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triste...
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J'ai eu le privilège de présenter un spectacle au Spectrum une seule fois dans ma vie... Et je m'en souviens encore comme si c'était hier...
Toute la musique que j'y ai découvert rentrerait peut-être dans un gros iPod, mais jamais les heures de pur bonheur musical que j'ai passé dans cette "grosse shed en tôle".
Oui, le design était affreux, mais ça permettais de se concentrer sur ce qui se passait sur scène, eh oui la sono laissait à désirer, mais étrangement, jamais la passion et l'audace des musiciens qui ont enflammé ses planches.
Une chose est certaine, le seul fait se retrouver dans cet endroit mythique afin d'y donner une performance avait de quoi donner la chair de poule...
C'est un peu beaucoup comme l'Ancien Forum. Je veux bien que ces nouveaux lieux soient plus efficaces, modernes et surtout, plus rentables, mais l'ancien Forum avait quelque-chose que le nouveau n'a pas: une âme... ou peut-être était-ce ce subtil parfum de la sueur qu'il avait fallu dépenser pour accrocher tous les beaux fanions au plafond, mélangé à l'odeur de tout le houblon consommé par les fans, afin d'encourager les gars sur la glace, à gagner lesdits fanions...
Bref, une chose est certaine, à Montréal, on sait vendre son âme pour quelques deniers de plus... à quand la disparition des Foufs?! Pour y mettre une super salle multimédia, des arts du cirque ou tout simplement, un édifice à bureau?
Sûrement un jour, un comptable ou un huissier finira par aligner les totaux et conclura que l'endroit "marche à perte" (d'argent) et qu'il est temps de mettre la clé dans la porte...
Et alors, on se demandera ou s'en est allé notre culture... et la réponse est sera tout simple: on l'aura toute vendue et il n'en restera plus :)
Enfin, je dis "toute", mais régulièrement, je prie pour que Chez Shwartz ne soit jamais racheté par un designer d'intérieur, ou quelqu'un pour qui culture rime avec gros sous...
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Encore des voeux pieux!
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Si ça continue, il va bientôt y avoir plus de groupes qui s'interrogent, observent, discutent et même célèbrent l'environnement qu'il va y avoir de personnes pour porter des actions concrètes, au quotidien.
Le plus étonnant, c'est que la plupart des solutions prônées par ces groupes étaient déjà connues de nos arrières-parents et des premières nations: le recyclage, ne pas abuser des ressources, en laisser pour le suivant, laisser l'endroit en meilleure condition qu'on ne l'a trouvé et toute cette panoplie d'alternatives aux substances chimiques que l'on remet au goût du jour... et je parierais aussi qu'un tel savoir existe aussi déjà dans la plupart des cultures sur la planète.
Encore combien de documentaires, avec en background une narration au ton enfantin va-t'il falloir se taper, avant que quelqu'un admette enfin que que collectivement nous savons déjà comment faire, mais que nous étions trop lâches et/ou occuper à faire des sous pour le faire?
Pour le reste, tout cela est affaire science pure et dure et de technologies de pointe. Or, lorsqu'on regarde de plus près le CV des personnes impliquées, on se rend vite compte que rares sont celles qui ont une réelle formation en sciences, et conséquemment, peuvent réellement prétendre s'attaquer au problème d'une façon plus rationnelle qu'émotive.
Parfois, tout cela me rappelle un film de Monthy Python, ou les protagonistes sont plus occupés à former des comités et des stratégies, qu'à passer réellement à l'action pour sauver Brian.
Est-ce que tout cela ne serait pas en fait en train de devenir une affaire de promoteurs qui savent flairer les modes et "surfer les tendances"?
Personnellement, suite à une expérience particulièrement désagréable avec le réseau Earth Day / Jour de la Terre, et en guise de protestation, j'ai fermé le site Web que j'opérais (http://www.jourdelaterre.net) et j'en ai fait un lien direct avec le site Web de "Phoques, le film", qui commence enfin à poser les vraies questions
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