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Voix publique
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Pour voir juste sur ce qu'il se passe dans les têtes de ceux et celles qui occupent les palais et les parlements du Québec, du Canada et du monde, suivez les analyses politiques percutantes de Josée legault sur son blogue.
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Un vendredi mémorable!
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Quel beau vendredi matin ce fut.
Quel privilège ce fut de partager une heure en ondes avec Jacques Parizeau, Janette Bertrand, Michel Tremblay et René-Daniel Dubois.
Je regardais ces trois institutions nationales que sont devenus Mme Bertrand, messieurs Parizeau et Tremblay, et j'avoue bien humblement que j'étais pas mal, pas mal impressionnée!
C'est d'ailleurs ce que ma collègue Nathalie Petrowski et moi-même avons eu comme immense plaisir ce matin à l'émission de Christiane Charette.
http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2009-2010/
(Pour l'écouter, cliquez à droite de l'écran sur «Écoutez l'émission du 20 novembre, Première partie»)
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Et sur une autre note, voici, tel que promis, ma chronique parue aujourd'hui dans The Gazette et portant sur le «spectacle» de mauvais goût auquel on assiste à l'Assemblée nationale en lieu et place de la commission d'enquête publique que le gouvernement Charest refuse encore et toujours de créer.
http://www.montrealgazette.com/news/Liberals+refusal+hold+inquiry+could+come+back+haunt+them/2243754/story.html
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Le gouvernement s'entête
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Même suite au rapport du Vérificateur général critiquant sévèrement certaines pratiques du Ministère des Transports dans le processus d'octroi de ses contrats d'infrastructures, le gouvernement s'entête à refuser la mise sur pied d'une commission d'enquête publique et indépendante.
Ce matin, à l'Assemblée nationale, la période de questions a donc viré à la foire d'empoigne:
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/277552/collusion-aux-transports-julie-boulet-jure-qu-elle-n-etait-pas-au-courant
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Je reviendrai sur la stratégie du gouvernement dans ma chronique à paraître demain dans The Gazette, dont son usage de cet article paru jeudi matin dans Le Soleil, au lendemain du dépôt du rapport du Vérificateur général:
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/200911/18/01-922964-ethique-claude-blanchet-avait-des-actions-chez-des-partenaires-de-la-sgf.php
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Voir aussi ce texte éclaire de Pierre-André Hudon sur la «dangereuse proximité des secteurs public et privé»:
http://www.ledevoir.com/societe/justice/277490/les-contrats-d-infrastructure-la-dangereuse-proximite-des-secteurs-public-et-prive
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Mais dans cette atmosphère malsaine, où le refus du gouvernement ne fait RIEN pour rassurer les contribuables sur la manière dont on gère leurs deniers, ou dont leur démocratie protège ou non le bien commun, ce petit incident, anodin en apparence, en dit pourtant long sur la manière avec laquelle le gouvernement fait tout pour attirer l'attention sur des vétilles pour mieux éviter de s'attaquer à la substance du dossier des infrastructures.
Cet «incident» est celui d'un député péquiste qui, lors de la période de questions, hors micro, aurait crié à Nathalie Normandeau, la vice-première ministre, «ferme ta gueule». Ce qui, bien sûr, est grossier. Mais qui, malheureusement, ne fait que s'ajouter à d'autres grossièretés qui, de tous temps, ont fusé dans cette Chambre hors micro des sièges de la plupart des partis. Une pratique de cour d'école à laquelle trop d'élus s'adonnent en oubliant l'Institution dans laquelle ils siègent...
Ça, c'est une chose.
Mais c'est une autre que d'entendre Mme Normandeau, convoquant ensuite les journalistes, s'en offusquer en tant que «femme» au nom de toutes les «femmes» qui siègent à l'Assemblée nationale...
Pardon?...
Comme si, malheureusement, aucun député-homme ne se serait jamais fait apostrophé de manière aussi grossière dans la même enceinte avec précisément ces mêmes mots...
http://www.assnat.qc.ca/fra/conf-presse/2009/091119NN.HTM
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Jean-Marc Fournier à Ottawa
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Ainsi, Jean-Marc Fournier, ex-ministre de l'Éducation dans le gouvernement Charest, deviendrait donc le «Premier Secrétaire» de Michael Ignatieff.
Celui-là même qui, tout frais sorti de la politique active, s'est retrouvé, selon sa biographie officielle de l'Assemblée nationale, «vice-président principal en planification stratégique au sein de la division Socodec, filiale de SNC-Lavalin». Et comme «conseiller du Parti libéral du Canada pour le Québec».
http://www.assnat.qc.ca/FRA/Membres/notices/e-f/fouj2.shtml
(mise à jour: septembre 2009).
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Ma collègue Chantal Hébert le baptise donc maintenant le «Jean Pelletier de Michael Ignatieff». Quoique le chef de cabinet de Michael Ignatieff est en fait Peter Donolo - ze big boss, le vrai, et pour raison, du bureau du chef de l'Opposition officielle.
En effet une recrue de choix, ce Peter Donolo. Issu, il va sans dire dès qu'on parle d'«efficacité politique» au PLC, de la filière Chrétien.
Mais nonobstant cette différence de titres entre M. Fournier et feu M. Pelletier, il reste que la «comparaison», sur le fond, n'est pas nécessairement très flatteuse.
Mais heureusement pour M. Fournier, il n'y a aucun référendum, ni commandites, à l'horizon.
Sinon, d'aucuns, face à une telle comparaison, pourraient être tentés de lui rappeler que son illustre prédécesseur avait déclaré cette chose pas très jolie au chroniqueur Gilbert Lavoie du Soleil:
««Dans la guerre, on ne se demande pas si les munitions sont payées, on les tire», a répondu M. Pelletier, en réponse à une question portant sur la conformité du financement du grand love-in fédéraliste de Montréal, avec la loi québécoise sur les référendums.»
Voir: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/jean-pelletier-1935-2009/200901/13/01-817350-dion-nest-pas-le-pere-de-la-loi-sur-la-clarte-referendaire.php
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Comme quoi, en bout de piste, d'avoir des Québécois dans le cabinet d'un chef libéral fédéral ne signifie pas automatiquement qu'on y prêtera une oreille plus attentive aux besoins réels de la «belle Province»....
Tout dépend évidemment des circonstances, de la «vision» du chef et des autres influences qui jouent autour de celui-ci et pèsent dans sa balance.
Et, de toute façon, avec ou sans M. Fournier, Michael Ignatieff a déjà fait son lit sur la question du Québec. Puisqu'en juin dernier, il déclarait que le Québec avait déjà tous les pouvoirs dont il avait besoin, merci beaucoup! Traduction: pas question de lui en accorder d'autres.
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/253649/c-est-clair
Bref, même s'il recrutait le Bonhomme Carnaval comme conseiller spécial, il est plus que probable que le chef libéral ne bougerait pas d'un centimètre quant à la question nationale québécoise...
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Mais qui sait? Ce sera peut-être M. Ignatieff, qui finira par savoir ce qui est arrivé à l'Ilot Voyageur alors que son nouveau premier secrétaire était ici le ministre de l'Éducation...
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Pour fins de mémoire, voici ce qu'en disait sur cette question le rapport du Vérificateur général quant à la part de responsabilité du Ministère de l'Éducation, des Sports et des loisirs (MESL) dans ce fiasco financier:
«(...) autant le CA de l'UQAM et l'assemblée des gouverneurs que le MELS ne se sont acquittés adéquatement de leurs responsabilités relatives aux projets immobiliers de l'UQAM. Ils partagent donc aussi, à des degrés divers selon leur rôle respectif, la responsabilité des conséquences désastreuses de la mauvaise gestion des projets immobiliers effectuée par des membres de la direction de l'UQAM. (...) (Le ministère) n'a pas fait de suivi rigoureux de la situation financière de l'UQAM en utilisant toutes les informations tant internes qu'externes qui lui étaient disponibles.»
extraits, pp. 30-32: http://www.vgq.gouv.qc.ca/fr/publications/rapport-annuel/2008-2009-T1/Rapport2008-2009-T1-Faits-saillants.pdf
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Mais comme le dirait peut-être Henri-Paul Rousseau, voilà bien ici un de ces autres «mystères de la vie»....
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Passer le témoin
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À Tout le monde en parle, Jacques Parizeau, maintenant à l'aube de ses 80 ans, a laissé tomber ceci avec son élégance habituelle: "Je quitte graduellement les choses..."
Qu'il l'ait dit par un 15 novembre - date marquant le 33e anniversaire de la première élection du PQ - ajoutait à la gravité symbolique du moment. Trente-trois années. Déjà. Deux référendums sur la souveraineté, un rapatriement unilatéral et deux échecs constitutionnels déterminants. Sans compter la mort de René Lévesque, Robert Bourassa et Pierre Trudeau, disparus dans le triangle des Bermudes de la "question constitutionnelle".
Pendant ce temps, Jacques Parizeau aura été, et demeure, l'indépendantiste impénitent et vacciné à vie contre la peur. Il fut et demeure impossible à acheter ou louer. Même pour Paul Desmarais, dont l'écurie de chefs politiques bien domptés est pourtant bien garnie. Un intellect exceptionnel et une force déterminée à créer ce foutu pays. Résultat: comme il le rappelle dans son nouvel ouvrage - La Souveraineté du Québec. Hier, aujourd'hui et demain -, seules 52 000 voix sur plus de 5 millions l'ont fait avorter en 1995. Dixit Monsieur: "61 % de ces francophones à qui on avait tenté depuis 30 ans de faire peur ont voté Oui." Une défaite. Mais aussi un progrès.
C'est pourquoi la "peur" est le véritable fil conducteur du livre. La "peur" ou, plus précisément, son recul. Cette peur qui paralysait une majorité de Québécois à la seule pensée d'une séparation. La peur de perdre ses épargnes, son emploi, sa pension de vieillesse ou même les Rocheuses! Lire ce livre, c'est comprendre le travail colossal ayant mené à ce début de recul de la peur.
Mais ce livre nous dit aussi que son inquiétude se tourne maintenant vers un nouveau phénomène: l'indifférence. Comme un goût de passer à "autre chose" face à cette reprise incessante des mêmes vieux refrains sans que RIEN ne change. Un Canada devenu impossible à réformer et une souveraineté qui n'arrive pas n'ont rien pour faire mousser la ferveur populaire! La question Québec-Canada fait figure d'escargot attardé face à ce monde qui ne cesse de changer à la vitesse grand V.
C'est pour cette raison que son livre ne s'adresse ni aux "convaincus" de la cause, ni à une classe fictive de l'ancien professeur des HEC. Je crois qu'il s'adresse plutôt à la suite du monde, comme on dit. À ces moins de 45 ans dont plus de la moitié passent lentement à "autre chose". C'est à eux que Monsieur parle ici.
Eux, qui ne se retrouvent pas dans des élites peu inspirantes et peu audacieuses. Alors que les plus de 45 ans, eux, ont déjà été portés par le leadership politique le plus dynamique que ce peuple ait jamais connu. Sans compter ce désir profond de concilier nationalisme et internationalisme, plutôt que de les opposer...
Ce livre parle donc aux plus jeunes de ces 33 dernières années. De ce qu'elles veulent dire. Il leur parle aussi d'environnement et de mondialisation. Il leur rappelle ce que le discours dominant cherche à leur faire oublier. Soit que l'État doit jouer un rôle actif parce qu'il demeure le seul vrai "protecteur" de chaque citoyen. Mais dans la mesure où il est démocratique et représente une société aux intérêts justement communs.
Il démontre que, contrairement à ce qu'avancent les Lucides, ces "déclinologues", le Québec n'est pas trop pauvre pour voir plus grand. Il leur montre qu'en politique, nul besoin de chercher les "complots". Il s'agit seulement de comprendre les "intérêts" en jeu. Comme lorsqu'il cite en exemple le "lâchage" du Québec par Nicolas Sarkozy. Un lâchage livré par reconnaissance envers son mentor Paul Desmarais père. Dont les intérêts d'affaires et l'anti-souverainisme légendaire s'en sont trouvés par le fait même récompensés.
À LA RECHERCHE DE LA RELÈVE PERDUE
Bref, ce livre est une ligne jetée à l'eau. Espérant nourrir une certaine réflexion tournée vers l'avenir. Pas seulement l'avenir du reste de la planète, de nos déchets et des ours polaires. Mais aussi le nôtre, ici. Ce livre rappelle donc aux plus jeunes que ce sont encore les hommes et les femmes qui font l'Histoire. Comme eux. Un jour.
À TLMEP, Jacques Parizeau fut incapable de nommer un seul leader d'ici "porteur d'espoir". "Nous sommes entre deux générations", disait-il, se demandant où sont passés les 30-40 ans. En fait, ce sont les 30-50 ans qui manquent à l'appel. Surtout les esprits plus indépendants, dont le principal handicap est de rebuter des élites frileuses au confort devenu un peu trop douillet.
Mais monsieur Parizeau connaît son histoire. Il sait qu'un jour, la nécessité les appellera. Mais il craint aussi, avec raison, qu'entre-temps, le goût de l'indépendance, si peu nourri, finisse par s'étioler. Sans tambour ni trompette. D'où cette ligne lancée à l'eau.
En refermant ce livre vivant, clair et beaucoup plus accessible que certains l'ont dit, je me suis rappelé les paroles musclées du jeune Jules Falardeau aux funérailles de son père Pierre: "(...) je m'adresse au Parti Québécois. Vous êtes censés être notre levier vers l'indépendance. Si vous ne la faites pas, vous n'avez aucune raison d'exister."
Mais Jacques Parizeau, l'œil encore et toujours tourné vers l'avenir, était quant à lui déjà rendu à la prochaine étape. Celle de l'appel à la relève. Avec ce livre, il lui passe tout simplement le témoin...
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@ Monsieur Parizeau «blogue» aussi maintenant:
http://michelbrule.com/blog_parizeau/
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Les trois amigos...
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Sans commentaires...

source: Revue «MONTRÉAL CENTRE-VILLE», vol. 3, numéro 4, hiver 2010, page 76.
photo: Yves Beaulieu
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Le «modèle» Parizeau
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Si vous le permettez, exceptionnellement, je mettrai en ligne ma chronique hebdomadaire mardi après-midi plutôt que mercredi puisqu'elle portera sur le livre de Jacques Parizeau - «La souveraineté du Québec. Hier, aujourd'hui et demain» (Les éditions Michel Brûlé). Question de se tourner vers l'avenir.
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Mais pour le moment, revenons sur le passé récent et le présent.
Je me contenterai de relever ces deux citations, lesquelles, je crois, illustrent fort bien une des différences fondamentales existant entre Monsieur Parizeau et chacun de ses successeurs à la tête du Parti québécois quant à leur degré respectif de détermination face à leur option (1).
Celle de Mme Marois, quant à elle, rappelle qu'en quelque part, le manque de clarté et de volonté politique des successeurs de M. Parizeau aura aussi sûrement contribué à la décroissance des appuis à la souveraineté chez les 18-44 ans, de même qu'à cette majorité de Québécois qui, aujourd'hui, voit cette option comme étant «réalisable» mais tout en croyant par contre qu'elle «ne se réalisera pas» (2).
Cette combinaison étant en partie la résultante de l'inaction et du silence des élites souverainistes depuis 1996, autant sur leur option que sur la question linguistique ou le fameux «projet de société». S'en souvient-on seulement? Le problème étant que ces élites, qui sont aujourd'hui, pour la majeure partie, les mêmes, refusent également de prendre conscience des effets de leurs propres choix politiques post-1995 et donc, de réajuster le tir en conséquence. Ce refus semble les avoir empêché d'exercer leur leadership et de produire le renouvellement nécessaires à l'avancement de leur propre option.
Aujourd'hui, par contre, la chef actuelle a affirmé être en accord avec la nécessité de se remettre au travail. Et, d'une part, comme certains des membres l'ont souligné ci-bas, il est en effet vrai qu'elle propose au moins certaines initiatives - une constitution en étant une majeure, c'est le moins qu'on puisse dire.
Par contre, d'autre part, s'engager à tenter de «rapatrier» des pouvoirs dans un premier mandat risquerait fort de créér une approche d'«éparpillement» et de perdre un temps précieux à tenter de réformer un système dont ce parti dit vouloir sortir. Ce qui, on imagine, fera aussipartie de la «réflexion»...
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Voici donc les deux citations en question:
Primo: Pauline Marois, chef du PQ, ce midi, sur les ondes de Radio-Canada:
«Nous tiendrons un référendum lorsque nous jugerons pertinent de le faire».
Et faisant sûrement référence à son projet de plutôt «rapatrier» des pouvoirs d'Ottawa si le PQ prend le pouvoir, elle ajoute: «Avant de tenir un référendum, nous devons faire avancer le Québec». Puis ceci: «Je ne prendrai pas d'engagement sur le temps et le calendrier».
Secundo: Jacques Parizeau, ce matin, sur les ondes de LCN:
Répondant à une question portant sur le problème d'être au pouvoir et d'attendre pour bouger, M. Parizeau repond ceci:
«C'est une des raisons pour lesquelles quand on prend le pouvoir, il ne faut pas attendre trop longtemps pour se décider, pour donc faire un référendum. Avant 1995, j'avais dit, quand on prendra le pouvoir, il y aura un référendum dans les huit à dix mois qui suivront. C'était la bonne formule. Puis, le pays, on l'a raté par 52,000 voix sur 5 millions.»
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(1) Lucien Bouchard disait attendre les «conditions gagnantes»; Bernard Landry attendait l'«assurance morale de gagner» et inséra dans la plateforme électorale de 2003 le projet d'une «union confédérale»; André Boisclair parlait quant à lui d'un référendum «le plus rapidement possible», mais une vaste majorité de Québécois ne le considérait pas crédible même comme chef de parti; Pauline Marois refuse cet engagement.
(2) Voir:
http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2009/06/09/un-jugement-s-233-v-232-re.aspx
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En attendant Jacques Parizeau...
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Dès qu'on est le moindrement superstitieux, on tend à craindre les vendredi 13...
Mais avec une journée d'automne aussi belle et ensoleillée, la superstition prend le bord!
De mon côté, avec ma collègue Nathalie Petrowski, ce vendredi 13, a bien débuté, avec notre revue hebdomadaire de l'actualité à l'émission de Christiane Charette.
Avec Dany Laferrière, Régine Laurent & Bernard Landry, nous avons discuté, évidemment, du naufrage de l'ADQ.
Mais également du nouveau pétit catéchisme de la citoyenneté du gouvernement fédéral pour les nouveaux arrivants; du sérieux problème de leadership du ministre de la Santé et, avec Dany, de l'exil, autant extérieur qu'intérieur.
http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2009-2010/chronique.asp?idChronique=95989
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Le tout, bien sûr, en attendant le très attendu nouveau livre de Jacques Parizeau: «La souveraineté du Québec. Hier, aujourd'hui et demain» (Les éditions Michel Brûlé). Le livre sera disponible dès ce lundi 16 novembre.
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J'ai hâte.... Je l'avoue....
Pourquoi?
Parce que «Monsieur» est d'une redoutable intelligence des choses.
Parce que la constance, la détermination et la cohérence qui le caractérisent sont devenues chez la classe politique actuelle des denrées aussi rares que les icebergs en Floride.
Pour sa clarté. La vraie. Pas celle de Stéphane Dion...
Parce qu'il est un homme droit.
Parce qu'il est un homme honnête.
Parce que la discussion, incluant les désaccords, ne lui font pas peur.
Parce qu'il aura été un des très, très rares premiers ministres québécois à ne pas avoir courbé l'échine devant Paul Desmarais.
Parce qu'il demeure un des économistes les plus brillants de son temps.
Parce qu'il est un pédagogue exceptionnel.
Parce qu'il adore échanger avec les jeunes. Ce qui veut dire qu'il ne fait pas que parler, il écoute aussi...
Parce que contrairement à certains clichés, il renouvelle et met à jour continuellement ses connaissances et ses idées.
Parce qu'il n'a pas de «cassette»...
Parce que le Canada anglais l'a craint.
Parce qu'avec ou sans «charisme», il est un homme raffiné, cultivé, galant, doté d'un sens de l'humour redoutable et d'un charme fou.
Mais surtout, parce qu'au-delà de tout - et que l'on épouse ou non sa cause politique - il possède ce qu'il y a de plus précieux en politique: le sens de l'État et du bien commun...
Et cela, même ses adversaires les plus coriaces et ses critiques les plus acerbes ne peuvent le nier.
Bref, son nouveau livre promet d'alimenter les débats. Mais surtout, il promet d'alimenter cette petite chose qui nous échappe de plus en plus dans un monde où tout bouge à la vitesse de l'éclair: la RÉFLEXION.
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«Monsieur» sera aussi à Tout le monde en parle le 15 novembre, une date presque mythique pour son parti puisque le PQ remporta le pouvoir pour la première fois il y a de cela déjà 33 ans...
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Taillon vs. Harper?
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Hier, dans mon billet «ADQ avec ou contre les conservateurs?», je posais la question suivante:
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«Serions-nous peut-être en train d'assister à une espèce de règlement de comptes, non pas seulement entre des «egos», mais aussi entre ceux à l'ADQ désirant continuer à se coller sur le PC de Harper ,et ceux qui, pour toutes espèces de raisons, préfèrent s'en tenir le plus loin possible?» |
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http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2009/11/11/adq-avec-ou-contre-les-conservateurs.aspx
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Voir aussi ce que j'en rapportais ici dès avril dernier:
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«Contrairement à Mario Dumont qui s'était pris d'une grande amitié pour le Parti conservateur de Stephen Harper, Gilles Taillon dit vouloir maintenant «garder une totale objectivité vis-à-vis des partis fédéraux».» |
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De son côté, c'est du moins ce qu'avance Gilles Taillon dans cette lettre ouverte tout juste envoyée aux médias comme explication principale pour ce qui se passe à l'ADQ:
Bref, c'est à suivre....
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«Les masques sont tombés. Peu après l'annonce de ma candidature le 24 avril dernier, encouragé à ce moment par plusieurs dont Mario Dumont, j'ai senti un certain malaise au sein de l'ancien establishment du parti. Comme parti autonomiste, j'ai cru et je crois toujours qu'aucune influence d'un parti fédéral ne devait et ne doit limiter la marge de manoeuvre de l'ADQ.
J'ai déclaré, lors du Conseil général de mai, que les distances devaient être maintenues avec le parti conservateur du Canada et aussi, avec tous les autres partis oeuvrant sur la scène fédérale. Ma déclaration a fait l'objet d'un reportage de Pierre Duchesne, de la société Radio-Canada. Celui-ci a clairement fait part de ma prise de position. Lors de ce même reportage le journaliste a aussi identifié le sénateur Housakos comme celui qui jusque-là, à titre de président de la Commission du financement de l'ADQ, faisait le pont entre les conservateurs au fédéral et l'ADQ au Québec.
Cette prise de position publique sur la nécessaire autonomie de l'ADQ, vis-à-vis les partis politiques fédéraux, m'a valu plusieurs réprimandes de membres influents du parti. J'ai donc décidé de rencontrer le sénateur Housakos et de lui faire part de vive voix de ma prise de position. Dans les jours suivants, la rencontre a bel et bien eue lieu dans un restaurant d'Ottawa. J'ai alors clairement dis au Sénateur Housakos, que je n'avais rien contre les conservateurs ou lui-même. Mais aussi, que sous mon éventuel leadership, l'ADQ travaillerait aux seuls intérêts du Québec et ce, sans aucune attache à quelque parti fédéral que ce soit. Je lui ai aussi fait part que comme membre de l'ADQ, il était le bienvenu et pouvait contribuer au financement de ma campagne selon les règles établies par le parti.
Je comprends aujourd'hui, avec les sorties publiques des anciens « propriétaires » du parti, Mario Dumont en tête, que mon élection à la tête de l'ADQ signifiait pour ces gens, la fin d'une alliance intouchable. À partir de ce moment, Gilles Taillon ne pouvait plus demeurer à la tête de l'ADQ et ce, malgré le choix démocratique des militants. Le travail de sape a alors commencé et n'a jamais cessé depuis. Je vous laisse le soin de juger les événements des derniers jours et du rôle qu'ont joué Éric Caire et Gérard Deltell.
Je me suis lancé en campagne avec l'intention d'offrir aux Québécois une alternative aux vieux partis. Ma plate-forme était limpide quant aux axes de développement et mon intention de faire le ménage dans les finances publiques pour éviter aux Québécois de passer à la caisse. Avec le gaspillage et les malversations mises à jour par les médias, plus personne ne peut se fermer les yeux. On m'a rapporté des éléments troublants concernant le financement de notre parti dans les années antérieures. Comme chef de ce parti, j'ai doc décidé de prendre mes responsabilités et de demander aux autorités policières de faire la lumière sur la situation.
Avant le caucus de mardi matin, j'ai compris que seul mon départ mettrait fin à la bisbille « orchestrée ». Je me devais de partir. Au moment de l'annonce de mon départ, j'étais persuadé que par respect pour les quelque 2000 militants qui ont voté pour moi, qu'on pourrait attendre que le chef élu au suffrage universel soit remplacé lors d'une élection tenue conformément à nos statuts. Je souhaite ardemment qu'il en soit ainsi. Les militants méritent cette marque de respect.
Gilles Taillon Chef de l'Action démocratique du Québec»
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UN NOUVEAU «BEAU PÈRE»?
Dans les multiples couches de cette crise rocambolesque à l'ADQ - et sans égards aux versions respectives de M. Taillon d'un côté, et de celle de messieurs Caire & Dumont -, c'est à se demander si Mario Dumont ne serait pas aussi en train de se métamorphoser en «beau-père» politique, puisqu'il se sert maintenant presque quotidiennement de la tribune de son émission pour «commenter» ce qui se passe au sein du parti dont il a quitté la direction.
Dernier épisode: il y a quelques minutes, rapportant que Gilles Taillon venait de rendre publique cette lettre, il ajoutait, petit sourire en coin:
«On comprend que cet homme-là vit un échec personnel qui est difficile, on comprend que sur le plan professionnel, il a vécu une brillante carrière et vit cette semaine un échec difficile. Maintenant, je ne pense pas qu'il faut chercher au complot si savamment orchestré.»
Ah bon?...
Bref, soit dit en tout respect, M. Dumont devrait peut-être en jaser avec son bon ami Lucien Bouchard, lequel pourrait lui expliquer les vertus d'un certain devoir de réserve... Surtout lorsque son ancien parti vit une crise majeure...
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Pour nos frères & nos soeurs
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En ce jour du Souvenir, on ne peut que penser à nos compatriotes, hommes et femmes, qui, parfois dans des guerres justes, parfois dans des guerres futiles, ont donné et donnent d'eux-mêmes au risque de leur vie.
Certains sont revenus ou reviendront dans des cercueils, d'autres en chaise roulante, d'autres avec l'âme émiettée.
On pense à tous ces vétérans des guerres passées qui, une fois de retour, n'ont pas toujours eu droit au soutien et aux services qui leur auraient été pourtant essentiels.
On pense aussi à leurs familles, leurs amours, leurs amis.
Mais on pense également aux «civils» de toutes les guerres, considérés par les généraux comme autant de «dommages collatéraux».
Ces hommes, femmes et enfants qui y laissent, eux aussi, parfois leur vie, parfois leur santé, parfois leur âme.
Et tous ces enfants orphelins, toutes ces femmes, de tous temps, en situation de guerre, violées et complètement déshumanisées.
Ainsi, aujourd'hui, que l'on soutienne au nom la présence de l'armée canadienne en Afghanistan - personnellement, j'y suis farouchement opposée -, il reste que ce sont nos frères et nos soeurs qui s'y trouvent.
D'où, je crois, l'intérêt de l'initiative du député Gérard Deltell (eh oui, qui n'a strictement rien à voir avec la crise actuelle à l'ADQ), de demander à la Commission de toponymie de rebaptiser l'autoroute Henri-IV de Québec en «Autoroute de la Bravoure».
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/11/20091111-133054.html
http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/politique/provinciale/archives/2009/11/20091110-221946.html
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La "caution morale"
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Constatant l'agonie de l'ADQ, surtout qu'elle a été, par hasard, drôlement accélérée par sa propre démission-choc, Éric Caire clame sur tous les toits son souhait de voir émerger une nouvelle coalition qu'il qualifie de "centre-droite".
Frottant sa lampe magique en espérant y voir sortir un génie prêt à lui exaucer ses trois vœux, il rêve aussi de voir le Lucide-en-chef lui-même devenir géniteur de ladite coalition: "Oui, ce serait un beau rêve. Mais si on reste dans le domaine du rêve réalisable, une caution morale de Lucien Bouchard serait déjà un engagement très fort de sa part. Pourquoi pas le voir parrainer un mouvement comme celui-là sans y prendre une part plus active?"
Lucien Bouchard comme "parrain" de la droite québécoise? Le rôle lui irait en effet comme un gant.
Comme troisième souhait, M. Caire pense "à des gens comme François Legault, Joseph Facal, Jacques Ménard, André Pratte, pour ne nommer que ceux-là. Et il y en a d'autres."
S'il y en a d'autres? Sans blague! Mais il y en a plein! Surtout si on utilise les bons termes.
Je m'explique. Dans notre spectre idéologique canadien et québécois, le fait est que les idées de M. Caire et des Lucides - pas toutes, mais la plupart -, tiennent plus de la "droite" que du "centre-droit". Par contre, si on leur adjoint les leaders d'opinion et les partis qui campent plus au centre-droit, comme le PLQ sous Jean Charest, ça commence à faire beaucoup de monde à la messe!
Du moins, chez les "élites", puisqu'une majorité de Québécois ne loge pas vraiment dans la niche ultraconservatrice des Lucides. Cette niche où l'on croit dur comme fer que les forces du marché font presque toujours mieux que l'État. Sauf, bien sûr, lorsque ce même marché nous précipite en pleine crise et court au même État pour exiger qu'il presse les contribuables comme des citrons afin qu'ils payent pour les dégâts faits par le même marché...
Donc, chez les élites, ici comme ailleurs, ça ne manque pas de monde du côté de la droite et du centre-droit. On peut trouver ça bon ou mauvais. Mais il est impossible, objectivement, de nier l'évidence. À un point tel qu'on pourrait même dire que cette belle "coalition" de droite souhaitée par Éric Caire existe déjà dans les faits!
Au fédéral, elle s'appelle le Parti conservateur du Canada! Mais au Québec, il est vrai que, n'étant pas unie sous la bannière formelle d'une coalition ou d'un parti comme celui de Stephen Harper, elle demeure plus diffuse. Ce qui, pourtant, n'empêche aucunement cette idéologie d'occuper une place de choix sur la place publique et de jouir d'une pléthore de tribunes.
Pensons, entre autres, à la brochette de "groupes de réflexion" bien nantis et bien branchés comme les CIRANO, Institut économique de Montréal, Institut Fraser et SECOR. Des think tanks ultraconservateurs dont les porte-parole sont invités à "commenter" l'actualité à la télé, à la radio et dans les journaux. Parfois même sans contrepartie. Les médias grand public ne manquent pas non plus d'analystes maison bien connus, de la même école de pensée et faisant la navette régulièrement entre l'écrit et l'électronique.
Et pourtant, ça se plaint souvent de ne PAS avoir suffisamment de place. Bref, comme disait ma grand-mère: ça se plaint le ventre plein!
On passe à autre chose?
Cette grande "coalition", Éric Caire la voudrait aussi pour "passer à autre chose". Pour briser la fameuse polarisation souverainistes-fédéralistes en la remplaçant par une lutte plus franchement gauche-droite.
En d'autres termes, il souhaite une nouvelle coalition ressemblant à l'ADQ que Mario Dumont avait tenté de revamper après le référendum de 1995 et son bref séjour dans le camp du Oui - soit logeant clairement à droite et autonomiste, tout en restant dans le Canada.
Quant à son appel à M. Bouchard, l'ironie est qu'en 1991, soit après l'échec de Meech, c'est plus ou moins ce que M. Bouchard lui-même aurait cherché à faire au provincial. Il aurait alors rencontré Claude Béland et Gérald Larose. Voici comment M. Béland se souvient des paroles de Lucien Bouchard: "Monsieur Béland il faut que vous donniez le grand coup! Il faut fonder un parti. (...) On peut créer une force de gens qui ne veulent pas s'embarquer dans le Parti québécois. Un peu des gens du Bloc, des démissionnaires du Parti libéral, comme Mario Dumont et Jean Allaire (1)." L'objectif aurait alors été de "concurrencer" Jacques Parizeau et le PQ, qu'il aurait vus comme étant trop militants (2).
Une belle ironie, en effet. Comme quoi M. Bouchard demeure, après tout ce temps, LA référence au Québec la plus respectée et la plus souhaitée par la droite québécoise, dont certains, comme Éric Caire, rêvent encore de le voir mettre son charisme exceptionnel au service officiel, et non plus seulement officieux, de cette école de pensée. Eh oui, une "caution morale" pour ceux et celles partageant cette vision. Il est toutefois peu probable qu'il remonte sur les planches de la politique active.
Mais qui sait? Peut-être qu'en bout de piste, un autre "sauveur" se pointera à l'ADQ? Ce qui, on en conviendra, est toutefois une très, très grosse commande pour un parti qui ressemble de plus en plus à un très, très mauvais vaudeville...
(1) & (2) Voir: Pierre Duchesne, Jacques Parizeau 1985-1995. Le Régent, Montréal, Québec Amérique, 2004, chap. 9: "Le deuxième parti", p. 191-198. (Claude Béland a refusé cette "offre".)
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ADQ avec ou contre les Conservateurs?
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Quelques pistes de réflexion concernant la «bombe» larguée par Gilles Taillon quant à ces «aspects troublants dans la gestion des finances du parti depuis 2003», qu'il aurait cru détecter depuis quelques semaines. Au point de songer à rencontrer la Sûreté du Québec là-dessus...
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Se pourrait-il que l'article suivant paru sur le site des lock-outés du Journal de Montréal ait mis le doigt sur le rôle possiblement joué par certains «leveurs de fonds» du Parti conservateur auprès de l'ADQ du temps de Mario Dumont, lequel, de toute évidence, favorisait un Éric Caire à la tête de l'ADQ? Ou aujourd'hui, dans le tumulte, un Gérard Deltell, pour qui Mario Dumont appelait les adéquistes sur son émission de mardi soir à se «rallier» derrière cet homme qu'il dit maintenant «charismatique»: http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/politiqueprovinciale/13553-adq-gilles-taillon
Ce qui d'ailleurs rappelle cet autre article: http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/politiqueprovinciale/12781-housakos-adq-conservateurs
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En passant, si l'exécutif de l'ADQ venait éventuellement en effet à destituer Gilles Taillon et nommer M. Deltell chef par intérim, cela ne mettrait-il pas le couvercle sur toute cette marmite?
Cela aiderait-il également, tout au moins, à tenter de comprendre pourquoi M. Caire a démissionné avec fracas, sachant sûrement fort bien que cela précipiterait, du moins à terme, la mort politique d'un Taillon?
Et cela aiderait-il aussi à voir pourquoi, en réaction, ce dernier a choisi d'ouvrir la filière «financement» de l'ADQ avant de partir? Question de ne pas couler sans faire sauter le dit couvercle sur la marmite?
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Ce qui tend à nous ramener à l'extrême proximité réciproque qu'avaient choisi d'entretenir l'un envers l'autre M. Dumont, lorsqu'il était chef de l'Opposition officielle, et le bureau de Stephen Harper.
Une proximité à laquelle s'était justement opposé Gilles Taillon en avril dernier lorsqu'il avait annoncé sa candidature à la chefferie de l'ADQ. Ce que je notais à l'époque dans un billet intitulé justement «Ceci n'est pas Mario Dumont». Et dans lequel je relevais ceci:
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«Contrairement à Mario Dumont qui s'était pris d'une grande amitié pour le Parti conservateur de Stephen Harper, Gilles Taillon dit vouloir maintenant «garder une totale objectivité visà-vis des partis fédéraux».» |
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http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2009/04/27/ceci-n-est-pas-mario-dumont.aspx
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Bref, la question se pose:
Au-delà du vaudeville adéquiste auquel on assiste présentement, serions-nous par hasard en train d'assister aussi à plus qu'une simple lutte de pouvoir entre Caire et Taillon?
Serions-nous peut-être en train d'assister à une espèce de règlement de comptes, non pas seulement entre des «egos», mais aussi entre ceux à l'ADQ désirant continuer à se coller sur le PC de Harper ,et ceux qui, pour toutes espèces de raisons, préfèrent s'en tenir le plus loin possible?
Ajoutons à cela une pincée de lutte idéologique entre le clan Caire - nettement campé à droite à la sauce harpérienne - et le camp Taillon - campé dans les faits plus au centre-droit -, et la marmite commence en effet à déborder un tant soit peu...
Mais qui sait?
Bref, si jamais derrière tout le mauvais spectacle auquel on assiste se profilait en fait un enjeu nettement plus important comme celui-là, force serait de constater qu'il existe encore au Québec des politiciens qui, tout en étant fédéralistes, et même le faisant maladroitement et tout croche, tentent peut-être encore de préserver un tant soit peu d'indépendance vis-à-vis des «grands frères» d'Ottawa.
Mais qui sait?
En fait, ça prendrait presque un Sherlock Holmes pour s'y retrouver....
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L'ADQ pas sortie de l'auberge...
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En fait, ça ressemble plus à une démission reportée puisque Gilles Taillon vient d'annoncer qu'il demande aux autorités de l'ADQ de convoquer une nouvelle course au leadership. Et donc, qu'il demeure chef en attendant... Ouf...
Comme si l'ADQ pouvait même s'en payer une... ou qu'elle ne risquerait pas d'achever ce parti. Tout simplement.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200911/10/01-920256-taillon-part-et-demande-une-nouvelle-course.php
Mais aussi, M. Taillon a dit ceci: «depuis trois semaines, j'ai aussi découvert, je dirais, certains aspects un peu troublants dans la gestion des finances du parti depuis 2003. J'ai l'intention de pousser plus avant mon analyse et de probablement demander une rencontre avec les autorités, la Sûreté du Québec, qui actuellement, enquête sur les affaires que vous savez.»
Ce qui, avouons-le, ressemble fort à une bombe à retardement... Et s'il fallait qu'il y ait en effet eu malversation...
Bien franchement, il est impossible d'échapper à l'impression que l'ADQ est en train de passer de l'implosion à l'explosion!
Quant à Éric Caire, il vient tout juste d'annoncer qu'il ne sera PAS de la prochaine course.
Re-ouf...
Pauvre ADQ.
Ce parti n'est vraiment pas sorti de l'auberge...
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Qu'en pense Mario Dumont?
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Qu'en pense Mario Dumont?
L'ADQ serait-elle en train de fondre littéralement sous nos yeux?
Mais que peut bien en penser Mario Dumont dans sa nouvelle vie d'animateur de télé?
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Quoique, pendant que Pauline Marois et Jean Charest survolent les restes fumants de l'ADQ le sourire aux lèvres - les Roy, Deltel, Bonnardel & Grondin - on se demande surtout ce que fera le nouveau chef, Gilles Taillon, devant un parti ne cessant de se liquéfier de la sorte?
Eh bien. Voilà justement que M. Dumont ouvrait son émission d'aujourd'hui en parlant justement de Gilles Taillon et du «malaise» - quel euphémisme raffiné! - au sein de l'ADQ:
«(...) Ça brasse à l'ADQ!» (...) J'ai fait des téléphones aujourd'hui. J'ai plusieurs sources. Je vous donne quelques données supplémentaires.
Vendredi, juste avant cette conférence de presse, il y a eu rencontre des députés de l'ADQ restants, on y a ouvertement parlé de demander le départ de Gilles Taillon. Rien de moins!
Demain (mardi) va être une journée déterminante. Demain, il y a un autre caucus. La question va refaire surface. À l'heure où on se parle, Gilles Taillon essaie de recoller les pots cassés, de poser des gestes qui pourraient satisfaire les députés. Et, on verra au cours des prochaines heures qu'est-ce qui se développe. Ce qui est certain de ce malaise, vendredi, donc, deux députés ont démissionné. Le chef du parti, Gilles Taillon - on est rendu à lundi soir -, n'a toujours pas parlé, ne s'est toujours pas exprimé officiellement sur la question.»
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Bref, si ce n'était de François Bonnardel - le bras droit de M. Taillon - on croirait presque pouvoir humer le parfum d'un putsch appréhendé... Mais attendons ce fameux caucus pour mieux voir...
N'empêche que Mario Dumont peine ici à voiler ses critiques sur le silence de Gilles Taillon.
Car lorsque Mario Dumont affirme, pince sans rire, qu'il a «fait des téléphones» et qu'il a «plusieurs sources» sur ce qui se passerait à l'ADQ, on l'espère bien! Puisqu'après tout, c'est lui le chef précédent!
Surtout, c'est lui, dont l'«oeuvre» politique, soit l'ADQ, donne l'impression d'être au bord de se saborder publiquement...
C'est en effet à suivre mardi...
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200911/09/01-919856-eric-caire-decline-linvitation-de-pauline-marois.php
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200911/09/01-919946-deltell-pourrait-quitter-ladq.php
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Les Batman & Robin de la droite:
Quant à Stéphane Gendron, lequel rêve encore et toujours de voir un «mouvement» de droite renaître des cendres adéquistes, s'il ne se dépêche pas, les députés restants de l'ADQ risquent fort de déménager sous d'autres cieux.
*** Et Jeff-libârtéééé-Fillion étant également libre de son temps, on se prend presque à imaginer qu'il puisse possiblement former avec M. Gendron tout un dynamic duo - un genre de Batman & Robin de la droite québécoise!
Ce qui, d'une certaine manière, nous ramène néamoins à cet appel d'Éric Caire lancé aux «Lucides» de descendre sur la «patinoire», donc de voir se créer, un nouveau parti clairement de droite (voir mon billet «Un nouveau parti?»). (Prenant évidemment en compte que M. Caire n'est pas du tout un fan de Stéphane Gendron!)
Car on parle ici d'«idéologie», et non de «personnalités»....
De fait, on parle de cette impatience chez certains de voir émerger un «vrai» parti de droite.
Un parti qui hausserait les tarifs, laisserait venir la «mixité» privé-public en santé, vivrait son «nationalisme» à l'intérieur de la fédération, multiplierait les PPP, etc...
En d'autres termes, un parti qui, dans les faits, ne ferait qu'accélérer à vitesse grand V, des tendances qu'on observe déjà, à des degrés divers, dans la plupart des partis déjà existants.
Bref, un parti d'«impatients» prêts à virer à droite à vitesse grand V...
«Vitesse grand V»?
Tenez, par hasard, ça ne vous fait pas aussi penser au nouveau nom d'un certain réseau de télévision?...
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Un nouveau parti?
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Cet après-midi, les députés Éric Caire et Marc Picard ont démissionné de l'ADQ. Et ils l'ont fait sans la moindre trace de rectitude politique. Donc, pas pour les très classiques «raisons familiales».
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200911/06/01-919203-eric-caire-et-marc-picard-claquent-la-porte-de-ladq.php
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Leurs raisons? «Style autoritaire» du nouveau chef Gilles Taillon; absence de neutralité du président du parti; disent ne plus «reconnaître» l'ADQ et ne plus y trouver leurs valeurs d'«intégrité et d'honnêteté».
Surtout, leur départ semble être la résultante d'un choc violent au niveau idéologique (*). Ou ce qu'Éric Caire nomme sa vision de «centre-droite», abandonnée, selon lui, par M. Taillon.
(Avouons, en passant, que de voir des députés quitter un parti pour cause de différents idéologiques irréconciliables est quelque chose qu'on ne voit plus vraiment, ou presque, au Québec....).
(*) On parle aussi d'un «conflit de personnalités» entre messieurs Caire & Taillon. Sûrement. Mais n'oublions pas non plus qu'un conflit de personnalité peut être aussi gravement exacerbé par un différend majeur au niveau idéologique à l'intérieur d'un même parti...
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Évidemment, ces messieurs doivent savoir qu'en ne laisssant à l'ADQ qu'un mini caucus de 4 députés, et en la privant du candidat au leadership qui avait obtenu presque 50% de ce vote, la pierre tombale de ce parti pourrait bien se magasiner plus rapidement encore que prévu.
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Un nouveau parti?
Dans les faits, ces messieurs auraient presque pu crier «l'ADQ est morte, vive l'ADQ!», puisque leur départ pourrait bien annoncer la naissance éventuelle d'un nouveau parti. Qui sait?
Car tout en affirmant qu'il n'entend pas prendre la direction d'un mouvement ou d'une coalition menant à la création d'un nouveau parti, Éric Caire a néanmoins appelé de tous ses voeux ceci:
«j'espère que les Lucides vont arrêter d'être des gérants d'estrade, qu'ils vont sauter sur la patinoire»!
Les Lucides? Les Lucien Bouchard, Claude Montmarquette & cie? Des gens de «centre-droite», dit-il?
Non. Pas vraiment.
De fait, les Lucides - qu'on soit pour ou contre leurs idées -, ne sont pas, contrairement à ce qu'en dit M. Caire, des gens de «centre-droite».
Ce sont clairement des idéologues de droite. La droite claire, nette et précise.
Tout comme l'est d'ailleurs ce «documentaire» qui a tant inspiré M. Caire depuis quelques années: L'illusion tranquille (1).
Dans leur volonté de «parler vrai», ce serait donc, disons, plus près de la réalité des choses, si messieurs Caire & Picard parlaient tout simplement de la «droite».
Parce que les mots ont tout de même un sens.
Et considérée dans notre contexte politique québécois et canadien, la vision de M. Caire ne niche pas vraiment au centre-droit.
Par contre, le PLQ, LUI, sous M. Charest, est plus ou moins de centre-droite.
Quant au PQ, depuis 1996, il se situe plutôt au centre. Et Québec Solidaire est de gauche.
Quant à l'ADQ, sous Gilles Taillon, elle serait plus ou moins de centre-droite.
Mais de toute façon, si ça continue comme ça, l'ADQ risque bientôt de n'être plus rien du tout...
(1) Voir «Le 110% de la politique»: http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2009/08/26/le-110-de-la-politique.aspx
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Voici le texte complet du communiqué émis cet après-midi:
«(Québec, le 5 novembre 2009) - Éric Caire, député de La Peltrie, et Marc Picard, député des Chutes-de-la-Chaudière, ont annoncé cet après-midi qu'ils quittaient le caucus adéquiste et l'Action démocratique du Québec. Messieurs Caire et Picard demeureront en fonction en tant que députés indépendants.
C'est après mûre réflexion, qu'Éric Caire et Marc Picard en sont arrivés à cette conclusion. « Au terme de la course à la chefferie, qui s'est soldée - comme vous le savez - par la victoire de monsieur Taillon, in extremis, nous étions évidemment très déçus. Néanmoins, notre choix de ne pas contester les résultats était motivé par un désir sincère de ne pas tout laisser tomber, simplement par dépit, et de bien évaluer quelle contribution nous souhaitions et pouvions apporter pour la suite des choses. D'où notre décision de laisser retomber la poussière et de prendre du recul pour quelque temps», d'affirmer les députés Caire et Picard.
Les deux députés indépendants auraient préféré rendre publique cette décision au début de la semaine prochaine, dans un contexte un peu plus serein. Toutefois, Éric Caire et Marc Picard considèrent que les révélations au sujet des gestes posés et des déclarations faites par le président de l'ADQ, dans le cadre de la course à la chefferie, sont à ce point troublantes qu'elles justifiaient d'en devancer l'annonce.
Les députés de La Peltrie et des Chutes-de-la-Chaudière soutiennent ne plus se reconnaître en l'ADQ de Gilles Taillon, autant sur le plan organisationnel que sur le plan idéologique. Ces derniers ont toutefois tenu à réitérer leur foi en un réel mouvement de centre-droit au Québec. « Il est trop tôt pour savoir ce que l'avenir nous réserve, sachant fort bien que six mois en politique, c'est une éternité. Nous savons toutefois une chose : les valeurs qui nous avaient amenés à l'ADQ et les convictions qui nous animent encore aujourd'hui, sur la manière dont le Québec doit être et devrait se développer, conservent toute leur pertinence. Et nous sommes des centaines de milliers de Québécois à les partager », soulignent messieurs Caire et Picard.
« Désormais, c'est à titre de députés indépendants que nous entendons diffuser ce message d'espoir parce que l'avenir dont on nous parle, c'est à nous qu'il appartient et c'est à nous d'en indiquer l'orientation », de poursuivre les deux hommes.
En conclusion, Éric Caire et Marc Picard ont tenu à remercier de nouveau leurs électeurs respectifs et à les assurer qu'ils continueront de se battre sans condition pour défendre leurs intérêts.»
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