je suis si démoralisé c'est sans doute qu'en plus de ce qu'écrit Mme Legault, je n'ai pas joué au golf depuis longtemps. Cette thérapie me fait le plus grand bien. Je me demande si M. Harper pratique ce passe-temps\sport? Si oui, il devrait si adonner plus souvent.

Comme le souligne M. Baribeau, M. Harper a de drôle de notions de ce qu'est la démocratie. M. Trudeau avait bien apprécié travailler avec M. David Lewis, chef du NPD à l'époque. Malgré mon opinion défavorable de M. Trudeau, il faut reconnaître qu'il a été beau joueur lors de son gouvernement minoritaire. On a fait passer le bien commun avant la partisannerie. Mais où sont les neiges d'antan? Villon!Brassens :-)

Vivement le soleil!

# 15 juil. 2009, 18:24

Réjean Asselin a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

Imaginons un instant un gouvernement majoritaire Conservateur avec Harper .................BRRRRRRRRRR !

Imaginons maintenant un gouvernement majoritaire Libérâllllllle avec Ignatieff et Coderre ...............BRRRRRRRRRR !

Maintenant imaginons un gouvernement majoritaire   Néo-Démocrate avec Layton........?????  Excusez- moi je crois que c'est impossible !

Alors je vais encore voter pour le Bloc .

PS: Voter stratégique est-ce quand les gens ont votés en masse pour Dumont et l'ADQ ou à l'élection suivante quand les même personnes ont laissés tomber Dumont et son équipe ?

Cé tu ça voter stratégique ??

# 15 juil. 2009, 18:50

Josée Legault a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

En fait, c'était une chouette coïncidence que le film «Et pour quelques dollars de plus» passe à Télé-Québec.. puisque pour des raisons personnelles, j'ai dû «rentrer» ma chronique un peu avant mon échéancier habituel...

Mais, étant une fan de Leone, et parlant de politique ici, on pourrait aussi ajouter des titres tels que:

«Les derniers jours de Stephen Harper»

«Pour une poignée de commandites»

«Le bon, la brute et le néant»

«Il était une fois dans l'Ouest» (pourquoi modifier un bon titre qui s'applique parfaitement bien à la situation actuelle?...)

«Il était une fois la contre-révolution»

«Mon nom est Iggy»...

«Pas de génie, pas d'associé et plein de cloches»

«Il était une fois à Ottawa»

Et je laisse le reste à l'imagination des membres...

# 15 juil. 2009, 23:24

Raymond Saint-Arnaud, Etat du Quebec a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

Le bi-partisme a fait son temps. Fondamentalement, ce n’est pas démocratique, car un parti peut être au pouvoir alors que la majorité des gens est contre eux. On devra avoir de plus en plus de gouvernements de coalition. C’est cela qui serait la vraie démocratie.

On veut plus de collégialité dans les gouvernements. Que les gouvernements minoritaires apprennent à gouverner en collégialité ou en coalition avec l’opposition, ce serait cela la véritable démocratie. Depuis très longtemps, on est gouvernés par des gouvernements qui représentent seulement entre 35 et 40% des gens.

Et d’ailleurs, pourquoi doit-il y avoir une “opposition officielle”? Il s’agit là d’une formule britannique qui a peu à voir avec la véritable démocratie.

Je crois que la seule solution au Canada actuellement, en attendant la souveraineté du Québec, est d'avoir à Ottawa un gouvernement de coalition où le Bloc aura son mot à dire et où on ne pourra pas cross(...) le Québec comme les gouvernements majoritaires libéraux et conservateurs l'ont fait dans le passé.

# 15 juil. 2009, 23:43

Paolo Mitriou a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

C'est évident que les électeurs ne peuvent pas choisir entre un gouvernement majoritaire ou un gouvernement minoritaire, surtout quand il y a de plus en plus de partis politiques qui s'affrontent. Alors pourquoi les maisons de sondages gaspillent-elles des sommes astronomiques pour demander aux gens s'ils préfèrent les gouvernements majoritaires ou les gouvernements minoritaires? Mystère et boule de gomme? Pas du tout. C'est bien plus simple à comprendre que le mystère entourant la façon dont on met le caramel dans une certaine tablette de chocolat.

Les sondeurs ne sont pas des idiots qui ont de l'argent et du temps à perdre. Les sondages qu'ils font sont commandés par les grands médias nationaux qui ont les moyens de se payer ces sondages. En général les gros capitalistes propriétaires de ces grands médias nationaux ne sont ni verts, ni néo-démocrates, ni bloquistes, ni marijuanistes, ni marxistes-léninistes, ni des blockistes de l'ouest, ni des partisans du Work Less Party, ni n'importe quoi d'autre de marginal. Ce sont des gros conservateurs sales ou des gros libéraux à peine plus propres. Lorsqu'ils commandent des sondages ce n'est jamais pour le fun. Ils ont toujours une idée croche derrière ou dedans la tête. Pas besoin d'être John Forbes Nash (A Beautiful Mind) pour comprendre leurs sombres motivations. Elles sont claires comme de l'eau de roche. Il est tivident que ces sondages bizarres sont menés dans le simple but d'affaiblir tous les tiers partis qui n'ont aucune chance de former un gouvernement. Au Québec on prépare ainsi le terrain pour la prochaine élection. On commence déjà à affaiblir le terrain du Bloc Québécois et, le moment venu, on posera encore la sempiternelle question stupide de la pertinence de ce parti politique. Pourtant tant que les québécois voteront pour ce parti il sera pertinent et lorsque les québécois se détourneront de ce parti il ne sera plus pertinent. Mais ça les gros mangeux d'argent ne peuvent pas l'accepter. Alors ils tirent tant qu'ils peuvent, de toutes les façons possibles, sur tout ce qui n'est pas libéral, conservateur ou encore plus à droite.

J'espère que peu de gens se laisseront piéger par ces manoeuvres douteuses.

Moi mon idée est faite depuis longtemps. Au Canada je veux qu'il y ait toujours des gouvernements minoritaires. Ce sont ceux qui servent le mieux les intérêts du Québec parce qu'ils forcent les partis fédéralistes à être toujours en mode séduction auprès des québécois. Si les québécois se jettent dans leurs bras ils deviennent alors des proies conquises, donc sans intérêt. Le Québec est alors négligé au profit des nouvelles provinces récalcitrantes qui deviennent alors, à leur tour, les nouvelles proies à conquérir. C'est une science plus exacte que la simple science politique. C'est une science qui mélange la sexualité et la politique parce que, dans le fond, tous les politiciens sont un peu "putes" et nous sommes tous un peu client, dans la mesure où les premiers réussissent à séduire les seconds.

Au niveau provincial je suis plutôt ambivalent. Je suis à la fois pour et contre les gouvernements majoritaires. Je suis pour quand ils sont péquistes et je suis contre quand ils sont n'importe quoi d'autre. Alors si un sondeur me téléphone (ça arrive parfois) pour me demander si je préfère les gouvernements majoritaires aux gouvernements minoritaires je vais répondre que ça dépend d'où et de qui. Ma réponse se retrouvera alors dans la catégorie "ne sait pas" alors que je sais trop bien mais un tel choix de réponse n'est jamais possible dans ce type de sondage. Les choix de réponses qu'on nous donne sont toujours ceux qu'on veut bien nous donner. C'est un genre de démocratie tronquée et orientée. Je le sais parce que j'ai fait beaucoup de sondages de toutes sortes et tout le monde sait qu'on peut faire dire ce que l'on veut à un sondage. Ce que les grosses poches voulaient faire dire aux sondages à ce moment-ci c'est que pour être gouvernés efficacement on doit dorénavant choisir entre bonnet blanc ou blanc bonnet et qu'il n'y a donc plus de place pour la marginalité ou l'originalité. Le sondage publié ne pouvait pas parvenir à une autre conclusion que celle souhaitée par les commanditaires parce que si la majorité des répondants avaient été en faveur des gouvernements minoritaires le sondage n'aurait tout simplement jamais été publié. Il se serait retrouvé dans des archives secrètes à travers des centaines d'autres sondages jamais publiés parce qu'on ne parvenait pas, malgré tous les efforts, à leur faire dire ce qu'on voulait leur faire dire. Ce sont des choses qui arrivent comme ce fut le cas du dernier sondage disponible avant la réélection de Charest en décembre dernier. Ce sondage donnait les libéraux et les péquistes nez-à-nez au niveau du nombre de comtés mais il n'a jamais été publié dans les médias québécois. Par contre on le trouvait dans le Globe and Mail trois jours avant le scrutin.

Voilà entre autres comment on manipule l'opinion publique dans nos "démocraties".

# 16 juil. 2009, 02:03

Michel Bertrand a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

Je suis content de lire que la théorie du complot semble toujours trouver preneur... Oui, ça doit être vrai: Les statistiques sont contrôlées et manipulées par les méchants fédéralistes qui hypnotisent les pauvres citoyens pour les tenir dans l'esclavage! C'est la Matrix pour vrai! Ils sont passés maîtres dans l'art de la désinformation et de l'obfuscation. Mais heureusement tout n'est pas perdu! La vérité, la vraie est diffusée, saine et sauve par les bloggeurs et Journalistes du Voir, du Devoir et de Vigile. Ils en sont, en toute objectivité, les détenteurs légitimes.

Oui, l'opposition lave toujours plus blanc...

# 16 juil. 2009, 16:36

Serge Gingras a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

Il est facile de manipuler un questionnaire, c'est une question de malhonnêteté. Je ne donnerai pas de leçon dans l'art de ce faire, disons simplement que je connais le tabac pour avoir travaillé dans le domaine pendant plus de 20 ans.

Et oui, je crois que gouverner avec la collaboration des autres partis serait beaucoup plus démocratique que ce modèle qu'on nous impose depuis 1867 au moins.

Nous avons du chemin à parcourir avant d'atteindre une saine démocratie. Je préconise donc la succession de gouvernements minoritaires jusqu'à ce que la leçon soit apprise. L'ennui c'est que je ne sais pas comment on vote systématiquement pour un gouvernement minoritaire. C'est un os!

Entretemps, l'électora se désintéresse de ce qui devrait le préoccuper grandement : la qualité de nos politiciens. On en fait mainteant une carrière et non plus un devoir de citoyen. Au secours!

# 16 juil. 2009, 17:08

Claude Perrier a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

Vous êtes un sage, Monsieur Gingras.

Hélas, la vie se fout passablement de la sagesse.

Mais ne désespérez pas, jamais.  Un jour, on votera pour un gouvernement capable de nous ramener à une vie meilleure, à une vie telle que nous la méritons vraiment.

Sera-ce un gouvernement minoritaire?  Douteux, car un tel gouvernement ne fait habituellement que tâcher de survivre.  Un gouvernement majoritaire?  Peut-être, s'il est bien intentionné.

Mais, comme vous le faites si justement valoir, il y a la question de la qualité de nos politiciens...  

# 16 juil. 2009, 18:43

Lynne Champoux-Williams a dit :

re: Le vote n'est pas une science exacte

Ce commentaire me brûlait depuis la lecture de votre article... pourquoi ne pas avoir abordé le changement du mode de scrutin comme solution positive?

# 22 juil. 2009, 21:26