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Joseph Bélizaire
Joseph Bélizaire
24 mai 2005, 1:27
Ce qu'il reste de nous
Cette courageuse exploration de la vie courante des Tibétains sous l'occupation constante et totalitaire de la Chine a une prémisse d'une rare beauté, car elle va directement rechercher l'opinion de ces assiégés sociaux qui voient, bien malgré eux, leur culture être détruite petit par petit par Pékin. N'en doutons pas, l'initiative de François Prévost et d'Hugo Latulippe a beaucoup plus été pour leurs bénéfices, pour leur porter un message d'espoir de leur leader spirituel trop longtemps exilé, que pour les besoins d'un quelconque documentaire. Mais, puisqu'ils ont pris l'audacieuse décision de filmer ces extraits, ces morceaux de vie (ils auraient très bien pu se faire emprisonner, même se faire tuer, pour cette offense envers l'autorité chinoise), nous ne devrions pas nous fermer aux messages de détermination et de courage que cette oeuvre renferme. "Ce qu'il reste de nous" est un beau, un grand geste humaine qui montre toute la puissance et la pertinence que peut avoir un documentaire cinématographique. Ne vous priez donc pas de visionner cette pertinente vision d'une culture sur le point de disparaître.
15 mai 2005, 6:08
Sur le Conclave: les clés de l'élection du pape
Voilà donc un livre d'un intérêt certain! Ce n'est pas tous les jours que la plus puissante église de ce monde nous laisse découvrir certains de ses nombreux secrets. Connaissant assez bien son manque d'ouverture par rapport à ses erreurs passées, je doute fort qu'Alberto Melloni soit parvenu, avec "Le Conclave", à nous dévoile les mystères les plus intéressantes que cache l'église catholique depuis sa naissance. Néanmoins, ce livre est tout de même une excellente introduction pour les nombreux dénigreurs du Vatican qui, en majorité, ne savent pas grand chose de leur bête noir. Avec ce bouquin, ils pourront finalement comprendre le fait que le catholicisme a plus à voir avec la politique qu'avec la foi ou le salut éternelle - sans même avoir pris lecture de ce livre, je peux déjà entrevoir les nombreuses élections bidons de papes ressemblant plus à des pantins par des cardinaux sans scrupules, assoiffés de pouvoirs et de prestiges, élections ressemblant peut-être à ce qui s'est récemment passé, d'ailleurs... Est-ce là une vision un peu exagérée du Vatican? À peine; les milles et unes scandales provoqués par l'église catholique depuis au moins les 60 dernières années ne sont que confirmer la sinistre réalité de ce ministère.
2 janvier 2005, 7:42
David Buckley - David Bowie: une étrange fascination
Je ne sais pas si d'autres collaborateurs ont déjà pris la peine de lire une biographie sur David Bowie, mais si vous vous êtes, comme moi, commis à cette exercice, vous savez à quel point les contradictions se multiplient rapidement sur les divers accomplissements et réalisations, aussi personnelles que sociales, de ce musicien ayant réellement marqué le courant musique de la fin du 20e siècle. Ce que Bowie a fait, se qu'il n'a pas fait et ce que les gens de l'insdutrie du disque et le public PENSENT qu'il a fait s'entremêlent généralement dans ce genre d'ouvrage dans une bouillie qui finit éventuellement à faire perdre toute l'intérêt que ce genre de lecture peut nous apporter initialement. Voilà bien là le gros problème des bios, surtout celles, comme, ironiquement, "David Bowie: une étrange fascination", qui ne semblent avoir eu aucune aide de la part de la personnalité dont elle parle: un flagrant manque de structures narratives et de directions et une abscence de rigueur lassante, à la fin. Le lecteur, qui est souvent déjà un fan ayant une grande connaissance sur l'artiste avant même d'avoir aquéri le livre, s'est généralement toujours où tout le manège commence, mais comme petit à petit à se perdre à cause du manque de direction de l'écrivain et, surtout, son impossibilité à trouver une manière pertinente et réussie pour clore son travail - disons que c'est pas mal compliqué de mettre le mot de la fin sur un artiste toujours vivant, à moins de l'avoir à ses côtés pour le rédiger. En tout cas, si la critique de la chroniqueuse Christine Fortier est exacte, on ne peut qu'applaudir l'énorme besoin de rigidité que semble avoir utilisé David Buckley pour pouvoir écrire ce livre. D'une certaine façon, la biographie est un documentaire sur page, donc faire fi de commentaires personnels pour plutôt reprendre des informations officielles sur la personnalité-cible me semble être un exercice beaucoup plus pertinent. Voilà donc là un ouvrage qui fera l'unanimité.
1 janvier 2005, 6:48
Notes musique du 23 décembre 2004
On dirait que l'année musicale 2004 veut finir non pas avec un gros 'BAM!', mais plutôt avec un tranquille soufflement semblant être fait pour ne pas se faire remarquer, comme si elle ne voulait pas nous rappeler ses nombreux mois creuses et son manque de constance, côté productions de qualité. On ne peut néanmoins pas manquer de mentionner que les mois de novembre et de décembre nous ont apporté un lot colossal d'albums marquants, alors laissons tomber nos pensées maussades et espérons que cette lancée permettra de faire de 2005 une année intéressante. En tout cas, à lire la chronique de cette semaine, on pourrait déjà affirmé que l'année qui vient de s'entamer sera celle des valeurs sûres et non pas des nouveaux venus. Elvis Costello, New Order, Thom Yorke... Toute une bande de gusses qui faisait déjà de la musique lorsque j'étais encore un môme! Sans blague, j'étais vraiment rassuré de voir qu'on mentionne également les prochains projets des Arcade Fire, des Doves et de Lhasa - bien qu'on ne peut plus vraiment dire que la belle fait encore parti de la relève. En tout cas... pas grand chose donc ne semble s'être passé durant cette dernière semaine 2004 dans le monde musical... Vivement que le nouvel an arrive! Tiens, le voilà!
1 janvier 2005, 6:19
Sur Planète Québec
Voici le genre d'article que l'on en voit pas assez souvent dans les journaux culturels: une critique sur des albums de musiques actuellement alternatives, à des années lumières de la pop sévissant dans tous les domaines musicaux existant aujourd'hui. Sérieusement, cela aurait été très impropable que certains d'entre nous auraient entendu parler d'artistes comme Christian Bouchard ou du Quatuor Bozzini si le chroniqueur Réjean Beaucage n'avait pas pris la peine de nous en parler avant la fin de l'année. C'est le genre de musique que Claude Rajotte jouait lorsqu'il était l'animateur de "Rage" à CHOM, une émission qui me manque pas mal. C'est également louable que des compositeurs beaucoup plus 'organiques' aussi talenteux que leurs confrères 'électroniques' soivent mentionnée dans cette article - c'est tout de même pas mal bizarre qu'un homme comme Richard Grégoire n'ait pas le genre de popularité qu'un compositeur de drame sonore de films populaires devrait normalement avoir. À même les platitudes ordinaires qui regroupent normalement cette section, nous pouvons au moins souligner la pertinence d'au moins ces quelques critiques et, pour cela, nous ne pouvons que vous en remerciez, M. Beaucage.
30 décembre 2004, 7:33
Vu - In Good Company
Paul Weitz semble tenter de devenir le maître de la comédie quotidienne. L'homme nous avait donné, il y a deux ans, l'excellent "About a Boy", un film avec une prémisse somme toute bien normale, mais qui fut tellement bien écrit, interprété et réalisé qu'il reçut un succès inespéré et fort mérité. Ce film a aussi prouvé qu'il était un bien meilleur scénariste que ce que son script précédent, "Nutty Professor II: The Klumps", pouvait nous laisser croire. Une réussite totale, donc, avec une histoire pourtant maintes fois vu au grand écran. L'homme reprend passablement la même formule avec "In Good Company", prenant des incidents de la vie de tous les jours pour créer une observation amusante et émotive sur les relations familiales et professionnelles. Encore là, il n'y a rien ici que vous n'avez pas déjà vu ailleurs: un vendeur publicitaire d'un magasine sportif proche de la retraite (Dennis Quaid) se fait démettre de son poste administratif, après le rachat de la compagnie qui l'emploie, au profit d'un cadre pouvant être son fils (Topher Grace) et n'ayant absolument aucune expérience ou compétence à sa nouvelle position. Les deux hommes entament donc une relation hautement difficile, compliquée par la liaison que le patron aura bientôt avec la fille aînée (Scarlett Johansson) de son employé. Rien de bien nouveau, donc. Mais, malgré la banalité du sujet, l'absence total d'antagonistes dans ce récit et une première demi-heure bien molle, Weitz arrive assez facilement à rendre la vie de ces personnages intéressantes, amusantes et cahrmantes. Quaid est aussi bon ici qu'il ne l'a jamais été; Grace prouve hors de tout doute qu'il est un bien meilleur acteur que sa série télé peut l'indiquer; et, bien qu'elle ne semble plus faite pour ce genre de rôle, Johansson s'acquitte bien de sa tâche en bonne fille de famille. Je ne pensais pas aimer "In Good Company" autant, mais après toutes les comédies bidon que j'ai vues récemment, c'est superbe d'en regarder une qui fonctionn
29 décembre 2004, 7:33
Sur Top 5 Flop Cinéma 2004
Nommez les cinqs plus gros fiascos de l'année cinématographique est, pour moi, aussi désespérant et superficiel que de nommer les cinqs meilleures productions. Parce que tout le monde a ses propres goûts et opinions lorsqu'on parle de cinéma, une telle liste d'insuccès au grand écran ne paraît jamais être ou pertinente, ou très complètes ou même exactes. Par exemple, aussi mauvais que certains personnes le perçoivent, "Van Helsing" est tout de même très regardable - Attention! Ne prenez pas cette phrase comme une excuse totale du dernier film de Stephen Sommers, car son film est bordélique à souhait, mais si vous vous remettez dans l'état d'esprit des cinéphiles lors de sa sortie (il fait INCROYABLEMENT froid en ce mois de mai, très peu de films d'action jusque là en 2004), le truc faisait assez bien l'affaire à l'époque. C'est peut être des cinoches tarées, mais cela reste des cinoches; comparez-le à "The Punisher" ou à "Talking Lives" et vous vous rendez compte qu'il n'y a pas vraiment de comparaison - si le navet d'Angelina est meilleure que celui d'Hugh, et bien je ne suis plus noir! En ce sens, on peut vraiment dire que la liste des chroniqueurs de Voir est non seulement hautement discutables, mais elle est également pas mal réservée. Vous sortez des cibles faciles, que n'importe qui pourrait faire tomber en fermant les yeux, mais vous ne dites mot sur des grosses productions qui méritèrent bien plus une place dans ce panthéon de l'infâmie. Où diable sont passés les "Alexander" de ce monde? Ne me dites pas que ce film ridicule de $150 millions méritaient d'être épargné de ce classement plus qu'une comédie indépendante de M. Waters ou un film d'horreur de série B dont TOUT LE MONDE pouvait deviner le niveau de puérité? Et le cinéma québécois, dans tout çà? Où est "Jack Paradise", une sottise sans bon sang qui ne devrait même pas être vu à la télé? OÙ EST "NOUVELLE FRANCE", BORDEL? Comme je le disais, voilà une liste manquant terriblement de pertinence...
29 décembre 2004, 6:46
Sur À la dure école du «slow food»
Là, tu parles d'une place faite pour moi! Après avoir lu la langoureuse, bâveuse et délicieuse description de Paul Gagné du menu sudiste qu'offre Mesquite, je défie toute personne aimant la viande fraiche de ne pas se précipiter au téléphone pour y faire une réservation - à moins que votre budget soit exactement comme le mien, ce qui vous forcera, comme moi, à révasser au somptueux festin que vous vous taperiez si vous en aviez les moyen! Il semble y avoir tellement de choix en se qui concerne les chairs disponibles que plusieurs visites àm cette établissement semble être plus approprier pour le carnivore qui s'assume. Mais autant le menu de ce restaurant m'a complé, autant les résultats finals descripts par le chroniqueurs m'ont pas mal calmés, et çà, c'est sans compter la note finale qui est vraiment élevée. En tout cas, le véritables problèmes de Mesquite semble surtout être son service, une bavure qui va probablement s'améliorer, l'établissement n'étant tout de même qu'à ces débuts. Ouais, je peux facilement me voir en train de me goinfrer de viandes de toute sorte au Mesquite; je ne peut qu'espérer que mes finances s'améliorent assez pour faire de ce rêve une réalité.
29 décembre 2004, 7:59
Sur Splish splash
En toute honnêteté, "The Life Aquatic" aurait dû être beaucoup plus réussi que ce que le résultat final nous montre. Vous avez Wes Anderson, l'un de réalisateurs les plus talentueux de sa génération, ayant prouvé avec trois superbes comédies qui peut nous faire rire avec n'importe quoi; vous avez une distribution du tonnerre, ayant à sa tête ce génie sous-estimé de la comédie en la personne de Bill Murray, en plus de Owen Wilson, lui aussi très drôle, Cate Blanchett et Anjelica Houston, des actrices de talents, sans oublier le grand - dans tous les sens du terme - Jeff Goblum, Willem Dafoe et Michael Gambon; vous avez un actif de production nettement élevé par rapport aux autres films d'Anderson (le bonhomme se permet même des effets spéciaux, ici!); merde, ce truc-là devrait vraiment être quelque chose de débile! C'est donc pas mal désolant de constater que le réalisateur a toutes les armes pour avoir un grand film, avec "The Life Aquatic", sauf un bon script... Ce film-ci est quelque chose de spécial en soi, car il marque la première fois qu'Anderson écrit un scénario sans l'aide de son copain Wilson (il l'a coscénarisé avec Noah Baumbach). Et, selon moi, cette absense a vraiment fait mal au côté absurde qui prévalait dans les projets antérieurs du monsieur. En d'autres mots, "The Life Aquatic" n'est franchement pas aussi drôle qu'il aurait dû l'être. L'action est d'une lenteur catastrophique, débarquant complètement le spectateur dans les premières heures du film, ne nous sortant de notre torpeur seulement lorsque des pirates attaquent le Bellafonte et que Zissou se transforme en Rambo sous la musique de "Seek & Destroy"! Les personnages de Klaus (Dafoe) et de Drakoulias (Gambon) sont complètement ratés, n'étant que parfois drôles lorsqu'ils auraient pu être totalement hilarants, et le Hennessey de Goldblum aurait franchement dû être plus présent. Les éléments étaient là, mais "The Life Aquatic" ne les utilisent pas assez, faisant du film une déception.
24 décembre 2004, 7:50
Vu - The Phantom of the Opera
Lorsque vous allez voir une comédie musicale au cinéma, vous attendez-vous à voir un véritable film ayant les chansons de la pièce originale ou préferez-vous voir la pièce elle-même, filmé pour le grand écran? J'ai récemment vu "Phantom of the Opera". Je n'étais pas un fan d'Andrew Lloyd Webber, mais j'ai toujours aimé les films musicales adaptés de la scène comme "Fiddler on The Roof", "Chicago" et même "Annie"! En plus, l'esthétique hautement gai du réalisateur Joel Schumacher, une esthétique qui n'allait pas du tout pour les deux "Batman" qu'il a réalisé, semblait être parfait pour ce genre de film. Donc, j'ai été voir le Fantôme... Et les éléments essentiels pour faire de cette production un succès étaient tous là: une réalisation correcte pour Schumacher, qui arrive parfois à être superbe; des costumes et décors d'époque fantastiques; et, surtout, des interprètes de talents, pouvant tous chantés avec conviction - Gerard Butler est suprenant dans le rôle du Fantôme, Emmy Rossum est une révélation dans le rôle de Christine et Jennifer Ellison, à elle seule, devrait valoir le prix d'entrée pour tous les mâles (messieurs, lorsque vous la verrez, vous comprendrez... tout un pétard!) Donc, ça devrait être bon, non? QUE NON! C'ÉTAIT PLATE À MOURIR!!! Sans contredit le film le plus ennuyant que j'ai vu en 2004! Tellement plate, en fait, qu'un de mes amis a fiché l'camp dès qu'il le pû! J'me suis même endormi! Lloyd Webber est un sadique; avec seulement 4 chansons, il est parvenu à faire une trame musicale de 2 heures! Il y a seulement 15 minutes de dialogues dans ce film! Et parlons-en de ces chasons: d'une stupidité impitoyable! Entendre encore "Music of the night" ou "Phantom of the opera" me pousserait au suicide! Donc, pour moi, c'était à chier. Mais voilà, mon autre ami, qui a vu et aimé la pièce originale, a adoré le film. Donc, si vous êtes un fan de cet opéra, ce "Phantom" vous semble tout indiqué. Mais le reste d'entre vous, RESTEZ TRÈS LOIN de ce film.
24 décembre 2004, 8:09
DJ Blast - Blas-t-phème
Tout le monde qui se tient dans la communauté hip-hop de montréal connait Blast depuis un boutte, et c'est donc avec bonheur qu'on voit finalement arriver son premier album commercial. Je n'ai rien entendu d'autres du disque que "Les Rues de Montréal" et je ne peux qu'espérer que le reste du CD soit aussi bien produit. DJ Blast est un digne représentant des artistes montréalais du hip-hop que le public se doit de plus en plus appuyer, parce qu'ils font non seulement de la bonne musique, mais ils n'ont pas du tout l'appui des radios commerciales qui ne tentent même pas de cacher le fait qu'ils font jouer des cochonneries des US. Acheter "Blas-t-phème" est non seulement un bonne achat, car ce sera fort probablement un très bon album, mais cela prouve également que les amateurs de rap sont prêt à soutenir leurs scènes locales qui regorgent d'artistes talentueux et pertinents. Hé, ils sont indéniablement très bons, Loco Locass, mais j'espère que le hip-hop d'ici ne commencent pas et ne se terminent pas qu'avec eux! "Blas-t-phème", de DJ Blast... procurez-vous le.
24 décembre 2004, 7:59
The Mass - Towards Darkness
J'aime bien l'idée de ce genre de musique introspectif, mais restant tout de même intense. Le doom métal m'était, avant cette article, totalement inconnu (au juste, quand est-ce qu'on arrête d'être heavy et qu'on vire au doom? Lorsque les riffs de guitare sont vraiment, vraiment lent? Parce qu'on ne peut pas dire que les paroles des autres genres de métal sont vraiment positifs...), mais cela semble le genre de truc que j'écouterais sans peine. C'est plate que je n'ai pas plus à dire sur The Mass - un autre band montréalais qui semble avoir passé sous le radar avant que leur premier disque soit lancé. Heureusement que Voir était présent pour nous les présenter; je jetterais probablement, donc, un coup d'oeil à "Towards Darkness". En passant, chapeau pour le 'cover' de leur album - ça en jette vraiment d'aplomb!
23 décembre 2004, 8:31
Sur Les invasions barbares
Enfin, 2004 est fini! Nous pouvons désormais évacuer les cochonneries que nous avons amassé durant ces merdiques 362 jours. Deux mots pourraient adéquatement la caractériser, selon moi: déjà-vu. Grosso modo, les plus gros évènements de cette année étaient tous écrits dans le roc; on pouvait tous les voir arriver, si seulement on en avait vraiment pris la peine. Prenez, par exemple, le fait saillant de 2004: la réélection de Bush. Oui, c'était tout un choc que de voir les Américains reélirent cette crapule sans cervelle. Pourtant, lorsqu'on y pense maintenant, était-ce vraiment une surprise? Rappelez-vous de la réaction ridicule qu'une énorme partie de la population avait eu pour l'incident Janet Jackson, de cette femme criant, dans "Fahrenheit 9/11", à la mère ayant perdu un fils en Irak, que Saddam les avait attaqué le 11 septembre 2001... Çà, ce sont les véritables États-Unis, les US que nous ne connaissions pas ou que nous avions oublié, parce qu'on se tenait surtout dans les zones 'bleues' de leur pays, les États de New-York, du Vermont ou du Massachusset. Le coeur des States, 'Bush Country' comme ils disent, se sentent investi d'une mission divine: sauvez l'humanité. On avait sous-estimé d'aplomb leur volonté de forcer leurs idéologies dans notre réalité; désormais, l'Amérique profond ne sera plus jamais ignoré. C'est çà, 2004, pour moi: un paquet d'évènements dits marquants qu'on aurait dû voir venir. Lorsqu'on regarde en arrière, absolument rien n'est surprenant: - Les catastrophes climatiques mondiales? Ça fait depuis les années 80 qu'on les attend. - L'inefficacité du gouvernement Charest? 'Fut prédit dès que les Libéreaux prirent le pouvoir. - Celui du gouvernement Martin? Comme si vous les croyez capable de mieux! - Le merdier irakien? Écrit dans le ciel. En somme, 2004 est le résultat direct de l'addition des trois premières années du 21e siècle: une somme négative. Et 2005 ne semble pas l'air d'être meilleur. Aller, bonne année quand même...
23 décembre 2004, 6:35
Sur Masse critique
À prime abord, on va parler de l'entête de l'article d'Edna Gundersen: pourquoi cette attaque à peine cachée contre les Beaties Boys, au juste? Mis à part qu'ils furent découverts dans la même décennie que U2, c'est quoi leur rapport avec les rockeurs irlandais? Quant est-ce que les rappeurs de New-York ont reculé, au juste? Avec "To The Five Boroughs"? Un instant, Simone! Maints rédacteurs musicaux - plusieurs travaillant même à Voir... - ont déclaré cet album l'un des meilleurs de l'année. Et les énormes ventes du disque et les foules enthousiates qui ont été les voir durant leur tournée (en passant, le show 'sold-out' qu'ils ont fait au Centre Bell n'a-t-il pas été élu le spectacle de l'année dans ce même journal?) n'en fait que démontrer la constante pertinence du groupe hip-hop. Alors, attaquez tant que vous voulez R.E.M., qu'ils semblaient avoir perdu tout consistence depuis un moment déjà, et Madonna, dont plusieurs affirmeraient avec sérieux qu'elle l'avait perdu dès son deuxième album!, mais laissez au moins la chance aux Beasties de faire un mauvais CD avant de les mettre dans la catégorie de 'has-beens'! Et Bono et sa bande, dans tout çà? C'est, dans le fond, du pareil au même: un retour musical au rock plus costaud qui les a fait connaître à leurs débuts, retour nécessaire après la débandade que fut "Pop" (l'avez-vous oublié, celui-là, Mme Gundersen?) Ce qui est bien dans cette article, c'est que les boys n'ont pas encore perdu, après toutes ses années, cette fausse modestie avec un relent de vérité qui les caractérisait à l'époque - vous ne savez toutjours pas jouer, Larry? C'mon! Bien qui soit l'album rock de l'année, donc, "How to Dismantle an Atomic Bomb" n'est probablement pas le meilleur qu'on ait encore vu des rockeurs. Et c'est bien que U2 fasse attention à son image commerciale - ce serait hypocrite de les critiquer pour leur association avec Apple, avec tous ces musiciens qui tentent de nous vendre des produits encore plus douteux.
22 décembre 2004, 11:37
Florent Mazzoleni - L'Odyssée du rock
Blasphème!, dis-je, tout cela n'est que blasphème. Tu parles d'un livre qui démarre mal! En faisant d'Elvis Presley le créateur du rock, Florent Mazzoleni a fait de son bouquin "L'Odyssée du rock" un livre sans aucune pertinence. T'as beau avoir écrit pour "Les Inrockuptibles" et "Rolling Stone", dire sérieusement que le mouvement musical le plus populaire du 20e siècle est apparu lorsque le King a chanté "That's All Right" risque de faire de toi la plus grande risée des chroniqueurs musicaux. Même Presley serait totalement en désaccord! Et les artistes noirs, dans tout çà? Comme si les Robert Johnson, les musiciens de jazz et de blue de ce monde n'ont rien foutu avant 1954. Et Bill Haley and the Comets, dans tout çà? Comme si "Rock Around the Clock" n'a pas été à maintes fois nommées comme étant la première chanson rock chanté PAR UN BLANC de l'histoire. Mais voilà, Mazzoleni dérape dès la première page, donnant beaucoup trop de crédit à un artiste qui n'en a même pas besoin - merde, c'est tout de même le King, personne ne pourra lui enlever çà! Avec tous les encyclos parlant justement du rock déjà imprimés, je ne vois vraiment pas pourquoi un amateur quelconque voudrait en acquérir un autre qui n'est même pas foutu de partir du bon pied. Cette "Odyssée du rock" semble donc vraiment être un ouvrage à oublier.
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