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Souvenirs et présent
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Voilà bien un endroit à voyager dans le temps...Beau paradoxe, le café est aussi toujours de son temps, nécessairement, puisqu'il a invariablement encore vingt ans... Repère festif dans la mémoire de bien des adultes, il respire le rendez-vous nécessaire. Un soir de St-Jean, entre la bière, la sueur et le plancher de danse à grandeur, on retrouvait les mots de Charlebois en choeur. Belle communion entre l'anarchie, les banlieusards, et les étudiants !
Modèle à fréquenter, ouverture et appétit au rendez-vous, santé !
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Entre ciel et terre
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Cette femme n'en est pas une; elle a la force de la terre mais l'espace du ciel. Son corps n'est pas un temple, il est un univers. Louise Lecavalier ne ressemble à aucune autre; tellement différente qu'elle impose une certaine distance, un réflexe de respect chez moi. Comment peut-on arriver à écouter ce corps pour en faire le messager de l'âme?! Elle me souffle...
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Voir a l'oeil clair...
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Vingt ans... Quel bel adulte il est devenu! Toujours un peu arrogant, branché, ça va de soi, mais aussi respectueux. Le Voir en ligne a permis à plusieurs et j'en suis, de se brancher ou se rebrancher sur la culture sous toutes ses formes. Bien sûr, la formule profite aux deux parties; ainsi, on a l'impression agréable de communiquer et non seulement, de consommer.
Il y a 20 ans, Zilon sévissait partout et portait le tréma sur son i si ma mémoire est bonne. J'étudiais à l'UQAM en littérature et Réjean Beaucage (ce doit être le même), parlait musique , surréalisme, et parlait aussi de Voir.
J'ai amené Voir aux ados du nord de l'Ontario, dans une bourgade de 3 000 habitants. Curieusement, ce sont les annonces classées qui faisaient le plus impression. Il faut dire qu'au pays de la reine et de son prince sur tous les murs, «femme cherche femme» entre autre,choquait la pruderie!
Enfin, de retour au Québec, Voir me remets en selle; je renoue avec l'écriture et je goûte à tous les délices qui s'en suivent. Les photos mériteraient une rétrospective, assurément!
Aujourd'hui, Voir en ligne et Voir papier nourrissent les régions, les banlieues, le pays, quoi!
Bon Anniversaire et longue vie!
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Les Piknic Électronik!
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Juste le titre de cette chronique sonne électronique! Y joindre le mot piknic en fait un reliquat de la poésie des années '70! L'idée est absolument charmante: réunir ce qui ne semble pas à prime abord, devoir l'être! Toutes les expressions musicales n'ont-elles pas leur festival? ( La rime me suit!) Cette fête du partage en vaut bien d'autres, non? Ce sont les suréalistes qui seraient contents!
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Bars branchés
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Bars branchés, hein...Il y a collé à ce sujet, bien des préjugés et des images hollywoodiennes. Mais il y a aussi un piano à queue quelque part qui glisse ses notes pour créer l'enveloppe relaxante du premier verre. Puisque dans la vie d'un bar, la branchitude est toujours fragile, le bar d'hôtel a l'avantage du voyageur qui pose sur ces lieux, un regard neuf. Et puis, quand repart l'étranger, il reste toujours la gang du 5 à 7, jusqu'au prochain bar d'Hôtel qu'il faudrait bien aller voir...
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Superstars indie-rock
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Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Enfin, dans le genre. Ce retour , cette tendance ( autre mot passe-partout ) doit certainement sa renaissance à l'énergie qu'elle avait alors et à celle que la musique semblait avoir perdue depuis. La musique d'ascenseur, de la radio à l'épicerie, n'a qu'à bien se tenir. Pourvu que cette vague se gonfle suffisamment pour nettoyer toutes les maudites tounes plates qui nous tiennent en otages. J'ose croire qu'il y a de l'espoir: n'avez-vous pas remarquer que les jeunes ados semblent renouer avec les bands? On reverra peut-être des guitares dans les parcs, qui sait? Mais pour ça, il faut se faire entendre. Chapeau aux scènes locales!
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Le design pour tous!
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Sans être spécialiste, ( d'ailleurs, il me semble que le concept design se glisse à peu près partout), je ne crois pas que Montréal soit très design. Ou peut-être l'est-elle derrière les portes closes de ses institutions? Je dirais qu'elle l'est dans son âme: elle a réussi à recréer, à se recréer à force de métissages, d'intégration de tendances différentes, une signature qui est la sienne. Le design socio-urbain existe-t-il ? Mettons...
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Soirées de détente
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Raconter une histoire...Un ancien élève revu dernièrement m'a confié qu'il rigolait bien quand je leur lisais Blanche-Neige en sec.3. Et poutant, il m'a remercié de l'avoir fait... Tout le monde aime se faire raconter une histoire. Le conteur menteur comme disait l'autre, nous ramène au coin du feu, à l'abri dans la grotte, au trait d'union entre les humains, l'imaginaire. Que le conte soit revenu parmi nous et qu'il ait ses lieux pour y poser ses pénates est un signe de santé culturelle et sociale. Levons nos verres!
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Sex-appeal!
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Le corps...Le corps qu'il faut nourrir, laver, soigner, entretenir. Non, mais! Reste-t-il de la place pour autre chose que cet amas de cellules? Tous les discours convergent vers lui : il est trop gros alors qu'hier, il était gras; il n'est plus vieux,il est mature. Crémé, teinté, raffermi ou déridé, on en revient toujours à ça. Le striptease, ou autre chose,c'est du pareil au même, dès qu'on nous le présente comme la toute dernière merveille. Désolée, mais malgré la beauté d'un corps, fut-il David, la grande merveille n'est-elle pas que notre corps a survécu à toutes les étapes de sa propre évolution? Alors, le striptease restera ce qu'il est, un striptease...
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Sorties littéraires
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La lecture des réactions me comble de joie. Michel Tremblay en serait tout ému, croyez-moi! On dit que les jeunes n'aiment pas lire ou qu'ils lisent moins. Pourtant, on n'a jamais autant publié! Il faut dire que la lecture nous accompagne plus quand on a le temps de la laisser nous prendre par la main. À l'adolescence, on a l'amour, la musique, quelques poèmes au fond des poches parfois, mais vient un moment où l'on se pose. Là, le livre s'ouvre pour nous. Nos bibliothèques publiques m'émerveillent toujours autant: la richesse passée et présente de notre pensée s'y tient, bien droite, attendant une main curieuse. La redécouverte des cafés littéraires ( et y'a certainement du Trois-Rivières là-dessous) donne à croire que le livre n'est pas mort, ni la poésie d'ailleurs. Bien qu'en soi ils semblent inutiles, les livres nous sont essentiels: ils encodent en une multitude de clichés, l'état du monde. Comme le design, la danse, l'art, etc,etc.
Est-ce qu'ils font mon bonheur? Pas toujours; leur lucidité est parfois bien cruelle. Mais, j'accepte tout d'eux; de toute manière, j'aurai le dernier mot: je peux refermer quand je veux...
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Vive l'été!
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Bon, d'accord, vive l'été... Mais pour le moment, disons qu'il se fait un peu attendre, le gredin! Un seul rayon et on verra l'armée de zombies prendre d'assaut la moindre parcelle d'espace! Et pas qu'en ville à Montréal. Oulala... Les cours redeviendront la cuisine d'été, les jours s'étireront avec langueur, l'air sera doux et on aura ressorti nos jambes. Vous voulez un secret bien gardé? La Marina Venise-enQuébec à Laval, sur le bord de la rivière des Mille-Iles: jolie terrasse, piscine, volley sur sable. Une olive avec ça?
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Le grand retour de l'Homme: l'ubersexuel
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Je ne jouerai pas la carte de la branchitude, je ne le suis pas. Dois-je maintenant définir les hommes de mon entourage pour apprécier leur plus grande qualité, leur plus beau mystère, celui d'être l'autre? Aucun n'est branché, mais vivent une vie réglo. Certains célibataires malheureux, d'autres heureux, certains pères et bien mariés... Alors, il est où ce besoin marketing d'en imposer aux hommes après l'avoir tellement exploité chez les femmes!?!
Mon homme à moi, oui, oui, le mien, il est comme un bonbon mentos: dur à l'extérieur, mais tendre à l'intérieur. Et ça, ça n'a rien à voir avec l'ubersexuel; ou peut-être que si?
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Yoga oxygène!
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Le yoga est à la mode et fort bon vendeur, il faut bien le dire. Et poutant, c'est d'abord une démarche , un moment que l'on s'accorde, un engagement sans nulle autre promesse que celle d'être là, complètement là, quand on y sera, c'est-à-dire, en soi. Ça prend du temps: d'abord les postures, la respiration, puis la méditation. Si on cherche la performance, on scrape notre démarche. Ou on en fait autre chose, mais pas du yoga. Ce n'est pas une religion, c'est bien mieux en fait: tendre vers l'équilibre sans faire de vagues que celles que le yoga fera en soi...
Respirons......................................................côté cour ou côté balcon.........................
Vous voyez, vous avez tout ce qu'il vous faut!
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Montréal bio!
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J'attends avec impatience l'arrivée des fraises. Vivant à Laval, j'ai la chance d'être entourée de producteurs maraîchers. Je n'ai même pas à aller au marché pour manger frais, je n'ai qu'à aller cueillir moi-même si je le désire, les fruits et légumes de saison. Le bio m'allume-t-il? Bof... Honnêtement, tout le monde pousse dans le même sens et étale la même confiture apocalyptique. Et pourtant, nous vivons plus vieux (d'où l'incidence des cancers), et en meilleure santé.( nous n'avons jamais eu autant de choix alimentaires de toute notre histoire!) . La question environnementale est certainement la grande gagnante dans tout ce discours, et donc, en bout de ligne, nous aussi. Encourager le bio, oui, mais surtout nos producteurs locaux, bio ou pas. Des milles de transport « biologiques » ne le sont plus...
Au fait, les fraises que je croquerai , encore chaudes de soleil appartiennent encore au règne végétal, non? Enfin,me semble ...
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La nouvelle au titre impossible...
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Bravo pour le titre, justement! On a en substance, tout le contenu du récit. J'aime la vivacité du ton, l'originalité de la langue, et les quelques perles poétiques disséminées ça et là. Comme plusieurs, je questionne la catégorie dans laquelle on l'a classé. Mais, peut-être doit-on élargir la définition que l'on donne de l'érotisme. Sauf qu'à toujours tout redéfinir, rien ne tient plus, j'en conviens...
Peu importe semble-t-il, puisque cette histoire méritait certainement d'être retenue. Sans casser la baraque, elle cerne tout de même une atmosphère et une faune intéressantes. Est-ce un signe des temps? Pourquoi faut-il qu'il y ait mort, invariablement? Trop de scénario américains? Hum...
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