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Justine Renaud
Justine Renaud
23 mai 2006, 9:26
Quelle déesse pareille...
Ah! Tori Amos, mon idole absolue. Personne ne la surpassera jamais dans mon top dix personnel des meilleurs artistes musicaux. Lorsque ma mère m'a appris que Tori Amos venait en ville, des larmes de joie ont ruisselé dans un courant interminable de félicité. Ensuite, je me suis immédiatement procuré des billets et j'ai attendu avec hâte. Avec mes attentes immenses, j'ai été un peu déçue de la performance de Tori Amos au Centre Bell le 26 août dernier. Je saisis bien le fait que c'était une tâche assez difficile de distraire un public entier quand elle était seule sur scène avec quatre pianos, dont son bosendörfer. Mais pour être franche, je m'attendais à ce qu'elle établisse un contact quelconque avec l'auditoire, ce qu'elle n'a pas réellement fait. Cela m'a profondément désappointée, car je tenais absolument à ce qu'elle me considère à un niveau plus personnelle. Ensuite, Tori Amos n'a pas joué ses meilleures chansons. Sans ses musiciens, son répertoire de chansons qu'elle pouvait performer sur scène était réduit. Néanmoins, j'ai su apprécier quelques-unes des chansons qu'elle a joué, telles Original Sinsuality, Anastasia, Mother Revolution, Marys of the Sea, Marianne, The Beekeeper, et surtout Leather. Oui, oui, j'ai noté toutes ses performances. Bien sûr, je ne peux pas me concentrer que sur les points négatifs de ce concert. Une chose qui est certaine, Tori Amos était ravissante et sa voix était juste et divine. Elle était calme, comme toujours, et mouvait la salle entière de sa confiance langoureuse et sans arrogance. Ce concert un peu court qui a frôlé les deux heures, je ne l'échangerais pour rien au monde, car c'était tout justement mon idole qui performait sur scène. Pourtant, je suis convaincue qu'elle aurait pu faire mieux.
24 mai 2006, 5:15
Ébranlant
Avec son tout dernier roman, Antéchrista, Amélie Nothomb a déjà su me charmer à l'aide de ses mots et de sa langue étrange. En dénichant Stupeur et tremblements dans de vieilles boîtes de livres appartenant à ma mère, je savais que j'allais apprécier, mais je ne me doutais guère que ce qui m'attendait était aussi puissant qu'une bombe atomique. Tout d'abord, il y a l'auteure, le personnage principal, la martyre, oui, Amélie Nothomb. Une histoire vraie, quoiqu'elle n'est pas toujours crédible grâce à ses péripéties qui ébahissent. Dès le départ à sa rentrée dans la compagnie Yumimoto, ce personnage m'a beaucoup plu. Amélie nous fait percevoir les sentiments qu'elle a pu vivre durant cette année d'humiliation au Japon, cependant, elle nous laisse un peu d'autonomie pour que l'on puisse réagir aux situations avec nos propres émotions. Ensuite, Amélie a su m'initier au monde des Nippons très sensiblement. Il est drôle pour un instant de pouvoir comparer les Occidentaux aux Orientaux dans ce livre. Néanmoins, une énorme tristesse découle de l'humiliation et de la tyrannie que doit subir cette culture étrangère, surtout les filles. Cet aspect a particulièrement bien été traité. De plus, les descriptions que nous procure Amélie sont absolument saisissantes. Elles sont un élément fort important de ce récit. J'ai spécialement adoré la manière dont elle décrit Fubuki Mori, la Nippone aussi irréprochablement jolie que cruelle. Enfin, j'ai uniquement le goût de relire Stupeur et tremblements à l'instant. Amélie me manque. La belle Fubuki me manque aussi, malgré sa cruauté. Je dois avouer que, au cours du récit, je m'étais attachée à ces deux femmes, à un tel point que, rendue à la fin, je me suis effondrée en sanglots. Finalement, Fubuki n'était pas si méchante qu'elle le laissait entrevoir. Et ce livre n'est rien d'autre qu'une bombe d'émoi.
23 mai 2006, 7:46
Envoûtant
Darren Aronofsky n'a définitivement pas manqué de brio et de perspicacité en réalisant Requiem for a Dream, fondé sur le roman de Hubert Selby Jr. Ce film, traitant de la dépendance, est sans contredit le plus bouleversant et le plus dérangeant de son genre que j'ai vu de ma vie. Le jeu d'acteur est sûrement l'aspect le plus percutant de Requiem for a Dream. La performance de l'actrice Ellen Burstyn, dans le rôle de la mère, Sara Goldfarb, nouvellement dépendante aux amphétamines amincissantes, est la meilleure à laquelle j'ai assisté durant le film. Elle incarne tellement bien son personnage que je ne peux m'empêcher de pleurer lorsque la fin arrive. Il est troublant d'observer une femme si triste obtenir le bonheur pour enfin aboutir au plus creux des ténèbres. Ensuite, la musique, composée par Clint Mansell et interprétée par Kronos Quartet, est un autre élément qui ajoute du brillant à Requiem for a Dream. Elle nous accompagne tout au long du film en amplifiant les émotions que les évènements du scénario nous font vivre. J'ai tellement adoré la musique que je me suis procuré la trame sonore. De plus, le montage m'a énormément plu. Aronofsky s'est particulièrement soucié de l'esthétique du film en créant des images sectionnées et quasiment épileptiques, augmentant l'intensité et la confusion innée du film. Bref, la première fois que j'ai visionné Requiem for a Dream, j'avais tout juste douze ans. Ce film m'avait effrayée à un tel point que je m'étais promis de ne jamais devenir dépendante de quoi que ce soit. Aujourd'hui, je tire toujours plusieurs autres principes et sentiments de ce film électrifiant et je l'apprécie encore plus que jamais.
23 mai 2006, 6:03
Un chef-d'oeuvre cinématographique
Avec son film, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, Jean-Pierre Jeunet est tombé en plein dans le mille. Lorsque j'y repense, il n'est même pas question de quel film j'ai apprécié le plus parmi tous ceux que j'ai pu avoir visionnés. Amélie Poulain remporte à tous coups. Du moment où j'ai entendu la musique, composée par Yann Tiersen, j'ai su que ce film allait me plaire. Elle est engageante et tout simplement parfaite pour ce film qui met en vedette la ville de Paris. Honnêtement, je n'ai jamais tant aimé la musique de souche française. Ensuite, les acteurs sont éblouissants. Audrey Tautou est très crédible dans son rôle de la jeune femme en manque de bonheur et d'affection. Quand elle fait face à Nino Quincampoix (acteur Mathieu Kassovitz), celui pour qui son cour bat la chamade, nous pouvons littéralement sentir la timidité qui l'envahit. Les autres acteurs qui incarnent les rôles de soutien sont également stupéfiants. Ils mettent en valeur cette production quoiqu'ils ne sont pas les personnages principaux. De plus, les décors et les jeux de couleurs sont ravissants. Je crois bien que, d'une perspective visuelle, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain surpasse tous autres films. Ses vert pomme et ses rouge cerise créent l'atmosphère charmante de ce film. Doté d'un scénario brillant et débordant de détails cocasses, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain ne manque pas de m'émerveiller à chaque fois. Bien que je l'ai vu et revu à maintes reprises, je ne me lasse jamais. Il est impossible de ne pas pouvoir en retirer une autre morale ou de ne pas le percevoir sous divers aspects.

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mai 2006