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Joshua Walker
Joshua Walker
4 mai 2004, 8:33
Pas si mal...
J'ai loué Stuck on you en étant dépourvu de toute attente, mais finalement, je dois dire que j'ai passé une excellente soirée! Je croyais que ce serait le film typique où une seule farce est drôle (celle qu'on montre dans la bande-annonce) et que le reste n'est que divertissant par sa stupidité. En réalité, j'ai ri à plusieurs reprises pendant le visionnement de cette comédie. Le plus intéressant, c'est que des blagues très "premier niveau" côtoient des farces plus profondes. Matt Damon et Greg Kinnear sont plutôt bons dans leur interprétation des deux jumeaux, car ils parviennent à créer une image tout à fait différente de ce qu'on imaginerait. Ils parviennent même à rendre cette grosse farce un peu crédible. On ne peut pas en dire autant de Cher, qui joue faux, même si elle interprète son propre rôle. Il n'y a rien de vrai en elle et ça fait mal de souffrir sa présence à l'écran. C'est un film que je n'aurais pas conseillé si ça avait été au cinéma, mais quand on veut louer quelque chose pour la maison, ça convient très bien!
3 mai 2004, 6:46
Un spectateur déçu!
Contrairement à toutes les réactions que j'ai lues sur ce site, je crois que Cabaret est un échec. Je suis allé à une représentation de ce spectacle en étant plein d'espoir et tout cela est tombé à plat. La saison 2003-2004 du théâtre du Rideau Vert a été particulièrement agréable et elle se termine en queue de poisson avec cette revue musicale qui n'offre que du tape-à-l'oeil à l'amateur de théâtre. J'ai trouvé cette pièce décadente. On y montre une sexualité dépourvue de toute sensualité et de beauté où les femmes, tout comme les hommes, jouent un rôle d'objet sans âme. J'ai souffert de plusieurs gestes montrés dans ce spectacle, qui m'ont semblé dépasser les limites de l'apport à l'histoire. La pièce Cabaret est loin de la qualité du film dont elle est inspirée. Tout le côté humain, que la montée du nazisme faisait ressortir, est occulté et le spectateur finit par ne plus comprendre le sens des petites références qu'on y fait. L'histoire est malhabile, et la mise en scène ne fait pas honneur à Denise Filiatreau. Il y a de nombreux manquements aux chorégraphies qui nuisent à l'esthétisme. Je dois quand même reconnaître que François Papineau est renversant dans son interprétation du maître de cérémonie. Il nous offre une prestation haute en couleur qui met son grand talent en avant-scène! L'orchestre aussi fait un travail magnifique et le plaisir d'écouter les mélodies adoucit un peu la déception créée par le restant...
30 avril 2004, 7:04
Comme une visite à la Ronde
J'ai vu hier l'avant-première de Godsend et j'ai trouvé ça médiocre. Je m'attendais à un film de qualité suite à la bande-annonce que j'ai visionnée ainsi que parce que Robert de Niro joue dedans. Finalement, il ne s'agit que d'un ramassis de moments de tensions où on tient le spectateur en haleine avec des images troublantes. C'est un jeu habile de son et d'image, mais sans plus. On pourrait comparer le visionnement de ce film à une balade en montagne russe: ça donne des sensations fortes, mais on ne fait que tourner en rond et au bout de 1h30 c'est plutôt ennuyant. L'histoire n'est pas bien amenée et la fin nous laisse plein de questions sans réponses. Robert de Niro ne parvient pas à sauver le film, car on lui a donné un rôle sans grand intérêt. Il donne l'impression de l'interpréter machinalement, à la façon d'un grand maître qui exécute une leçon pour enfant. Finalement, c'est bien décevant comme film sur le clonage, car ça aurait pu être une belle réussite. À la place, on se retrouve avec un navet qui sera vite oublié et qui vendra des billets seulement à cause de la popularité d'un acteur.
30 avril 2004, 7:21
Sur ma liste de lecture!
J'aime choisir mes lectures, car je n'ai pas énormément de temps pour m'abandonner à ce passe-temps. Ce livre serait justement le type d'ouvrage pour lequel j'abandonnerais volontiers certaines de mes occupations pressantes. Je trouve merveilleux de se plonger dans un univers, surtout quand c'est un environnement qu'on connaît pour avoir vécu quelque chose de semblable. On comprend mieux les motivations et les émotions des personnages. Ça permet donc d'habiter le livre en l'imaginant clairement. La chronique de Mme Poitras me tente beaucoup, car elle décrit ce roman exactement selon mes goûts. Pour moi, le fait que l'histoire n'évolue pas n'est pas nécessairement un défaut. Ça ressemble beaucoup à la vie qui suit son court et où tout ne se règle pas si facilement.
30 avril 2004, 7:12
Avis aux lecteurs de cette chronique:
La lecture du texte de Séverine Kandelman peut mettre en appétit et donner envie de vous précipiter au cinéma pour voir Godsend. Cependant, je vous le déconseille fortement, car c'est le genre de film dont l'histoire semble intéressante quand on la raconte brièvement, mais qui finit par être accablant après un bout de temps. Moi aussi je me suis fait prendre à me dire qu'un film sur un thème d'actualité comme le clonage devait être d'un grand intérêt, mais ce n'est même pas le sujet central. Il s'agit en fait d'un petit suspense léger qui emprunte des idées scientifiques pour faire une histoire abracadabrante sur l'âme. Je n'ai pas embarqué un instant et excepté le stress créé par les images et les sons surprenants, le film m'a laissé complètement indifférent. Dans l'article, on compare Godsend à The Sixth Sense et The Good Son, mais il ne faut pas prendre ça au pied de la lettre. Disons que les trois films partent de la même intention, mais qu'un de ceux-ci n'arrive pas à son but et laisse le spectateur sur une note amère... Je vous laisse deviner lequel!
19 avril 2004, 7:33
Je dis non
Suis-je le seul à être inconfortable avec cette idée de mort? Je n'embarque pas un instant, car je déteste le concept et je me sens mal à l'aise avec toute la publicité qu'on lui fait. Je suis un fan de Leloup et je suis conscient qu'il est une icône de la musique québécoise, mais est-ce vraiment nécessaire de le tuer pour pouvoir faire autre chose? Je crois au contraire, qu'il faut garder sa musique vivante et que rien ne l'empêche de se faire un petit plaisir de temps en temps en venant raviver la flamme du public par son attitude désinvolte et ses rythmes enlevants. Je ne suis pas certain de l'impact de cette mort sur le public et j'espère fortement que cette fascination morbide n'aura pas des répercussions négatives. Je choisis de ne pas aller voir le film la mygale jaune, pour ne pas encourager le monstre de publicité autour du suicide artistique de Jean "Sans nom ".
19 avril 2004, 6:47
Pas le grand chic, mais quand même...
Pour une fois que le restaurant critiqué est abordable pour les portefeuilles plus fragiles, je suis déçu que la critique soit si mauvaise. Personnellement, je suis allé une fois à l'Académie et j'ai quand même apprécié ma visite. C'est le genre de restaurant où il est agréable de se regrouper entre amis, car il y a la place nécessaire pour cela. Les familles y trouvent aussi leur compte et peuvent manger autre chose que du Mc Do en compagnie de leurs tout-petits. Ce ne serait pas le genre d'endroit que je choisirais pour une petite soirée romantique, mais je crois que l'Académie remplit quand même une certaine demande. Quand on pense à tous les restaurants où on mange très mal et que l'addition part en flèche jusqu'au firmament, je trouve que l'Académie n'est pas mal du tout. Le seul vrai inconvénient c'est la place pour s'asseoir. Il n'y a rien que je déteste plus que de passer un repas à manger avec un étranger parce que nos tables sont collées. C'est ce qui arrive dans ce restaurant et il gagnerait à perdre quelques places au profit du confort de leur clientèle. Je crois que ce qui induit les gens en erreur, c'est le nom du restaurant. Il y aurait moins de déception si on n'avait pas l'impression qu'on entre dans un repaire de la grande gastronomie.
18 avril 2004, 8:40
Petit grand théâtre
J'ai vraiment apprécié ma soirée passée au théâtre Fred Barry! La pièce Six mois avant Noël est une histoire actuelle qui raconte la vie de cinq jeunes très différents que la vie réunit autour d'un appartement. C'est un récit empreint de beaucoup d'humour qui traite habilement de différentes questions qui préoccupent les jeunes adultes. J'ai reconnu certaines caractéristiques de personnes que je connais et les situations cocasses sont assez réalistes pour qu'on y croit. Pendant la durée de la représentation, j'ai eu l'impression de vraiment faire connaissance avec les personnages que je voyais évoluer devant moi. Le plus étonnant est que, malgré leurs imperfections, je les ai tous trouvés charmants et je me suis attaché à eux. Dave, le poteux apathique m'a particulièrement touché et je tiens à applaudir le jeu du comédien qui a su lui donner vie simplement avec de petites répliques et une mimique à toute épreuve. Encore une fois, l'intimité de la salle Fred Barry a opéré la magie nécessaire pour donner une dimension plus grande que nature à une pièce toute simple.
18 avril 2004, 8:54
Une peur justifiée
Les skinheads, ça fait peur à bien des gens et je crois que c'est avec raison. Je suis noir et je n'aimerais pas me retrouver seul dans une ruelle du centre-ville avec un groupe de ces personnes aux idées bien particulières. Je ne pense pas qu'ils soient tous racistes ou que leur style vestimentaire soit la source du problème, mais il demeure qu'il y a un discours de violence qui accompagne leur culture. Parfois, des individus comprennent mal l'anarchisme qui est transmis dans les valeurs skinheads et rejettent des communautés plutôt que de cibler les aberrations de la société. Ce sont souvent des individus qui paient pour cette incompréhension et c'est la raison pour laquelle je comprends que les gens craignent ce retour. Je pense sincèrement que cette arrivée est susceptible de mener à des actes racistes. La violence, accompagnée d'un encouragement de l'intolérance est un mélange explosif quand on pense que tout le monde a des préjugés sur lesquels on se base pour motiver nos actions.
18 avril 2004, 8:48
Deux spectacles à se rappeler!
J'étais au spectacle des Cowboys le 30 décembre et je trouve que c'est une grande idée de lancer un DVD pour faire revivre cette soirée mémorable. Une énergie toute particulière a circulé pendant ce spectacle et j'espère qu'on pourra la ressentir même dans le confort de notre salon. Je serai le premier à vouloir avoir ce DVD et le regarder en me disant : "J'étais là!". Il y a de ces moments dans le monde du spectacle qui passent à l'histoire pour avoir créé une ambiance unique. Je crois que c'est le cas de ce spectacle et ils font bien le l'immortaliser. *** J'aimerais aussi écrire sur Lynda Thalie, cette artiste magnifique que j'ai découverte récemment. Elle a une voix d'or qui s'adapte à plusieurs types de musique et il fait bon de savourer son exotisme. Cette artiste a un charisme tout particulier et il faut la voir en spectacle! Sa voix porte à rêver et la pureté de cette dernière laisse pantois. Voyez par vous-même...
15 avril 2004, 7:51
Fans de Garou s'abstenir
Depuis que Garou s'est associé au duo-choc Dion-Angélil, je déteste ce qu'il est devenu. Je l'ai vu se transformer du tout au tout pour devenir une espèce de machine à vendre des disques grand public. Ça me fait rire de le voir parler d'être authentique, car il me semble que c'est à peu près tout ce qu'il n'est pas. Je l'avais vu en spectacle avec son groupe avant qu'il soit vraiment connu et alors, il semblait avoir du plaisir à jouer de la musique! Aujourd'hui, il semble à la remorque d'une grosse industrie qui décide pour lui et qui lui a imposé un style tout à fait différent de ce qu'il avait avant. Je n'embarque pas du tout dans l'histoire du retour aux sources qui l'a fait devenir lui-même. Il n'est que le pendant masculin de Céline, sans tout le talent de la chanteuse.
15 avril 2004, 7:15
Réellement de l'art?
Je suis peut-être un peu vieux jeu, mais il ne me semble pas que le fait de tromper les sens constitue en soi une forme d'art. Je suis pourtant un fervent adepte de ces expériences qui nous font réaliser que ce que l'on croit être la réalité ne l'est pas toujours. Je trouve par contre que ce genre de présentation doit avoir lieu dans des musées de technologies ou des foires scientifiques. Il me semble qu'assister à une exposition d'art doit au contraire être une chance de laisser nos sens gambader et de laisser pénétrer les images, sans trop se poser de questions. Après avoir vécu quelque chose avec l'oeuvre, on peut explorer les matériaux utilisés et même tenter de comprendre les intentions de l'artiste. L'exposition de Pitt fait douter de tout et met à l'envers toutes ces étapes que je me plais à traverser. Je crois que cette exposition peut valoir le détour si on la perçoit davantage comme une expérience scientifique...
15 avril 2004, 7:25
Souvenirs sans prix
Je ne suis allé qu'une fois en Beauce et je n'ai jamais oublié mon expérience. J'étais enfant et j'ai tout de suite été saisi par la beauté des paysages et la différence entre là-bas et ma ville. La semaine que j'y ai passé fût merveilleuse, car j'ai eu la chance d'habiter avec des Beaucerons qui adoraient leur région et qui me l'ont fait découvrir dans toute sa splendeur. Je garde des souvenirs mémorables de cette visite qui a marqué mon enfance. J'aimerais beaucoup retourner en Beauce un jour, mais j'avoue avoir un peu peur de détruire ces images merveilleuses qui me restent en mémoire. Je sais qu'il s'agit d'une région que plusieurs tentent de détruire d'un point de vue environnemental et j'espère qu'il n'y a pas trop de dommage. Nous faisons trop peu attention à nos petits trésors... Ce que j'ai lu dans la chronique de cette semaine me redonne espoir et me donne envie de faire ces activités fantastiques. Quelle merveilleuse idée est ce forfait gastronomie-forêt-histoire qui doit être une expérience magique d'odeurs, de saveurs et de contes... Ça fait rêver!
15 avril 2004, 6:56
Un genre de cinéma... le "cinéma de genre"?
Je dois être bien ignorant, mais je n'ai aucune idée de ce qu'est vraiment le "cinéma de genre". Je ne vois pas le lien entre la série Fortier et ce que fait Scorsese dans ces films, alors je ne parviens pas à suivre le fil de ce que Joël Champetier veut offrir aux Québécois. Une chose est certaine, la Peau Blanche est un des rares films dont on sent vraiment l'intention. Il est loin d'être vide et on ressent tout de suite tout le deuxième niveau compris dans chacune des images ainsi que dans chaque réplique. Je trouve que c'est un aspect du septième art dont nous manquions au Québec et je suis heureux qu'on commence à exploiter davantage les atmosphères. Si c'est cela le "cinéma de genre", je crois en effet que La peau blanche ouvre une nouvelle porte au public québécois. Les gens sont intéressés à travailler pour apprécier un film à sa juste valeur et il est temps qu'on puisse se mettre un peu de chair sous la dent!
15 avril 2004, 7:05
Plaisirs historiques
Je fais définitivement partie de cette poignée de spectateurs qui prendront un malin plaisir à voir ce film. C'est le genre de production qu'il faut s'offrir sur grand écran et qui devient une merveilleuse épopée quand on se donne la peine d'y croire un peu. J'aime voir des films historiques, car ça donne la chance de connaître un peu mieux divers moments de notre histoire qui ont tendance à être oubliés. Des moments charnières de la situation internationale passent à l'oubli en quelques décennies et on perd ainsi une part de notre héritage. Voir ce type de film permet de se rappeler un peu et de se donner le coup de pied nécessaire pour faire des recherches plus sérieuses. Ça sème la graine d'intérêt qui amène à se poser des questions et c'est très important! Par contre, il ne faut pas prendre tout ce qu'on y voit au pied de la lettre. Le terme film historique n'est pas synonyme de cours d'histoire. Il faut vérifier que les informations qu'on y donne ne sont pas trop romancées. Je suis content de lire que la chroniqueuse a trouvé qu'il y avait un grand souci de vraisemblance, je suis d'avis que c'est la base d'un bon film de ce type. Je cours vite au cinéma me régaler de Alamo!
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