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Le Blogue des Moquettes Coquettes
Le Blogue des Moquettes Coquettes
16 mai 2008, 10:05
Ivresse X 30

Les sites où on peut montrer nos photos de party dans toute leur décadence se multiplient sur Internet. Pour voir des hipters se défoncer, on a lastnightsparty.com. Pour des photos prises au hasard dans les albums de party de purs étrangers, on a sorryimissedyourparty.blogspot.com. Le voyeurisme particulier des photos de nightlife a dégénéré vers une branche plus alcoolique et définitivement plus malsaine. Ce n’est plus assez de voir des beautiful people un peu suintante et pompettes en tenue de ladies night. On veut les voir se rouler par terre dans leur vomi.

Prenons comme sujet d'étude le groupe Facebook 30 Reasons Girls Should Call It A Night. Ce groupe a créé un très gros buzz l’automne dernier parce que son expansion était fulgurante. De ces temps-ci ça semble stagner à 171 000 membres.

En entrant sur la page du groupe, on voit tout d’abord ces fameuses 30 raisons, en fait 30 signes qui confirment qu’une fille est vraiment saoule.

3. You've become convinced that dancing with your arms overhead, shaking your ass, and yelling WOO HOO is truly the sexiest dance move EVER.

23. Your hugs begin to resemble wrestling take-down moves.

25. You've taken off your shoes because you believe it's their fault that you're having problems walking.


Ensuite plus de 4700 photos de filles d’âge collégial en train de faire diverses activités telles que frencher sa meilleure amie, montrer son g-string par accident ou par exprès, s’accoter sur un bol de toilette, s’étendre sur un plancher de danse pour dormir, s’effouarer au plein milieu d’un parking ou montrer quelques signes d’un coma éthylique imminent. Si je comprends bien, moins ça a de classe, plus c’est drôle.

Et on en rajoute dans les discussions du forum qui demandent la pire chose que vous ayez mangé lors d’une brosse, ce que vous avez volé alors que vous étiez saoule ou l’endroit le plus inapproprié où vous avez fait pipi (une machine à laver, un cimetière, mes pantalons).

Ça peut être plaisant de se péter la face une fois de temps en temps entre amis. Je l’ai fait moi-même plusieurs fois. J’ai souvenir d’une soirée d’université où j’avais accroché les poignées d’un sac de plastique à mes oreilles, d’un coup que je renvoie mes shooters de Goldschlager.

Mais est-ce que j’ai mis les photos de ça sur Internet? Non! J’ai un petit problème avec la glorification de la beuverie et la façon qu’on encourage les excès par des groupes de ce genre. Comme si c’était la seule façon d’être cool et populaire. OK ça peut faire partie d’un rite de passage. Mais vivre avec les conséquences des gestes qu’on pose alors qu’on est dans un état second peut nous hanter pendant longtemps. Je n’ose pas imaginer les durs lendemains de veille que certaines de ces filles doivent vivre alors qu’elles se sont fait tagger les culottes baissées avec leur ex.

Et le fait que ce soit un groupe « féminin » m’agace aussi. C’est comme un pendant Web 2.0 de Girls Gone Wild. Sauf qu’au lieu de flasher tes seins au Spring Break pour gagner un t-shirt, ben tu flashes tes seins sur Facebook pour espérer gagner la reconnaissance de tes pairs. Dans les deux cas, t’es pas trop consciente sur le coup, ça a l’air le fun avoir toute cette attention, mais qu’est-ce que ça t’apporte au juste? As-tu l’air vraiment libérée ou au contraire tu veux impressionner les gars de ta classe de maths qui hurlent "enlève ton toooooooooop" ? 

Si c’est sites sont si populaires, si c'est si fascinant de voir une fille saoule, est-ce que c'est parce que c'est encore tabou?


10 mai 2008, 6:40
Concerto pour six grosses caisses


Je suis fascinée par une nouvelle série de baladovidéo, disponible sur le site de Bande à part :

Concerto pour six grosses caisses

Le concept est fort simple : chaque semaine, on nous propose une rencontre avec un batteur de la scène musicale québécoise. Il nous parle de ses influences, de son groove et tente de réussir l'exploit de flatter sa bédaine et taper sur sa tête simultanément. Le sujet, la batterie, est certes pointu, mais le résultat est ô combien sympathique et efficace!

L'épisode final, disponible dès le 20 mai prochain, nous présentera une création collective.


 


1 mai 2008, 10:05
Un joyau de bling bling

J’ai découvert Leslie Hall l’automne passé en lisant un de mes blogues féministes préférés. Depuis ce temps, je suis avec attention son ascension fulgurante au statut très convoité de céWEBrité.

Originaire de l’Iowa, Leslie a su attirer l’attention de tout l’Internet avec sa collection de "gem sweaters", des chandails brodés de perles et de pierres précieuses, mais surtout la façon particulière qu’elle a de les mettre en valeur. En plus du bling bling de ses trouvailles de friperie, elle porte des pantalons en lamé doré, des lunettes de type bay-window années 80, beaucoup trop de maquillage et un surplus de poids qui la fait bouncer comme pas une.


Pour rendre hommage à ses chandails, elle a composé d’abord un hymne dance urbain "Gem Sweater" puis elle s’est lâchée lousse dans le hip-hop. S’en suivit une série de vidéoclips tournés dans sa ville natale où elle revisite tous les clichés du genre. En quelques mois, ils ont fait le tour du Web et lui ont permis de ramasser au passage une horde de fans aussi hystériques qu’elle.

Leslie Hall, c’est l’équivalent du Star Wars Kid, mais avec l’attitude d’une rock star.

C’est à la fois hilarant et intrigant. En effet, comment une fille qui s’enlaidit autant peut-elle avoir autant de succès? Et bien Leslie Hall a trouvé la recette idéale entre la parodie, le kitsch et la pop. Le fait qu’elle se greye d’une façon aussi disgracieuse la rend à la fois attachante et avant-gardiste. Franchement, ça fait du bien de voir une fille aussi déchaînée et bizarre, ça défoule!

Je l’ai manqué au mois de février au Zoobizarre et elle ne prévoit pas revenir au Québec sous peu. Sa tournée se termine chez elle à Ames en Iowa en juillet. Mais littéralement chez elle : le spectacle aura lieu en face de la maison de ses parents.

En attendant, je vous suggère de faire comme moi et de passer beaucoup trop de temps sur son site web qui fourmille de perles dont le "Mobile Museum of Gem Sweaters" où tous les chandails sont baptisés de noms originaux et sa boutique où ses t-shirts sont disponibles jusque dans les tailles 4XL.

Inspirant. Ça me donne envie de mettre tout mon bling en même temps et me dandiner devant mon miroir en me répétant: "Shazam, I’m glamourous!"


27 avril 2008, 7:03
Mercredi : les Dales et Gatineau au Diable Vert!

Plein de bonnes nouvelles pour votre mercredi soir prochain, qui se passera au Diable Vert!

Tout d'abord, les portes ouvriront à 19h et des écrans nous projetteront la partie Canadiens / Flyers. 

Ensuite, les Dales Hawerchuk nous cracheront leur salive salée dans la face, car ils nous présenteront les nouvelles chansons de leur 2e album.  

Et si vous persistez jusqu'à minuit, vous aurez l'occasion de voir les toujours excellents et intenses gars de Gatineau en spectacle, afin de célébrer leur retour d'une longue et fructueuse tournée européenne.

J'aime ces mercredis d'été qui font beaucoup de bruit, de bruit fort! J'y serai.

 
 


17 avril 2008, 9:55
C'est comme un soap, mais en vrai

C’est le sujet parfait pour notre thème de ce soir (on parlait de rupture à CIBL avec Millie Croche): une femme en instance de divorce exprime violemment sa colère et sa peine dans un vidéo sur YouTube. Jusque là, c’est inusité, « hein, un divorce en direct sur YouTube », mais attention, ça se corse… La femme en question est une Anglaise, Tricia Walsh-Smith, mariée (mais plus pour très longtemps) à Philip Smith, un gros bonnet de Broadway, un des hommes les plus riches de New York. La blonde et bronzée Tricia est une comédienne et auteure de second ordre et elle est de 25 ans la cadette de son mari. Hello le cliché.

Dans ce vidéo-maison, elle se vide le cœur et pète une coche au sujet d’un arrangement prénuptial qui la désavantage. Quoi?!? Je n’aurai pas droit à ta pension d’un demi-million de dollars par année si tu meures parce que ce sont mes méchantes belles-filles qui vont en hériter? Quoi?!? Tu m’évinces de notre appartement de plusieurs millions de dollars sur Park Avenue? Quelle idiote je suis d’avoir signé cet arrangement! Bouhouhou…

Ensuite, elle reprend ses esprits et en profite pour nous faire des révélations croustillantes sur son mari, sa belle-famille et leur vie intime. Elle lance presque candidement : « Another thing, we never had sex ». Elle nous raconte que pour éviter de faire l’acte, son mari avait comme excuse sa haute pression et qu’elle l’a cru. Mais, oh my god, elle a fait une découverte troublante dans les affaires de Philip : des magazines porno, du Viagra et des condoms. Portée par une folie vengeresse, elle appelle l’assistante de son mari et lui dit : « Je viens de trouver des magazines porno, du Viagra et des condoms. Demande-lui ce qu’il veut que je fasse avec les condoms. Oui, maintenant.»

Finalement, on fait le tour du luxueux appartement et elle nous montre son album de photos de mariage, un prétexte pour associer les membres de sa belle-famille à des épithètes comme méchante, très méchante et c’est-le-mal-en-personne.

Pourquoi faire tout ça et le diffuser sur YouTube? Elle veut combattre. Elle veut prendre le contrôle sur sa vie. Elle veut gagner.

Les médias, tout comme la blogosphère, se sont évidemment garrochés sur cette affaire. Dans quelques articles, des avocats spécialisés en matière de divorce, invités à donner leur opinion, sont abasourdis : ils n’ont jamais vu un tel cas. Selon eux, c’est une nouvelle étape qui a été franchie et c’est épeurant.

Les courriels haineux et les blogues où on lave son linge sale en public, ce n’est plus assez… Mais où cela va-t-il s’arrêter? Peut-on avoir une vie privée encore de nos jours? Et comme le font remarquer plusieurs, la situation risque de se retourner contre elle en cour.

Et pas seulement en cour… L’effet escompté par Tricia Walsh-Smith n’a pas été atteint. Ce n'est pas une guerrière. Son regard hagard et fou rend la scène pathétique, On ne ressent aucune sympathie pour la princesse qui voit son beau plan se détruire sous ses yeux exorbités. Si elle tentait d’humilier son mari, et bien elle n’a réussi qu’à s’humilier elle-même. 2 489 873 fois à l'heure où je publie ceci.


10 avril 2008, 10:54
Exposition et infiltration!
Si vous passez dans le Mile-End pour profiter du printemps ce weekend (un des quartiers de Montréal les plus printaniers, je vous jure, j'y ai vu les premières gougounes de l'année dans la rue aujourd'hui...), arrêtez donc au Cagibi. Situé au coin de St-Laurent et St-Viateur, il y a une exposition fort intéressante du projet Guérilla d'art, mené avec passion et patience par les deux filles de L'Oeil dans L'Front. Des centaines, voire des milliers de signets faits à la mains sont accrochés dans la pièce du fond, créant une mosaïque impressionnante. Ces signets ont été fabriqués par des gens, artistes ou non, lors d'ateliers de création tenus hebdomadairement pendant 4 mois dans différents cafés montréalais. Le but? Rapprocher l'art, les gens et le quotidien.

Les interventions de L'Oeil dans L'Front ont pour but :

De susciter le doute qui conduit à la réflexion créatrice.
De permettre d'établir un espace, une distance par rapport à l'ordinaire.
De déplacer les objets, de les sortir de leur contextualité et des lieux communs.
D'amener les gens à repenser leurs acquis.
D'inviter à modifier subtilement les schèmes des habitudes des gens et ainsi d'amener à prendre conscience de la dimension mécanique, automatique de nos comportements et de leur impact sur nos perceptions.

L'Oeil dans L'Front s'intéresse également au caractère abstrait, anonyme de la collectivité et à la dimension relationnelle plus ou moins définie, précise, consciente pouvant s'établir entre deux individus qui cohabitent sur un territoire donné sans jamais se connaître.

Via www.loeildanslfront.blogspot.com 

 

Et la Guérilla là-dedans? Ces signets seront glissés de façon "anonyme et réfléchie" dans les livres des bibliothèques de Montréal. Et vous êtes invités à distribuer ces signets et faire un geste de diffusion d'art inattendu! Présentez-vous à la galerie articule du 16 au 20 avril 2008 et on vous donnera de quoi émerveiller un lecteur au hasard...

Jusqu'au dimanche 13 avril 2008.
5490, boulevard St-Laurent, Montréal. 


3 avril 2008, 10:57
Maudite machine

Cette semaine, j’ai reçu mon nouvel exemplaire du Elle Québec avec la sublime Macha Limonchik en costume de bain blanc sur la couverture (watatow!). En le feuilletant, en bonne geek girl que je suis, j’ai tout de suite été attirée par un article sur les femmes et la technologie. Je l’ai lu d’une traite et je n’en suis pas encore revenue.

Je suis fâchée.

Le titre : Sommes-nous des technonouilles?
La prémisse : Pourquoi les gadgets électroniques laissent-ils les femmes tièdes? Le genre féminin serait-il incompatible avec la micropuce?

Quoi! Encore un papier qui aborde cette situation avec l’angle « on est poche parce qu’on est des filles » ! Le leitmotiv de la victime, « les machines, c’est épeurant », je ne suis pu capable! À chaque fois qu’on parle de cette problématique dans les médias populaires, on véhicule un tas de stéréotypes, autant féminins que masculins. Et on ramène toujours ça au déterminisme des genres, qu’il soit biologique ou culturel. Tout le temps. Trois citations de l'article de Elle Québec :

Les filles utilisent la technologie pour communiquer. Les gars pour jouer.
Les hommes sont plus forts que les femmes dans les raisonnements mathématiques. (…) Les femmes surpassent toutefois leurs compagnons dans les fonctions du langage.
Les femmes ont une approche utilitaire de la technologie, alors que l’approche des hommes est ludique.


Je suis tannée là. Je suis tannée qu’on divise toujours les clans, qu’on les catégorise, qu’on essaie de trouver de trouver un sens en les confrontant. Si les femmes s’intéressent peu aux nouvelles technologies, c’est peut-être parce qu’on leur dit depuis 1993 que les femmes s’intéressent peu aux nouvelles technologies… D’ailleurs, on est aux prises avec la même situation en sciences.

Mais bon, y’a peut-être de l’espoir dans la nouvelle génération de filles, les digital natives (baptisées ainsi par Marc Prensky), celles qui sont nées avec un fil réseau à la place du cordon ombilical. En plus de remplir l’écart statistique, notamment au niveau de l’utilisation d’Internet, elles vont probablement réussir à créer un espace technologique plus convivial qui fera fi des différences entre les sexes.

À ce sujet, le New York Times a publié, il y a quelques semaines, un article sur les blogueuses adolescentes, une tendance en hausse fulgurante aux États-Unis.

En effet, dans les 12 à 17 ans, on compte 35% de filles qui bloguent comparativement à 20% des garçons. Davantage d’adolescentes entre 15 et 17 ans possèdent un profil dans des réseaux sociaux, créent leur propre page web ou travaillent sur des sites pour d’autres personnes. Par contre, les garçons sont les champions de la publication de vidéo en ligne. (Source : Pew Internet & American Life Project)
 
Malheureusement, on tombe encore dans les mêmes rengaines d’attentes culturelles pour expliquer ce phénomène :

“Girls are trained to make stories about themselves,” said Pat Gill, the interim director for the Institute for Communications Research and an associate professor of gender and women’s studies at the University of Illinois at Urbana-Champaign.
From a young age they learn that they are objects, Professor Gill said, so they learn how to describe themselves. Historically, girls and women have been expected to be social, communal and skilled in decorative arts.
“This would be called the feminization of the Internet,” she said.

 
(soupir)

Comme le mentionnait Feministing.com, je pense qu’on doit se réjouir de voir le web 2.0 investi par les jeunes femmes, point. Qu’elles y trouvent leur compte est signe que les temps changent pour le mieux. Peut-être que ça n’affectera pas les demandes d’admission en sciences informatiques, mais l’influence des filles se fera sentir dans le Ternet.

C’est notre responsabilité à nous aussi de faire des nouvelles technologies des outils à notre image. Si c’est si impopulaire, c’est peut-être parce qu’on a laissé ça trop longtemps entre les mains des mêmes personnes, tout genre confondu…


1 avril 2008, 4:27
Cabaret de l'UQAMothon - ce vendredi au National!

Ce vendredi, nous aurons le plaisir de participer à l'UQAMothon, une levée de fonds plutôt dérisoire présentée au National qui mêlera art et politique, humour et critique sociale.

Comme on peut si bien le lire sur le site officiel, L’UQAMothon se fixe d’une part l’objectif de révéler la caducité des moyens mis de l’avant pour régler la crise financière chronique de l’UQAM, et de dénoncer le rôle et les positions politiques de l’administration et du gouvernement face à cette crise. D’autre part, le projet se donne comme mandat de mobiliser la communauté universitaire et le public autour des conséquences économiques, politiques et sociales que suscite le sous-financement des universités du Québec.

Nous aurons le plaisir de partager la scène avec notamment Marco Calliari, Donzelle, Navet Confit, Daniel Grenier et Giselle Numba One.

Vendredi 4 avril 2008 à 20h au National
1220 Ste-Catherine est
Ouverture des portes à 18h30

Pour informations : 514-845-2014

Les billets sont en vente maintenant, au coût dérisoire de 10$ en pré-vente et de 15$ à la porte.

En vente au National 1220 Ste-Catherine est
sur le réseau Admission (www.admission.com ou au 514-790-1245)
et auprès des membres de l’UQAMothon.

 


 


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1 avril 2008, 1:22
Batailles de bouffe ou conflits armés?
Je suis tombée récemment sur cet étrange et fascinant film, Food Fight, qui présente une histoire abrégée des interventions armées américaines, version batailles de bouffe. Aux passionnés de politique internationale, je suggère de le regarder une première fois à froid, sans avoir jeté un coup d’œil à la fiche des « personnages » . Vous serez fier d'avoir reconnu sans aide bœuf Stroganoff, kebab et autres délices du monde. Je m’en suis assez bien tirée, mais je dois avouer m’être perdue dans certains affrontements, ma culture gastronomique coréenne assez limitée m’ayant fait complètement louper les kimchi de la guerre de Corée.
Visitez le site officiel pour une liste détaillée de tous les affrontements, mais pas avant de l’avoir regardé une première fois !


28 mars 2008, 10:33
Nouveau vidéoclip de Gatineau : Pawnsheüp
Une réalisation d'Olivier Picard et de David Pierrat de Parce Que films, les mêmes qui signent aussi l'excellent vidéoclip de Karkwa, Échapper au sort (tant qu'à y être, je vous le mets aussi)!



25 mars 2008, 4:52
Submergée de musique

Ouf... ça fait longtemps que je ne suis pas apparue ici! Et pourtant, mes journées sont remplies plus que jamais de musique et de découvertes! Bien sûr, en fille intense que je suis, je préfère vous les balancer ici d'une traite plutôt que d'en faire des billets individuels et structurés... ;o)

 

LES SPECTACLES

À tous les lundis, je fais parti du jury des Francouvertes. Découvrant trois nouveaux artistes par soir, j'aurais tant de choses à dire, mais mon rôle m'obligent à être impartiale, d'où mon silence... Mais je vous encourage tout de même à venir aux deux derniers soirs de préliminaires, où les Bonjour Brumaire, Polipe, Le Citoyen et autres Fonojône fouleront la scène du Lion d'Or.

Pour les gens de Sorel, je suis jalouse de vous. Parce que samedi prochain le 29 mars, la formation Hello Postier sera au Pub O’Callaghan. C’est tellement nouveau que je pense même que c’est leur premier spectacle… Imaginez un groupe composé d’une batterie et de trois basses, jouées par Martin Pelland (anciennement de The Dears), Sunny Duval (Les Breastfeeders) et François Plante (Plaster, Afrodizz). Ce dernier a travaillé comme facteur pendant sept ans avant de vivre de sa musique, d’où le nom du projet.

 

 

LES NOUVEAUX DISQUES

J'aime danser sur du Radio Radio (lancement le 30 avril), faire un roadtrip sur du Dany Placard (lancement ce soir!), être mélancolique sur du Philippe B (lancement le 9 avril), réfléchir sur du Karkwa (lancement le 1er avril), m'époumoner sur du Duchess Says (lancement le 17 avril) et manger du Chocolat (album Piano Élégant en magasin).


 

LES VIDÉOCLIPS

J'ignore ce que va devenir Musique Plus, mais moi, je continue d'aimer l'art du vidéoclip. En voici deux beaux :
 

Bonjour Brumaire - Brooklyn 

 


 

 

 

 

 

Miracle Fortress - Have You Seen In Your Dreams

 


 

 

 


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24 mars 2008, 8:19
Tranche

J’aime bien me faire conter de quoi.  Je suis toujours partante pour une tranche de vie.  N’importe laquelle, pourvu qu’elle me soit contée avec conviction.  C’est donc avec grande curiosité que je suis allée voir Contes en tranches séparés mécaniquement production des Créations les Indigestes à La Risée, la semaine dernière.  Quelles tranches allaient-on donc me conter ?

 

Depuis toujours, on se raconte pour perpétuer une pensée, démystifier des peurs, pour continuer d’exister.  En 2008, bien des choses ont perdu de leur mystère.  La Chasse Galerie est, au mieux, une bière de Micro- Brasserie, au pire, une chanson de Claude Dubois.  En 2008, qu’est-ce qui nous effraie ?  Quel est le loup-garou qui nous dévore?  Quels sont nos démons et nos fantômes ?

 

Les personnages content dans un fouillis scénique, une sorte de brocante.  Ils en extirpent des objets oubliés et leur redonnent vie, ils mettent en relief des souvenirs pour leur redonner un sens.  Dans la salle, on a envie de demander à certains : «C’est tu arrivé pour vrai ?»  C’est bon signe.  On veut y croire.  Y retrouver notre part de vérité.

 

Out le folklore, out le tapage de pied mais on garde le fantastique, l’improbable, le troublant et le tapage tout court et… la bière pas chère. 

 Du mardi au samedi, jusqu'au 29 mars à La Risée, 1258 Bélanger.

 


20 mars 2008, 8:25
La sagesse des foules

C’est probablement une expression que vous avez déjà entendue. C’est également un concept qui obtient beaucoup de hype depuis la parution en 2004 du best-seller de James Surowiecki à ce sujet : The Wisdom of Crowds : Why the Many Are Smarter Than de Few and How Collective Wisdom Shapes Business, Economies, Societies and Nations. Traduction libre : La Sagesse des foules : Comment Beaucoup de monde est plus intelligent que Pas beaucoup de monde et Comment la Sagesse collective forme les Affaires, l’Économie, les Sociétés et les États.
Wisdom of crowds
Note : Pourquoi les livres de business ont des titres aussi long que la préface?

L’auteur, un journaliste du New Yorker, nous explique la théorie suivante, vous l’aurez deviné par le titre du livre : une variété de gens qui votent de façon indépendante et décentralisée prédisent mieux des évènements ou des tendances à venir que des petits groupes ou des experts dans leur domaine.

Il y a 4 conditions de base pour que ça marche :

  1. La diversité d’opinion
  2. L’indépendance entre les membres
  3. La décentralisation
  4. Une bonne méthode pour compiler les résultats

Si ces conditions sont rencontrées, et bien les résultats sont plus concluant que si un ou des experts s’étaient prononcés sur la question, et ce même si les gens qui votent ne sont pas trop informés ou votent de façon irrationnelle. Comment ça se fait? L’indépendance permet aux gens de ne pas être influencés par un leader d’opinion, les erreurs des uns équilibrent celles des autres et l’inclusion de toutes les opinions sans distinction garantit que les résultats sont plus représentatifs que si une seule personne avait été responsable.

Je vais vous donner un exemple, c’est celui qui est en introduction du livre de Surowiecki.

En 1906, Francis Galton, un scientifique britannique, se rend à une foire agricole dans le but de prouver une de ses théories : la plèbe n’est pas intelligente, il faut décider pour elle. Le contexte est celui d’un simple concours : «  Voici un bovin vivant, devinez son poids une fois abattu et arrangé. Si vous visez juste, vous gagnez un prix!

Plus de 800 personnes ont tenté leur chance. Certains étaient des éleveurs et des fermiers, mais d’autres n’avaient aucune expérience en matière bovine. Selon Galton, c’était l’analogie parfaite de la démocratie. Ce qu’il voulait prouver, c’est que le voteur moyen était à côté de la track.

En faisant la moyenne des réponses, il est arrivé à un total de 1197 livres. Le bovin abattu et arrangé pesait… 1198 livres! Ahah! À sa grande surprise, sa théorie venait de s’écrouler…

J’ai trouvé sur le web, une petite application qui s’inspire directement de la sagesse des foules, ça s’appelle Ask500People.com. Construit par Wondermill, ils proposent un outil de sondage à large échelle gratuit, facilement intégrable sur plusieurs plateformes et visuellement attrayant. Leur slogan est World Opinion while you watch.

Comment ça marche? Les usagers proposent une question. Les questions qui reçoivent le plus de votes sont posées en page d’accueil. En direct, avec une fenêtre Google Maps, vous pouvez voir qui vote, dans quelle ville et quelle est leur réponse. Dès que 150 personnes ont répondu, on passe à une autre question en page d’accueil.

Pour mon propre intérêt, je suis allée voir le sondage suivant : Est-ce que le mot féminisme a une connotation négative ou positive pour vous? Les réponses sont très serrées.

Également pour mon propre intérêt, j'ai soumis une question. J'ai eu la chance d'être devant mon ordinateur alors qu'elle était en page d'accueil! Ma foi, c'était très excitant de voir la carte bouger à toute les deux secondes pour voir les résultats s'accumuler!

Ça peut être très pratique si vous avez une question éthique à résoudre.
Qu’est-ce que vous demanderiez, vous?


9 mars 2008, 8:02
Deux poids, deux mesures

Et puis, comment s’est déroulé votre Journée internationale des femmes hier? Avant que ça devienne impossible de se mouvoir à l’extérieur, les Moquettes sont allées faire un tour du côté de leur alma mater (merci pour cette belle expression Marie-Hélène), l’UQAM, pour animer une activé de la Table des groupes de femmes de Montréal. Au cœur du pavillon Judith-Jasmin, nous avons interviewé huit femmes élues, autant du niveau municipal, provincial et fédéral. Ce fut une expérience à la fois challengeante et inspirante. Les femmes ont été très généreuses dans le partage de leur expérience politique et personnelle. Ce que j’ai retenu : ça prend beaucoup d’énergie, d’argent et de passion pour se lancer en politique. C’est un choix difficile à faire pour les femmes qui, comme les hommes, doivent trouver les ressources et un réseau fiable pour les supporter, deux choses plus abondantes du côté masculin paraît-il. Du côté psychologique également, les femmes sont généralement perfectionnistes et ne se donnent pas le droit à l’erreur. Pourquoi? Le jugement tombe plus rapidement et radicalement sur les femmes en politique, aucun faux-pas n’est toléré.

Un peu plus tard, j’ai rejoint ma petite sœur pour un café. Fanatique de hockey, elle me donne les dernières nouvelles du Tricolore et m’annonce que la partie des Canadiens de ce 8 mars est à 16h. « Ah! C’est donc cet après-midi que les femmes de RDS vont commenter la partie! ». Ben non! Elle m’apprend que ça été fait la veille, le 7 mars et même pas pendant une partie des Canadiens ! Comment ça? Le jugement tombe plus rapidement et radicalement sur les commentatrices de sports, aucune erreur n’est tolérée lorsque la Sainte-Flanelle joue.

Ah, ce satané double standard! S’il y a bien une chose dont nous ne sommes pas libérées dans plusieurs domaines, c’est bien ce jugement plus sévère parce que nous sommes des femmes. Nous expérimentons cela avec les Moquettes quelquefois. Nos blagues plus crues ou portant sur certains sujets tabous provoquent des réactions de réprobation. Et ça ne vient pas que des hommes…

Je ne m’identifie pas à la majorité des féministes qui avaient leur kiosque à l’UQAM samedi. Je ne fais pas partie des luttes sociales ou politiques. Mais prendre la parole et la scène pour dire exactement ce qu’on veut, « ovaires et contre tous », c’est le leitmotiv des Moquettes et mon combat à moi.

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Dans le même ordre d'idées, garrochez-vous sur la Gazette des femmes de mars-avril 2008, les Moquettes sont enneigées et en vedette sur la page couverture et sont fort bien dépeintes par la sublime Ariane Émond. Lisez-en un extrait ici!
 


8 mars 2008, 5:33
Nouvelle tempête

Je pensais vraiment qu’on allait passer à côté.  Je ne parle pas de la neige en tant que telle, je parle du pelletage médiatique autour de la tempête avant même que le premier flocon ne soit tombé.  Mais bon, je dois me résigner.  C’est ainsi depuis le début de l’hiver.  Cette semaine, on lisait à la une de La Presse un jeu de mot fort habile Chute alors!.  Hier, Radio-Canada web En attendant la tempête.  Demain matin :  Une huitième tempête nous scrape la vie avec quatre pages de photos de tempête et une rétrospective des tempêtes 2007-2008, chiffres, statistiques et le dossier spécial Dur dur d’être une déneigeuse, des experts en neige se prononcent.  Avec la quantité qui tombe en ce moment, nous nous aurons droit, encore une fois,  au bulletin de 18h, à l’interview de trois automobilistes qui déneigent leurs véhicules.  Un qui dit : «Maudit hiver que j’ai donc hâte que ça finisse que j’en ai donc plein le casque» (auto-censure).  Un autre qui dit : «C’est l’hiver, c’est normal qu’il neige, moi je me suis acheté un Kanuk en spécial et j’ai des mitaines en masse pour me moucher dedans.»  Et le dernier, moustache glace et morve : «Moi, je m’en vais dans le Sud pour une semaine.»  (Rire semi-heureux parce que ça coule un peu dans sa bouche.)

Question du jour TVA: Pour ou contre les tempêtes?

Exagère-je?  Je ne le sais plus.

 
 

 

 


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